20 mai 2007 (0059)
vulnérabilité du crabe en mue
Gouvernement bariolé, mais je n'en ris pas. On disait que Nicolas Sarkozy était un despote en cocon, on découvre un politicien que le partage, voire même le mélange, ne rebutent pas. Ça ne me déplaît pas dans un moment où la France est entrée dans les butoirs du terminus économique, social et même moral. Il faut reculer, puis aiguiller, relancer le train. Si ceci est réalisable, ce que personne ne sait au juste, Nicolas Sarkozy pouvait-il faire autre chose qu'un gouvernement à la fois hétérogène et acceptable? Cet homme est intelligent. Éclectique, ouvert, il semble contraire à l'intégrisme politique et donc, je suppute, contraire à l'intégrisme religieux. Ce peut être une chance pour nous, Pèlerins d'Arès, qui espérons la relance de la liberté de conscience par le respect, peut-être même par la sollicitation. Mais ne rêvons pas.
J'ai regardé la photo des nouveaux gouvernants campés sur les marches de l'Élysée. Ils ont l'air gêné d'invités à une noce qui ne se connaissent pas. Ce qui m'a frappé le plus: les femmes. À part Mme Alliot-Marie que sa veste de garçon de café détache, les femmes ne sont pas visibles au premier coup d'œil, tout à l'inverse des invitées d'une noce. "Il y aurait sept dames," me suis d'abord demandé? J'ai promené mon doigt lentement sur la photo et j'ai bien compté sept. Quelle discrétion!
Réactions ringardes des adversaires politiques. M. Hollande "entame la procédure d'éviction du parti de M. Kouchner..." Comme si le PS lui-même n'était pas fait de membres hétéroclites. Le concept de l'homme au PS est redescendu au concept d'homme enrégimenté.
Maintenant, nous ne pouvons plus qu'attendre les législatives (10 et 17 juin), car je doute que ce gouvernement puisse, avant qu'un nouveau parlement s'installe, montrer s'il libère ou non la métaphysique. La métaphysique a fait peur aux gouvernements précédents, parce qu'ils l'ont crue tout à la fois menaçant la paix civile et menaçant l'escape (Rév d'Arès XXIII/4-5), c.-à-d. l'édifice intellectuel tant chéri, la raison en vigueur, le "penser correct." Si Nicolas Sarkozy tient ses promesses, ce gouvernement devrait montrer qu'il a compris que toutes les forces de pensée et de foi de ce pays sont utiles et que la discrimination de minorités nuit à la Création entière qui ne cesse jamais de se créer par le Créateur et par son image: le co-créateur humain. En tout cas, pour nous Pèlerins d'Arès croire, c'est créer, et c'est pourquoi notre foi n'est pas figée dans un dogme, mais évolutive, comme l'inspire La Révélation d'Arès.
Pour le moment, ce gouvernement est vulnérable comme le crabe en mue.

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7 mai 2007 (0058)
le nouveau roi noir de Paris
Tous les hommes, même ceux qui se perdent, sont enfants du Père (Rév d'Arès 13/5). À son image de Créateur il les fait tous cocréateurs d'eux-mêmes et du monde qu'ils peuvent dominer et soumettre (Genèse 1/26-28). Certains, hélas, comme les politiciens, en abusent jusqu'à soumettre leurs frères. C'est assez dire pourquoi on ne festoie pas au Ciel aujourd'hui.
Le Père aimant (Rév d'Arès 12/7), qui n'a jamais pesé sur personne, quitte à être oublié et laisser émerger l'athéisme, déplore que l'ambitieux pèse sur ses frères et qu'ainsi la nuit se couche sur eux (Rév d'Arès I/7-8). Il déplore le système créé par Adam (Rév d'Arès 2/1-5) fondé sur la religion et/ou son imitatrice profane: la politique. Le roi blanc (religion, idéologie) et le roi noir (politique, loi, finances, industrie) même cuisse (Rév d'Arès XXXVII/14). La Révélation d'Arès dit aux hommes en substance: Puisque vous avez pu créer le mal, vous pouvez recréer le Bien, mais pour créer le Bien il faut liberté absolue (10/10), amour, pardon, paix, confiance, patience, remplacement de la loi des rats (XIX/24) ou loi qui est par la Loi qui sera (28/8), la Parole d'amour et de vérité qui n'a pas besoin de décréteurs, ni de juges, ni de pouvoir d'aucune sorte: Tu ne seras le chef de personne (16/1).
On m'a rapporté que, peu avant le second tour de l'élection présidentielle, l'ancien président Valérie Giscard d'Estaing dit à un journaliste grosso modo ceci: "La France est une maison aux portes verrouillées, où l'on discute par groupes en ignorant les autres groupes et plus encore ce qui se passe dans le monde derrière les volets fermés." Mais je crois que c'est la situation partout dans le monde, surtout sur le Champ (5/5-7)La Révélation d'Arès nous envoie rappeler aux hommes qu'il faut changer (28/7). La partisanerie clôturée reste un mal chronique. C'est peut-être pourquoi le réaliste Nicolas Sarkozy, au soir du 6 Mai, se crut obligé, depuis sa triomphante tribune, de lancer un hymne d'espérance en une France qui se serait ouverte aux grands changements, alors qu'elle ne l'est manifestement pas. Elle ne le sera — je n'en ai jamais été aussi sûr — que si nous, Pèlerins d'Arès, participons activement à son réarmement spirituel. Même une catastrophe économique, déjà plausible, ne permettra pas cette renaissance spirituelle, si nous n'avons pas procédé auparavant à une ample moisson d'âmes.
Une semaine avant l'élection finale du 6 Mai, on vit hélas la moitié de la France se cailler autour de Mme Royal et l'autre moitié autour de M. Sarkozy. On avait pourtant cru, pendant quelques semaines auparavant, qu'un nouveau lait fluide, enrichi, allait requinquer ce peuple français vieilli et durci par ses adversités. Les particularismes semblaient s'être estompés après que les thèmes du pluralisme et de la fraternisation eurent été développés par François Bayrou, auquel fit écho Ségolène Royal — une apparatchik malheureusement trop raide encore dans sa contre-spiritualité pour que nous votions pour elle — et ce mouvement m'intéressa passionnément, parce qu'il me prouva que tout n'était pas perdu et que le Père avait eu raison de revenir à Arès appeler les hommes à changer. Mais le raidissement politique peu avant le 6 Mai montra que les Français ne retrouveront pas l'amour fraternel politiquement. Ils ne le retrouveront qu'en étant spirituellement réveillés. M. Le Pen pleurant sur sa défaite dit: "Je croyais les Français mécontents. En fait, ils sont contents d'être mal gouvernés, endettés..." M. Le Pen aurait dû dire: ...Contents, bizarrement et antinomiquement contents (les Français) de ces divisions qui font l'affaire des politiciens qui n'existent qu'en s'opposant à d'autres politiciens, mais qui ne font pas le bonheur des hommes qui ne trouveront jamais le bonheur sans amour, sans pardon, sans paix sociale, sans intelligence ni liberté spirituelles.
Aussi devons-nous être de plus en plus attentifs aux événements. L'élection législative sera, en 2007, plus importante que l'élection présidentielle. François Bayrou, quoique politicien et quoique nous Pèlerins d'Arès n'attendions pas d'ultime solution de la politique, va offrir à ceux des Français qui en ont compris l'urgence l'occasion d'élire une troisième force au Parlement. J'ai toujours dit que si le Parlement avait reflété le pluralisme de la France, le décret qui, en 1996, installa "l'Obervatoire Parlementaires des Sectes" n'aurait pas existé. Cette troisième force, si nous l'aidons à naître — ce qui sera difficile, vu notre mode de scrutin — et si elle agit en réelle complémentarité, forcera peut-être le pouvoir à considérer l'existence de courants de pensée, de foi et d'espérance jusqu'ici ignorés.
La Révélation d'Arès dit que la politique ne conduira pas au bonheur universel. Un regard sur l'histoire contemporaine le confirme. Guerre de 1914-18: Cause? La politique. Révolution Russe de 1917 et fin dramatique de cette expérience 73 ans plus tard: Causes? La politique. Guerre de 1939-45: Cause? La politique. Attentat du 11 septembre 2001 et guerres en Afghanistan et en Irak? Causes: la Politique., etc. C'est ce que je rappelle à tout politicien qui présente la politique comme indispensable, voire providentielle.
Quoi qu'il en soit, sachant que quatre générations ne suffiront pas pour tout changer, nous souhaitons au nouveau président de France de pouvoir conduire ce pays dans la voie la moins perturbée possible, sachant que perturbée, elle le sera inévitablement. La France aura grand besoin de toutes ses consciences, parmi lesquelles celle des Pèlerins d'Arès qui prêchent "Un Autre Destin" — Nom d'une de nos missions de réveil spirituel pour une vie publique non politisée.

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1er avril 2007 (0057)
quand nous aurons tué le sphinx
Pénitence! Par là La Révélation d'Arès ne désigne pas remords et expiation, mais cette fête permanente qu'est changer sa vie (30/11) en aimant, pardonnant, faisant la paix, se libérant et libérant le monde spirituellement, en regardant tout avec intelligence spirituelle. J'ai ainsi compris le mythe du sphinx.
J'ai compris que ce que le sphinx défiait les voyageurs de voir et qu'ils ne voyaient pas, c'était le mensonge. Œdipe vit le mensonge et le sphinx, de dépit, se précipita du haut de sa montagne et sembla disparaître
. Ce mythe n'était qu'une prophétie, ce que l'humanité entière oublierait jusqu'à La Révélation d'Arès.
Le mensonge est le pire péché, de sorte que le Créateur n'applique qu'au mensonge cette expression paroxysmique: le mensonge des mensonges (Rév d'Arès 32/7), alors qu'il ne dit pas la guerre des guerres, le vol des vols, l'adultère des adultères, le malheur des malheurs, parce qu'à l'origine de toute guerre, de tout vol, de tout adultère, de tout malheur, il y a un mensonge.
Le sphinx reste à vaincre. C'est quand il sera vaincu, que le Jour du bonheur cessera de reculer (Rév d'Arès 30/4). Mais il reste à l'homme de comprendre que le mensonge n'est pas un mal inévitable, dont il faudrait à jamais demander pardon à Dieu et aux hommes.
Dès 1974, quand La Révélation d'Arès me parvint, je compris que
le manteau neuf (1/1), dont s'habillait le nouveau pénitent, n'était plus le vêtement de la pénitence religieuse, le vêtement du remords et de l'expiation, mais le manteau de la Vie (Rév d'Arès 24/3-5) , de la re-création de soi-même, de la Lumière et de la Vérité retrouvées.
La Vérité, l'homme ne la voit plus depuis longtemps, parce qu'il ne voit plus le mensonge. Contradiction? Non. L'aveugle ne voit plus ni la nuit ni le jour. Mais la Vérité redeviendra de plus en plus perceptible au pénitent, quand au pénitent le mensonge deviendra de plus en plus perceptible.
Le mensonge règne, si banalisé que les hommes ne le voient plus. Quand on leur en parle, ils font les étonnés et répondent que le mensonge est l'état inévitable, donc normal, des affaires humaines. Voilà un mois, parlant avec un fervent catholique, je lui fis remarquer que la doctrine de l'église n'est qu'un bouquet d'idées discutables, tantôt lugubres (la rédemption par le supplice de la croix), tantôt féériques (les œuvre du saint esprit). Il répondit avec gravité: "Peut-être, mais si la foi ne s'exprimait pas par quelque chose d'un peu compliqué, elle se viderait, deviendrait la foi du charbonnier. Rien n'est plus dangereux que le vide." Je répliquai: "Votre réponse est inconsciente d'un fait alarmant: Il ne s'agit pas de vide, mais de mensonge."
En ce moment en France, la campagne de l'élection présidentielle bat son plein. Le mensonge ici s'appelle promesse. Bien qu'ils aient tous participé à des gouvernements, les candidats principaux déclarent sans embarras que le seul mal dont a souffert la France, c'est d'avoir été mal gouvernée. Mais toutes ces erreurs vont être corrigées, la prospérité et le bonheur vont revenir, si le bon candidat, c.-à-d. le candidat qui parle, est élu.
"Alice" du pas souple de ses jambes en cerceau, flottant dans ses immenses perruque blonde et robe cramoisie, promet un abonnement de rêve, un combiné de télé, internet et tout et tout. De nombreux abonnés "Alice" paient depuis des mois l'abonnement, attendant toujours raccordement ou remboursement, mais "Alice" continue de pavoiser comme étant le meilleur choix. "Juste un mensonge commercial. Mensonge négligeable, me dit-on en haussant les épaules!" Pour moi il n'y a pas de mensonge négligeable; il n'y a que le mensonge.
Pénitent, donc pécheur, je lutte quotidiennement contre le réflexe de mentir reçu de la culture, qui de temps immémorial a rendu l'homme inattentif à ce que le plus petit mensonge contient tout l'organisme — le mécanisme — du plus gros mensonge comme le petit papillon contient tout ce qui fit le tyrannosaure et qui fait la vipère venimeuse ou la hyène puante et lâche ou une armée de brutes en uniforme envahissant un pays pour lui "apporter la démocratie."
Ce qui rendra aux hommes le bonheur universel perdu depuis Adam, c'est l'amour de la Vérité, qui va avec l'amour du prochain. Or, "une seule chose sépare l'homme de la Vérité, le mensonge, plus préoccupant que la cupidité, que le socialisme moderne voit comme le mal suprême, car si le cupide ne mentait jamais, il guérirait tôt ou tard de la cupidité." (Péroraison de l'Introduction Générale de La Révélation d'Arès, édition 1995).
Paul Klee baptisa cette œuvre (3) "Empfindsame Jungfrau mit dem Massliebchen" (Vierge sentimentale à la pâquerette, 1906). Je l'ai rebaptisée "Hésitation," parce que la jeune femme me paraît hésiter, la main droite pendante, encore inutile, au bord de la décision capitale de l'humaine qui entre dans la vie et se dit: "Vais-je être vraie ou menteuse?" Peu importe à propos de quoi elle hésite, d'ailleurs; on hésite toujours entre le vrai et le faux. La fleur qu'elle fixe l'aide seulement à concentrer sa pensée sur le Fond des Fonds (Rév d'Arès XXXIV/6).

(1) Paul Klee, Büsser (Pénitent), 1935. J'ai rebaptisé cette oeuvre cendrée, aérienne, "Âme".
(2) Paul Klee, Katastrophe der Sphinx (Catastrophe du sphinx), 1937.
Paul Klee est un de mes peintres préférés pour sa capacité à exprimer l'inexprimable, à transformer la matière et la lumière en pensée profonde. Il y a depuis peu à Bern, Suisse, un superbe musée dédié à Paul Klee. Le temps me manque pour le visiter, mais mes sœurs et frères suisses m'ont offert un album de ce musée. J'en suis tout ému.

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22 mars 2007 (0056)
le monde marche sur la tête
Quoi dire d'une actualité qui n'est qu'incertitude? Tout dans le monde me semble inabouti ou hésitant, en attente de conclusions ou d'orientations. Je voudrais parler d'hommes ou de situations qui ne changeront pas encore cet après-midi, mais hélas...
L'ascension économique de l'Europe est bien stoppée, son déclin a peut-être même débuté. La puissance économique de demain est maintenant bien lisible sur les étiquettes de tout ce que j'achète: Made in China, made in Taiwan, made in India, made in Indonesia, made in Viet-Nam, made in Japan, en attendant bientôt made in Russia, made in Ukrainia, made in Bielorussia, made in Algeria, etc. Ce qui se faisait ici se fait maintenant là-bas. Aux élections présidentielles de 1995, j'avais voté pour l'obscur Chaminade, parce qu'il avait dit la seule chose réellement importante: "Le problème de la France, c'est que notre industrie va s'effondrer au profit de l'industrie asiatique qui, elle, se développe à toute vitesse." Hier j'entendais un ingénieur d'Airbus dire: "Je dois contractuellement former des ingénieurs chinois à la technologie Airbus... Parions que dans quelques années la Chine sortira son propre A380." Mais en même temps, rien n'est certain, ce transfert des grandes activités humaines aux antipodes pourrait ne pas avoir l'ampleur qu'on craint, mais en attendant il se fait. La tête penseuse qui était en Occident passe en Orient et en Extrême Orient.
Le monde me fait l'effet de marcher sur la tête.
À propos d'élections présidentielles en France, j'écoute des candidats qui me font bien l'effet de marcher sur la tête, le cerveau planté dans le passé, mais les pieds gigotant en l'air. Tellement soucieux d'être élus, ils entretiennent l'illusion d'une France qui n'a eu qu'un malheur: celui d'avoir été mal gouvernée jusqu'ici, mais qui (si vous votez bien) nagera dans la richesse et le bonheur avant "trois ans... mettons quatre." Les projets et les mots mêmes que j'entends depuis ma jeunesse. Des programmes de paroisse ou de municipalité. Où est l'ample replanification, vigoureuse et spirituelle, dont le pays a un urgent besoin? Côté USA, George W. Bush a aussi la tête en bas, tenant bon contre toute une nation qui réalise enfin que se déroule en Irak une guerre qui n'aboutira à rien et qui accable ce pays de malheurs bien pires que ceux qu'il connut sous Saddam Hussein. J'arrête ici mon énumération de tout ce qui va à l'envers; je pourrais en remplir cent pages.
Oui, ce monde marche la tête en bas, mais, comme Gribouille voulut échapper à une pluie torrentielle en se plongeant dans la rivière et d'une certaine façon y échappa, peut-être les puissants de ce monde comme la pythie se couperont-ils la tête pour échapper au ver (Rév d'Arès XXXVIII/1) des nouveaux malheurs qu'ils semblent introduire dans la grande pomme du monde actuellement.
Voilà que je suis amusant maintenant! Il me reste au moins ça.


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27 février 2007 (0055)
les pèlerins d'arès des cathares?
Récemment, un E-mail anonyme me dit ceci: "Dans une conférence sur les Cathares à la salle Jean Renoir, vous avez été cités, vous Frère Michel et les Pèlerins d'Arès, comme les nouveaux Cathares. Ce n'est pas offensant et j'ai même trouvé ça plutôt marrant." Je répondis en demandant les noms de la ville et du conférencier, mais ma réponse me fut aussitôt retournée avec "adresse inconnue." Si l'on commence à nous comparer aux Cathares, ce qui n'est pas offensant en effet, il me paraît quand même utile de souligner quelques particularités qui séparent les Pèlerins d'Arès de ces Bons Hommes et Bonnes Femmes d'un autre âge.
À la rigueur nous sommes... disons... des Cathares Réalisés en ce sens que notre foi chrétienne est basée sur la réalité simple et pure de la Parole du Créateur. Ce n'était pas en tous points la foi, teintée de gnosticisme et d'ascétisme, des Cathares Mystiques des XIIe et XIIIe siècles.
Notre connaissance du catharisme, comme de toute religion détruite par la persécution ou l'abjuration forcée, n'est pas sans failles. Ses documents et archives pour la plupart disparurent sur les bûchers qu'allumèrent les croisés envoyés contre les Cathares par le pape et le roi de France. Que peut-on en dire, cependant?
Les Cathares voyaient l'héritage des Évangiles dans la simplicité et la bonté considérées comme suffisantes pour assurer le salut de l'individu et du monde. En ceci la foi du Cathare et la foi du Pèlerin d'Arès se ressemblent, mais contrairement au catharisme qui naquit, dit-on, d'une réaction de rejet de l'église autocratique, politisée et corrompue, envers laquelle les Cathares affichaient leur dédain et même leur hostilité, les Pèlerins d'Arès n'éprouvent envers l'église, et envers les religions en général, ni dédain ni hostilité. Ils s'en détournent simplement pour les dépasser. La foi du Pèlerin d'Arès n'est même pas à proprement parler un retour aux sources; elle part d'une perspective d'avenir dynamisée, voilà trois décennies, par l'avènement surnaturel de La Révélation d'Arès advenue en 1974 et 1977. Le Pèlerin d'Arès comme le Cathare considèrent que c'est seulement à ses fruits qu'on reconnaît le bien (Matthieu 7/17-20) et que l'humain est sauvé par ses seules bonté et pénitence, mais ce que le Pèlerin d'Arès appelle pénitence le Cathare l'appelait "règle de justice et vérité" et le pratiquait de façon ascétique et abstinente, conformément aux penchants moyenâgeux. La pénitence et la moisson (la recherche de tous les pénitents possibles, perdus dans le monde qu'il faut changer en bien) sont les clés de voûte de la foi arésienne, mais elles induisent des pratiques et un apostolat modernes, où la droiture, l'amour, le pardon, la liberté et l'intelligence spirituelles, prennent le pas sur l'austérité.
Voici d'autres différences. Certes, ni le Cathare ni le Pèlerin d'Arès ne s'intéresse à la présumée providence divine, que les religions structurées affirment représenter sur terre. Certes, l'un et l'autre gardent l'œil fixé sur l'origine du mal, afin de se garder de lui, mais leurs visions de la source du mal diffèrent beaucoup. D'un côté, le Pèlerin d'Arès sait que l'homme seul est maître du mal comme du bien, ainsi que l'explique clairement La Révélation d'Arès. D'un autre côté, le Cathare voyait l'origine du mal dans les "anges déchus, ayant pour chef Lucifer," qui auraient été précipités du Ciel et enfermés dans les peaux des hommes, dans lesquelles ils se réincarneraient régulièrement. C'est pur gnosticisme. La Révélation d'Arès dément la réincarnation sans ambiguïté (V/2) et ne mentionne nulle part des anges déchus comme sources du mal. Cette croyance à forte odeur ésotérique avait conduit les Cathares à lire la Bible de façon dualiste et réductrice. Ils avaient ainsi rejeté l'Ancien Testament comme satanique et ne lisaient que le Nouveau Testament. La Révélation d'Arès, tout au contraire, invite l'homme à relire la Bible tout entière sous sa lumière et même le Coran.
Il y a d'autres divergences. Les Cathares avaient une sorte de sacrement, une imposition des mains, qui servait de baptême, d'ordination, d'absolution et d'extrême onction. Les Pèlerins d'Arès n'ont aucun sacrement. Le Cathare voyait Jésus comme fils de Dieu, non au sens trinitaire, mais au sens immatériel. Pour lui Jésus n'aurait été qu'une apparence humaine, un ectoplasme, qui n'aurait pas souffert sur la croix. Or, la Bible et La Révélation d'Arès n'attestent nulle part cette prétendue immatérialité de Jésus. La preuve de sa matérialité est le Jésus dont je fus témoin en 1974, qui se tenait devant moi en chair et en os. L'organisation sociale cathare était aussi très différente: Comme les Pèlerins d'Arès les Cathares n'avaient pas de prêtres, mais ils avaient des évêques, quoique pauvres et sans pouvoir séculier, ainsi que des diacres, qui étaient des prêcheurs itinérants, et une élite religieuse qu'ils appelaient Bons Hommes et Bonnes Femmes, ceux que l'Inquisition appela d'un fameux nom: les "parfaits." Les Pèlerins d'Arès, à l'inverse, n'ont ni hiérarchie, ni clergé, ni élite: Vous êtes ou vous n'êtes pas Pèlerin d'Arès et seul votre comportement individuel définit naturellement cette identité.
Par contre, comme les Pèlerins d'Arès les Cathares n'avaient aucune théorie eucharistique du partage du pain entre les croyants. Il y a également similarité concernant les fins dernières, le Jour où les hommes réintègreront leurs "corps lumineux," selon les Cathares, et le Jour décrit par La Révélation d'Arès (31/8-12, 35/3). Autre similarité: l'opprobre, celle perpétuellement jetée sur les minorités spirituelles. L'Inquisiton moderne est cette collusion des organisations antisecte: ADFI, CCMM, etc., avec les journaux qui leur sont dévoués. Nous, Pèlerins d'Arès, n'avons pas à souffrir le cruel martyre des Cathares, c'est vrai, mais nous sommes en butte à des organismes qui, si la constitution de France ne les en empêchaient, nous feraient subir volontiers les mêmes persécutions extrêmes.

Image: Le pog de Montségur (près de Foix, Ariège), haut lieu de la résistance cathare. Au pied de ce rocher, en 1244, plus de 220 Cathares, hommes et femmes, ayant refusé de se convertir à la foi catholique, furent "brûlés dans un enclos fait de pals et de pieux... où ils passèrent dans le feu du Tartare."

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26 janvier 2007 (0054)
l'abbé Pierre

Avant que je n'enregistre #0054 m'arrive un commentaire. Il parle de l'abbé Pierre bien mieux que ne le faisait mon papier. Voici ce commentaire — Je me suis juste permis de l'enrichir un peu:

  • Aujourd'hui, j'ai une pensée fraternelle pour l'Abbé Pierre. Il nous a quittés le 22 janvier très tôt le matin, à l'age respectable de 94 ans. La jambe de l'homme de Bien aura quatre âges, nous dit La Révélation d'Arès (XXXI/18). Certes, l'abbé Pierre n'était pas l'homme de Bien au sens de La Révélation d'Arès, mais il était un remarquable siffleur (XXXI/19). Le Bien, qui a valeur absolue, n'est pas contenu dans la seule charité, mais dans un grand tout de valeurs bien plus complexe et vaste. Toutefois la charité, il faut la faire! L'abbé Pierre y excellait.
    La mort de ce grand monsieur du "reste" — terme que frère Michel tira de petit reste, désignant le noyau des pénitents (voir "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas") — tombe justement en hiver, en plein période de crise du logement "opposable" dont parle ce blog (#0053). Cinquante-trois années aprés que l'abbé Pierre eut poussé le premier de ses innombrables cris d'indignation, qui fut entendu par les pouvoirs français. C'était en 1954.
    L'abbé Pierre était "craint et reconnu par les grands de ce monde," disent les media français qui aiment pousser le cocorico — Dans beaucoup de grands pays la presse ne cite même pas sa disparition, mais bon, passons! —. L'abbé Pierre, quoique convaincu de l'utilité de l'Église Catholique, défendit sans discrimination toute l'humanité en état de faiblesse: les Musulmans en Bosnie, les Tibétains en Chine, les Indiens sous-alimentés, les Américains en état de sous-citoyenneté et les sans-logis de France avec Coluche. Par là il montra implicitement que l'église manquait à son devoir et que le christianisme n'existait pas encore. En outre, il plaida pour le mariage des prêtres. Il fut une chance pour l'église, qui ne l'a pas beaucoup apprécié. Mais le peuple l'a fait.
    Il existe un film qui retrace les débuts du mouvement Emmaüs en 1954. Un film très peu connu et trés peu diffusé, car réaliste et engagé, différent de la dernière version aseptisée interprétée par Lambert Wilson. Le film que je recommande s'appelle "Les chiffonniers d'Emmaus." On le trouve chez René Chateau en VHS avec Pierre Mondy, Bernard Lajarrige et d'autres talentueux comédiens. Ce film fut tourné il y a quelques décennies. On y voit l'abbé Pierre avec toute son énergie et tout son courage, un héros du "reste"!
    José O.

Très beau commentaire! Plus élogieux que mon texte en préparation, qui était plus réservé, parce que j'avais rencontré l'abbé Pierre dans les années 80. J'avais cru ce prêtre plein d'amour absolu. Je découvris qu'il était proche du concept dualiste du pauvre incarnant le bien et du nanti incarnant le mal. Surpris par ce manichéisme, je lui dis: "Vous vous posez en juge. Ce n'est pas une attitude d'homme de Dieu, mais une attitude de politique. La politique a toujours besoin d'adversaires, mais vous?" Il marmonna quelque chose comme: "Je fais appel à l'État et aux pouvoirs publics; je ne fais pas appel aux riches." Je lui dis alors qu'il ne fallait pas rester dans l'église, soutenue par les "riches," et jouir du prestige de la soutane quand on affiche une partialité que ne partagent ni l'Évangile ni même l'église. Il répliqua en substance: "Vous n'y connaissez rien. Les nantis sont d'un égoïsme incurable." Je répondis: "En seriez-vous resté à l'idée que le Ciel s'ouvre devant le pauvre et l'enfer devant le riche?" Je lui fis observer qu'il n'y avait pas que de mauvais riches (Luc 16/19-31) et que des nantis pouvaient être aussi charitables que l'abbé Pierre et de façon moins tapageuse: Quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait la main droite... (Matthieu 6/2-4). Il hocha la tête. Alors, je fis remarquer que, de toute façon, le problème du bien et du mal n'était pas contenu dans les oppositions pauvreté contre richesse, malheur contre bonheur ou fusil qui tue contre fusil en bandoulière, mais était ailleurs, universel, infiniment plus profond, et que sa solution viendrait de l'auto-recréation intérieure de la créature par l'acquisition de l'amour absolu, du pardon absolu, de la paix absolue, de la liberté spirituelle absolue. Il rit et mit fin à notre rencontre. Assis dans ma voiture, je notai dans mon carnet: "Homme totalement désintéressé matériellement, mais qui s'est très habilement limité aux poncifs dualistes bien médiatiques. De là une grande gueule à la française et, comme dans ce pays on n'entend que les grandes gueules et même on les aime quand elles sont pittoresques, il a été entendu. Quoi de plus normal? Pour ce qui est de la charité immédiate, l'abbé Pierre est travailleur, efficace, organisateur... Chapeau! Mais pas de profondeur ou de ferment bouleversant. Aucun grand changement ne sortira d'un homme comme ça. C'est pour ça qu'on le laisse dire..." J'ajoutai: "Après tout, aujourd'hui il a peut-être des aigreurs d'estomac ou mal aux dos."
En me mettant à table tout à l'heure, je jetai un coup d'œil à la télé et je vis les funérailles nationales à Notre Dame de Paris. Oh tout ce tralala! Le président de la république, la procession des évêques... L'abbé Pierre n'aurait pas aimé ça. Je fus pris de tendresse pour la mémoire rugueuse, mais si simple, de l'abbé Pierre.

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15 janvier 2007 (0053)
un droit au logement opposable?
Je me méfie des termes bizarres comme "droit au logement opposable." J'ai toujours peur qu'ils cachent quelque chose de tordu.
Opposable à quoi et par qui? Pour moi on a droit ou on n'a pas droit au logement, un point c'est tout.
Et puis, pour commencer, un droit à quel logement?
Si ce droit au logement se fait par une loi, donc avec date-butoir et contraintes pressantes, je crains qu'il aboutisse à ce qu'on veut éliminer à jamais: les "logements sociaux" de type clapier à lapins, qu'on a justement commencé à dynamiter un peu partout.
Une assistante sociale parisienne m'a communiqué des statistiques établies non à partir de formulaires administratifs "à cocher", mais de contacts les yeux dans les yeux. Parmi les sans-logis qui, pendant les fêtes de fin d'année, campèrent le long du canal st-Martin à Paris (photo) moins d'un sur trois était en besoin primaire de "toit" ou "d'abri." Les autres, plus de deux sur trois étaient en grand besoin de "domicile," de "chez-soi," d'un "p'tit coin sympa." Cette nuance, essentielle, signifie que le problème se situe moins côté murs que côté cœur.
Des maisons telles que le cœur les conçoit, ce ne sont pas des escaliers, des portes et des plomberies empilés. Ce sont des lieux de joie et de bien. Des lieux de bonheur. Le Père y a pensé voilà des millénaires déjà, il l'a rappelé en 1974: Mais qu'offre-t-il le tentateur qui ne peut rien créer, ni joie ni bien? Qu'offre-t-il que je ne donne déjà? N'ai-je pas construit des maisons chaudes (Rév d'Arès 26/8)?
Les maisons chaude ne sont pas des logements où le chauffage central, quoiqu'apprécié, serait fondamental. Ce sont des maisons où règne la chaleur de l'amour, de la paix, de la liberté. Des maisons où il fait bon vivre et qui ne répondent pas nécessairement aux normes des services technico-sanitaires. Quelle loi, quel "droit au logement opposable" pourrait garantir un logement où il fait bon vivre? Aucune loi, aucun droit, parce que le bonheur échappe aux définitions des codes. Mais le bonheur n'échappe pas aux définitions qu'en donne La Révélation d'Arès pour qui ne se contentera pas de la feuilleter.
Donc, beaucoup des sans-logis, hôtes des "Enfants de Don Quichotte," association louable, n'étaient pas des animaux à la recherche de cages propres, mais des hommes à la recherche du foyer devant la porte duquel l'enfant crie de joie (Rév d'Arès XXVII/10), serait-ce la porte d'une cabane ouverte sur la Création magnifique, environnée d'âmes, de bonté, de générosité, de rire, de miséricorde, de liberté, d'intelligence spirituelle. Les HLM de plâtre et d'acier, beaucoup de sans-logis les ont habités, ces HLM que leurs jeunes locataires, toujours plus démonstrativement révoltés par l'absence de beauté (Rév d'Arès 12/3), taguent vite pour qu'ils ressemblent à autre chose qu'une prison. Les HLM, c'est souvent ce qui a porté les sans-logis à être sans logis.
Ce qu'il y a ici "d'opposable" au "social" des discours politiques, c'est tout ce que nous Pèlerins d'Arès préconisons au monde de voir, de comprendre et d'être. Notre mission n'ignore pas les problèmes sociaux, elle les spiritualise pour une humanité dont le fond est, pour le Créateur et pour nous, irrémédiablement spirituel.

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13 janvier 2007 (0052)
un temps mort, puis ça repart
Il y a eu un temps mort dans mon blog.
À ce trou trois causes concomitantes:
Un travail énorme et épuisant en fin d'année,
Un rhume tout aussi énorme et épuisant,
Un "bof!" passager. L'idée qu'il était absurde d'adresser aux hommes en général — le grand public qui lit ce blog — mes vœux que se réalise ce qu'ils attendent de la vie en 2007, vu que leurs vœux personnels sont pour la plupart différents, voire même antagonistes des miens.
Pourquoi souhaiter à Saddam Hussein — mon frère humain, n'en déplaise à ceux qui l'exécraient — de s'amender et de devenir un homme moins dur? On l'a pendu et je ne peux plus que faire mortification (Rév d'Arès 33/32-34) pour lui.
Pourquoi souhaiter aux peuple du Moyen Orient la paix, puisque les peuples là-bas n'envisagent la paix qu'au détriment de leur concurrents et adversaires?
Pourquoi souhaiter à George W. Bush la réalisation de ses souhaits les plus chers, puisqu'il semble n'espérer de bien que de la guerre?
Pourquoi souhaiter la réalisation de leurs souhaits aux candidats à la présidence de la république française, quel que programme qu'ils défendent, puisque chacun souhaite une seule chose: être élu et voir ses concurrents battus?
Pourquoi souhaiter en 2007 à chaque homme sur terre l'amour du prochain, la force de tout pardonner, la paix universelle, la liberté absolue? En fait les hommes, à part... mettons... 3%, ne souhaitent que vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9) sur ceux différents ou simplement plus heureux, la défaite humiliante de ceux qu'ils n'aiment pas, des lois plus dures et toujours moins de liberté pour ceux dont ils ont peur.
Pourquoi souhaiter et cætera, et cætera?
Mon "bof!" a passé avec mon rhume et le plus gros de mon laborieux fardeau de fin d'année.
Ma foi ne m'ayant jamais quitté et pour cause: J'ai bien vu et entendu Jésus puis le Créateur en 1974 et 1977 — aucun doute là-dessus —, mes grandes espérances m'ont rattrapé.
Bien que je ne sois qu'un homme, un vieil homme — aucun doute là-dessus non plus —, je continue.

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7 décembre 2006 (0051)
épargner au monde la mort spirituelle
Il reste de la vie spirituelle au fond de tous les hommes. Sinon, comment le Père espérerait-il que le monde puisse changer (Rév d'Arès 28/7)? Seulement voilà, cette spiritualité est chaque jour plus réduite à l'invisibilité et à l'inaction. Si ce déclin continuait, elle mourrait. Notre mission est plus que nécessaire, vitale.
J'ai lu ou écouté ce que disaient Mme Royal et ses rivaux en compétition pour les primaires au PS. Je n'ai rien entendu de spirituel ni même de métaphysique. Je n'en ai pas entendu plus sur les lèvres de M Sarkozy ou d'autres. Machiavel, contrairement à ce que l'homme commun croit, n'inventa ni n'enseigna la rouerie et la bassesse politiques; il les décrivit seulement. Il montra comme l'ont montré d'autres avant lui et d'autres après lui, dont le Créateur en 1974-1977, qu'il n'existe aucun espoir de voir le fond spirituel de l'homme triompher du mal par la politique ou par sa mère, la religion.
En cachant le mal politique sous la démocratie et le mal religieux sous le tolérantisme on n'empêchera pas la déspiritualisation complète de l'homme — le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2) —, pas plus qu'on n'empêchera les tempêtes solaires (photo) (Rév d'Arès XVII/13, XXII/12-13, etc.), dont les media se gardent de parler, de détruire nos réseaux de communications et nos transformateurs électriques un de ces jours. Cacher le mal ne l'éradique pas. Il faut l'éradiquer par la pénitence d'un nombre suffisant d'hommes de bien — le petit reste.
Notre mission est essentielle, mais elle va devenir d'autant plus difficile que les hommes voient de moins en moins ce qui se prépare: la déshumanisation, tellement plus grave que les revers économiques dont les signes sont déjà évidents. Ce n'est pas parce qu'il y a maintenant la sécurité sociale, des restaurants du cœur, des abris pour les sans-logis, des associations humanitaires, que l'homme ne se déshumanise pas. Il se déshumanise parce qu'il se dépiritualise. Il croit remplacer par des lois et des règles l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles qu'aucune loi ou règle ne peut donner. Si l'homme ne reprend pas conscience de ce qu'il est: une créature spirituelle, qui ne doit son génie qu'à sa liberté spirituelle, il court à un désastre qu'aucune science politique et sociologique n'empêchera.
Comment changer le monde en bien en le gérant à la petite semaine comme font la politique et la religion? Les politiciens vaquent, très souvent mal, aux affaires de l'instant et laissent le bulldozing des énormes boues résiduelles et les grandes questions de l'avenir à leurs successeurs, qui feront de même. La religion entretient au jour le jour les grandes inquiétudes métaphysiques et la quête de miracles; ses fidèles ont une vie trop brève pour la forcer à corriger ses erreurs. Ainsi l'homme s'est-il déspiritualisé sans discontinuer et maintenant il passe une limite critique. C'est ce que La Révélation d'Arès dit. Ceux qui demandent: "Une nouvelle révélation... pour quoi faire?" n'ont pas encore compris grand chose.
L'urgence du changement n'est pas facile à faire comprendre au monde et c'est à un petit reste d'hommes et femmes sans influence ni pouvoir, sauf leur foi, que le Créateur demande d'assumer ce prophétisme de géants (Rév d'Arès 31/6). Il leur faut une foi géante, donc! Que leur foi gagne en puissance! Et ils ne sont pas seuls, le Père est derrière eux.
Ils y arriveront. Alleluia!


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12 novembre 2006 (0050)
tom paine et moi
En 1998 à New York quelqu'un me dit: "Frère Michel, la force créative spirituelle trouvée dans votre personne et dans La Révélation d'Arès rappelle la force créative sociale que les Américains trouvèrent en 1776 en Tom Paine et son manifeste "Common Sense" ("Bon Sens").
Surprenante comparaison. Je connaissais un peu le personnage, Thomas Paine, un des pères fondateurs de l'indépendance américaine... Je ne vis pas de similitude avec moi. De plus, je le croyais athée. Je savais qu'il avait été rustre, grossier même, sale, ce que je ne suis pas. Je savais, certes, que le Général Washington avait fait lire un texte de Tom Paine à ses troupes épuisées et transies de froid pour les ragaillardir avant son attaque surprise sur Trenton, mais aussi que Tom Paine plus tard se mettrait à dos la plupart des grands Américains de l'époque, sans doute, imaginais-je, parce qu'il n'avait pas été aussi respectable que ça. Je ne voyais pas que John Adams, second président des USA, en traitant "Common Sense", le grand manifeste de Tom Paine, de "pauvre, ignare, myope et méchante messe d'ivrogne," usait de qualificatifs proches de ceux qu'utilisent les gens très comme il faut à l'égard de La Révélation d'Arès, et que les Fédéralistes appelèrent Tom Paine "serpent répugnant" comme des clergés et politiciens conformistes m'appellent, aux mots près.
Mais voilà que, dans le courant de 2006, ont paru, je ne sais pour commémorer quoi, divers livres sur Tom Paine. Je me remets à penser à lui. Cette fois je lis les mots de Tom Paine que George Washington fit lire à son armée quasi paralysée dans le blizzard: "Il est des moments qui éprouvent l'âme. Le soldat des beaux jours, le patriote du ciel ensoleillé, va dans ce moment critique flancher et manquer à son pays, mais celui qui fait face maintenant méritera l'amour et la reconnaissance de l'humanité. La tyrannie comme l'enfer n'est pas vaincue facilement, mais nous avons cette consolation: Plus dur l'affrontement plus glorieux le triomphe!" Le lendemain les patriotes américains passèrent la Delaware et mirent en déroute l'armée anglaise, qui ne cesserait pas de refluer jusqu'à la mer. Comment, soudain, ne pas réaliser que le New Yorkais de 1998 avait fait un parallèle avec nos missionnaires: Il y aura un temps pour leur peine et une éternité pour leur gloire (Rév d'Arès 37/9)?
J'apprends que Tom Paine, que je croyais athée, était en fait croyant non religieux, critique mordant des églises et clergés, comme l'est La Révélation d'Arès. Je savais qu'il rêvait d'une société sans gouvernement, mais je découvre avec quelle véhémence il rejetait tous pouvoirs et lois, comme La Révélation d'Arès les rejette. Voilà pourquoi il fut haï par ceux-là même qui avaient utilisé ses idées et sa verve pour devenir des chefs. Tom Paine, lui, refuserait toujours d'assumer un pouvoir, quel qu'il fût, et fut méprisé comme je le suis par le système, qui voit mon propre refus d'être un chef (Rév d'Arès 16/1) et de donner à l'assemblée des Pèlerins d'Arès une structure sociale et une hiérarchie comme un exécrable et dangereux exemple.
Pour finir, que de mérite eut Tom Paine! Il ne dut pas comme moi ployer sous le genou du Père (Rév d'Arès 12/9) pour entendre la Vérité. Il la trouva seul, par sa seule intelligence.
Je me demande bien sincèrement pourquoi le Père s'adressa à moi, qui n'avait pas le quart des moyens de Tom!

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5 novembre 2006 (0049)
la barbarie se porte bien
AUJOURD'HUI DIMANCHE SADDAM CONDAMNÉ À MORT.
Il hurle aux juges (photo): "Vive le peuple irakien et mort à ses ennemis! Vive cette glorieuse nation et mort à ses ennemis! Allah est grand!"
Allah a bon dos. Le Christ aussi, que George W. Bush aujourd'hui à l'église remercie de punir le bourreau de l'Irak. Et le système continue en invoquant ses dieux, qui ne sont pas notre Dieu, notre Père redescendu sur terre à Arès pour appeler l'homme à l'amour, au pardon, à la paix, à la vraie justice qui se se passe pas dans les tribunaux.
Saddam va être pendu. Aussitôt on comprend pourquoi les mesures de sécurité ont été renforcées dans tous les aéroports des USA et d'Europe depuis quelques jours. Cette condamnation à Bagdad et sa plausible conséquence: l'accroissemnt de la violence en Irak et dans le monde, étaient attendues par tous les gouvernements occidentaux.
On comprend aussi pourquoi cette condamnation survient aujourd'hui, à la veille des élection américaines. Le parti républicain, très mal placé pour gagner, en espère un regain d'estime des Américains pour l'engagement de George W. Bush en Irak.
De toute façon, personne ne croit que la condamnation de Saddam Hussein puisse soulager l'Irak des épreuves dans lesquels la guerre l'a plongé. Par surcroît, en ce qui concerne les Pèlerins d'Arès, ils ne croient pas que la condamnation à mort de qui que ce soit et où que ce soit dans le monde puisse jamais être un acte de justice. Ce n'est jamais que la barbarie appliquée à un barbare. Rien qui puisse jamais faire reculer la barbarie. Toute mise à mort est une atteinte évidente à la Sagesse qui lança à l'homme cette Supplication solennelle: Tu ne tueras pas! (Exode 20/13)
Nous ne sommes pas des partisans de Saddam Hussein, mais nous pensons que le gibet auquel il sera pendu ne sera qu'un jalon de plus sur la triste et longue route de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9) qui accélère le crime bien plus sûrement qu'elle ne le freine.
Pourquoi Saddam Hussein est-il condamné à la pendaison? Dans le présent procès — un autre procès devrait s'ouvrir, nous dit-on, avant son exécution (on se demande bien à quoi servira de juger encore Saddam) — il est condamné pour avoir fait exécuter 148 personne en 1982 après qu'il eut échappé à un attentat dans la ville de Dadjaïl. Quand on pense aux 600.000 civils irakiens morts à cause de l'invasion de leur pays par l'US Army et de ses alliés! On se demande à quoi il faudrait condamner les responsables de cette invasion.

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4 novembre 2006 (0048)
la Vérité dans la rue à Londres
"Dieu n'a pas de religion" à Paris est devenu "Dieu n'a sa place dans aucune religion ou politique" à Londres. Les 28 et 29 octobre un détachement d'apôtres venus de France arpentaient Piccadilly Circus, Trafalgar Square et st-James Park. Les Londoniens ont sympathisé.
Non, ce n'est pas du "populisme," dont quelques Emails accusent notre mission. Le populisme est cette démagogie qui crie que pour résoudre tous les problèmes du monde il suffit d'éliminer telle ou telle chose ou personne, en l'occurrence la religion, la politique, leurs princes, leurs élites, leurs lois et institutions. Les Pèlerins d'Arès ne voient pas les choses sous cet angle simpliste.
Si "Dieu n'a sa place dans aucune religion ou politique," c'est parce qu'il est ailleurs. Il est dans le cœur du pénitent. Dieu réapparaît en ce monde dans l'homme droit (Rév d'Arès XXXVI/19, etc.), bon (30/7, etc.) et libre (10/10), qui seul crée son âme et recrée le monde heureux (Rév d'Arès 28/7). Alors, pourquoi ne pas l'écrire sur la bannière? Parce que la pénitence, mot aujourd'hui mal compris ou même incompris, ne rencontre plus le regard de l'homme de la rue qui a perdu le sens de sa transformation intérieure pour son bonheur et le bonheur du monde. Il faut le lui expliquer et pour cela provoquer le dialogue, même bref. D'où la bannière!
Néanmoins, l'argument "Dieu n'a sa place dans aucune religion ou politique" n'est pas un attrape-mouche. C'est une vérité profonde. Après les premières impressions d'une lecture en diagonale, le lecteur qui plonge dans La Révélation d'Arès pour une lecture plus sérieuse s'aperçoit vite que le Père ne distingue pas entre religion et politique. Pour le Père la politique est fille de la religion. L'une ou l'autre, bien qu'usant d'un vocabulaire différent, impose sa doctrine: dogme ici, constitution et loi là; l'une ou l'autre impose sa hiérarchie et punit les rebelles comme sacrilèges. L'une ou l'autre fait des promesses magnifiques. Les princes du culte , les prêtres et les docteurs de la religion sont, outre les chefs religieux et leur personnel, les présidents, ministres et grands commis de l'état de la politique. D'ailleurs dans Le Livre le Créateur ne les différencie que par la couleur, parce qu'ils exercent le même pouvoir sur l'humanité: Le roi blanc , le roi noir, même cuisse! (XXXVII/14). Et le Père d'un bout à l'autre de La Révélation d'Arès ne se reconnaît ni dans l'un ni dans l'autre.
Nos apôtres apportent en Angleterre la foi telle qu'elle doit être envisagée. Non l'attente passive de la Miséricorde et du Paradis en échange de fidélité à sa religion, mais la construction active d'un monde bon.

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24 octobre 2006 (0047)
faiblesse immense (36/5) et "ambiguïté constructive"
Il arrive que la politique a causé de tels dégâts, qui présagent de dégâts pires encore, que la Miséricorde doit composer avec le mal pour sortir l'homme de sa bourbe (Rév d'Arès XLIII/12).
Si le Père nous demande de ne pas en appeler à sa Miséricorde à tout propos (16/15), c'est, entre autres raisons, parce que le genre de miséricorde que l'homme espère est rarement celle que le Père choisit. Ainsi, aujourd'hui, la Miséricorde pourrait-elle survenir au Moyen Orient grâce à un homme, James Baker (photo), d'autant plus inattendu qu'il ne fut pas spécialement bénéfique ou providentiel comme membre du gouvernement Reagan ou du gouvernement Bush père. "Jim" Baker est peut-être le sage qu'écoutera George Bush fils pour dénouer la catastrophique situation en Irak.
Le nombre de victimes civiles de la guerre en Irak entre 2003 et 2006 vient d'être calculé: 600.000 en fait une fourchette entre 400.000 et 760.000 par des organismes humanitaires et médicaux qu'on dit intègres. Énorme au point d'être incroyable! George W. Bush a déclaré ce chiffre "faux et délirant"; selon lui le chiffre des victimes irakiennes civiles serait de 30.000 tout au plus. Qui a tort? Qui a raison?
Nous n'en savons rien. Nous savons seulement que l'Irak a été mis à feu et à sang à tel point qu'on entend quelques "voix autorisées" murmurer qu'il faudrait rappeler Saddam Hussein seul capable de remettre de l'ordre et de sauver entre un million et un million et demi d'Irakiens encore en grand risque de mort.
Par surcroît, les pertes militaires américaines et britanniques (pour ne pas parler des pertes inavouées) s'alourdissent de façon alarmante, de sorte que le général Richard Dannat, chef d'état major de l'armée britannique, déclarait le 13 octobre que le retrait des troupes britanniques devenait urgent, parce qu'elles ne faisaient plus qu'exciter la haine des Irakiens.
Le président Bush fait encore par-ci par-là quelques discours triomphalistes, aux accents sincères: "Nous serons victorieux en Irak. Il nous faut seulement changer de tactique." Victorieux de quoi? Du terrorisme? Mais l'Irak n'était pas engagé dans le terrorisme et n'a jamais donné asile à Al Quaeda et à Ben Laden.
Nous voyons dans cette situation assez d'obscurité et de malheur pour espérer que les pressions qu'exercent, ou tentent d'exercer, maintenant sur George W. Bush des Américains raisonnables deviendront impérieuses.
"Jim" Baker, celui dont la Maison Blanche suivra peut-être les conseils, se range dans l'école réaliste en politique étrangère. Il incarne tout ce que George W. Bush déteste le plus et veut combattre dans le monde et qui se résume en deux mots: "l'ambiguïté constructive." Cette doctrine de James Baker signifie ce que le Père lui-même sait: Il y a des moments où il faut parlementer avec le mal pour éviter un mal dix fois plus grand, moments tragiques où il faut tenir compte de la faiblesse immense (Rév d'Arès 36/5) qu'est la méchanceté chez certains hommes. Encore loin est le temps où notre mission aura assez changé le cœur humain pour lui éviter de composer avec le mal, mais en même temps nous mesurons combien notre mission est capitale.

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1er octobre 2006 (0046)
darfour
Non, le Moyen-Orient n'est pas seul à me tourmenter. Je pleure sur d'autres martyres, comme celui du Darfour, où pour une fois les Occidentaux ne sont pas fauteurs de guerre.
Le Darfour, c'est l'ouest du Soudan. Dans les conversations je constate que peu de gens situent bien le Soudan. Schématiquement, un vaste pays d'Afrique Orientale. Il commence à l'Éthiopie et à la Mer Rouge juste en face de La Mecque. Il longe l'Égypte au nord. Il s'étend à l'ouest jusqu'au Tchad, frontalier du Darfour justement, et jusqu'à la République Centrafricaine. Au sud il longe la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), l'Uganda et le Kenya. Puis il remonte le long de l'Éthiopie et de la Mer Rouge à l'est. Ainsi tourne-t-il sans fin autour du Nil qui le traverse du sud au nord, sa capitale Khartoum, fameuse par quelques épopées hollywoodiennes, plantée au confluent du Nil Blanc et du Nil Bleu.
Le problème du Soudan est moins sa vasteté (5 fois la France) que sa pauvreté économique et surtout la complexe diversité de sa population. Jadis déjà multi-culturelle mais entièrement noire, la population fut plus ou moins chrétienne du 6e au 13e s. Ensuite, le métissage et l'islamisation par les Arabes atteignirent des proportions telles qu'on peut dire qu'à partir du 15e s. le Soudan a été arabisé et musulman. Néanmoins, une minorité soudanaise non négligeable est restée chrétienne ou animiste (religions africaines), en rebellion presque permanente, surtout au sud, contre le gouvernement musulman depuis des siècles.
L'arabe est la langue officielle, mais 32 langues africaines inintelligibles entre elles y sont également parlées. On imagine facilement les conflits qu'une humanité aussi hétérogène, où les rancunes et les peurs sont ancestrales, peut engendrer. Et pourtant, au Darfour, ce n'est pas une rebellion de non-musulmans contre le gouvernement mulsulman qui cause la désolation, mais une guerre entre tribus musulmanes à laquelle se superpose une guerre entre ambitieux musulmans locaux, ces tribus et ces ambitieux locaux combattant en même temps le pouvoir musulman de Khartoum... Une situation islamo-islamique tellement compliquée qu'elle est indescriptible dans l'espace minuscule d'une entrée de blog. Je ne peux que résumer ce que les témoins, hélas et unanimement, rapportent du Darfour: massacres, ruines et déportations.
J'ajoute, à propos du Soudan en général, que la partie arabe ou arabisée de sa population colonise littéralement la partie noire encore attachée à ses racines africaines. Ainsi Al-Qaeda, dont l'idée-clé est qu'il faut par tous les moyens empêcher l'Occident de procéder à la re-colonisation des pays musulmans, est-elle prise en flagrant délit d'hypocrisie au Soudan, où l'Islam colonise les peuples non-islamisés. L'image de la paille et de la poutre (entrées 0042 et 43) s'applique à l'Islam comme à Rome et partout ailleurs. Pour comble de contradiction, ou peut-être simplement parce qu'il est en panne d'argument pour empêcher un parachutage de casques bleus qui stopperaient (rien n'est moins sûr) le martyre du Darfour, Khartoum accuse l'Occident de vouloir re-coloniser le Soudan. Résultat: l'ONU lui-même, dont le secrétaire général est un noir, Kofi Annan (ghanéen), hésite à intervenir et le Darfour continue d'être ravagé. Khartoum a quand même tenté d'arrêter cette guerre du Darfour, mais n'a pas pu y parvenir. On dit même qu'il arme de kalachnikovs les milices Janjawid (en arabe: cavaliers du diable) qui tuent et persécutent les pauvres civils darfourites. Mais on dit aussi que c'est faux, que la situation est à ce point obscure qu'il est impossible de déterminer d'où viennent armes et munitions et qu'en fait, tout cela arrive simplement et tragiquement du fait de brigands ivres de sang qui s'abritent derrière le Coran. On en a vu d'autres s'abriter derrière la Bible, ou Marx... Le péché parcourt le monde sous des parapluies de toutes les couleurs.
Peut-être cette triste affaire finira-t-elle quand tous les Darfourites seront morts ou retournés à l'esclavage? Le Soudan comme l'Irak, l'Afghanistan, le Liban, la Palestine, Israël, m'empêche de dormir.

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