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7 mai 2007 (0058)
le nouveau roi noir de Paris
Tous les hommes, même ceux qui se perdent, sont enfants du Père (Rév d'Arès 13/5). À son image de Créateur il les fait tous cocréateurs d'eux-mêmes et du monde qu'ils peuvent dominer et soumettre (Genèse 1/26-28). Certains, hélas, comme les politiciens, en abusent jusqu'à soumettre leurs frères. C'est assez dire pourquoi on ne festoie pas au Ciel aujourd'hui.
Le Père aimant (Rév d'Arès 12/7), qui n'a jamais pesé sur personne, quitte à être oublié et laisser émerger l'athéisme, déplore que l'ambitieux pèse sur ses frères et qu'ainsi la nuit se couche sur eux (Rév d'Arès I/7-8). Il déplore le système créé par Adam (Rév d'Arès 2/1-5) fondé sur la religion et/ou son imitatrice profane: la politique. Le roi blanc (religion, idéologie) et le roi noir (politique, loi, finances, industrie) même cuisse (Rév d'Arès XXXVII/14). La Révélation d'Arès dit aux hommes en substance: Puisque vous avez pu créer le mal, vous pouvez recréer le Bien, mais pour créer le Bien il faut liberté absolue (10/10), amour, pardon, paix, confiance, patience, remplacement de la loi des rats (XIX/24) ou loi qui est par la Loi qui sera (28/8), la Parole d'amour et de vérité qui n'a pas besoin de décréteurs, ni de juges, ni de pouvoir d'aucune sorte: Tu ne seras le chef de personne (16/1).
Nicola Sarkozy-1On m'a rapporté que, peu avant le second tour de l'élection présidentielle, l'ancien président Valérie Giscard d'Estaing dit à un journaliste grosso modo ceci: "La France est une maison aux portes verrouillées, où l'on discute par groupes en ignorant les autres groupes et plus encore ce qui se passe dans le monde derrière les volets fermés." Mais je crois que c'est la situation partout dans le monde, surtout sur le Champ (5/5-7)La Révélation d'Arès nous envoie rappeler aux hommes qu'il faut changer (28/7). La partisanerie clôturée reste un mal chronique. C'est peut-être pourquoi le réaliste Nicolas Sarkozy, au soir du 6 Mai, se crut obligé, depuis sa triomphante tribune, de lancer un hymne d'espérance en une France qui se serait ouverte aux grands changements, alors qu'elle ne l'est manifestement pas. Elle ne le sera — je n'en ai jamais été aussi sûr — que si nous, Pèlerins d'Arès, participons activement à son réarmement spirituel. Même une catastrophe économique, déjà plausible, ne permettra pas cette renaissance spirituelle, si nous n'avons pas procédé auparavant à une ample moisson d'âmes.
Une semaine avant l'élection finale du 6 Mai, on vit hélas la moitié de la France se cailler autour de Mme Royal et l'autre moitié autour de M. Sarkozy. On avait pourtant cru, pendant quelques semaines auparavant, qu'un nouveau lait fluide, enrichi, allait requinquer ce peuple français vieilli et durci par ses adversités. Les particularismes semblaient s'être estompés après que les thèmes du pluralisme et de la fraternisation eurent été développés par François Bayrou, auquel fit écho Ségolène Royal — une apparatchik malheureusement trop raide encore dans sa contre-spiritualité pour que nous votions pour elle — et ce mouvement m'intéressa passionnément, parce qu'il me prouva que tout n'était pas perdu et que le Père avait eu raison de revenir à Arès appeler les hommes à changer. Mais le raidissement politique peu avant le 6 Mai montra que les Français ne retrouveront pas l'amour fraternel politiquement. Ils ne le retrouveront qu'en étant spirituellement réveillés. M. Le Pen pleurant sur sa défaite dit: "Je croyais les Français mécontents. En fait, ils sont contents d'être mal gouvernés, endettés..." M. Le Pen aurait dû dire: ...Contents, bizarrement et antinomiquement contents (les Français) de ces divisions qui font l'affaire des politiciens qui n'existent qu'en s'opposant à d'autres politiciens, mais qui ne font pas le bonheur des hommes qui ne trouveront jamais le bonheur sans amour, sans pardon, sans paix sociale, sans intelligence ni liberté spirituelles.
Aussi devons-nous être de plus en plus attentifs aux événements. L'élection législative sera, en 2007, plus importante que l'élection présidentielle. François Bayrou, quoique politicien et quoique nous Pèlerins d'Arès n'attendions pas d'ultime solution de la politique, va offrir à ceux des Français qui en ont compris l'urgence l'occasion d'élire une troisième force au Parlement. J'ai toujours dit que si le Parlement avait reflété le pluralisme de la France, le décret qui, en 1996, installa "l'Obervatoire Parlementaires des Sectes" n'aurait pas existé. Cette troisième force, si nous l'aidons à naître — ce qui sera difficile, vu notre mode de scrutin — et si elle agit en réelle complémentarité, forcera peut-être le pouvoir à considérer l'existence de courants de pensée, de foi et d'espérance jusqu'ici ignorés.
La Révélation d'Arès dit que la politique ne conduira pas au bonheur universel. Un regard sur l'histoire contemporaine le confirme. Guerre de 1914-18: Cause? La politique. Révolution Russe de 1917 et fin dramatique de cette expérience 73 ans plus tard: Causes? La politique. Guerre de 1939-45: Cause? La politique. Attentat du 11 septembre 2001 et guerres en Afghanistan et en Irak? Causes: la Politique., etc. C'est ce que je rappelle à tout politicien qui présente la politique comme indispensable, voire providentielle.
Quoi qu'il en soit, sachant que quatre générations ne suffiront pas pour tout changer, nous souhaitons au nouveau président de France de pouvoir conduire ce pays dans la voie la moins perturbée possible, sachant que perturbée, elle le sera inévitablement. La France aura grand besoin de toutes ses consciences, parmi lesquelles celle des Pèlerins d'Arès qui prêchent "Un Autre Destin" — Nom d'une de nos missions de réveil spirituel pour une vie publique non politisée.

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Commentaires:
08Mai07 58C1
N'étant pas d'habitude vraiment passionné par la politique, je me suis pris à m'intéresser au point de vue de Mr Bayrou, qui apportait une fraîcheur trés bien venue dans le débat politique sclérosé par le bi-partisme depuis des décennies en France (pas seulement en France, c'est clair), ayant moi-même une sensibilité plutôt de gauche, comme on dit.
Son désir (à Mr Bayrou) de créer un mouvement regroupant, je cite: "les meilleurs des deux camps," cassait les vieilles querelles partisanes, plus inutiles que vraiment idéologiques ( Il arrive souvent que deux des candidats s'affrontant aient plus ou moins les mêmes idées, l'important n'étant pas d'avoir une analyse juste, mais de gagner contre son adversaire, les coups bas étant permis et vivement recommandés.)
L'impulsion de Mr Bayrou étant lancée, c'est aux hommes et aux femmes de bonne volonté voulant en finir avec ces querelles inutiles de le poursuivre, sans démagogie, ni vulgaires calculs politiques, et espérons que d'autres y adhéreront dans le futur quelles que soient leurs sensibiltés politiques. C'est un peu d'espoir pour les années à venir.
Sans rentrer dans l'analyse politique, n'étant pas spécialiste de la chose, je remarque simplement que celui qui a "gagné" (mais est-ce vraiment un gain d'avoir le pouvoir?) est celui qui a incarné une sorte d'autorité, voire même d'autoritarisme. Ce qui démontre qu'un des maux français du moment est la perte des repères et surtout la crainte et la peur de l'avenir.
Si j'avais un reproche à faire à certains politiciens — si je peux me permettre — est cette démagogie électoraliste qui entraîne une partie de la population à adhérer à cette crainte et cette peur souvent éxagérées:  la France ne va pas si mal que ça économiquement parlant, même si, pour beaucoup, le pouvoir d'achat a baissé.
Mais c'est, comme on dit, un marché porteur... De plus, les solutions préconisées par les candidats ne sont souvent que des promesses pré-électoralistes et ne sont que rarement (mais le peuvent-ils vraiment?) suivis des faits.
Bon! Attendons pour voir! Accordons le temps de faire ses preuves à cette "nouvelle" politique! J'avoue que j'en doute un peu quand même. Je pense pour ma part qu'il est mathématiquement impossible de contenter toute la population, surtout si l'on promet à tous argent, bonheur, prospérité, etc.
Mais comme vous le soulignez, les solutions sont d'abord individuelles et spirituelles, et c'est l'addition des individualités qui forme un tout, et non pas l'inverse. Les solutions impliqueront forcément, par nécessité, des valeurs spirituelles de pardon , de générosité , d'écoute de l'autre et de ses différences qui enrichissent, de sagesse, de la recherche de la vérité,  bref, de l'amour qui n'est pas faiblesse, mais qui bien au contraire nous remplit de force. Ceux qui malheureusement disent que ces valeurs sont désuettes et ne rapportent rien sont souvent ceux qui aimeraient bien qu'elles soient appliquées à leur propre personne sans oser l'avouer et qui, d'attente déçue, se tournent vers l'autoritarisme, le leur ou celui d'un chef providentiel.
Les dogmes, les idées toutes faites ne feront jamais grandir l'être humain, bien au contraire, elles le rabaisseront au rang de valet.
La France a le président qu'elle mérite, soit! C'est une réalité. Mais ce qui me surprendra toujours , c'est la quasi-hystérie que peut susciter un discours qui met en avant l'irresponsabilité des concitoyens sous couvert démagogique.
Je ne partage pas cette idée de la démocratie aux forceps qui montre du doigt une partie de la population et promet monts et merveilles à l'autre moitié.
Si les citoyens étaient responsables et se considéraient comme tels ( avec chacun leurs qualités et leurs défauts), il n'auraient pas besoin de cet autoritarisme latent.
De cette voie rien de bon n'ai jamais sorti et sûrement pas une liberté plus grande.
Il faudra bien chercher vraiment autre chose, ou alors il ne faudra pas se plaindre ensuite de la déliquescence de nos sociétés.
En vous remerçiant de cet espace de libre expression.
Olivier G.

08Mai07 58C2
Cette entrée de blog change totalement du genre politique habituel. Je n'arrive pas à bien comprendre votre opinion politique. Je comprends seulement que vous n'avez pas voté pour Ségolène Royal, que vous considérez comme "une apparatchika encore un peu raide dans sa contre-spiritualité," mais ce n'est pas clair quand même. C'est étonnant pour quelqu'un qui, si je lis bien votre website personnel, a été formé dans un milieu communiste et est peut-être encore communiste. Considérez-vous les communistes comme moins "contre-spirituels" que les socialistes? Si je comprends bien, vous avez voté Bayrou, mais vous n'avez pas voté Sarkozy? On s'attendrait plutôt à un vote pour Marie-Georges Buffet au premier tour.
Quelle consigne de vote avez-vous donné à votre garde rapprochée?
J.M.

Réponse :
Cette entrée de blog n'est pas politique. C'est pourquoi vous ne lui trouvez pas un "genre politique habituel."
Mon "opinion politique" n'est pas politique au sens où il s'agit de débattre le choix d'un pouvoir: gouvernants et faiseurs de lois régissant le destin d'une société censée se soumettre à eux une fois qu'elle les a proclamés. La Révélation d'Arès ne distingue pas sur le fond entre religion (roi blanc) et politique (roi noir). Les princes du cultes couronnés (Rév d'Arès 3/4) sont aussi bien les gouvernants religieux que les gouvernants politiques. Ces derniers ne sont-ils pas vus par les lois des peuples assujettis comme aussi "sacrés" que les premiers sont vus par leurs dogmes? Aux yeux du Père de La Révélation d'Arès, le mot culte désigne tout ce à quoi il est "sacrilège" de refuser sa soumission et même sa politesse: Chefs religieux, évêques, chefs d'état, magistrats, etc. Ce qui ne signifie pas que l'amour évangélique doive être refusé à ces hommes en tant que frères humains, que souvent nous plaignons beaucoup de briguer et d'assumer les pouvoirs par lesquels ils aiment dominer l'humanité, alors que le terme dominer dans la Genèse signifie simplement gérer la nature. C'est là ce qui différencie fondamentalement le système opposé au Dessein du Créateur par Adam, fait absolument libre de refuser jusqu'à ce Dessein en devenant l'image, le miroir si vous préférez, de son Créateur même.
Ceci dit, je n'ai jamais donné de consignes de vote à l'assemblée des Pèlerins d'Arès, qui sont des croyants libres et donc libres de leur vote. Pour ma part, je vote, mais sur la seule quête de celui ou de celle qui nuira le moins à la mission spirituelle qui est la mienne et, par voie de conséquence, celle de mes sœurs et frères de foi. Je dis "qui nuira le moins" en considérant que la politique, de gauche, du contre ou de droite, nuira toujours plus ou moins à nos espérances de changement du monde (28/7, verset-pivot de toute la dialectique de La Révélation d'Arès) pour une vie spirituelle qui, après des générations et des générations, ignorera religion et politique. Autrement dit, nous ne pourrions nous féliciter que La Révélation d'Arès soit reconnue par les pouvoirs que dans la mesure où ceux-ci modifieraient les termes de leur constitution en se déclarant désormais provisoires et travaillant à encourager l'individu à changer sa vie (Rév d'Arès 30/11) et à changer la société (28/7) dans le sens et dans l'espérance de leur propre remplacement par la Vie (24/3-5, 25/3, etc) spirituelle et sa sagesse. Mais au moins nous souhaiterions nous féliciter que La Révélation d'Arès et ses disciples soient respectés. Peut-être M. Sarkozy y aidera-t-il?

08Mai07 58C3
Je ne vote pas. [J'aurais voté] Bayrou à la rigueur, si j'avais voté.
Je pense que beaucoup de pélerins d'Arès, ainsi que de nombreux sympatisants, seront choqués de voir que vous avez voté Sarkozy.
Yvan B.

Réponse :
J'ai voté François Bayrou au premier tour, comme vous l'auriez fait. J'ai voté Nicolas Sarkozy au second tour, en effet. Non pour des raisons de politique ou d'attrait personnel, parce que je ne fais pas de politique et que je n'aime pas moins Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy comme sœur humaine et frère humain, mais dans la seule perspective de la moindre nuisance que notre mission spirituelle peut attendre de l'un ou de l'autre.
Avec un groupe de travail (Vie Spirituelle) d'un peu plus de quatre vingt Pèlerins d'Arès engagés j'ai étudié les déclarations et attitudes des deux candidats du 2ème tour vis à vis d'un mouvement d'espérance comme celui issu de La Révélation d'Arès. Nous avons dû constater que Mme Royal n'est à aucun moment revenue sur ses directives de chasse aux "sectes" (dans lesquelles étaient abusivement catalogués les Pèlerins d'Arès) qu'elle imposa aux Inspecteurs d'Académie en 1999, quand elle était Ministre de l'Education Nationale, alors qu'inversement la pression officielle arbitraire sur les mêmes "sectes" fut considérablement allégée quand M. Sarkozy fut Ministre de l'Intérieur. Nous nous sommes fondés sur les seuls critères objectifs à notre disposition.
Je suis désolé d'apprendre que "beaucoup de Pèlerins d'Arès et de nombreux sympathisants seront choqué d'apprendre" que j'ai voté Sarkozy, mais je pense qu'ils se fondent uniquement sur des considérations socio-politiques et/ou subjectives. Je me suis inversement, et dans l'intérêt même des Pèlerins d'Arès, fondé sur des considérations purement objectives du moindre mal pouvant être fait à notre mission.

08Mai07 58C4
Lorsqu'il il y a quelques mois j'ai commencé à m'intéresser sérieusement à la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle, notamment à travers la lecture de son livre "Au Nom du Tiers-État" (Hachette Littératures), j'ai vite été convaincue que cet homme était inspiré et qu'il avait peut-être même reçu une révélation.
J'ai donc fait des recherches sur Internet et j'y ai découvert un extrait d'article paru dans "Le Parisien" du 16/02/2007 le concernant, que je reproduis ci-dessous:
[Bayrou est] persuadé que sa bonne étoile le conduira à l'Elysée. La confidence est de Charles Pasqua que ce souvenir a marqué: "Bayrou est le seul homme politique à m'avoir assuré que la Sainte Vierge lui était apparue et lui avait prédit qu'il serait président de la République."
Je n'ai rien trouvé de plus concernant cet événement, hormis quelques allusions à cette confidence reprise dans "Le Canard Enchaîné" et "Le Point," ou dans quelques blogs, beaucoup pour s'en amuser ou s'en gausser. Mais lorsqu'on connaît le sort réservé par les médias à La Révélation d'Arès, au frère Michel et aux Pèlerins d'Arès depuis 1974, on comprend la discrétion de François Bayrou sur cette expérience surnaturelle.
Je me suis ensuite intéressée aux adhérents de l'UDF et aux sympathisants de M. Bayrou par le biais de son site internet (www.bayrou.fr) et j'y ai découvert un grand vivier de frères et sœurs du reste [part éloignée du petit reste], un encouragement pour la mission arésienne.
Comme vous, frère Michel, j'ai beaucoup espéré durant quelques semaines l'élection de François Bayrou, homme visiblement vertueux, à la fois croyant et humaniste. Ma déception et ma tristesse au soir du 22 avril ont donc été à la hauteur de mes espérances. Sans parler de mon désarroi devant la perspective de l'élection de Mme Royal ou de M. Sarkozy, surtout de M. Sarkozy, à la personnalité si dérangeante pour tout individu mesuré et équilibré, bien que sous certains aspects l'élection de celui-ci paraisse plus favorable à la moisson que celle de Mme Royal, notamment dans sa position vis-à-vis de la liberté de conscience.
Afin de soutenir le mouvement populaire apparemment riche de bons grains qui s'est formé autour de François Bayrou au cours de ces derniers mois, j'ai décidé d'adhérer à son nouveau parti en cours de création. J'espère que beaucoup de Français — qui dans leur quasi-totalité n'ont pas encore conscience de l'importance du rôle qu'ils ont à jouer dans l'avenir de l'humanité — rejoindront ce mouvement afin qu'il constitue un contre-pouvoir efficace face au nouveau roi noir, comme le souhaite François Bayrou.
Sylvaine V.

Réponse :
Merci pour cette histoire d'apparition surnaturelle qu'aurait eue François Bayrou d'après Charles Pasqua. Je n'en avais jamais entendu parler.

09Mai07 58C5
En lisant l'ouvrage de Tom Paine "Le sens commun" (Aubier,collection bilingue) et votre entrée de blog du12 novembre 2006, #0050: "Tom paine et moi," [je note que] Tom Paine disait en 1791-92: "Les enfants d'Israël subissant l'oppression des Madianites, Gédéon marcha contre les Madianites à la tête d'une petite armée et obtint la victoire grâce à l'intervention Divine. Les juifs, enivrés par le succès et l'attribuant aux talents de de Gédéon comme général, voulurent faire de lui un roi: «Règne sur nous, toi et ton fils et le fils de ton fils!». C'était la tentation à son plus haut degré! Non seulement la promesse d'un royaume, mais celle d'un royaume héréditaire. Gédéon, dans la piété de son âme, répondit: «Je ne régnerai pas sur vous et mon fils ne règnera pas davantage sur vous. C'est le Seigneur qui régnera sur vous."
On ne peut être plus explicite: Gédéon ne refuse pas l'honneur. Ce qu'il refuse, c'est aux juifs le droit de conférer cet honneur et, au lieu de les complimenter par des remerciements controuvés, il leur reproche, dans le style assuré d'un prophète, leur désaffection pour leur authentique souverain, le Roi du Ciel (Yahwé).
Quelque 130 ans plus tard, la même erreur se répéta. La nostalgie qu'éprouvaient les juifs pour les coutumes idolâtres des païens est un phénomène tout à fait inexplicable, mais il se trouva qu'ayant découvert l'inconduite des deux fils de Samuel, qui avait la charge de certaines affaires séculières, ils se rendirent avec brusquerie et en vociférant auprès de Samuel et lui dire: "Regarde, tu es devenu vieux et tes fils ne marchent pas sur tes pas! Maintenant donc, établis sur nous un roi pour qu'il nous juge, comme font toutes les nations!" Nous ne pouvons nous empêcher de remarquer ici que leurs motifs étaient mauvais, à savoir leur désir de ressembler aux autres nations, c'est-à-dire aux païens, alors que leur vraie gloire consistait à être aussi dissemblables que possible. La chose déplut a Samuel, parce qu'ils avaient dit: "Donne-nous un roi pour qu'il nous juge!" Samuel pria le Seigneur et le Seigneur dit a Samuel: "Écoute la voix du peuple en tout ce qu'ils te diront, car ils ne t'ont point rejeté, mais ils M'ont rejeté, Moi leur Dieu, pour que Je ne règne point sur eux. Pareillement à tout ce qu'ils ont fait depuis le jour où Je les ai fait remonter d'Égypte jusqu'à maintenant, m'abandonnant et servant d'autres dieux. Ainsi agissent-ils de même à ton égard. Maintenant donc écoute leur voix. Toutefois, élève-toi solennellement contre eux et rappelle-leur les abus qu'un roi commettra en régnant sur eux (Voir aussi La Révélation d'Arès, veillée 2). Et Samuel rapporta toutes les Paroles du Seigneur au peuple qui lui avait demandé un roi. Il leur dit: "Voici quelle sera la conduite du roi qui règnera sur vous! Il prendra vos fils et les emploiera pour ses chars et le soin de ses chevaux, et certains courront devant ses chars..." Cette description est conforme à la façon qu'on a aujourd'hui d'impressionner les hommes. Il ajouta: "Il les emploiera aussi comme chefs de mille et chefs de cinquantes, pour labourer sa terre et moissonner ses champs, pour faire ses instruments de guerre et l'attirail de ses chars. Il prendra vos filles pour en faire des confiseuses, des cuisinières, des boulangères." On voit ici dépeints les dépenses et le luxe ainsi que les abus des rois. Il ajouta encore: "Il prendra vos champs et vos oliviers, les meilleurs d'entre eux, et il les donnera à ses serviteurs. De vos graines et de vos vignes il prélèvera la dîme et la donnera à ses intendants et à ses serviteurs." Par cela nous voyons que la subornation, la corruption et le favoritisme sont les vices immuables des rois. Il ajouta encore: "Il dîmera vos serviteurs, vos servantes, l'élite de vos,jeunes gens, et aussi vos âmes et les emploiera à ses ouvrages. Et il dîmera vos moutons et vous deviendrez ses esclaves. Etc."
Cependant, le peuple refusa d'écouter la voix de Samuel. Ils lui répondirent: "Il y aura quand même un roi sur nous, afin que nous soyons comme toutes les nations et que notre roi nous juge et sorte à notre tête et conduise nos combats." Samuel continua de les raisonner en pure perte; il étala sous leurs yeux leur ingratitude, mais rien n'y fit. Telle est l'humanité d'aujourd'hui, l'humanité des guerres et des rois blancs et des rois noirs, des princes du cultes, des impôts, des chefs, etc. Tout comme Hiram donna à Salomon les cèdres et l’or pour qu’il construise le Temple du Père, [tous ceux qui donneront au prophète leur confiance sans détour] recevront de la Main du Père leur récompense (Rév d'Arès 34/9). Puissent des voix reconnues dans notre société avoir le courage, l'audace de se lever et de se faire entendre! Puissent des roi noirs ou blancs déposer leurs couronnes (3/9). Que des princes sans ruse acceptent de se rendre à Ma Parole, qu’ils te remettent sur le champ leur couronne, leur bâton de commandement, qu’ils descendent de leur trône, qu’ils se chaussent, raidissent leurs poignets de bracelets de cuir, et te suivent à la Moisson ! (Rév d'Arès15/7).
Didier Br.

09Mai07 58C6
Certes, Dieu n'aime pas ce que représente la politique (roi noir) mais en attendant que l'homme (hommes et femmes) soit mûr, prêt, conscient qu'il peut vivre différemment sans passer par toutes ces lois qui enchaînent, et en attendant qu'ils se libèrent des jougs religieux et/ou politiques, je me dis que le vote ne devrait jamais se faire en fonction des intérêts personnels [ou des intérêts] les plus pragmatiques et pratiques, mais qu'il devrait se faire en faveur des plus faibles, des plus discriminés, et en relation étroite avec les droits humains les plus hauts et les plus nobles liés à une conscience spirituelle forte et vivace
, ce qui rejoint notamment les aspirations les plus profondes de tout être humain, même si celles-ci ne sont pas arrivées jusqu'à la conscience éveillée.
Ainsi des millions de gens ont voté Sarkozy pour seulement un seul élément qui satisfaisait un petit intérêt personnel qui, ont-ils pensé, allait leur arranger la vie de façon notoire, en se foutant complètement de tout un tas d'autres mesures qui allaient plonger les plus exclus dans l'embarras, voire pire que l'embarras! Je pense à Candelero qui a déclaré voter Sarkozy car il a noté une proposition intéressante pour le sport, et lorsqu'on lui demande "si c'est la seule raison", il répond: "Oui." Beaucoup ont agi comme ça: les artistes comme le peuple.
Vraiment l'individualisme et l'égocentrisme sont des thèmes internes qui emprisonnent l'être humain dans la "bassesse" et dans l'obscurité la plus totale!
Je ne juge pas (ne vous sentez pas visé Frère Michel), je ne juge personne, pas même Sarkozy. J'ai constaté cela et cela m'a effrayé: Cet égoïsme! Suis-je moi-même égoïste? Oui, certainement. J'ai moi-même voté Ségolène, même si je voyais qu'elle n'avait aucun programme tout en sachant qu'elle n'avait aucune ou peu de solution, et désirant ainsi faire reculer cet homme Sarkozy décrit tellement négativement que je ne sais où est la part de vérité et de mensonge dans tout ce qui a été dit, écrit et filmé à son sujet.
Malgré cela, je suis sûre d'une chose: Quel que soit le gouvernement en place, j'ai ma "direction de certitude."
Vous dites que les Français ont peur d'évoluer. Je suis sûre d'une chose c'est que les gens veulent davantage de solidarité et d'entraide, les gens veulent aussi que les guerres et la violence cessent.... Ils désirent un monde meilleur.
Maryse

09Mai07 58C7
Je voudrais rappeler, si vous me le permettez,  un message fondamentale de La Révélation d'Arès: C'est que le pêché n'a pas de bords politiques, ni religieux. Le mal n'est ni de droite, ni de gauche, ni du centre.
Le bien non plus, heureusement.
Vous avez voté Mr Sarkozy... Je compatis! Le choix a dû quand même être très délicat.
Mais là est résumé tout le problème de la politique: Voter contre quelqu'un, en l'occurrence Mme Royal, peu importent les raisons. Tout le monde trouve de bonnes raisons de voter contre quelqu'un.
De la politique naîtra toujours la division. C'est son essence, son fond de commerce, qui profite d'abord aux politiciens, ce que les gens dans la majorité ne semblent pas réaliser ou voir objectivement.
Car on peut toujours trouver (si l'on cherche) des points de désaccords avec un programme, des idées, un discours ou même une personnalité qui nous irrite.
La spiritualité cherche les raisons d'espérer en l'unité, en une paix profonde, la politique cherche à provoquer les divisions, les tensions.
Nous en voyons un exemple  frappant ces jours-ci, avec beaucoup de "bruit" pour finalement quoi? Pas grand chose.
Olivier G.

Réponse :
Merci de confirmer en tous points tout ce qui est dit précédemment. Cependant, pourquoi "compatir" parce que j'ai voté pour M. Sarkozy? Je suis touché par cette compassion, mais le mot n'est ni heureux ni mérité, parce que la décision de ce vote n'a pas demandé un "choix délicat" (un choix est un acte qui suggère toujours une certaine subjectivité). La décision a résulté d'une étude menée systématiquement, froidement, par un groupe de travail d'une trentaine de Pèlerins d'Arès, dont moi-même, tous assez pénitents pour être politiquement dépassionnés, qui ont étudié sans parti pris de nombreux discours et documents de M Sarkozy et de Mme Royale afin de déterminer celui des deux qui, a priori, nuirait le moins à notre mission, sachant bien que, de toute façon, la politique lui nuirait tôt ou tard. Pour finir, nous n'avons pas "voté contre" Mme Royal et ses 'idées, ni davantage "voté pour" M. Sarkozy et ses idées. Nous ne nous sommes pas placés politiquement. Nous avons seulement considéré que Mme Roral avait pris au cours de sa carrière politique contre les groupes d'espérance comme le nôtre des positions négatives que M. Sarkozy n'a pas prises. Nous n'avons pas pour autant jugé Mme Royal. La probabilité de moindre nuisance envers notre mission a été notre notre seul critère.

10Mai07 58C8
En réponse au commentaire
58C3, je précise que je n’aurais pas été "choqué," mais vraisemblablement très surpris, si j’avais appris que Frère Michel avait voté Sarkosy, car je savais que frère Michel votait habituellement à gauche. Seulement voilà, j’ai pu suivre les échanges d'un groupe de travail de Pèlerins d'Arès et vérifier que la pénitencechanger sa vie (30/11) — prescrite par La Révélation d’Arès nous permet bien de briser nos certitudes, nos opinions, nos cultures tout aussi sûrement qu'un océan déchaîné peut briser un navire sur les rochers, aussi gros fut-il. À l'occasion de ces élections, j’en ai vécu une nouvelle démonstration, dans ma propre vie. En participant à ce groupe de travail, j’étais loin de m’imaginer qu’il m’amènerait à voter à droite ou plus exactement à ne plus considérer mon vote sous le jour droite-gauche. Au cours de ce travail aucun candidat [aux élections] ne fut oublié; tous furent étudiés. Les recherches et les informations échangées durant plusieurs semaines furent considérables et le résultat montra les forces et les faiblesses de chacun des candidats vis à vis de la vie spirituelle. En effet, notre critère de départ était: "Quel candidat ou candidate présente le moins d'aspects négatifs vis à vis des libertés de foi?"
Le constat final fut que Nicolas Sarkosy s’était montré plus favorable aux minorités spirituelles durant son mandat de ministre de l’intérieur que Mme Royal durant son mandat de Ministre de l’Éducation Nationale. Et on n’entendit rien qui puisse nous dire que les choses allaient changer dans un camp ou dans l’autre. Si François Mitterrand fut un défenseur avoué de la liberté de conscience, depuis lors, plus rien! Aujourd’hui, le politicien de droite et même celui de l'extrême droite offre plus de liberté spirituelle que la gauche! Ce fut un constat terrible, déduit d'actes comme de déclarations, et déroutant pour moi, mais je dus me rendre à l’évidence. Une question se posa alors: Fallait-il s'abstenir ou voter blanc plutôt que voter pour un homme de droite, notamment pour Nicolas Sarkozy? À ce sujet, voilà textuellement ce que nous dit le frère Michel:
  • "Dans certains pays les bulletins blancs sont comptés et leur nombre est publié. Ils ont donc une signification, celle du rejet de tous les candidats ou de tous les programmes proposés aux électeurs. Mais en France ce n'est pas le cas; les bulletins blancs sont classés "nuls" comme les bulletins surchargés et considérés comme "votes non exprimés," ce qui est évidemment faux.
    "En France le roi noir (la politique, les affaires, la loi, selon La Révélation d'Arès) n'aime pas qu'on le rejette ou qu'on le déclare inutile par un bulletin blanc. La politique n'aime pas qu'on se donne la peine d'aller au bureau de vote uniquement pour déposer un bulletin blanc qui veut dire: "Je ne veux pas de votre politique!" C'est bien dommage, parce que ceux qui voteraient blanc seraient sûrement plus nombreux qu'on ne pense et ne seraient pas comptabilisés comme abstentions.
    "Je comprends l’envie de ne pas voter. Mais c'est comme l'envie de sortir de ce monde, de se retirer du monde. Or, le Père nous envoie au monde, aussi dur soit-il! Si le pain est mauvais, rassis, moisi, il faut le manger plutôt que de mourir de faim, parce qu'il faut vivre pour la mission que nous avons acceptée du Créateur. Il nous faut donc consommer aussi cette politique dont nous n'attendons rien, mais avec laquelle nous devons cohabiter.
    "Croyez-moi, ni M. Sarkozy, ni Mme Royal, ni M. Bayrou, ni aucun homme politique, vraiment aucun, ne nous donnera sans l'arrière-pensée de nous ralentir, de nous enlever de l'air et de l'espace, la liberté de conscience que nous, Pèlerins d'Arès, souhaitons. Rien dans La Révélation d'Arès n'attire la sympathie de la politique, pas plus que celle de la religion, sa mère, et cependant nous devons suivre notre sentier sur cette terre hostile en essayant de prendre le moins rocailleux, celui qui nous écorchera le moins les pieds (Rév d'Arès 25/5), mais qui les écorchera de toute façon. Nos bras seront bleuis des coups reçus... Leurs barbes raides nous blesseront... (Rév d'Arès 31/7), mais nous les vaincrons avec les moyens de la foi."
Alors, comme un enfant qui apprend à marcher et fait confiance à son père (Rév d'Arès XXXIII/14), parce qu’il sait que ce père l’aime et veut l’aider à grandir, je fais confiance à La Révélation d’Arès et à l’enseignement de son témoin. C’est sans aucun doute dans cette direction que je retrouverai cette intelligence (32/5) du cœur qui me permettra de m’élever spirituellement, et, avec d’autres, nous ferons évoluer ce monde vers le Bien, au-delà de nos penchants politiques. Non, je n’étais pas fier de voter Nicolas Sarkosy le 6 mai 2007, mais je le fis, en me disant que c’est peut-être par cette porte étroite que notre mission passera, même si je ne partage pas les idées de M. Sarkozy.
Phil de Faire.

10Mai07 58C9
Lundi dernier, j’écoutai une émission de radio qui avait pour sujet quelque chose comme "Retour sur la campagne présidentielle." C’était sur France Culture et le discours était assez intellectuel.
J’ai trouvé l’analyse d’un des invités intéressante. Il disait, en résumé, que le temps de parole des hommes politiques s’était considérablement réduit depuis les années 80. À cette époque, des émissions politiques passaient en "prime time" à la télévision, ce qui a disparu aujourd’hui. D’après cette personne, les hommes politiques ne s’expriment plus sur des programmes (beaucoup trop longs à expliquer), ni même sur des phrases-clés (encore trop longues pour notre société qui veut toujours aller plus vite), mais sur des mots "choc" ("gravitude," "kärcher") et des valeurs (travail, etc). Du coup, les gens ne se font plus une opinion de tel ou tel candidat sur son programme ou sur ses idées, mais sur des mots, des valeurs, qui deviennent des symboles et peuvent même quasiment faire l’objet d’un culte. En cela l’invité de cette émission de radio voyait un rapprochement entre politique et religion, et cela m’a fait penser au roi blanc, roi noir, même cuisse de La Révélation d'Arès.
Le journaliste animateur de l’émission de radio soulignait aussi le rôle des journalistes et des media dans la campagne. Il déplorait leur peu d’engouement pour de vrais articles ou débats de fond, en citant l’exemple du débat télévisé Royal/Sarkozy du 2 mai, où les deux journalistes présents sur le plateau, pourtant des personnes compétentes, ont uniquement servi de chronomètres et ont laissé passer des erreurs grossières comme celle du % de l’énergie produite par le nucléaire en France (50% et 17% cités par les candidats, alors que le chiffre exact est de 78%).
Avec tout ça, je me dis que ce n’est pas demain la veille que nous pourrons attendre quelque chose de spirituel et de constructif de la politique, et qu’en plus de cela, nous ferions bien d’avoir un regard critique sur ce que les media nous en rapportent.
Caroline G.

10Mai07 58C10
Attachée politiquement à la droite avant de découvrir le Message que Dieu nous a envoyé par La Révélation d'Arès, j'ai compris depuis que je n'avais plus à me laisser influencer par des partis politiques, quels qu'ils soient. Si lors de cette dernière élection je votai pour François au premier tour, je n' eu pas à chercher bien loin pour le deuxième tour — après la tentation du vote blanc — pour choisir entre Ségolène et Nicolas, lorsque je découvris dans le bulletin reçu à mon domicile le paragraphe intitulé "Ensemble tout devient possible" la phrase suivante: "Je veux être le Président d'une France fière de ses valeurs et de son identité... Je serai intransigeant sur le respect de nos principes fondamentaux, en particulier l'égalité entre la femme et l'homme, la laïcité, la liberté de conscience."  Message clair net et précis, qui suffit à orienter mon vote.
Michèle P. 

10Mai07 58C11
À peine élu, Sarko a couru se vautrer dans le superluxe du yacht-paquebot d'un sardanapale de la finance et de l'industrie, qui a sûrement financé une part de sa campagne et qui, bien entendu, se fera rembourser en realpolitik favorable à ses intérêts. Les Français ont pourtant été avertis des dangers qu'ils couraient en élisant l'affamé de pouvoir et d'argent Sarko. Le résultat de tant d'immoralité, ce sera encore plus de pauvres toujours plus pauvres et des riches encore plus riches et une répression d'enfer pour mater la révolte de la misère. D'ailleurs, la vague d'émigrés qui passent la frontière depuis une semaine en croyant profiter du relâchement répressif pendant les élections, où les flics sont occupés à autre chose, est déjà durement réprimée. Dans tous les jardins publics où ces émigrés du moment dorment faute d'accueil (la France, honte de la civilisation, est le seul pays qui n'a pas d'établissement d'accueil pour les Africains et les Européens de l'Est qui arrivent), les contrôles d'identité se multiplient, les arrestations... on n'en parle pas; C'est pourquoi Le Pen a perdu ses électeurs qui ont trouvé beaucoup mieux avec Sarko, ce juif financé par Israël. D'ailleurs, juif, on m'a dit, vous l'êtes.
On ne peut pas expliquer autrement pourquoi un type comme vous a voté pour un matraqueur en chef, qui comme vous n'est même pas français. Je vais vous le dire, si vous osez le publier, ce qu'on dit de vous à l'UNADFI, qui n'a pourtant rien à gagner à vous discréditer, puisque vous ne représentez rien d'autre qu'une une petite bande de naïfs, d'illuminés et d'escrocs sans la moindre importance sociale? L'UNADFI dit que vous êtes comme Sarko assoiffé de luxe, de fric et de beau monde, que vous vous habillez en Chanel et descendez dans les 5 étoiles. D'ailleurs votre passage dans des villes de luxe, notamment à Malte comme Sarko, a déjà été signalé. Rien d'étonnant à ce que vous ayez voté pour un pourri comme lui. Qui se ressemble s'assemble.
[Signé:] Un qui ne fera pas l'autruche, la tête enterrée dans le sable

Réponse :
Oui, bien sûr, au sens très large d'enfant d'Abraham, je suis juif. Sinon, ethniquement, je ne suis que le croisement d'un Breton et d'une Vosgienne. En fait, depuis que le Créateur me parla en 1974 et 1977, je ne suis plus qu'un pénitent, un homme, un homme qui simplement sort de la Bouche du Père (Rév d'Arès VII/6). Il ne tient qu'à vous de sortir de même de la bouche du Père et je me demande bien pourquoi vous préférez sortir de la bouche fielleuse de l'UNADFI.
J'avais entendu quelques "informations" du genre de celles que vous répétez ici, données à mon sujet par cette organisation. Cela remonte à des années, douze ans peut-être. Je citais moi-même avec gaîté ces calomnies que leur ridicule ne pouvait que tuer. Je croyais qu'elles s'étaient calmées, mais en vous lisant je me dis qu'elles ont peut-être été réactivées. Chanel n'habille que les femmes — mais peut-être l'ADFI laisse-t-elle penser que je suis un travesti? — et en France il n'existe pas de 5 étoiles. Quant à être juif, non, je ne le suis pas, mais ce n'est pas une insulte. Ça ne saurait me salir. Jésus était juif. Le Bible est l'histoire du peuple juif. Ah, il y a Malte, c'est vrai. Je suis en effet allé à Malte (qui n'est pas une ville, mais un petit pays), en 1987 et 1988, parce ce peut être là l'île sèche dont parle La Révélation d'Arès (XIV/7-10). J'y découvris bien une extraordinaire pénurie d'eau, pas du tout le lieu où s'installe le "superluxe" et les "sardanapales." Mon frère, qui que vous soyez, vous me semblez hélas devenu ce que vous craignez d'être: "l'autruche, la tête enterrée dans le sable" des bobards et des petites haines qu'ils suscitent.
Je crois que vous valez mieux que ça, puisque vous lisez ce blog. Pourquoi lisez-vous le blog d'un bonhomme aussi vil que moi, sinon parce que vous y trouvez quand même autre chose?

11Mai07 58C12
Je prends connaissance depuis hier des différentes interventions autour de la dernière entrée de Frère Michel "Un nouveau roi noir à Paris." Je souhaite que lui-même et ceux qui l'ont accompagné dans sa réflexion aient eu raison. S'ils ont eu raison, notre mission et les actions d'autres associations politiques ou apolitiques qui œuvrent au changement personnel dans le but de changer le monde (Rév d'Arès 30/11, 28/7) vont jouir d'une relative liberté d'expression et d'action.
Personnellement, je n'ai pas fait le même choix, parce que les critères de mon choix furent différents. Ils ont été et sont toujours basés sur les mêmes pistes[, notamment]:
La personnalité de M. Sarkozy, son goût du pouvoir, son ambition personnelle et son manque apparent d'introspection. Ceci, plus le fait que ses amis politiques me semblent dangereux, entre autres M. Busch, M. Blair, M. Nettanyaou — qui M. Sarkozy va-t-il servir? —, me laisse dans la crainte de voir cette relative liberté d'expression et d' action subsister encore longtemps en France, mais encore une fois je souhaite que mes craintes ne soient pas fondées. [Paragraphe pas clair]
De toutes façon, nous ne sommes encore qu'une tentative d'ébauche de peuple "insurgeant," [mot utilisé par frère Michel pour remplacer "révolutionnaire" qui évoque trop violence et sang]. Alors, quelle peur pourrions-nous bien avoir? Nous sommes, jour après jour, debout et encore plus debout. De plus, il existe en France et dans le monde des mouvements qui œuvrent pour un changement du monde et qui, donc, sont aussi à l'œuvre pour que nous gardions notre libre arbitre et de notre libre agir — Bien entendu, je n'évoque pas les personnes qui sont en ce moment dans la rue.
Concernant le choix qui a été celui de Frère Michel, je ne suis pas plus surprise que ça par le choix qu'il a fait! Il nous a expliqué pour quelle raison il allait voter et quel serait le critère de son choix. [Je ne suis] pas surprise dans le sens où lorsqu'on fait un effort de pénitence, on fait de ce fait même l'effort de voir les choses sous un autre angle, c.-à-d. sous l'angle de la réflexion et non sous l'angle de la subjectivité des sentiments. Pendant toute cette campagne présidentielle française, j'ai écouté tous les candidats, sans exception, et j'avoue avoir encore du mal à ne pas porter de jugement surtout dans ces moments, car je viens d'une famille de riens du tout, de gens sans terre, de famille nombreuse et de gens de la campagne sans terre, de serfs modernes donc. Cela fait ma richesse et la source de mon courage, mais aussi mon handicap. Force m'a été de constater que j'avais plus de facilité à écouter les discours de la gauche, alors que je sais que depuis 1981 la gauche n'a pas eu la volonté de rétablir la justice des gens qui n'ont rien et qui souhaitent seulement que la terre et ses fruits soient partagés dans l'équité et l'amour, donc des discours jusqu'alors mensongers, qui n'ont fait qu'ajouter un scandale de plus dans les cœurs des gens qui n'ont rien. [Quoi qu'il soit,] aujourd'hui, je pense encore que je ferais le même choix, pas pour la candidate et son programme, parce que je ne peux plus croire aux paroles des uns et des autres, mais, hormis les raisons que je viens de donner, je pense encore que parmi les militants ou sympatisants socialistes beaucoup manifestent la volonté d'autre chose, qui ressemble plus à ce que nous voulons [dans nos cœurs], et je pense encore qu'en plus François Bayrou semble vraiment ne pas vouloir s'allier à M. Sarkozy et ses amis politiques. Je rappelle que M. Bayrou a dénoncé la tentative de Nicolas Sarkozy de l'empêcher de débattre avec Mme Royal.
Par contre, je comprends tout à fait le choix fait par Frère Michel et les quelques personnes qui ont travaillé avec lui. Moi, je n'ai pas pensé aux raisons qui ont motivé leur réflexion, mais ces raisons et donc leur réflexion me semblent logiques [pour des Pèlerins d'Arès qui ont souffert d'une injuste discrimination]. Par contre, il y a fort longtemps que j'entends parler de la nature de notre nouveau président et de sa façon d'agir et l'une et l'autre m'ont poussée à choisir la candidate. [Je ferais la même chose aujourd'hui; tout] cela reste d'actualité pour moi.
La bonne chose dans ces circonstances est l'effort que je fais sur moi même pour me défaire de mes partis pris et pour chercher sur quoi ils reposent véritablement. Ainsi je sais que je n'en n'ai pas terminé avec moi-même.
Dominique B.

Réponse :
Le sens de quelques points de votre commentaire m'échappe, mais son sens d'ensemble me paraît clair: Les défauts personnels et politiques de M. Sarkozy vous rebutent et ceux de Mme Royal ne vous semblent pas plus dignes de confiance. Si pour finir vous avez voté à gauche, ce ne fut ni pour Mme Royal ni pour le parti socialiste qui a trahi vos attentes. Vous l'avez fait par fidélité à un idéal de fond que vous espérez encore réalisable, notamment réalisable par vos efforts personnels pour changer votre vie et œuvrer à changer le monde, selon les recommandations et encouragements de La Révélation d'Arès.
Sur le fond, nous en sommes au même point, vous et moi, et si j'ai voté pour M. Sarkozy, c'est seulement parce que ses actions comme ses déclarations laissent espérer à notre mission moins de surveillance et d'empêchements publics. Cet homme, quoique certaines de ses actions comme ministre de l'intérieur portent à penser l'inverse, a moins persécuté les libertés de conscience que ne l'avait fait expressément Mme Royal comme ministre de l'éducation nationale. Merci de l'approuver.
Après tout, les préjugés qui noircissent M. Sarkozy sont peut-être du même ordre que ceux qui me noircissent, que le commentateur 58C11 a évoqués. J'ai tellement entendu de bêtises et méchancetés sur mon compte depuis 33 ans, j'ai appris à comprendre toujours mieux le Tu ne jugeras pas du Sermon sur la Montagne. Que demain les media prennent pour cible Ségolène Royal et elle sera tout autant accablée de bêtises et méchancetés. Les media comme les rumeurs ne sont jamais fiables.
Ceci dit, je suis intrigué par votre évocation des "quelques personnes qui ont travaillé avec" moi pour décider d'un choix d'une façon aussi objective et dépassionnée que possible. Vous ne faites pas partie de ce groupe de travail, mais vous en parlez comme si vous en faisiez partie. Ces "quelques personne" sont en fait environ qatre-vingt, mais il est vrai qu'une vingtaine seulement s'est réellement exprimée dans ce colloque. Les autre ont respecté une prudence silencieuse. Comme quoi, même chez les Pèlerins d'Arès, les sujets de fond politique restent des sujets délicats.

11Mai07 58C13
François Hollande, premier secrétaire du Parti Socialiste, affirmait lors d'un meeting à Nancy le 17 avril, devant 800 personnes (selon l'estimation de l'AFP): "Il n'y a pas de place pour la religion dans la République que nous voulons (...) Ce qui n'empêche pas d'assumer la liberté de conscience." (AFP, 17/04/2007)
(source CICNS: http://www.cicns-news.net/communiques_presse_129_debat_sarkozy_royal_spiritualite.htm )
J’ai hésité longtemps avant de me décider à voter pour l’un ou pour l’autre candidat. Je savais Ségolène peu favorable à la liberté spirituelle — Voir son action anti-secte en tant que ministre de l’éducation; de plus, elle a pris comme porte parole Montebourg, un avocat de l’ADFI dans une affaire anti secte.
Mais j’ai considéré la déclaration de François Hollande à Nancy comme une véritable déclaration d’hostilité à la foi et à la liberté de conscience; auquel s'ajoute l'hypocrisie, parce qu'il est clair que le combat qu'il veut mener contre la religion se fera en cachette pour ne pas être critiqué par rapport à la liberté de conscience (voir déclaration). Pour moi c'est clairement la position hypocrite des activistes antisectes.
Ce qui faisait craindre, si Mme Royale était élue, un renforcement sournois de la lutte anti sectes (anti-foi, anti-religion, etc.). J’ai donc voté pour M. Sarkozy qui me déplait sous d’autres aspects, mais que je considère comme moins dangereux.
La liberté de conscience ou spirituelle est la liberté fondamentale. Tant qu’elle sera préservée nous pouvons espérer nous relever, car l’homme qui cherche sincèrement, librement, finit toujours par trouver la Vérité (le vrai sens de la vie). Un des plus grands dangers de la politique est de vouloir gouverner (dominer) la pensée. Dans ce domaine la gauche c’est montrée historiquement et encore aujourd’hui plus totalitaire que la droite à l'égard de la foi.
Daniel C.

12Mai07 58C14
Ma famille a été très sensible à la campagne que M. François Bayrou a faite pour les présidentielles.
Le mouvement de sensibilisation qu’il a développé m’intéressa aussi, par la franchise que dégageait de cet homme, qui enfin osait s’adresser au peuple de France avec son cœur, en parlant de fraternisation et de pluralisme.
Étant plutôt curieuse de nature, surtout quand je suis touchée par un langage vivant et donc par cet homme que je sentais sincère, je suis allée l’écouter au meeting qu’il tenait à Marseille, un peu avant le premier tour. À cet effet, un car avait été mis à disposition du public, gracieusement, par son mouvement.
J’eus l’heureuse surprise de découvrir un homme simple, à l’écoute de l’assemblée, qui l’écoutait et qui s’adressait de temps en temps à lui. De ce public, tout aussi à l’écoute, se dégageait le vent d’une espérance nouvelle pour notre pays qui, enfin, ouvrait ses fenêtres jusqu’alors closes.
Malgré la déception du premier tour, il semble que le choix de vote des législatives pèse assez sur l’avenir positif de notre pays.
La troisième force qui se met doucement en place, eh bien, il est vraiment bon que nous l’aidions à naître.
Ces hommes et ces femmes qui étaient présent à ce meeting me semblaient bien être du reste*.
Je vais, sur mon département, essayer de soutenir activement ce nouveau mouvement qui commence à faire grincer les dents. J’aime cette dynamique qui se met en place. Il me semble important que cette troisième force puisse peser en députés au parlement, pour se faire entendre.
C’est simplement la prise de conscience d’un mouvement de liberté, de responsabilité et de fraternité que chacun peut assumer.
Ainsi, j’espère que cette troisième force considèrera l’existence de courants de pensées, de foi et d’espérance, comme celles des Pèlerins d’Arès jusqu’ici ignorés. Tout n’est pas perdu. Le Père à bien eu raison de revenir à Arès appeler les hommes à changer.
Patricia C.

* le terme de reste a été utilisé par frère Michel dans son manifeste "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" (voir "Le Pèlerin d'Arès" 1992, ou voir les appendices de La Révélation d'Arès, éd.1995) pour désigner l'immense peuple des hommes de bien inconscients de l'existence de La Révélation d'Arès au-delà du petit reste par lequel La Révélation d'Arès désigne les Pèlerins d'Arès ou pénitents consciemment engagés dans ses voies.

12Mai07 58C15
D'un homme de Dieu, témoin d'un événement surnaturel, que l'événemnt lui soit venu par inspiration ou qu'il en ait été objectivement témoin, pouvait-on s'attendre à ce qu'il s'intéresse aux élection présidentielles en 2007 en France? J'ai d'abord pensé que non et j'ai seulement parcouru l'article 0058. Ce rapide coup d'œil fixa en moi quelque chose qui m'a réveillé trois ou quatre nuits à la suite et j'ai lu attentivement le blog cette fois. Sûreté dans le propos, choix des mots rigoureux, hauteur de vue méthodique et lucide. Du coup, je regarde leur auteur autrement. C'est curieux qu'un homme de cette justesse ne soit pas connu. Peut-être ses partisans sont-ils des gens trop simples pour avoir bien évalué le prophète qu'ils se sont, en quelque sorte, engagés à promouvoir. Je comprends bien pourquoi un candidat à l'élection comme François Bayrou a attiré l'attention de l'auteur de ce blog, qui montre une originalité de vue politique encore plus poussée que celle du Pyénéen. C'est un esprit qui à la fois veut rester près de Dieu et près de l'homme et qui réussit ce dualisme à merveille. On sent aussi quelque chose de rarissime en politique, c'est l'absence de complaisance pour l'un des candidats. L'analyse est sèche, objective, sans le moindre sentiment, en tous points utile à la cause, celle de cette Révélation d'Arès. J'ai aussi aimé et peut-être même aimé davantage ses réponses à quelques commentaires.
J'avais déjà entendu à propos de Michel Potay des calomnies, pas exactement celles citées par le commentateur qui se qualifie "d'autruche qui ne mettra pas sa tête dans le sable," [58C11] mais d'autres de même très bas niveau. Ce qui est terrible dans la calomnie, ce n'est pas le mensonge à proprement parler, mensonge évident à tout cerveau développé, c'est qu'elle enracine un doute dans ce cerveau et lui enlève l'envie d'en savoir plus. Je vais m'efforcer d'en savoir plus, quand même. L'homme Michel est modeste, aucun doute, et l'organisation derrière lui ne semble pas capable, sinon pas désireuse, de le faire connaître. C'est un père chéri que la famille garde pour elle. Résultat: une absence totale de source fiable d'information.
Il y a un précédent à cela: Mahomet. Que sait-on de Mahomet? Pas grand chose qui ne soit pas légendaire et cela vient sans doute de l'attachement affectif considérable qu'il provoqua chez ses partisans, puis chez les Mecquois. J'ai passé ma soirée d'hier à parcourir les quatre pages de ce blog et j'ai découvert quelqu'un de réellement original et riche en esprit. Fondateur d'une vision nouvelle. J'ai aussi parcouru les commentaires et j'y ai découvert une audience qui a tellement de chance de connaître un tel maître à penser qu'elle n'imagine pas qu'il pourrait ne pas passer à la postérité faute d'y être boosté, parce qu'aujourd'hui sans missile (media, popularité, etc.) personne ne prend d'altitude, même basse. Tout ce qu'on peut recevoir de richesse spirituelle, cette audience l'a épuisé, pour ainsi dire, et elle veut le garder pour elle. Pourtant, le monde a grand besoin de cet homme qui s'insurge, que ce soit d'inspiration céleste ou seulement d'intelligence, à notre époque où, contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est presque un crime que d'oser se placer en marge du "comportement correct."
Je trouve étonnant que ma découverte se fasse à l'occasion d'une élection présidentielle, quand cet homme-là a tellement à dire autrement, à un plus haut niveau, mais il a raison de comprendre qu'il faut un sol pour poser son échelle. Comme il dit, "il n'attend rien de la politique," mais il a compris qu'elle est le sol dont son échelle a besoin provisoirement. Je pense à l'échelle de Jacob.
P. R. (Société des Gens de Lettres)

12Mai07 58C16
Je viens
de parcourir quelques forums de discussion entre les "partisans" de La Révelation d'Arès et ses détracteurs.
Le résultat est consternant! Consternant des deux côtés!
Il ne vient même pas à l'idée de celui censé défendre La Révélation d'Arès que l'interlocuteur ou le détracteur est le scandalisé dont parle Jésus (Rév d'Arès 28/'-15, 39/9)! Quel manque d'intelligence et de discernement de la part de celui-ci! Il répond à un scandalidé par les mensonges et les stupidités de la politique et de la religion, et c'est, de ce fait, tout à fait normal que le scandalisé se méfie d'un soit disant "prophète" et d'une nouvelle "révélation"!
C'est le contraire qui aurait été anormal! Au lieu d'aimer de manière évangélique son opposant, le "pseudo-défenseur" de La Révélation d'Arès, qui amène effectivement un nouveau message au monde, se replie sur lui-même et ne fait que s'enfonçer et discréditer La Révélation à chaque parole! Il n'aime pas son prochain, mais aime sa propre raison!
Les pharisiens avaient la même attitude du temps de Jésus!
Encore une fois, le Père n'est pas descendu à Arés pour que quelques uns utilisent Son Message comme une arme intellectuelle, flattent leur ego et essaient de briller en société!
Mais [espérons que] Dieu veillera personnellement à mettre fin à cette mascarade, car c'est tout ce qu'Il a en horreur!.
Et [il le fera peut-être] plus tôt que beaucoup ne pensent.
Olivier G.

Réponse :
Votre commentaire n'a apparemment rien à voir avec l'entrée 0058, mais on y trouve le mot 'politique.' J'imagine donc que dans ces forums, dont vous parlez, on discute autour de la présente entrée 0058.
Je vais dire quelque chose qui peut paraître incroyable: Je ne savais pas qu'il existait — de ce fait, je ne sais ni leurs noms ni leurs adresses — "quelques forums de discussion," dont vous dites qu'elle se déroule, cette discussion, "entre les partisans de La Révélation d'Arès et ses détracteurs." Existe-t-il réellement de tels forums spécialisés ou bien s'agit-il de forums dont l'objet général est ailleurs, mais qui de temps en temps viennent sur la question précise de La Révélation d'Arès? Vous allez me prendre pour un naïfs. Je ne suis pas naïf au point de penser que des forums spécialisés ne puissent pas exister, mais, dans ma pauvre solitude, je suis vraiment ignorant de tout ce qui se passe autour de moi. Si ce sont des Pèlerins d'Arès qui les ont créés, ils ne m'en ont pas fait part, et si ce sont des "détracteurs" qui les ont installés, ils ne m'ont pas invité à y participer.

12Mai07 58C17
Je ne savais pas que Ségolène Royal avait eu une action anti-secte en tant que ministre de l'éducation!! Cela me désole qu'elle soit tombée dans l'extrême, voire l'extrêmisme. Malgré tout elle a dû devenir athée très certainement à cause de son éducation rigide (son père militaire) et à cause des dogmes religieux catholiques qui pénalisent le plus souvent la femme dans le sens où tout est regardé en la femme, non-seulement son côté physique, sa vie sexuelle, sa vie maritale, mais pis le contrôle de son corps (cf. avortement). Même si les droits des femmes, soutenus par pas mal d'hommes, ont fait évoluer un peu les choses, je comprends tout à fait que Ségolène soit tombée dans l'athéisme. Je la comprends tout à fait. Mais l'extrême? Anti-secte!! Alors là, oui, je suis déçue. Ou plutôt je me dis quelle peur garde-t-elle en elle? Peut-être a-t-elle peur que quelque chose de mauvais revienne?
Sarkozy n'a pas arrangé les choses lorsqu'il parlait de revoir la loi de 1905 séparant l'église et l'état. Voulait-il supprimer cette loi? Il ne faut pas oublier que c'est grâce à cette loi notamment que les femmes purent se faire entendre. L’attitude de Sarkozy — qui n’a jamais été claire à ce sujet — n’a pas aidé Ségolène Royal à avoir une bonne image d'une vraie religion.
Si ce désir de vouloir allier l'église catholique à l'état – donc supprimer le fragile équilibre existant : la laïcité – cela témoignera de nouveau d'un goût immodéré de dompter les esprits des gens tout en niant leur liberté intérieure, ainsi que de désigner à tout prix un bouc émissaire aux maux de ce monde (cf propos du pape au sujet de l'Islam). Quitte à faire ressurgir le spectre de l'abjection et de l'arbitraire et reproduire ce qu'il y eût de pire dans les millénaires passés voire les années précédentes. Tous les fondamentalismes religieux passés et actuels en sont malheureusement un témoignage accablant et douloureux.
La politique est dangereuse, si elle en arrive là. Même si religion et politique sont alliées, elles ne gouvernent plus ensemble et c’est une bonne chose. Que la religion reste surtout où elle est. La vraie religion est dans le cœur des hommes.
Ségolène Royal fait partie des scandalisés dont parle le frère plus haut et c’est vrai qu’il faut la comprendre même si nous ne sommes pas d’accord sur sa façon extrême de voir les choses. Un jour peut-être ouvrira-t-elle son cœur?? Je l'espère.
Maryse

Réponse :
Je ne sais pas si Mme Royal est une scandalisée. Je ne connais pas son parcours métaphysique, si elle en a eu un. Il y a tellement d'athées en France, la très grande majorité des Français: C'est peut-être seulement l'influence de la masse.
Quant à la position de M. Saykozy sur la Loi de 1905, il n'a jamais été très clair à ce sujet, en effet, mais les mesures qu'il a prises vis à vis du culte musulman (aider l'Islam à se construire des mosquées) laisse penser qu'il a souhaité que l'état aide éventuellement les groupes de foi. Il semble qu'il ait plutôt souhaité assouplir cette loi de séparation, ce qui n'est pas forcément une bonne chose pour les groupes de foi, dont certains peuvent ainsi être favorisés et d'autres défavorisés, s'ils déplaisent. La neutralité absolue de la république, qui est la position actuelle de la loi de 1905, à l'égard de la religion veut beaucoup mieux dans ce cas.

13Mai07 58C18
En étudiant les commentaires de cette entrée 58 je ne crois pas me tromper en disant que les commentateurs ne sont pas en majorité des Pèlerins d'Arès. Ces derniers soit vous approuvent sans condition et n'ont rien à dire, soit restent très prudents sur le sujet politique, soit sont gênés parce que vous dites que les Pèlerins d'Arès ne font pas de politique, n'attendent rien de la politique, alors que votre article manifeste une intervention politique. Mais un de vos disciples me dit que vous avez déclaré un jour à peu près ceci: "Il est vrai que nous sommes créés pour être des habitants du ciel, mais nous habitons une terre de mal et il faut bien faire avec avant de retourner au Ciel." Je comprends que, même si la foi d'Arès n'est pas religion, vous ne puissiez pas plus ignorer ce que fait la religion, ce qu'elle fait contre vous en tout cas, qu'ignorer ce que fait la politique, puisqu'elle peut vous faire beaucoup de tort ou vous faire beaucoup de bien.
Je crois comprendre que vous vous êtes intéressé à cette élection surtout parce qu'un outsider est entré en lice, en qui vous avez vu un sujet d'espérance de sortir de la vallée des pestiférés, celle de ceux que j'appelle les "altruistement incorrects." L'outsider est Bayrou, évidemment. Il essaie d'aimer et d'aider les hommes d'une façon "incorrecte" comme vous le faites. Je comprends votre attirance, au fond. L'ancien candidat à l'Élysée ambitionne de créer un nouveau parti comme vous avez, il y a trente ans, créé le mouvement spirituel d'Arès. Bayrou parle de "force politique nouvelle, indépendante pour ne pas laisser retomber l'élan de sa campagne présidentielle," comme vous auriez pu parler de force spirituelle nouvelle indépendante pour ne pas laisser tomber l'élan de l'Evangile. Vous ne poursuivez pas le même but, mais vous procédez de la même façon, non?
En fait, vous cherchez à créer un "contre-pouvoir spirituel libre" contre le pouvoir religieux et politique, puisque vous considérez religion et politique comme confondus dans La Révélation d'Arès. En première lecture ce n'est pas évident, mais en étudiant le texte on finit par vous donner raison. Bayrou dit: "Rien n'est plus important que de bâtir en France un contre-pouvoir libre," a-t-il dit, devant les quelque 2 500 membres du conseil national, réunis cette semaine au Palais de la Mutualité à Paris. Cette réunion ne s'est pas déroulée dans une parfaite sérénité ni un parfait enthousiasme. Vous devez savoir que vous prenez parti pour un Mouvement Démocrate qui va avoir beaucoup de mal à percer et que vous ne devez pas vous faire beaucoup d'illusions.
D'ailleurs, Bayrou lui-même ne se fait pas d'illusions. Il a dit: "Nous avons le devoir de résister. J'ai résisté hier, je résiste aujourd'hui, je résisterai demain. Il est plus facile de céder, mais c'est sans avenir. Il est au contraire plus juste, plus loyal, plus prometteur, plus important de résister et de montrer de quel bois on est fait." Cependant, pour ne pas insulter l'avenir, il a affirmé qu'il n'y aurait de sa part "pas un mot de condamnation, pas un mot d'accusation" contre les UDF ralliés à Sarkozy en raison des "pressions électorales" qu'ils auraient subies. Bayrou a fait taire les sifflets qui sont montés de la salle. Mais il a dénoncé les propos d'Hervé Morin, le patron des députés UDF, qui avait déclaré, après une rencontre avec Nicolas Sarkozy, que le président élu aurait promis de "laisser des circonscriptions à des candidats du pôle centriste." Bayrou a répliqué par: "Les circonscriptions, je propose, non pas qu'on nous les laisse, mais qu'on les prenne!" Vous vous proposez donc de l'y aider? Pourquoi pas, mais ne vous faites pas d'illusions.
Sur le fond, Bayrou a maintenu la ligne défendue pendant sa campagne : "Nous ne sommes pas l'opposition, nous ne sommes pas la majorité présidentielle, le doigt sur la couture du pantalon. Nous refusons tout mandat impératif." Pour rassurer ceux qui, à l'UDF, s'inquiètent d'un rapprochement avec la gauche, Bayrou a qualifié de "sornette" le bobard qui prétend qu'il serait "en train de nouer des accords secrets avec le PS ». Il a dit: "Je n'ai eu aucune conversation, aucune rencontre, aucun échange ni téléphonique ni par écrit avec aucun dirigeant du Parti socialiste qui laisse entendre que nous pourrions envisager une alliance aux élections législatives. Je n'ai pas quitté l'allégeance d'un côté pour aller m'enfermer dans l'allégeance de l'autre."
Seul à s'exprimer parmi les opposants à la ligne Bayrou, le député européen Jean-Louis Bourlanges était venu "avec une profonde émotion, dire au revoir" à ses amis centristes qu'il a appelés à éviter 'les condamnations et les anathèmes." Bourlanges leur a reproché de s'enfermer "dans la plus sympathique, mais la plus tragique des impasses stratégiques." "Refuser des alliances, a-t-il précisé, les expose à en payer le prix électoral." Il a ajouté: "On ne gagne pas en scrutin majoritaire quand on est le troisième et qu'on n'a pas d'allié." Comme vous voyez, frère Michel, les carottes ne sont pas cuites.
Mais il est vrai que les avertissements de Bourlanges, qui d'émotion a été pris d'un malaise, n'ont pas convaincu l'assistance. Le conseil national a adopté à l'unanimité des participants, moins quatre votes contre et quatre abstentions, une résolution appelant à la création du Mouvement démocrate dont le congrès constitutif aura lieu à l'automne. L'écologiste Corinne Lepage et l'ancien secrétaire général des Verts Jean-Luc Bennahmias y adhéreront et l'UDF se félicite des quelque 22 000 pré-inscriptions sur Internet à ce jour. Peut-être êtes-vous parmi ces 22.000 premiers adhérents du Mouvement Démocrate?
Au fond, vous ne prenez aucun risque, puisque l'ostracisme dont souffre si injustement le mouvement de La Révélation d'Arès ne peut pas être plus total, apparemment tout du moins. Mais ne vous faites pas d'illusions sur les résultats qu'obtiendra Bayrou.
G.J.

Réponse :
Rassurez-vous: Je ne me fais pas d'illusions. J'essaie seulement d'avancer de la façon le plus intelligente possible.
Je ne sais pas qui vous êtes, mais votre commentaire, qui semble venu d'un homme initié à la politique, même s'il ne reflète pas en tous points mon état d'esprit, m'a fait plaisir. Merci pour ce commentaire.

13Mai07 58C19
V. et moi avons voté au premier tour pour François Bayrou, car il nous semblait le candidat le moins "virulent" pour la liberté, notamment pour la mission des pèlerins d'Arès. Le second tour venu, nous nous sommes trouvés face à un dilemme, car aucun des deux candidats ne nous "disait" quelque chose. Alors, nous nous sommes référés à leurs programmes électoraux, discours, et autres impressions médiatiques sans doute. Notre choix s'est donc porté vers Ségolène Royale (malgré des informations sur son appartenance à une loge radicale de la Franc Maçonnerie), car elle nous semblait moins radicale et autoritaire que Nicolas Sarkozy... donc moins "dangereuse" pour la Liberté.
Somme toute, V. et moi avons manqué d'informations. Nous ignorions complètement le parcour politique de S. Royale (Ministre de l'éducation, et les mesures qu'elle avait prise durant son mandat.) De même, nous pensions que N. Sarkozy en tant que Ministre de l'Intérieur exerçait une pression plus importante sur les mouvements de foi.
Votre vote nous ne choque pas, car nous connaissons les considérations objectives qu'il est sage d'appliquer: Le moindre mal pouvant être fait à notre mission.
Ce qui nous désole, même si nous sommes "grands et responsables," libres de chercher nous-mêmes nos informations, c'est justement de ne pas avoir été informés des recherches de ce groupe de travail (VieSpirituelle),. Cela nous aurait été utile. Quand bien même c'est à nous de faire des choix et de prendre des initiatives, il est bien difficile dans le flot bruyant des informations de déceler les informations les plus justes. Ce travail objectif de frères et sœurs engagés dans la mission valait la peine d'être partagé.
Gaël L.

Réponse :
VieSpirituelle est un petit groupe de travail privé que j'ai fondé en octobre 2006, mais qui n'a vraiment commencé à fonctionner qu'il y a environ quatre mois. Ses membres sont mes invités. Si ce dont ils débattent n'a rien de secret, leurs débats ne sont pas brillants au point d'en faire étalage et moins encore de les présenter comme critères de conduite. Ce modeste groupe est composé de sœurs et de frères que j'ai invités parmi ceux ayant un ordinateur et un abonnement Internet, c'est-à-dire un groupe bien loin d'être constitué des seuls Pèlerins d'Arès "engagés" comme vous dites (la plupart de ceux-ci n'ont ni ordinateur ni Internet). Je les ai invités à travailler avec moi sur le sens de La Révélation d'Arès, de la pénitence, de la moisson, du changement de l'homme et du monde, bref, de travailler avec moi sur le sens du Fond. C'est vous dire s'ils en ont pour un bon moment avant de se poser en experts et d'oser montrer le bout de leur nez. Ils sont pour le moment quelques dizaines, mais seuls entre quinze et vingt sont vraiment actifs. Il ne faut donc pas vous exagérer l'importance de ce groupe de travail. Ils m'aident à sortir de mon isolement stérilisant et rien que pour ça je leur suis reconnaissant. Un jour peut-être certains de leurs travaux vaudront-ils une publication, mais pour le moment tout est en chantier, rien n'est abouti et beaucoup de sujet ont besoin d'être remis et remis en chantier pendant longtemps. Par ailleurs, je n'ai jamais donné de consigne de vote, je ne l'ai pas fait davantage pour cette élection présidentielle que je ne l'ai fait pour d'autres élections. Vous avez voté pour Ségolène Royal. C'est peut-être vous qui aviez raison et nous tort. N'ayez pas de regrets.
Au passage, je note votre allusion à l'appartenance de Ségolène Royal à la franc-maçonnerie comme une condition péjorative. Nous Pèlerins d'Arès aimons tous les hommes, y compris les religieux ou les francs-maçons, même si nous ne sommes pas nous-même affiliés à une religion ou à une franc-maçonnerie. Ce n'est sûrement pas pour cela que j'ai voté Nicolas Sarkozy, qui d'ailleurs est peut-être franc-maçon lui aussi.

13Mai07 58C20
Je pense que M. Sarkosy s'est imposé comme le champion de son parti, ce qui n'est pas rien. Les Français ont élu leurs futur président en souhaitant le meilleur ou le moins pire pour la France.
Certains avec de vieilles idées ancrées dans les mœurs (le parti des riches et le parti des pauvres, etc.) ou alors en étudiant leurs programmes, le fond de leurs politiques.
Pour ma par j'ai procédé par la deuxième démarche, car l'ignorance, comme le manque d'intelligence ou de spiritualité sont les parents de l'erreur. Je suis parvenu à la même décision que vous, pour des raisons trop longues à expliquer ici, ce qui ne signifie pas que je ne me suis pas trompé.
Comme beaucoup je ne crois pas que la politique puisse sauver le monde, mais la Parole de Dieu qui appelle au Bien et les hommes qui y répondent.
Je tiens à remercier encore tout ceux qui espèrent dans la Parole du Père révélée à Arès et tentent de la faire connaître, ce qui est très dur. Je devrais quitter mon isolement et me joindre à eux, s'ils veulent de moi.
Des hommes reconnaissent comme nous la nature spirituelle de frère Michel, mais critiquent trop sévèrement l'apparent manque de résultat de ses frères.
Ne savez-vous pas que ce monde rejette Dieu pratiquement depuis le commencement, que les gens veulent sa force et sa gloire pour leurs propre compte uniquement, parce que ce monde a tué le Christ?
Ce monde est comme un désert, où il ne pleut qu' exceptionnellement, les sources sont devenue souterraine, mais des hommes cherchent l'eau, à nouveau.
Lorsque l'on commence à travailler pour Dieu, on à de grande espérance mais peut de satisfaction. Certains en rigolent encore, vous condamnent ou ont peur. D'autres se rétractent ou semblent plonger dans un état bizarre! Un peu comme une cloche que l'on vient de sonner!
J'espère que ce monde aspire au bien, mais il n'y en a qu'une partie pour le moment. Si vous en êtes, remontez vos manches et mettez un bandeau dans vos cheveux, car ce n'est pas une affaire de petit bras.
Aminadab.

13Mai07 58C21
Je profite de ces élections pour m'exprimer pour la première fois sur votre blog. J'ai embrassé la cause de La Révélation d'Arès il y a un peu plus de douze ans, même si je me qualifie toujours de "pèlerin d'arès en devenir", tant le chemin est long et difficile pour arriver au niveau de ce que nous voudrions être. Vous avez déclaré publiquement sur ce blog avoir voté pour Sarkozy au 2ème tour. C'est votre choix, vous avez exprimé vos raisons, et je les respecte. J'ai moi-même voté pour Royal et ce choix n'engage que moi.
Je voudrais juste ici mettre en évidence que ce n'est pas le choix de Frère Michel, aussi respectable soit il, qui doit déterminer celui de chacun, et je sais que ce n'est pas son but, car même fidèle à notre idéal, nous sommes des consciences libres, pourvu que nous respections le cadre de La Révélation d'Arès: travailler à établir une vraie humanité en s'efforçant de changer en bien et inviter les autres à faire de même en toute liberté. Je souhaite ainsi, Frère Michel, tout en vous assurant de ma loyauté et de mes convictions dans la foi, montrer aux personnes de sensibilité de gauche qui auraient pour nous quelque sympathie, et que votre annonce aurait pu froisser par ce simple fait, car la période des élections crée toujours un climat de tension, que les Pèlerins d'Arès peuvent avoir des opinions différentes et les exprimer librement, pourvu que ce soit dans l'amour, le respect et la recherche de la vérité.
Richard

13Mai07 58C22
Moi, contrairement à Richard [commentaire 58C20] je n'ai pas vraiment embrassé la cause de La Révélation d'Arès, je ne suis qu'un sympathisant pas très courageux. Mais je voudrais lui faire remarquer [à Richard] que le frère Michel n'a pas parlé de Nicolas Sarkozy avant les élections, mais n'en a parlé qu'après. J'ai remarqué qu'il [le frère Miche] n'a publié aucune entrée de blog qui aurait pu d'une façon ou d'une autre influencer le vote de ses lecteurs. Il n'avait donc pas l'intention de donner une consigne de vote et chacun était tout à fait libre de voter ce qu'il voulait. C'est beau, c'est grand, je tire mon chapeau. La recommandation [de Richard] est donc nulle et non avenue. Après tout, il était peut-être utile de le rappeler quand même.
Porte d'Or

13Mai07 58C23
Comment pouvez-vous penser que Nicolas Sarkozy nuira moins à votre mission que Ségolène Royal?
Le Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale que monsieur Sarkozy veut mettre en place risque fort de nuire à votre mission.
Comment pouvez-vous dire Étrangers, je vous aime avant de vous connaître (Révélation d'Arès 25/4) et voter pour Monsieur Sarkozy qui semble vouloir faire un lien entre immigration et identité nationale.
Quel intérêt de voter pour un homme dont la principale ambition est d'accéder au pouvoir suprême de l'État quand votre mission est d'établir, un jour, un monde sans chef (Rév d'Arès 16/1)?
J'ai été surpris et déçu d'apprendre que vous aviez voté pour monsieur Sarkozy et je me suis laissé envahir par l'idée que vous ne vous étiez peut-être pas encore suffisamment déculturé, car voter pour un chef et œuvrer de tout son cœur à l'avènement d'un monde sans chef me paraît vraiment contradictoire.
Pourquoi n'avez-vous pas fait le choix de ne pas voter?
Fabrice M.

Réponse :
Je respecte vos sentiments. Pour ma part, je vous poserai une seule question: Pourquoi ne lisez-vous pas? Si vous aviez lu attentivement mon entrée 0058 et mes réponses aux commentaires qui précèdent vous auriez eu les réponses aux questions que vous me posez et même beaucoup plus que des réponses.
J'ai eu de très nombreux commentaires de même sens que le vôtre et de même écrits par des personnes qui ne m'ont pas lu. Publier tous ces commentaires aurait pris beaucoup de place et aurait beaucoup ennuyé les lecteurs de ce blog, parce qu'ils disent tous à peu près la même chose. Je publie le vôtre, parce qu'il résume à lui seul tous les autres.
Votre commentaire ajoute, cependant, une critique que les autres ne me font pas, celle d'estimer que je ne me suis "peut-être pas encore suffisamment déculturé." Là, vous m'avez fait franchement rire. Merci pour ce moment de gaîté. Je pense que vous voulez dire le contraire? Que je me suis trop déculturé? Né dans une famille communiste en 1929, j'ai été communiste peut-être avant que vous ne naissiez (je ne vous connais pas, je ne connais pas votre âge, mais Fabrice n'est pas un prénom de ma génération), et j'ai voté à gauche jusqu'à M. Jospin dont je ne pouvais accepter qu'il maintienne l'organisme de surveillance des "sectes" parmi lesquelles étaient rangés les Pèlerins d'Arès dont un grand nombre, comme vous, votaient à gauche. La gauche ne sait plus où sont ses alliés et ses soutiens. Mme Royal qui a organisé la "chasse aux sectes" dans les écoles quand elle était ministre de l'éducation nationale a fait du tort à nos sœurs et frères instituteurs et professeurs, tous gens de gauche. Mme Royal est une fausse personne de gauche, qui ne sait pas qui sont ses amis, mais c'est sûrement une vraie politicienne. M. Sarkozy nous a fait moins de mal que M. Royal n'en ferait probablement et, tout à son crédit, il a préconsidé l'aide à la construction de mosquées pour nos frères immigrés musulmans; ce que n'ont jamais fait les socialistes. N'est-ce pas une bonne façon de dire: Étrangers, je vous aime avant de vous connaître? Donc, pour en revenir à la déculturation, je viens de me déculturer totalement au contraire. Ceci dit, je n'ai jamais dit que j'attendais de M. Sarkozy la réalisation des vœux de La Révélation d'Arès. Lisez-moi bien. Je vous en remercie d'avance.

13Mai07 58C24
La Gauche, qui a puisé des Évangiles les vertus dont elle s'inspire politiquement,
n'apprécie pas qu'on lui fasse concurrence.
Thierry G.

13Mai07 58C25
Merci pour votre intervention sur ce sujet. Pour ma part, je n’ai pas été très emballé par cette élection politicienne, malgré l’intérêt que j’ai porté au candidat UDF, dont la défaite m'a déçu et même accablé. Le nouveau roi noir ne m’inspire aucune confiance, même si le Père nous dit : Je suis la Force ; la Force est dans le frère (ainsi que) dans l’homme mauvais » (Rév d'Arès XXVIII/5).
Que frère Michel se soit engagé dans le sens du moindre mal pour la mission, qui par ailleurs avait souffert de Mme Royal, dont j’avais oublié le combat acharné contre les sectes, dont certains membres se sont même suicidés, je fais confiance [au frère Michel]. Mon vote du premier et second tour c’est fixé sur la paix, dont les enjeux futurs, nous le savons, seront déterminants au sujet de l’Iran. Ce qui me fait peur sera l’engagement de M. Sarkozy à ce sujet. À propos de l’Irak il a dit lors de sa visite à M. Bush ceci, un ou deux mois avant les élections (Je cite de mémoire): "J’ai honte de la France," voulant dire que la France aurait du s’engager avec l’Amérique dans ce conflit. L’amitié profonde de notre nouveau président avec M. Bush m’inquiète, même si celui-ci traverse une mauvaise passe en ce moment. Une guerre avec l’Iran sera une guerre mondiale, et de ce fait une très grande déspiritualisation de la planète, plus grave qu’une chasse aux sorcières. Mais M. Sarkozy dans son discours le soir de son élection a parlé de la paix. Que croire? Je souhaite de tout cœur que mes inquiétudes ne se réalisent pas dans l'avenir. Je souhaite que notre mission soit exemplaire à l’avenir et donne une Lumière puissante à toute l’humanité.
Chantal M.

14Mai07 58C26
J'ai bien lu ce fil de commentaires ainsi que votre réponse à Fabrice M. [commentaire 58c23]. Il me reste néanmoins des questions.
J'ai bien lu aussi la dernière phrase de l'introduction de votre entrée #0058: "...C'est assez dire pourquoi on ne festoie pas au Ciel aujourd'hui", qui devrait nuancer grandement le quasi scandale qu'une lecture trop rapide des commentaires ferait passer pour la révélation d'un "sarkozisme" de votre part. Pour moi, cette phrase "...on ne festoie pas au Ciel aujourd'hui" fait écho aux pleurs et aux peurs non pas des déçus de la gauche, mais de toutes ces femmes et ces hommes profondément engagés dans ce monde, en France, aux côté des exclus, des spoliés, des étrangers, des sans-papiers, des immigrés, solidaires de la population palestinienne martyre, solidaire avec les populations d'Afrique victimes des lobbies et des politiques françaises de domination qu'ils craignent désormais (peut-être à tort) de voir se perpétuer, voire même s'emplifier, avec M. Sarkozy à la présidence.
Si quelque chose continue à me choquer, c'est de voir si peu de Pèlerins d'Arès engagés aux côtés, voire en tête, de ces actions courageuses et concrètes pour la fraternité universelle, pour l'aide apportée au spolié contre le spoliateur (Rév d'Arès 28/10), pour l'exemplarité et pour l'existentialisme de la foi que cela dénoterait. N'y aurait-il pas là plutôt une façon authentique d'être dans le monde, d'être aux côtés des épis debouts; d'établir l'équité?
C'est pourquoi je doute encore que la participation au jeu déshonnête du scrutin démocratique majoritaire soit — soit honnêtement — une façon d'être dans le monde qui mérite une leçon de prophétisme. Ne s'agit-il pas plutôt au mieux d'une expression de plus de prudence?
Je ne suis pas suffragiste. Si je l'étais, je n'aurais pas voté non plus pour Mme Royal pour plusieurs raisons évoquées ici et d'autres encore, tout en regrettant quelque chose d'assez nouveau dans le paysage politique Français et qui n'a pas encore été approfondi du point de vue des espérances arésiennes. Il s'agit de la proposition de la "démocratie participative", en ce qu'elle consiste idéalement à convier les administrés dans les "conseils", de décider en présence des personnes concernées. Mais, la proposition de Mme Royal n'a pas satisfait les libertaires au point de les amener à voter pour elle, dans la mesure où sa conception de la démocratie participative se limitait à faire appel à la participation de structures intermédiaires (syndicats, etc.) qui en France ne sont jamais l'expression du conseil des assemblées de base, mais des appareils prétendant les représenter et qui se substituent à elles. Pourtant, un pas dans une direction nouvelle de l'exercice de la politique a été esquissé, qui mériterait, peut-être même ici (voire surtout ici), mieux que le silence.
De l'autre côté, personnellement, si je me sens mal à l'aise à la lecture de ce fil de commentaires, c'est peut-être de croire comprendre qu'un "concile virtuel" de plus de 80 pèlerins d'Arès n'aurait pas eu en son sein une seule voix... (la voix de quelqu'un qui aurait été sur le terrain pour le vivre auprès des collectifs citoyens de vigilance, ou bien la voix de quelqu'un d'origine immigrée suffisamment en confiance pour l'exprimer...) une seule voix à même de faire entendre qu'une évolution très inquiétante touche la façon de gérer la police et la justice dans notre pays depuis plusieurs années, une voix à même de dire qu'un racisme pour moi inouï (je n'ai pas vécu la période d'antisémitisme de la guerre) s'exprime désormais ouvertement dans nos rues, nos magasins, nos administrations (mais cela, quel Pèlerin d'Arès, Français, blanc, peut-être encore pétri d'une mentalité coloniale non déconstruite, le ressent-t-il à sa juste mesure?), une voix à même de déclarer qu'un arsenal de lois et de politiques relevant de l'accroissement du contrôle social touche beaucoup de secteurs de la société civile, bien au-delà des lois et dispositions anti-sectes qui sont toujours en vigueur et réactivables à tout moment. Pour celles et ceux, Pèlerins d'Arès ou non, qui sont attentif à cette évolution et aux malheurs qui frappent d'autres frères humains en France, la préoccupation d'un prophète et de son entourage pour la "seule perspective de la moindre nuisance...[pour notre] mission spirituelle", laisse penser, au mieux à une forme de myopie due à un manque de diversité. La gauche n'aurait-elle pas été un meilleur barrage à la logique sécuritaire qui submerge tout le monde occidental (surtout de droite) depuis le 11 septembre 2001? [Il ne s'est donc pas trouvé dans ce "concile virtuel" de Pèlerins d'Arès une seule voix pour dire que] finalement c'est un moindre mal, même pour des Pèlerins d'Arès menacés d'être une secte*. Je pose la question sans avoir la réponse.
Fallait-il, frère Michel, laisser limiter à ce point l'aire et les enjeux de la réflexion collective, placer la barre de la prudence ou de l'espérance aussi bas, alors que les défis à relever — y compris de solidarités concrètes et multiples entre gens agissants de tous horizons — pour faire face aux exigences de l'époque n'ont jamais été aussi élevés?
Pascal B.

Nota* : Les Pèlerins d'Arès sont à mon sens menacés comme "secte" avant tout parce qu'assez imprudents en 30 ans pour s'être laissé définir comme identitaires ou suivistes. Il ne me m'a jamais semblé qu'il soit d'usage pour l'aigle ou le faucon de former troupeau, ni pour les assemblées de Dieu d'être des assemblées de Mikal.

Réponse :
Le mouvement des Pèlerins d'Arès ne fait pas de politique, je ne fais pas de politique. Pour cette raison votre commentaire m'oblige à la réserve sur les points où il est à l'évidence très orienté politiquement, en l'occurence dans le sens libertaire, en dépit d'échappées vers un horizon moins politiquement marqué, notamment au début.
Cette pensée libertaire, de toute façon, je la respecte d'autant plus facilement que le fond de La Révélation d'Arès est libertaire et anarchiste, mais elle ne l'est pas politiquement parlant, elle ne l'est pas dans les termes que vous utilisez. C'est spirituellement qu'elle est libertaire et anarchiste, c'est-à-dire vis-à-vis de tous les pouvoirs qui existent depuis toujours, qu'ils soient religieux, institutionnels, idéologiques ou philosophiques, pour peser sur les cœurs et les âmes — À qui me demande: "Que sont, en deux mots, les Pèlerins d'Arès?" est-ce que je ne réponds pas: "Une anarchie de pénitents"?
Vous parlez de "démocratie participative," qui est un concept politique, qu'il ne m'appartient pas de discuter, parce que, comme je l'ai bien écrit dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas," l'Auteur de La Révélation d'Arès, le Créateur, ne définit aucune structure politique pour la société ou les sociétés dans laquelle ou dans lesquelles il nous invite à changer le monde. L'important est que ce monde changé, quelles que soient ses façons de fonctionner, soit d'amour, de pardon, de paix et aussi de de liberté et intelligence spirituelles.
Si je me suis intéressé à M. Bayrou, et d'ailleurs d'une certaine façon aussi à Mme Royal (rappelez-vous leur débat à la télévision), c'est pour leur projet de pluralisme représentatif, qui manque terriblement et qui, notamment, permettraient peut-être à la pensée des Pèlerins d'Arès d'être exprimée auprès des législateurs directement ou indirectement. Mme Royal ayant pris contre les "sectes", quand elle était ministre de l'éducation nationale, des mesures unilatérales, qu'on peut qualifier de dictatoriales, je l'ai sentie artificielle sur ce point-là comme sur quelques autres. Par contre, M. Bayrou m'a paru plus solidement réfléchi sur ce point-là. C'est, politiquement parlant, la seule considération que j'ai tournée dans ma tête et dans un seul but: Soulager les Pèlerins d'Arès de l'opprobre que des organismes publics et les associations qu'ils subventionnent ont tenté de faire peser sur eux, heureusement sans y parvenir, mais en freinant quand même leur mission déjà difficile par elle-même.
Vous m'avez fait sourire en parlant de "concile virtuel." Il n'existe autour de moi aucun concile, c.-à-d. aucun chapitre statuant au nom de l'assemblée. Souffrant beaucoup de ma solitude prophétique, notamment de mon éloignement de l'assemblée depuis que quelques maux de santé m'affectent, j'ai eu l'idée de demander à quelques s҄urs et frères, que je connais bien et qui sont très engagés dans la mission, et qui ont aussi un ordinateur et un abonnement internet, de travailler avec moi. Ils le font tant bien que mal, selon leurs moyens propres, sur des questions et des idées relevant de la foi. Ils m'apportent ainsi les lumières de leurs cœurs et des informations du dehors que je n'ai pas le temps de chercher. Ce groupe de travail ne prétend nullement former une élite et avoir autorité sur l'assemblée. C'est un groupe de travail improvisé et privé — ce qui est d'ailleurs expressément spécifié dans son titre — qui ne s'impose même pas à lui-même d'appliquer les idées que ses échanges dégagent. Par exemple, il a pu y avoir dans ce groupe certains pour voter Royal autant que pour voter Sarkozy ou pour s'abstenir ou voter blanc. Il vous appartient tout autant qu'à moi de former un autre groupe de travail privé, d'ailleurs, et vous n'aurez pas plus l'idée de l'appeler "concile", même "virtuel," que je n'en aurais l'idée.

14Mai07 58C27
Il va falloir changer de cap, frère Michel. Sinon, vous risquez de provoquer des départs nombreux de la grande famille Pèlerins d'Arès. [...] La Révélation d'Arès préconise clairement une politique progressiste de type socialiste, pas de type fasciste (Sarkozy est une fasciste à la Mussolini qui était aussi un progressiste). Vous avez vous-même applaudi à plusieurs reprises au socialisme de La Révélation d'Arès. Je me souviens entre autres de vos articles dans Le Pèlerin d'Arès sur la victoire de François Mitterrand en 1981 et de l'union de la gauche ou sur Don Elder Camara, cardinal-archevêque de Recife qui dénonçait "les conditions infra-humaines" des bidonvilles brésiliens.
Ce serait quand même inattendu, et triste, qu'un éclatement se produise non pour des raisons de foi ou de leadership de la foi, mais pour des raisons politiques. Qu'est-ce que La Révélation d'Arès nous envoie faire? Changer le monde. Vous avez toujours dit vous-même que le verset 28/7 était "le pivot" idéologique de La Révélation d'Arès.
Voter pour Sarkozy, c'est comme voter pour le mal, le démon. Je ne dis pas que Ségolène Royal est la statue du socialisme. C'est seulement une bourgeoise intelligente, mais vicieuse, qui s'encanaille dans des idées rouges, qui s'enveloppe dans un drapeau rouge qui ne lui convient pas. D'ailleurs j'ai moi-même voté Laguiller (j'ai hésité sur Bezancenot) au premier tout et au deuxième tour je me suis abstenu (ma femme R. a voté blanc). Même au premier tour voter Bayrou, c'était voter pour la réaction, pour un autre diable qui dispute l'enfer à Sarkozy. Moi, je ne veux pas de l'enfer de la droite et mon fils M., que vous avez bien connu gamin, est actuellement condamné comme émeutier et incendiaire de voitures. Je ne veux pas dire que c'est vous qui en avez fait un révolutionnaire, non, mais je veux dire que vous m'aviez réconcilié avec Dieu et maintenant c'est vous le traitre parmi nous, celui qui entre en doute (Rév d'Arès 37/9). Incroyable. [...]
Philippe V.

Réponse :
Il y a longtemps que je n'entends plus parler de vous. Je croyais même que vous étiez parti poursuivre un autre idéal, autre que celui de La Révélation d'Arès. Voilà que vous ressurgissez pour me dire que vous allez, cette fois, me quitter réellement pour des raisons politiques. Vous faites ce que vous voulez. Ma conduite n'a jamais été guidée par la peur de perdre ou de gagner des adeptes. Elle a été guidée par la nécessité de m'adapter sans cesse à la Grande Pensée de La Révélation d'Arès.
Je suis absolument désolé pour votre fils, mais en effet — je vous sais gré de le dire — je n'ai jamais préconisé la violence, j'ai préconisé au contraire une "insurgeance" pacifique, évangélique. Je n'ai pas davantage donné de consignes d'attitude politique ou de vote. Il n'y a donc aucune raison d'abandonner vos espérances mises dans La Révélation d'Arès parce que j'ai voté Sarkozy, afin de placer notre mission sous une moindre nuisance comme ce blog et ses commentaires l'expliquent clairement.
Ceci étant, je vous vois à tel point désorienté que — juste le temps de ces quelques lignes — je vais m'aventurer sur le terrain politique pour vous montrer pourquoi, à mon sens, vous avez gardé un concept complètement démodé, dépassé, de la Gauche et que vous vous trompez. Je crois que ce qui a marqué cette élection présidentielle, c'est indiscutablement un changement profond du paysage politique de la France. C'est de cela dont je comprendrais que vous soyez décontenancé, mais pas du fait que j'aie voté Bayrou et Sarkozy afin d'ouvrir devant notre mission une voie pratique moins difficile sans que ce soit une "trahison" des idées qu'elle propage.
Vous vous exprimez encore en termes de guerre civile. En vous lisant je crois encore entendre les anarchistes et communistes espagnols refugiés de la guerre d'Espagne dans les années 30, que mon père recevait à la maison et que nous, enfants compris, écoutions dévider leurs slogans autant que leurs malheurs. Cet esprit de guerre civile, qui a longtemps dominé le bipartisme en France, a pour la première fois en 2007 ouvertement disparu dans ce pays, sauf dans les petits groupes comme celui pour lequel vous avez voté... Imaginez le Parti Communiste, que j'ai connu avec 25% des suffrages, aujourd'hui avec moins de 2%! Pourquoi, me demandent certain? Je réponds: Parce que ce qu'il y avait à obtenir pour le peuple a été obtenu pendant le XXe siècle et que, simplement, le Parti Communiste a rempli son rôle et n'a plus de raison d'être, sinon devenir une sorte de religion avec toutes ses nostalgies et ses rêves, rien de plus. Ces nostalgies et rêves, je les ai moi-même conservés longtemps, trop longtemps. C'est fini. Je crois au communisme, mais à la seule condition qu'il prévale évangéliquement, spirituellement, et surtout pas politiquement! On n'en est pas là pour le moment, loin de là. Vous, vous retardez, frère Philippe! Il faut maintenant aller au-delà, faire d'autres conquêtes, notamment sur le terrain des libertés, et c'est ce à quoi je m'intéresse pour ma mission. De même, La Révélation d'Arès n'a plus rien à faire avec les projets religieux d'autrefois. C'est en cela que François Bayrou est tout à fait moderne, plus moderne que Nicolas Sarkozy et, naturellement, que Ségolène Royal qui, la pauvre, se traîne avec des idées surannées qu'elle a tenté de replâtrer sans succès. Je crois d'ailleurs que les électeurs de M. Sarkozy comme ceux de Mme Royal ont voté pour eux sans illusions. Cette fois-ci, le neuf était du côté de l'électorat, pas du côté des candidats.
En donnant ma voix à Sarkozy, je n'ai pas donné ma voix à un homme très moderne — mais quand même pas à Mussolini —. Sarkozy aussi évolue dans le bipartisme, ne serait-ce que le bipartisme de ses propres pensées ressemblant un peu au bipartisme d'un western, où les bons et les méchants sont désignés dès le début du film. Par là je vois bien les limites de l'homme. Mais M Sarkozy a quand même été capable de citer Jean Jaurès, qui fait partie du martyrologe de la Gauche, alors que Mme Royal n'a pas cité une seule fois... mettons... Gandhi ou Luther King. À ces petites choses on voyait bien de qui pouvait peut-être venir une évolution heureuse pour les libertés. La liberté de notre mission est la seule chose qui m'a personnellement intéressé cette fois-ci, parce que la politique, quant à elle, est l'objet de toutes mes méfiances et prudences. Mon frère Philippe, vous me semblez en être encore à Marx et à Proudhon, pour ne pas dire Lénine ou Trotzky, mais, même si je crois les pensées de ces hommes méritent toujours notre attention, je les vois aujourd'hui dénuées de dynamique civilisatrice. Ils sont derrière nous. La dynamique civilisatrice suprême aujourd'hui a surgi par La Révélation d'Arès et c'est à nous Pèlerins d'Arès de le faire comprendre au monde. Dans ce sens, je crois que votre place reste parmi nous toujours, mon frère.

14Mai07 58C28
En vous voyant attaqué par plusieurs des nôtres je veux vous donner mon soutien et mon admiration pour le courage avec lequel vous faites paraître leurs commentaires et répondez avec bonté et patience. Nos temps ne nous ont pas habitués à autant de patience. Je ne comprends pas ces frères hostiles à la position que vous avez prise dans le but unique, que vous n'avez pas arrêté de préciser, de protéger la mission. C'est tellement logique! À quoi servons-nous si nous ne pouvons pas travailler à la moisson sans être tracassés. Vous l'avez toujours dit: La pénitence personnelle ne sert presque à rien si elle n'est pas accompagnée de la moisson d'autres pénitents. Vous le dites autrement aussi: Personne ne se sauve sans essayer de sauver d'autres hommes.
Ma mère m'a raconté qu'au début [dans les années 70 et 80] vous étiez inquiet parce que beaucoup de pèlerins venaient [à Arès] avec leurs croyances personnelles, pas avec les idées de La Révélation d'Arès, et vous disiez que c'était "l'auberge espagnole où chacun arrivait avec son panier-repas." Peu à peu vous avez rendu les choses plus claires et ceux qui ont compris que La Révélation d'Arès ne collait pas à leurs croyances personnelles ont disparu ou se sont vraiment convertis. Ne pensez-vous pas que c'est la même chose pour les idées politiques? On voit que beaucoup n'ont collé à La Révélation d'Arès que parce qu'elle correspondait à leurs idées politiques. En tout cas, ils le croyaient. Maintenant ils découvrent qu'il faudrait le contraire, [il faudrait] adapter les bonnes idées politiques à La Révélation d'Arès et ils résistent, ils veulent remettre cette Révélation en question. Pour eux Dieu ne peut que penser comme Arlette Laguiller ou Olivier Besancenot, sinon vous n'êtes pas son prophète.
Tout compte fait, vous avez bien fait de publier #0058 à propos de M. Sarkozy. D'un côté vous allez perdre du monde, mais d'un autre vous allez attirer l'attention, je crois.
Jean-Michel L.

14Mai07 58C29
Comme le Jean-Michel du commentaire précédent [58C28] j'admire votre placidité. On y sent une totale absence d'ambition personnelle et, en conséquence, dans l'adversité (c'est le cas dans cette période politique) une façon haute,mais bienveillante,de survoler le sujet sans humilier personne. C'est, je le discerne, la marque du prophète, de son authenticité. Je ne vous ai jamais rencontré, parce que je ne suis jamais allé à Arès ni aux conférence que pouviez donner ailleurs, sauf à celle que vous avez donnée à Rennes en 1988. Mais j'ai lu tous vos écrits. J'ai évidemment lu et relu La Révélation d'Arès qui est mon livre de chevet. Pas ma bible, mais plus que ma bible, parce que la bible est un recueil d'écrits hétérogènes qui ne parlent pas, manquant de personnalité. La Parole d'Arès parle; c'est la même Voix d'un bout à l'autre. Mais vous, son témoin, vous avez une autre façon de parler, qui parle aussi, mais dans une autre style, avec un autre accent. La complémentarité entre la Parole et la parole, pour apposer ces deux mots (Rév d'Arès 14/5 et XXXI/10), m'a éclairé sur les rapports entre Dieu et le prophétisme.
Dans ceux qui ici vous reprochent d'avoir voté Nicolas Sarkozy, carrément ou à demi-mot, je retrouve les avatars des trois ou quatre Pèlerins d'Arès que j'ai rencontrés, qui m'ont semblé ne pas comprendre votre personne. On sent bien en vous un homme dénué d'ambition personnelle, mais on comprend aussi, en approchant vos compagnons, pourquoi vous, qui êtes par nature enclin à pousser les autres et à vous effacer, n'avez poussé aucun d'entre eux. Ils sont inachevés, doués mais désespérément amateurs, alors qu'être prophète s'apprend. C'est une manie des gens de notre époque de croire tout savoir et tout faire avant d'avoir appris. De là ce vide qu'on sent autour de vous. Mais pouviez-vous créer un institut? C'était peut-être un peu l'idée de ce que vous appelez par ci par là "Maison des Faucons." Dans des circonstances comme celles de cette élection présidentielle, où vous espérez sortir votre mission de la persécution larvée qu'elle subit — c'est la malédiction sur les "sectes" jetée par M.Juppé en 1996, qui semble, malencontreusement, devoir revenir aux affaires — on sent bien que quelque chose manque à l'édifice moral et spirituel de votre assemblée. Alors, comme disait Joubert, avec gentillesse comme vous, vous "regardez vos amis de profil, parce qu'ils sont borgnes," de peur de les gêner. C'est en tout cas perceptible à l'observateur dépassionné que je suis.
Je vous console pour la désapprobation de vos frères qui croient que les idées généreuse sont seules à gauche. L'amour est de partout et à tout le monde. C'est évident pour tout homme de qualité. Cette élection présidentielle est peu de chose. Le président élu passera et d'autres après lui passeront, mais La Révélation d'Arès ne passera pas. Vous le savez, vous qui avez rencontré Dieu.
L. P.

15Mai07 58C30
Je fais réponse au commentaire
58C15 du 12 Mai. J'ai vraiment apprécié ce que vous avez écrit avec beaucoup de justesse.
Dans ce que vous dites, hélas, il y a sûrement beaucoup de vrai. En tant que Pèlerin d'Arès je ne me sens pas très fier de ne pas avoir contribué à faire connaître davantage le frère Michel et son enseignement. Je suis très sensible à votre clarté de vue. Comment en si peu de temps avez-vous discerné la hauteur de vue du prophète en lisant seulement quelques pages de son blog?
J’ai conscience de toute la richesse que nous avons reçue pendant toutes les années que le prophète nous a enseignés avec patience et modestie, comme vous dites, pas seulement sur son blog mais aussi dans des ouvrages qu’il a écrits, qui s’intitulent "Le Pèlerins d’Arès" [qu'ils soient magazine ou livres] et qui sont d’une richesse spirituelle  inestimable. J’espère que vous aurez l’occasion de les lire et que vous nous aiderez à votre tour à faire connaître le prophète Mikal et son enseignement ainsi que La Révélation d’Arès, cette Parole du Créateur à laquelle nous devons tout.
Mais, comme vous le faites si justement remarqué, il n’est pas si facile d’oser sortir des comportements corrects et d’avoir les moyens médiatiques de  diffuser un enseignement insurgent dans un monde qui pourtant se plaint, mais refuse les idées qui le remettent trop en  question.
Je ne sais comment vous avez trouvé le blog du frère Michel, mais s’il peut avoir une telle influence, il serait judicieux de le faire connaître en dehors du cercle fermé des seuls Pèlerins d’Arès, avec intelligence spirituelle néanmoins.
D. K.

15Mai07 58C31
La politique est une domination démesurée de l'homme par l'homme qui, aveugle, ne perçoit plus la simple vie chez son prochain, [la vie comme] vraie source de richesse par  sa diversité, ses forces complémentaires et affinitaires.
En dominant son frère, l'homme ne le connaît plus et ne se connaît plus lui-même. Pourtant, créé pour la Lumière, il n'a de cesse de la chercher même au travers de cet échafaudage* d'idées artificielles que sont la politique et la religion. Jusqu'où refusera-til encore l'alliance avec le Ciel (Rév d'Arès 23/2)? Lorsqu'il sentira au travers de sa prison mentale les prémices de la Liberté, il redécouvrira sa véritable faim, celle  du Bien.
Comment la mission d'Arès pourra-t-elle faire sentir la liberté, si elle est continuellement et exagéremment entravée par les filets des règlements lancés par les chasseurs de sorcières? Ségolène Royal avait commencé sa battue, il était sage de ne pas lui procurer les moyens de généraliser sa traque. Nicolas Sarkozy, politicien également, semble avoir d'autres lièvres à lever. C'est simplement  en posant mon œil au loin, que j'ai déposé mon bulletin de vote, consciente que la mission devra sans cesse gagner en courage pour faire face aux entraves que lui posera  tout système politique jusqu'à ce que la politique disparaisse irréversiblement.
Annie L.-J.

Nota *: Il ne s'agit probablement pas, pour la commentatrice, de l'échafaudage dans La Révélation d'Arès (17/4, 18/1)

15Mai07 58C32
Hello! Bon, eh bien! il va falloir que je fasse attention à ce que j'écris maintenant. Déjà que j'ai voté Sarkozy!
Je reconnais que mon propos sur les "petits bras" était une image plutôt mal choisie, mais utilisée pour souligner le côté courageux des frères et sœurs, bien sûr, car j'ai une très haute image des femmes qui sont souvent plus spirituelles que les hommes, qui eux ont vraiment besoin de s'élever (comme moi).
Là on se rend bien compte que la politique divise!
Je ne connais personne sur ce blog, que j'ai plaisir à lire habituellement, mais beaucoup pensent que l'on est pas à la hauteur... C'est peut être vrai. Nous devrions, me semble t'il, nous recentrer sur la spiritualité, parce sinon ce n'est pas quatre générations qu'il faudra! C'est beaucoup plus, ou bien c'est aucune [génération], parce nous n'arriverons pas