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2 octobre 2007 (0068)
il y a 30 ans Le Livre... faudrait-il le transmettre sans penser?

Il y a 30 ans commençaient les théophanies. Du 2 octobre au 22 novembre 1977, Le Livre, de la Voix même du Créateur, viendrait intensifier L'Évangile donné à Arès reçu d'un messager, Jésus, 44 mois plus tôt. La Révélation d'Arès trouvait sa plénitude. Quel reproche ai-je le plus souvent reçu du monde depuis lors? D'avoir publié ce grand Message? Non, c'est d'avoir ajouté à mon prophétisme ma pensée.
Le clocher (Août 2007)J'ai toujours reçu des suggestions de ne publier La Révélation d'Arès que nue, sans avant-propos, ni commentaires, ni notes, mais autour du 30e anniversaire des théophanies ces suggestions deviennent pressantes.
Il y a, bien entendu, tous ceux qui pensent que croire vaut mieux que comprendre. Mais si le Père avait jamais pensé que la foi suffise, nous n'aurions pas reçu cette Révélation d'Arès déterminative, dans laquelle aucun mot, aucune idée, n'est relative ou de trop. La Révélation d'Arès ne parle pas à des passifs. Elle honore l'entendement et la créativité de l'homme. Pourquoi n'honorerait-elle pas ceux de son témoin, qu'elle appelle prophète?
La Révélation d'Arès
se doit d'être déterminative pour rappeler un fait salvateur capital, oublié par la religion: Faire (le bien) est au-dessus de croire.
Je crois surtout que les détracteurs de La Révélation d'Arès voient maintenant qu'ils ne l'empêcheront jamais de se répandre et passent de l'argument: "Cette soi-disant révélation n'est qu'une imposture ou une folie," à l'argument: "Puisque ce livre existe, il est un bien de l'humanité. Chaque homme a le droit d'y lire ce qu'il comprend sans être influencé." Mais je n'influence personne. Je remplis ma mission d'amour et de lumière. Je ne fonde aucune religion ou philosophie. Je ne menace pas ceux, nombreux, qui ne sont "pas d'accord avec mon bouquin" et qui, s'ils sont bons, seront plus justifiés que moi qui ne suis qu'un pécheur.
Pourquoi m'interdire de penser sous prétexte que celui qui reçoit une Parole du Créateur serait inapte à l'expliquer? Je ne fais qu'abréger la recherche du lecteur, auquel la culture a mis des lunettes noires. Je lui donne tout de suite la Lumière. La voici en résumé:
"Homme, regarde bien! Ni la religion, ni la politique, ni la loi, ni les plus honorables institutions n'ont vaincu le mal, de sorte qu'elles l'ont toutes déclaré inéluctable et qu'elles en ont fait leur fonds de commerce. Elles l'ont, au mieux, rendu acceptable et, au pire, rendu plus cruel encore que les barbares l'avaient fait. Or, le mal et même la mort ne sont pas invincibles. Ils disparaîtront quand des hommes en nombre suffisant, un petit reste, pas seulement quelques exceptions éparses, deviendront bons, aimeront leur prochain, pardonneront les offenses, feront la paix, installeront la libertél'intelligence spirituelle qui rééquilibrera l'intelligence intellectuelle." Les détracteurs rétorquent: "Ce n'est pas nouveau," et j'acquiesce: "Ce n'est pas nouveau, en effet. C'est la Parole immémoriale, l'Évangile, qui n'a jamais été accompli."
Pourquoi jamais accompli? Parce qu'on n'accomplit que ce qu'on veut, mais les dominateurs ont veillé à ce que l'humanité de base ne le veuille jamais. Il y aurait là un mystère, si l'on ne comprenait pas que le vrai de la Parole, la Parole débarrassée des ajouts religieux, et donc spécialement La Révélation d'Arès, est existentialiste à cœur. L'existentialisme prescrit la liberté absolue de l'homme de construire son existence, ce qui ne fait pas l'affaire des dominateurs. Ils préfèrent jouir intensément de la domination, quitte à raccourcir leur vie comme le joueur mourrait à sa table de jeu plutôt que de s'en décoller. La Révélation d'Arès s'inscrit en faux, vigoureusement, contre tout ce qui laisse croire que le mal, la souffrance et la mort seraient inévitables et que les dominateurs auraient été institués pour permettre aux peuples un minimum de jouissance animale et aveugle de la vie. Au contraire, dit-elle, la Vérité est que le monde doit changer.
La Révélation d'Arès
est tout le contraire du renoncement à l'effort de changer. Elle pousse l'homme à se libérer, à commencer l'ascension des Hauteurs sublimes. Pour autant, elle ne refuse à personne les joies et les plaisirs de la vie, que des hommes collet monté classent comme inconciliables avec la Vie spirituelle. La Révélation d'Arès célèbre les deux, la vie et la Vie. Elle rappelle qu'avec trop d'intellect et pas assez de cœur l'homme a oublié les extraordinaires capacités de la conscience, notamment la liberté de l'intentionnel, la transcendance et l'existentiel. Elle rappelle que la pénitence n'est ni remords ni tristesse, mais re-création et exaltation de soi, et qu'une autre façon de vivre, heureuse, joyeuse, est possible.


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Commentaires:
03Oct07 68C1
J'aime énormément ce nouvel envoi, fait de grand amour et de grande pensée. Merci.
Denis H.

03Oct07 68C2
Bravo!
Du fond de ma fraternité et de ma foi régulièrement enthousiasmées par votre vérité et par la manière dont vous exprimez la Vérité.
D. Faber

03Oct07 68C3
La Vérité est  que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7).
Ce passage du Livre est si capital.
Quels que soit les reproches que vous avez reçus du monde, le Message de ce Livre Unique éveille la conscience de bien des femmes et des hommes. Et rien n’arrêtera la diffusion de son Message qui fertilise les têtes vides et qui sera retransmis aux générations des générations qui viennent.
La Parole du Créateur de l’Univers a toujours traversée les tempêtes de l’histoire des hommes, et cela, grâce aux divers messagers que sont les prophètes.
Cette Parole, puisse-t-elle être à nouveau accomplie afin que le créateur ne souffre plus de se réduire à un gosier d’homme, mais qu’enfin nous retrouvions l’Image et Ressemblance Positive du Père, et que nous vivions perpétuellement dans Son Eau.
Il y a trente ans commençaient les Théophanies !
Patricia

03Oct07 68C4
Nous vous sommes reconnaissants, car vous nous avez donné la Parole même du Père telle qu'Il vous L'a révélée lors des théophanies en 1977 —  langue abrégée mais primordiale, originelle, qui va à l'essentiel sans s'encombrer des astuces de la langue humaine chargée de subtilités, de mensonge, que Dieu nomme "le bruit." Vous avez dû grammaticaliser et compléter par le jeux de parenthèses pour faciliter la prière dans le Livre (2ème partie de la Révélation d'Arès). Dieu vous
en a donné les clefs. Il a veillé à ce que le sens exact passe par la pensée du juste prophète qu'Il donne au monde.
Cela est évident, lorsqu'il vous fait vivre le double phénomène d'entendre la Parole qu'il vous dicte en d'en comprendre simultanément le sens. Vous en avez fait le récit dans votre témoignage, disant que votre "intelligence est dans le moment violemment éclairée et avivée," et que vous vous en "comprenez parfaitement le sens." Ainsi, les divers styles et 
expressions des messages laissés aux prophètes trouvent leur explication: Ces messagers de Dieu étaient contraints de transposer en langage accessible aux hommes du temps la Parole du Créateur entendue comme vous l'avez entendue, car Dieu n'a pas changé sa façon de parler. Sans quoi, combien d'hommes comprendraient-ils d'emblée cette Parole lapidaire?
Or, c'est à vous, l'homme de son Dessein, qu'il donne le sens précis de la Parole (que vous avez transcrite mot à mot), entendement qui s'inscrit simultanément dans votre esprit, ne laissant aucune confusion. Le Père ne prend pas le risque de livrer son Message en pâture à toutes les interprétations déformatrices du sens de la Parole, pour en arriver à une cacophonie étrange, incompréhensible. Il ne veut pas laisser l'homme délirer dans ses discours changeants et enseignements trompeurs de son cru — d'un Mot de Lui, ils écriraient de nouveaux livres.Il ne laisse pas se construire une tour de Babel faite d'inventions et d'erreurs qui créeraient des schismes, des divisions aux mêmes conséquences que ce que les églises, religions et sectes ont engendré: la domination et l'exploitation de l'homme par l'homme loin de la Vie spirituelle qui donne le vrai Bonheur. Cela entraînerait un effet similaire à ce qu'on perçoit déjà dans la Bible où la Parole de Dieu pure gît sous un amas de vues erronées où, de prime abord, on ne peut rien retrouver de juste — Raison pour laquelle, d'ailleurs, Dieu demande au Frère Michel de purifier l'Ecriture. 
Comme la Sagesse du Père se suffit à Elle-même et rafraîchit les intelligences, la parole du Prophète suffit à donner la bonne explication de La Révélation d'Arès (10/12). Ne pas y accorder sa confiance est finalement ne pas croire en cette Parole qui désigne le frère aîné comme prophète, cela serait une méprise du Créateur et de celui qui doit conduire la marche du peuple — Qui donc as-tu insulté, blasphémé? Contre qui as-tu parlé haut et levé ton regard altier? Vers le Saint d'Israel!  (Isaie, 37/23) — et de qui Il dit:  ta parole est Ma Parole.
C'est donc que la juste pensée du témoin d'Arès, pensée qui va haut, est celle qu'il faut/vaux mieux suivre pour bien comprendre parce que Mikal a le Vent (l'Esprit saint), il est le gardien de l'Eau, le lieu haut, l'angle à quatre renforts (XIX/25). Il nous l'a encore démontré contre le site pirate qui jetait "aux chiens" La Révélation d'Arès, ainsi mise à la merci de tous les détracteurs, déformateurs, interprétateurs, falsificateurs, avec les dangers que cela induit. La pensée juste qui nous permet d'écourter le temps de l'expériences est celle du prophète choisi par Dieu, et le frère à cinelle qui écrit ces lignes bénit Mikal qui nous donne la Vie en nous permettant de bien lier l'acte à la pensée juste. Existentialisme où l'on chemine pour retrouver l'image et ressemblance du Père et pour changer le monde, parce "qu'on n'accomplit que ce qu'on veut" et que ce qu'on comprend correctement. C'est très important car  "la Parole est créatrice, elle détient les clefs du monde, de l'avenir, du bonheur à restaurer:" Elle fait le tour de l'histoire. Elle nous permet de dépasser notre pouvoir de comprendre, toujours limité au passé culturel, au présent immédiat, et à nos idées personnelles" ("Le Pèlerin d'Arès" n°35) en suivant l'enseignement du 
prophète, sinon on prend le risque de s'égarer dans la religion que Dieu réfute.
Danny G.

PS.: Je vous ai déjà communiqué des sites de personnes qui interprètent La Révélation d'Arès à leur façon:
Toujours vigilante sur la toile internet, je vous mets au courant d'extraits de textes de La Révélation d'Arès.
Voici de ces extraits de La Révélation d'Arès trouvés sur le site http://assoc.orange.fr/re.source
C'est le site de Mr B. qui a créé l'association Re-Sources. Il se sert d'extraits de La Révélation d'Arès pour justifier ses visions "psycho-spirituelles“ pour mener à la conscience alchimique…
Quelle est votre position sur l'alchimie ?

Réponse :
Merci de rappeler la vérité non par des éloges, mais telle que la Parole la fonde. La Parole insiste de différentes façons sur l'importance de laisser au témoin, en plus de la charge de transmettre les mots, la charge de transmettre le sens. J'essaie de m'en acquitter le mieux possible et, comme vous dites, ceux qui trouvent anormale ou incongrue l'intervention de ma pensée n'ont tout simplement pas très bien lu La Révélation d'Arès.
Concernant Mr B., dont le prénom est Robert, on peut être dérangé par sa façon de chercher dans la Parole d'Arès les preuves de ses recherches et convictions alchimiques et, comme vous les qualifiez, "psycho-spirituelles," mais est-il en cela plus choquant que ne le serait un savant atomiste ou un astrophysicien (je dis toujours "astronome" mais je me corrige parfois) qui chercherait dans la Parole du Créateur la réalité métaphysique de la physique qu'il étudie dans ses oscillogrammes ou dans son télescope? Nous serions même peut-être flattés qu'un savant se réfère à La Révélation d'Arès sans même nous donner la peine de vérifier s'il a tort ou raison. Pourquoi serions-nous choqués par ce que cherche de son côté Robert B. dans La Révélation d'Arès à laquelle il croit, même si nous ne sommes pas d'accord avec le sens qu'il prête par endroits à celle-ci? Il ne pense pas à mal et nous ne saurions l'assimiler à d'autres sites hostiles et injurieux, que je ne cite pas.
Je ne connais pas, je n'ai jamais ouvert, je l'avoue, le site de Mr B. que vous citez. J'ai autre chose à faire que de m'occuper d'alchimie, à laquelle je ne connais quasiment rien, sinon deux ou trois choses, de surface, et probablement incorrectes. Mais il peut être bon que quelques uns continuent de chercher dans une voie abandonnée depuis longtemps par le gros des scentifiques. Je ne vois rien de mauvais, dans le fait quelques alchimistes modernes continuent de se dire: "La physique et la chimie de la matière, bon! Mais le mystère de la matière? Pourquoi existe-t-elle? Pourquoi cet univers n'est-il pas que de pur esprit?" C'est du moins le sens que je donne à l'alchimie. Je pense que la quête alchimique plonge aussi (sans doute inutilement, mais est-ce illégitime?) dans ces profondeurs pour l'heure obscures et sans écho. Personnellement, je ne suis pas intéressé par le choix que fit le Créateur, mais par ce qu'il fit et qui demeure, mal en point d'ailleurs. C'est tout. Ma vie ne suffira déjà pas à m'en occuper. Certes, je préfèrerais que Robert B. soit un missionnaire engagé, mais il l'est peut-être à sa façon. Je ne sais pas.
L'évocation de cet homme, qu'on peut discuter, mais qui est sûrement estimable, me ramène un souvenir. C'était en 1988, dans le premier local des pèlerins d'Arès de Paris, dont j'ai oublié l'adresse. Une réunion d'une trentaine ou quarantaine des nôtres. Robert B; était là. Nous parlions de mission: Où missionner et comment missionner à Paris?  Je donnais quelques conseils, mais je déclarais aussi qu'en maintes matières d'ordre pratique je pouvais me tromper. Robert B. me coupa et me demanda: "Comment? Vous, frère Michel pouvez vous tromper?" Je répondis: "Bien sûr!" Il n'ajouta rien, mais je me souviens encore du regard intensément curieux et intéressé qu'il me jeta.

03Oct07 68C5
Allons-nous continuer l’histoire pénible du balancier entre "le mal rendu acceptable et le mal rendu plus cruel que les barbares ne l’ont jamais fait"? Nous avons l’occasion à notre époque et dans notre langue de recevoir un éclairage très vif sur les moyens de sortir de ce mouvement de balancier et d’emprunter de façon déterminante le chemin de la libération et de l’intelligence humaine. Nous serions trop bêtes de ne pas saisir l’occasion d’ouvrir cette porte sur le monde et l’avenir, de prendre cette main paternelle (celle du Créateur de l’univers et celle de l’homme fait son Messager, Mikal en l’occurrence, pour nous rappeler à la Vie), de recevoir cette lumière qui révèle notre fond. Et nous serions bien bêtes de n’être pour une telle occasion qu’exceptions éparses au lieu de former au moins ce petit reste libre, aimant leur prochain et "déterminants" qui rouvrira la vie à toute sa force dans ce monde.
Faire le bien (ou être bon) est un choix existentiel fondamental: Ce que chacun qui a reçu la vie, fait de sa vie, de lui-même, aucune domination ne peut l'assumer. Pas même Dieu ne peut l'assumer, qui n’est pas dominateur mais Créateur de l’homme à son Image et Ressemblance. Dieu, qui l’a fait libre, ne peut l'accomplir à sa place. Ce choix de soi-même — Sois un dans toi! (Rév d’A XXIV/2-5) — appartient à l’homme libre de toute domination, de tout préjugé.
À la question "Faire le bien, c’est quoi?" ou "Faire quoi de ma vie?" La Révélation d’Arès et son témoin apportent un éclairage puissant, plein de perspectives profondes, mais elle ne répond pas à notre place.
À vos côtés et aux côtés de tous nos frères humains pour tirer le meilleur de moi et partager cette espérance avec le monde,
bernlouby

03Oct07 68C6
Peut-être vais-je paraître simplette face a une argumentation intellectuelle du roi noir (Rév d'Arès, Le Livre X/6), mais en tant que contemporaine d'un prophète, et en tant que personne simple, je pense qu'il est essentiel que la Parole donnée à Arès soit accompagnée des annotations, car celles-ci permettent aux gens simples et honnêtes d'avancer à pas de géant dans leur pénitence et dans leur moisson (mission), de ne pas se perdre dans les friches (Rév d'A 5/5), d'éviter les délires égocentriques et intellectuels.
Notre tâche est bien un labeur pour des géants des temps anciens (31/6) et je ne vois pas comment ce labeur serait applicable sans l'enseignement du prophete qui a reçu cette Parole.
Katia, Royaume Uni

04Oct07 68C7
Ces mots résonnent avec beaucoup de force et d’espérance en moi, j’espère que vous resterez encore très longtemps parmi nous pour continuer à nous éclairer sur le sens précis de cette révélation: Ne te lasses pas de leur parler... ta parole, Ma Parole,… toi tu vas haut, bonne pensée, le Bien est dans le creux de ta langue... Je lave ton cœur, et toi tu laves le cœur du frère.
Je crois que je ne prends réellement conscience de l’importance d’avoir un prophète vivant à nos côtés que depuis très peu de temps.
Ceux qui refusent la Lumière, parce qu’Elle contrarie leurs intérêts, ne peuvent que refuser les précisions que vous apportez à cette révélation, remettant toujours à demain de renoncer aux vanités, oubliant qu’ils peuvent se perdre, alors que la voie droite est là, si belle et exaltante, même si elle demande des efforts. Les efforts se font dans la joie profonde de l’accomplissement.
J’espère qu’un jour tous ces détracteurs voudront nous rejoindre dans l’espérance sincère d’un  autre monde, en acceptant de suivre, tels des petits enfants la Voix du Père qui s’adresse à eux et Qui les attend sur les Hauteurs.
François et Pascal

05Oct07 68C8
Il y a tout juste 20 ans, j'ai trouvé La Révélation d'Arès dans une librairie d'une petite ville de Dordogne (merci à ceux qui étaient passé par là pour y déposer quelques exemplaires en dépôt). Je n'en avais jamais entendu parlé auparavant. Très vite je fus gêné par vos annotations. Elles ne correspondaient pas à ma culture ésotérique de l'époque. J'avais alors recopié Le Livre (les 5 théophanies de 1977) sur un cahier, pour me retrouver face à la Parole seule. Mais finalement, je n'avançais pas, il me manquait la clef pour entrer dans ce texte qui me fascinait par son langage, sa profondeur, son origine surnaturelle.
J'ai cherché cette clef désespérément pendant des mois. Et puis je suis venu à Arès pour vous rencontrer, afin de voir avec vous ce qui clochait dans tout cela. Vous n'avez pu me recevoir (j'étais passé sans prévenir, irréaliste que j'étais). Par contre, votre épouse m'a proposé de rencontrer des pèlerins qui habitaient à Arès à l'époque. Ils m'ont très généreusement accueilli et m'ont donné quelques fascicules que vous aviez rédigé (le périodique Le Pèlerin d'Arès). Peu à peu, en pénétrant dans votre pensée, j'ai compris que c'était vous la clef de La Révélation d'Arès. J'ai alors décidé de vous faire confiance.
J'ai alors relu intégralement ce livre en me fiant cette fois à vos annotations. C'est à ce moment que je suis devenu Pèlerin d'Arès, c'est à dire que j'ai commencé à comprendre la teneur de ce Message, notamment en me délivrant des enseignements illusoires (23/3) ou trompeurs (7/4). Il m'a fallu du temps, mais grâce à votre éclairage, cette Parole venue du Ciel est parfaitement claire. Depuis, j'ai du apprendre à accomplir, mais là, c'est une autre paire de manche, la route est encore longue.
Vincent L.

05Oct07 68C9
Dieu par Jésus vous dit: ...et ce que tu auras écrit (Rév d'Arès 33/10).
L'enseignement du prophète! Heureusement que vous avez annoté L'Evangile donnée à Arès et Le Livre. Ce sont des Lumières qui enrichissent notre faible lumignon. Vos annotations et enseignements nous permettent de mieux comprendre, nous enrichit la conscience. Je témoigne que lorsque, je fais l'effort de lire vos enseignements, il en reste quelque chose en moi, je ne comprend pas tout, mais, au fur et à mesure que je prie, moissonne, m'efforce d'être un pénitent, cet enseignement vie dans tout mon être. Qoë
let disait "L'homme est un oublieur." Bien sur, surtout si je laisse le tentateur me dominer, il connait mes faiblesses, il sait comment me faire tomber, tuer mon âme: Le menteur assure le mauvais, (pour qu’)il ne jeûne pas, (pour qu’)il ne pleure pas " (Rév d'Arès, Le Livre IV/6) [...]
Il est nécessaire de prier pour accomplir La Parole, il est nécessaire de sans cesse ramener à nos lèvres La Parole de Dieu, Dieu. Il nous parle à travers Sa Parole, Il nous parle par le prophète et ses écris: Tu écris, le frère parle, (il) rend la pustule de sa bouche, la fièvre (en) sort, le cœur entre (en lui) " ( Rév d'Arès, Le Livre XXXIII/13 ) [...]
Je suis en train de lire "Les gens du mensonge" (Scoot Peck). Cet ouvrage me dérange beaucoup. Pourquoi!? Parcequ'il met en Lumière certains de mes péchés, que mon corps cache, il ouvre ma conscience, parce qu'il touche des points très sensibles. Je me mets à la place d'une personne qui lit La Révélation d'Arès. Là c'est pas Scoot Peck qui parle, mais Dieu et son prophète qui par ses écrit s'efforce de nous aider à la construction de notre 
âme. Ce qui me fait le plus peur, je dois bien l'avouer, c'est de prendre conscience, car celui qui est conscient connait sa responsabilité, les effets de ses actes. Il y a plein de choses dont je ne mesure pas la portée, il y en a que je commence à comprendre réellement. Je fais un lien entre la conscience et l'âme et l'hâ, conscience collective des âmes,  je réalise l'importance des sœurs et frères. La vie spirituelle appelle la vie spirituelle. Nous rappeler de la vérité et la constance est très important.Il y a ceux qui ne croient pas en Dieu, qu'importe s'ils sont d'actifs serviteurs du Bien, Dieu Lui-même le dit: L’abusé devient prudent. Pourquoi enverrais-Je des prophètes à ceux qui furent visités par les faux prophètes? C’est d’eux-mêmes que Je fais des prophètes. C’est pourquoi Je n’ai pas envoyé à ces hommes Ma Parole dans les Livres, mais en secret J’ai conduit leurs pas vers la Vérité, qui gisait comme un aigle blessé dans les cœurs de leurs pères et de leurs frères ployés sous les puissants et les riches, et ils ont libéré la Vérité et ils ont libéré leurs pères et leurs frères ; et Je Me cache encore d’eux parce qu’on les avait fatigués de Moi, Je souffle en silence dans leur poitrine " ( Rév d'Arès 28/5-6 ).
Nous, soeurs et frères, en marche vers les Hauteurs Saintes, avons été touché par La Parole de Dieu Bible, Coran, La Révélation d' Arès et les enseignements des prophètes. Nous avons librement choisi d'accomplir cette Parole, de prouver que nous pouvons vivre sans chefs, créer un monde de bonheur, de paix en sœurs et frères, quelle que soit notre état de conscience nous devons nous aider les uns les autres vivre et transmettre LA PAROLE DE DIEU au plus nombre d'hommes possible, car les héros attendent (Rév d'Arès, Le Livre XXXV/10). [...]
"Le mal se fait sans effort, naturellement (nous y sommes conditionnés), le bien est toujours le produit d'un art"  (Charles Baudelaire.) Soyons les artisants d'une civisation, humble, sage, réfléchie, aimante, libre, unissons-nous, sœurs et frères, unissons-nous autour de Mikal.
 Didier Br.

05Oct07 68C10
Je suis de ceux, sauf que je ne savais pas qu'on était nombreux, qui pensent que La Révélation d'Arès doit être éditée sans préfaces, sans commentaires et sans annotations.
Je crois que ce que Dieu vous demande de faire: Écarter les livres d'hommes de l'Écriture, vient que les livres de Dieu ont tous fini par être édités avec les commentaires et les prédications des prophètes mélangés à la Parole et c'est exactement ce qui va se passer avec La Révélation d'Arès. Aujourd'hui elle est éditée avec le texte saint et les explications bien séparés, mais je parie que dans deux générations tout sera mélangé. Avez-vous remarqué que dans La Révélation d'Arès abusivement éditée sur le web en août les annotations étaient déjà sur la même page que la Parole elle-même? De là à ce que tout soit mêlé, il n'y a qu'un pas. Je ne discute pas la supériorité de votre interprétation, encore que je pense qu'il peut y en avoir d'autres. Je dis qu'elle doit être éditée séparément. D'ailleurs, Dieu le dit: "Dans la marge de la Parole, pas une glose!"
Jean-Pascal T.

Réponse :
Croyez bien que j'ai beaucoup médité les mots: Leur langue (des Livres Saints) sera sans artifice, leur marges seront pures de toute glose (Rév d'Arès 10/10).
Je me suis donc gardé, d'une part, d'insérer dans mes annotations quelque artifice, et d'autre part, de les placer dans une marge. Je les ai placées sur une autre page, en vis à vis par esprit de commodité. J'avais songé à éditer mes annotations séparément. Seulement voilà, j'avais peu de moyens financiers pour assurer l'édition d'un seul livre déjà... Alors deux! Et puis inciter les gens à acheter L'Evangile Donné à Arès en un volume n'était déjà pas facile... Alors en deux volumes!
Il m'a fallu décider entre les alternatives: Soit respecter scrupuleusement la séparation de la Parole et des Commentaires Prophétiques, soit diffuser la Parole de Dieu sans trop compliquer cette tâche, qui était mon prophétisme de base! J'ai opté pour la diffusion en un seul volume. Si j'ai eu tort, que le Père me prenne en pitié!
Mais je vous reconnais, mon frère Jean-Pascal. Je me souviens de vous comme d'un détracteur de ce que vous appelez mon "interprétation." Je ne suis pas sûr que votre souhait de publication de la Parole sans glose soit aussi innocent que cela.

05Oct07 68C11
J'ai durant plusieurs années cheminé avec les Pèlerins d'Arès. Si j'ai cessé toute activité avec eux, c'est parce que je ne trouvais pas d'enseignements qui me permettent de me guider pour sortir de mon état d'être humain insatisfait, imparfait.
J'ai beaucoup lu. J'ai écouté beaucoup de témoignages d'expériences de vie,. J'ai beaucoup échangé sur ces éternels questionnements: Qui suis-je? Pourquoi ceci dans ma vie? Que puis-je faire pour que cela aille mieux pour moi, avec moi, avec les autres. Comment participer à un changement du monde, afin qu'il soit meilleur?
Mes problèmes m'ont beaucoup appris. J'ai surtout appris que le monde extérieur (qui ne me convenait pas, bien entendu) était le reflet de mon propre monde intérieur. J'ai peu à peu appris à ne plus parler des autres, à ne plus dénigrer, à ne plus me plaindre et j'ai commencé à m'aimer, à reconnaître mes valeurs (sans dépendre des autres).
J'ai encore beaucoup à faire pour avancer dans la voie du "bon, du beau, du juste..." mais j'ai trouvé une école de sagesse, un Maître qui, sans complaisance mais avec beaucoup d'amour m'aide à oser regarder mes propres ombres et à les dépasser.
Merci aux Pèlerins d'Arès pour ce qu'ils m'ont appris et apporté et qui a contribué à mon progrès sur le Chemin de la Vie.
Chantal L.

Réponse :
Merci de m'avoir adressé ce commentaire par une boîte d'E-mail portant votre patronyme, qui m'a permis de vous reconnaître et de vous dire, à vous et à votre époux, et peut-être à vos enfants, toute mon émotion d'apprendre que vous lisiez mon blog et donc que vous me suiviez de loin, bien que nous n'ayons plus de contact direct depuis très longtemps.
L'essentiel est là. Vous avez gardé l'espérance qu'avait fait naître en vous La Révélation d'Arès.

05Oct07 68C12
En lisant votre entrée, il me vient une question qui est la suivante:
Et si un des messages de fond de La Révélation d'Arès, était que justement il pouvait y avoir plusieurs interprétations de certaines Paroles du Créateur suivant la sensibilité et surtout le moment ou l'on reçoit ces Paroles.
Ce qui voudrait dire que la Vérité ne s'ouvrirait à nous que lentement et suivant une progression dépendante de notre personnalité et de notre parcours.
N'avez-vous pas remarqué que, ce que l'on pense avoir compris comme Vérité intangible un jour, peut nous paraitre moins évident, ou plus nuancée, le lendemain?
La Parole Divine serait-elle d'une nature telle que nous en découvririons ses subtilités que petit à petit?
L'homme serait-il alors d'une telle nature que sa spiritualité et ses convictions seraient sans cesse en mouvement, ce qui lui éviterait la mort spirituelle que subissent les grandes religions?
À partir du moment où chacun respecterait des convictions (et une  compréhension) différentes des siennes, la pluralité des interprétations ne serait-elle pas finalement un bien?
Ne serait-ce pas aussi la base de la vie en communauté?
Et aussi, est-ce qu'un homme (fût-il prophète) peut affirmer détenir la seule Vérité? Ou une facette de cette Vérité?
Ne sommes nous pas tous — à chacun son échelle — une des multiples facettes de cette Vérité?
Les catholiques croient que le Pape est infaillible et ne se souçient donc guère de la cohérence de son discours, car c'est ce qu'on leur a inculqué depuis des centaines d'années. Les musulmans croient que Mahomet est le dernier des prophètes et que prétendre le contraire est impi; ils voient tout nouveau message venant du Créateur comme suspect!
Résultat: La tolérance, à ce niveau-là, a atteint un niveau zéro!
Je sais que vous n'aimez pas que l'on compare le mouvement Arésien à une religion, mais c'est simplement pour illustrer mon propos, c'est à dire poser la question de l'interprétation des paroles divines (quelles qu'elles soient) et les conséquences que peuvent avoir une interprétation unique présentée comme la seule possible et soi-disant voulue par Dieu même.
En politique, en religion, comme en toute chose, je me méfie (peut-être à tort quelque fois!) des interprétations uniques, car je sais (et le Créateur, bien sûr, le sait mieux que moi!) à quel point l'homme est faillible à ce niveau.
Pour en revenir plus précisément à La Révélation d'Arès, il va sans dire que je parle ici seulement du Livre et des théophanies, et non des paroles de Jésus, qui parlant en bruit comme nous tous, ne peut souffrir de plusieurs interprétations possibles, tellement ses paroles sont claires et compréhensibles par tous, dérangeantes pour beaucoup.
Je ne sais pas si ces questions sont importantes pour vous, mais je vous livre ces réflexions.
Je vous précise aussi que je ne me définis pas comme un de vos détracteurs, ni comme un Pèlerin d'Arès, du reste.
Et si vous arrivez à me percevoir juste comme quelqu'un se posant ces quelques questions (sans arrières pensées machiavéliques ou je ne sais quoi d'autres!), je pense que ce serais bénéfique. Celà éviterait en tous cas de repartir sur l'éternel débat stérile (sans grand interêt de mon côté) partisans-détracteurs.
Mais évidemment, n'étant pas à votre plaçe, je n'ai pas le même point de vue sur les questions de formes et de fond concernant la diffusion de La Révélation d'Arès, et je respecte tout à fait votre point de vue là-dessus, même si, je vous l'avoue, je ne comprends pas tout! Sur vos préoccupations de la diffusion par internet qui n'est qu'un outil comme l'imprimerie en est un autre.
D'ailleurs, les diverses "fausses" ou mauvaises interprétations du Livre n'ont pas attendues Internet, n'est-ce pas?
Internet n'est qu'un outil de partage d'idées, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, mais ce n'est qu'un outil.
Il est vrai que le partage n'est pas une valeur de notre société habituée à faire de l'argent avec tout et n'importe quoi!
Pour vous, j'ai l'impression que c'est un problème de fond, alors que pour moi, ce n'est qu'un problème de forme, de cadres juriques et législatifs, de copyright..etc...qui ne justifient pas une non-diffusion en ligne de mon point de vue.
Dans quelques années, les lois auront sûrement changé. Elles changent au gré de l'humeur et du porte-monnaie de nos "chers dirigeants." Est-ce pour cela qu'il faudra supprimer le Livre d'Internet s'il vient à exister sous cette forme?
Voulez vous prendre en compte toutes les lois existantes et à venir à ce sujet?
Des lois qui se contredisent mutuellement?...
Bon courage!, une armée d'avocats à plein temps n'y suffirait pas!
Pour finir, je comprendrais — et je ne suis peut-être pas le seul —, je comprendrais sûrement mieux vos préoccupations sur la diffusion (ou la non-diffusion) du Livre, si vous exposeriez vos raisons, car toutes les raisons que vous évoquez ne sont pas si évidentes que ça, comme vous le dites. Du moins pas pour moi.
Et encore une fois, je ne pense pas être le seul dans ce cas, sans pour autant penser être un détracteur du Livre ou de vous-même, je vous le précise encore.
Je comprendrais vos raisons, si vous les évoquez clairement. Je ne pourrais pas vous suivre sur ce point autrement.
Olivier G.

Réponse :
Je vous sais gré de dire que vous n'avez pas compris grand chose à ce que dit mon entrée #0068, car en effet votre commentaire d'un bout à l'autre montre que vous n'avez rien compris au  véritable Fond de La Révélation d'Arès. Vous ne connaissez pas cette Parole ou vous croyez la connaître. Ipso facto, nous ne parlons pas du tout des mêmes choses.
Par ailleurs, et cela concerne plutôt mon entrée #0067, j'ai largement expliqué pourquoi j'ai fait retiré La Révélation d'Arès du web sous une forme "libre de tout droit," autodéterminée par le "pirate" informatique. Vous êtes libre de ne pas être d'accord avec mes raisons. D'ailleurs, ne publié-je pas votre commentaire in extenso par respect de votre liberté?
Vous ne comprenez rien à ce que je dis... ou vous faites la bête. Je ne tranche pas. Je dis seulement que ces alternatives occupent logiquement mon esprit. De toute façon, si vous êtes un homme de bien, de pardon, d'amour, de paix, de liberté spirituelle, même en désaccord avec moi ou dans l'incompréhension, vous serez plus justifié que moi, qui suis un pécheur qui a bien du mal à être le pénitent qu'il voudrait être. Là est le fond de La Révélation d'Arès. Je ne sais pas comment mieux expliquer les choses.

06Oct07 68C13
Lecteur attentif de votre enseignement depuis près de 20 ans, j'avoue que je n'ai jamais très bien compris les arguments de ceux qui souhaiteraient voir La Révélation d'Arès publiée sans annotations ni préface. D'abord, parce que cette demande contredit le Message auquel ces détracteurs se réfèrent: Parole de Mikal, Ma Parole! (Rév d'A I/12)* Où donc se situe la logique de celui qui dit: Je veux la Parole (celle où il est écrit Parole de Mikal, Ma Parole!), mais sans la parole de Mikal? Je ne parle de liberté — chacun est libre de lire La Révélation d'Arès comme il le souhaite —, je dis simplement: La logique de vos détracteurs n'est pas... logique.
Ceci étant, comment sortirons-nous de ce débat sans fin? Vous donnez ici la réponse: par l'existentialisme. Ceux qui s'appuient sur votre enseignement comme rampe de lancement pour la compréhension et l'accomplissement de La Révélation d'Arès ont la responsabilité de démontrer au monde par les faits (plus que par le débat à mon avis) que l'enseignement de Mikal donne la Vie (Révd'Arès XIX,/26). Ils ne le font pas par défiance envers ceux qui rejettent votre enseignement, mais par conscience de leur responsabilité prophétique et historique, parce qu'ils accompliront — ou ne n'accompliront pas —, ils donneront tort ou raison à ces détracteurs.
Votre article motive plus encore ma volonté de devenir bon, aimant, juste, vrai, lumineux — et donner envie à d'autres hommes de le devenir à leur tour — pour ce monde et le monde à venir.
Jeff

*De nombreux versets de L'Évangile donnée à Arès et du Livre évoquent la complémentarité nécessaire de la Parole du Père et de la parole du prophète. Ils sont déjà cités dans de précédents commentaires de cette page. Je ne les redéveloppe pas ici.

06Oct07 68C14
Personnellement je me suis senti frustrée par votre édition de La Révélation d'Arès avec annotations et explications et anecdotes de différentes sortes, parce qu'elle m'a frustrée de la preuve de l'Appel, de la preuve de ma vocation, si vous préférez. J'aurais voulu lire la Parole nue, puis ensuite et ensuite seulement vérifier si je l'avais comprise comme le prophète l'avait comprise.
Si je l'avais de moi-même comprise comme il faut la comprendre, j'aurais eu la preuve que Dieu m'appelait personnellement à son service. Si je ne l'avais pas naturellement comprise comme le prophète l'avait comprise, j'aurais eu la preuve que je n'étais pas désignée pour le prophétisme et je ne serais pas devenue Pèlerin d'Arès, par pudeur. Je me serais contentée de passer une vie convenable dans le reste (appendice Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas, dans La Révélation d'Arès éd.1995) au lieu de le faire dans le petit reste.
Gerti

Réponse :
Rarissime est cet argument-là en faveur de l'édition de la Parole d'Arès nue, sans aucune explication. Je l'ai entendu deux ou trois fois en trente ans, pas davantage. Mais votre commentaire manque de précision. Je ne sais pas de quelle "preuve de l'Appel" vous parlez, parce qu'il peut y en avoir plusieurs, dont deux au moins que voici, l'une différente de l'autre:
La première preuve serait la preuve que vous êtes bien devenue un blé mûr, bon pour être fauché, gerbé, battu, étalé dans la grange, bref, moissonné.
La seconde preuve, d'ordre mystique, serait le preuve que Dieu vous appelle à une mission prophétique singulière, distinguée, comme par exemple il m'appela en 1974 et 1977 sans que je n'eus rien demandé.
À propos de cette seconde preuve, qui fait référence implicite à l'Appel que je reçus moi-même en 1974 et 1977, n'oubliez pas que je pouvais m'y dérober totalement comme d'autres en grand nombre l'avaient fait (Rév d'Arès 2/16) ou je pouvais l'entendre d'abord, mais revenir en arrière ensuite (Rév d'Arès 39/6). Autrement dit, ma liberté était totale et l'est toujours. L'Appel dont vous parlez n'entraîne pas du tout une fatalité d'obéissance de l'appelé, comme vous l'imaginez peut-être. La décision de l'appelé reste totalement existentielle avec toute la complexité de cet existentiel (J'y reviens). Autrement dit, comprendre la Parole est une chose, suivre la Parole en est une autre.
À propos de la première preuve: Suis-je bien un blé mûr bon à moissonner? Vous ne pouvez découvrir cette maturité au fond de vous qu'en soumettant votre spiritualité virtuelle à l'épreuve du sens, de la signification exacte, de l'Appel, que cette signification soit une découverte spontanée de votre intuition ou qu'elle vienne de l'enseignement du prophète. Une bonne compréhension du sens par vos propres moyens n'ajoute aucun mérite à ce test de votre état spirituel latent, de votre maturité spirituelle. Elle seule importe.
Dans les deux cas, connaître le sens de La Révélation d'Arès par les explications du témoin, qui a pour rôle de transmettre et d'expliquer, n'enlève rien aux mérites de votre engagement, quand vous le prenez. Quels que soient vos moyens de perception du sens de La Révélation d'Arès, la preuve de l'Appel personnel ne vous est pas donnée par Dieu, qui lui appelle tous les hommes sans exception et qui tous sans exception savent, sans le moindre besoin de preuve, Qui les appelle (Rév d'Arès 1/9). La preuve de l'Appel vous est donnée par votre propre acceptation, plus exactement par votre propre capacité de l'accepter qui prouve votre filiation divine, par le réveil en vous de l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27) qui est en vous.
Cela vous détache résolument de l'esprit traditionnel de religion.
C'est pourquoi je dis que La Révélation d'Arès est profondément existentialiste. La véritable frustration viendrait de votre refus d'être une croyante existentielle, maîtresse de son destin spirituel, à l'inverse de ce que sont encore des milliards de croyantes passives, juives, chrétiennes ou musulmanes, qui attendent tout de Dieu par l'interméidiaire de la religion "comme les oies attendent la pâtée," disait Charles Péguy. Elles devraient tout attendre d'elles-mêmes, de leur volonté d'être, sauf la Parole (l'Appel) et son sens qui ne peuvent être donnés que par son Auteur Divin par l'interméidiare de l'homme unique qu'il désigne à cet effet: le prophète. Vous ne déméritez pas en écoutant le prophète, bien au contraire.

06Oct07 68C15
J'estime indispensables vos commentaires, vos éclaircissements et vos chroniques accompagnant La Révélation d'Arès. Je ne crois pas qu'on puisse de bonne foi vous demander de les supprimer ou de les éditer séparément, ce qui reviendrait à les supprimer, car le vécu de la lecture serait, sans eux, rompu, brisé. Non, non, ceux qui vous demandent de publier La Révélation d'Arès nue, sans explications, sont évidemment rongés par quelque contrariété ou antipathie à votre égard. Cette antipathie peut avoir diverses causes, mais je pense que la principale vise votre personne.
Vous vous plaignez quelquefois de votre solitude, mais je crois qu'elle vous a permis d'acquérir, sans que vous l'ayez voulu, une indépendance extrêmement rare chez les hommes de notre temps, tous plus ou moins étiquetés par la système. Vous? Pas d'étiquette! Une indépendance extraordinaire, dont vous semblez même ne pas avoir conscience. C'est cette indépendance qui a très vite été insupportée par des gens qui voudraient que vous livriez au système ce Message dont la garde vous a été confiée. Ils voudraient que vous rentriez dans le moule de la moutonnerie générale, alors qu'en lisant vos commentaires, on comprend, dès la trentième page, que vous vous en êtes définitivement libéré. C'est vous, homme libre, qu'ils trouvent insupportable en trouvant vos notes insuppor
tables.[...]
Des gens qui ne vous connaissaient pas, qui n'avaient jamais pu ou voulu évaluer votre personnalité solide et unique et tellement hors du commun, vous avaient au début pris pour un petit malin, un aventurier, un opportuniste pour le moins. Ils vous avaient rangé parmi les escrocs religieux. Ils s'étaient concentrés sur le fait que vous aviez reçu une Révélation de Dieu, donc pour eux un fait invraisemblable, forcément faux, et non sur la Révélation elle-même qu'ils avaient négligé d'étudier. L'étude de la Révélation les aurait fait réfléchir, parce qu'en lisant de très près La Révélation d'Arès on voit les vrais problèmes qu'elle pose et avant tout le fait qu'elle ne peut pas être d'invention humaine et que, de toute façon, elle ne peut pas servir un ambitieux, parce qu'elle l'accable d'une mission très difficile.
Le problème de l'authenticité mis à part, il s'avérait, que vous soyez un faussaire ou que vous soyez Moïse, que vous aviez gagné en plus de la paternité d'un nouveau courant spirituel une insupportable indépendance à la tête de ce mouvement avec l'appui de vos disciples, les Pèlerins d'Arès. Cette légende noire de l'homme qui a pu échapper au système tout en vivant dans le système et non sur une île déserte est, j'en suis sûr, à l'origine des reproches qui vous ont été faits de vouloir être, en plus du témoin de La Révélation d'Arès, son théoricien ou son théologien. Vous vous êtes donné une stature historique et ceux qui veulent vous voler le rôle d'initiateur total cherchent d'abord à réduire cette stature. Mais il est trop tard pour eux. Ils n'y parviendront pas. [...]
Vous êtes devenu l'épouvantail, pour le moment petit épouvantail pas très remarqué, mais il grandira et fera de plus en plus d'ombre au monde. L'épouvantail de ceux qui croient aux valeurs et aux principes du tout à tout le monde, parce que, disent-ils, Dieu est à tout le monde et donc La Révélation d'Arès a par principe autant d'adaptations qu'elle a d'adeptes, parce que si son témoin, qui est à l'évidence un homme comme tout le monde, a placé très haut sa liberté personnelle, il n'y a pas de raison que tout croyant n'ait pas à son tour la liberté personnelle de l'interpréter et ne s'affranchisse, comme Mikal l'a fait, des lois ordinaires de la religion pour fabriquer sa propre religion. [...]
François D.

Réponse :
J'ai effectué des coupes dans votre commentaire, qui est vraiment trop long, mais je n'en ai réduit ni le sens ni la portée.
Votre thèse est intéressante, mais je ne crois pas que les motifs de ceux qui m'incitent à réduire La Révélation d'Arès à son texte révélé soient aussi élaborés dans leur conscient.
Que les uns soient des envieux ou des jaloux primaires ou que d'autres cherchent à remplacer mes commentaires par leurs commentaires qu'ils estiment mieux inspirés, aucun doute! Qu'ils trouvent mon "indépendance insupportable" ne me paraît pas, par contre, le vrai terrain psychologique de leur démarche. Il est tellement patent que je n'ai pas "fabriqué ma religion!" Est-ce que ce modeste blog, pour ne parler que de lui, suggère à ses visiteurs de m'assimiler à un psychopompe religieux, un capteur d'âmes, un laveur de cerveaux, un homme d'influence enviable qui ne peut que faire des émules parmi d'autres "ambitieux"? Non.
Je sais que je suis forcément mauvais juge de ce que je représente et fais moi-même, mais je ne crois pas avoir gagné une "indépendance enviable." Ceux qui me disent qu'ils ne "voudraient pas être à ma place" sont légions, y compris parmi les partisans de La Révélation d'Arès toute nue.

07Oct07 68C16
Les frères super-intelligents qui peuvent comprendre sans les explications du prophète (des frères qui sont sûrement très en avance sur la mission) peuvent aussi comprendre que la grande majorité n'est pas dans leur cas. Ils devraient aussi méditer sur la multitude de mots du Livre qui ne figurent dans aucun dictionnaire.
À moins d'être Madame Soleil, je ne vois pas comment en deviner le sens.
Jean M.

Réponse :
Mon frère Jean, c'est avec un intense émotion que j'ai lu votre commentaire, à vous qui vous considériez parmi le modeste des modestes, le petit des petits du petit reste, et dont, par surcroît, j'ai été sans nouvelles pendant très longtemps. Je découvre tout à coup que non seulement vous êtes toujours là, devant La Révélation d'Arès ouverte devant vous, Le Livre dont les annotations remplacent très avantageusement les oracles de Madame Soleil, mais vous visitez mon blog. Je vous salue fraternellement.

07Oct07 68C17
Pour aller plus loin que le cri de joie [commentaire 68C2] que m'a fait pousser votre entrée #0068 et que j'ai voulu vous exprimer aussi spontanément qu'il m'est venu, je pense que, non seulement votre pensée nourrie de la Parole de Dieu ne nous enlève rien ni ne nous contraint ou nous gène, mais bien au contraire elle s'avère indispensable pour nous permettre
d'acquérir la maturité spirituelle qu'il faudra au petit reste pour poursuivre la mission qui vous a été confiée de respiritualiser le
monde.
Je pense par exemple à l'enseignement que vous avez donné à nos frères et soeurs de Paris au début des années 2000 [en fait de 1995 à 1997] et qu'ils nous ont ensuite transmis quelques années plus tard. J'ai assisté à une des retransmissions de cet enseignement pendant plusieurs mois où, à votre exemple, une sœur et un frère ont repris chaque verset de la Parole en
exposant ce qu'ils avaient compris et retenu des réflexions et commentaires que vous aviez développés devant eux, les yeux dans les yeux et de coeur à coeur.
En écoutant cet enseignement, j'ai redécouvert La Révélation d'Arès, j'en ai compris certains aspects beaucoup plus
clairement, des perspectives insoupçonnées se sont ouvertes. Ma pénitence et ma moisson ont changé. À travers cette sœur et ce frère quelque chose de votre intelligence et de votre Vie pétries toutes deux de la Parole était passé. Votre intelligence avait fait passer le Souffle, le sens de la Parole, ce qui leur permettait à leur tour, chacun à sa façon (d'ailleurs très différente) de nous transmettre ce Souffle. Je les en remercie et je vous remercie de cet enseignement qui m'a paru une autre manière d'annoter La Révélation d'Arès. Il en va de même de vos articles, des textes de ce blog, des homélies du Pèlerinage qui donnent vie à cette Parole qui sans cette vie aurait bien du mal à éclairer notre faible lumignon.
Spirituellement, nous ne sommes probablement pas très matures, mais sans votre enseignement nous le serions encore moins. Dieu fasse que vous restiez parmi nous le plus longtemps possible pour que nous réussissions à trouver une autonomie spirituelle suffisante, qui nous permettra de poursuivre /droitement/comme/de droits changeurs/ (Rév d'Arès, Le Livre I/6), la tâche que vous avez commencée et qui n'est rien moins que la restauration d'Éden
D. Faber.

07Oct07 68C18
Dans le cas de quelqu'un que je suivais depuis plusieurs années pour essayer de comprendre sa souffrance, je lui avais donné La Révélation d'Arès et il me disait qu'il avait du mal à la lire.
C'était un homme très rationnel et intellectuel, mais avec un cœur bon et de culture catholique assez marquée.
Je lui conseillai alors de ne lire que les annotations et c'est à partir d'elles qu'il a pu se construire une vision claire de La Révélation d'Arès.
Ensuite seulement, au bout d'un an au moins, il a pu aborder la lecture du texte en lui -même.
JH

07Oct07 68C19
Imaginons, dans quelques temps, La Révélation d'Arès sans protection du copyright [voit entrée 0067], livrée au monde profane.
Ça pourrait donner quelque chose du genre:
"Tu connais La Révélation d'Arès?"
"Ouai, moi je suis un adepte de la version transcendantale de Bodi Tsé Dong, qui préconise les 18 prières quotidiennes et le jeûne hebdomadaire, condition sine quoi non du nirvana. Mais toi, tu as une version qui a été récupérée, moi j'ai obtenu la vraie version, celle qui comprend les écrits terribles apocalyptiques, qui relativisent le reste de la Parole et qui prévoit de toute façon l'Intervention Divine pour sauver coûte que coûte l'homme de lui-même."
Un troisième intervenant dirait:
"Moi, je ne crois pas aux versions annotées, je suis prêt à défendre par le sang la vraie version sans annotations, pure, comme DIEU est GRAND et PUR, et qui appelle à prendre les armes pour traquer les prêtres, à violer leurs femmes, à dépouiller leurs enfants (28/23)."
N'est-ce pas parce que la Parole est devenue bruit qu'il y a autant de mensonges, de perversions, de modifications dans la Bible, le Coran, etc? [N'est-ce pas ce qui] a engendré la perte de la Spiritualité? [N'est-ce pas pourquoi] Dieu nous ravive encore?
Faibles lumignons (35/5), nous sommes sûrement loin d'apprécier la chance que nous avons de recevoir la Parole dans son Intégrité.Cela grâce au grand Frère — soyons humble et n'oublions pas que c'est lui qui l'a préservée et retransmise jusqu'à présent —, qui s'est vu astreint à une si lourde tâche qu'en définitive nous sommes par rapport à lui dans une position si confortable que chacun de nous doit remercier le Ciel d'avoir échappé à cette responsabilite que nous n'aurions sûrement pas pu assumer aussi longtemps.
Pourtant, un coup de folie nous prend. Sous prétexte de liberté, on jette en pâture La Révélation d'Arès au tout-venant.
Mais il me semble que [ce que nous devons revendiquer,] c'est la liberté (10/10) de choisir le Bien, la liberté d'intelligence (32/5) spirituelle, qui nous mènera vers le bonheur, mais pas la liberté d'impatience — Répugne à la hâte et à la science; ce sont les portes par où entre le mal dans le monde! (39/3)) — ni la liberté d'insouciance .
Même avec La Révélation d'Arès non modifiée, nous faisons quand même continuellement des erreurs d'interprétation que le grand Frère corrige avec patience.
Si, par hâte, par immaturisme, nous répandions La Révélation d'Arès sans protection [du copyright et sans les notes du prophète], qui d'entre nous accepterait d'en prendre la responsabilité, qui se prétendrait pouvoir maitriser les conséquences? La Parole ne se transmet-elle pas par la Moisson?
Pour ma part, je suis sûr que la transmission de la Parole d'humain à humain est plus porteuse de fruits, car elle se transmet vivante, avec le cœur, le travail, le contact, l'amour, d'homme à homme.
La fameuse phrase de Jésus: "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre!.."  Si par zèle l'un d'entre nous a commis une erreur, celle-ci ne semble pas irrécuperable — oh! pas grâce à moi c'est sûr!!!, mais grâce au prophète qui veille.
Ce qui ne nous terrasse pas nous rend plus fort, n'est-ce pas?
Xavier

Réponse :
Pour des raisons inconnues, ce commentaire daté du 01/10/07 vient seulement de me parvenir. En le lisant — non sans difficultés, parce que certaines parties du texte original, sans doute lui-même écrit à la hâte sans être relu et corrigé, sont altérées — je trouve qu'il convient autant à l'entrée 0067, à laquelle vous le destiniez, qu'à cette présente entrée 0068. Après quelques hésitations, c'est dans #0068 que je le place. C'est un commentaire très intéressant.

07Oct07 68C20
La lecture du commentaire de J-H [68C18] me fait bondir.
J-H cite l'exemple de quelqu'un qui n'aurait compris le sens de La Révélation d'Arès qu'en lisant les annotations de l'éditeur — qui se prétend l'ayant-droit Michel Potay© — et qui n'aurait abordé le texte de la Parole qu'ensuite.
Mais c'est précisément là qu'est le problème!
En lisant d'abord les préfaces, commentaires et autres notes et annexes tout est faussé dès le départ!
La culture est véhicule de sagesse. Celui qui lit avec sa culture La Révélation d'Arès, un livre du Très-Haut ô combien sacré, sans s'enivrer (Rév d'A 32/9) du vin capiteux des explications de l'éditeur, [celui-là] captera toujours mieux le sens de l'ouvrage. Plus tard un peu de méditation et de concentration l'aideront à comprendre les passages qui ne lui semblent pas encore très clairs.
R.V.

Réponse :
Je suis très touché par la façon dont vous appréciez La Révélation d'Arès: "
un livre du Très-Haut ô combien sacré."
J'aurais donc été, selon vous, le récepteur purement physique d'une transmission de texte venu du Créateur et mon rôle aurait dû se limiter à ces audition et transciption du texte, point final. En somme, au moment où le Père voulait transmettre un Message aux hommes, j'aurais été sur la terre le seul talkie-walkie ou walkie-talkie réglé sur la bonne longueur d'onde? Aucune espèce d'ambition ne m'enfle la tête et me ferait refuser cette hypothèse, si le texte lui-même du Message limitait mon rôle à cette hypothèse. J'y reviens plus bas.
Selon vous, si j'avais respecté ce que le Père attendait de moi, j'aurais transmis le Message et ensuite je serais tranquillement retourné à mes occupations ecclésiastiques contraires au sens même du Message, prêtre et docteur et même prince du culte, proclamant au cours de sa liturgie les livres de Jean et de Paul, qui ne sont pas paroles de Dieu?
Non, allez-vous me dire, vous auriez au moins quitté l'église, car le sens du Message était là, bien tombé dans vos oreilles et dans votre cerveau, quand même.
Ah bon! Mais en quittant l'église je n'aurais déjà plus été le récepteur tout neutre sans la moindre interprétation ou pensée que vous auriez souhaité que je fusse... Ma seule attitude m'aurait trahi comme partie prenante du Très-Haut descendu parler à Arès. Étant aussi l'auditeur d'un Message qui aurait à ce point changé ma vie, on serait venu à moi sans cesse pour en savoir plus... J'arrête la liste des hypothèses pour ne pas tomber dans l'absurde.
Surtout, en me limitant à un rôle mécanique d'auditeur-transcripteur, j'aurais trahi le Message lui-même, qui m'assigne, c'est très clair, un rôle beaucoup plus étendu que celui d'estafette ou de standardiste se bornant à répéter mot à mot le message destiné à l'état-major des hommes, auquel vous appartenez probablement, mon cher ou ma chère R.V.
Je pense tout simplement que vous n'en êtes pas encore arrivé(e) à ce stade de "méditation et concentration" qui vous feront comprendre ce que je veux dire ici.

07Oct07 68C21
La première fois que j’ai lu La Révélation d’Arès, je l’ai dévorée sans les annotations. Je voulais aller vite dans ma découverte. Je reconnais volontiers que je n’avais pas compris grand-chose. Comme beaucoup, je pense, je n’avais retenu que ce qui m’intéressais avec énormément de subjectivité.
Après l’effet puissant de cette lecture j’ai repris ce livre et vos notes.
Celles-ci m'ont fait découvrir la diversité et l’immense étendue humaine et universelle à travers laquelle cette Parole révélée nous emmène et nous fait découvrir. Voila quinze ans que je prie dans ce livre, mais souvent, il me faut revenir aux annotations pour me remettre sur le chemin du bon sens.
Il me parait difficile de comprendre ceux qui, dans leur lecture, vous séparent ou refusent vos écrits. Comment vous éloigner de ce Message ?
Pour moi, il est impossible et inimaginable de vous dissocier du message du Père et encore moins de ne pas prendre en compte votre transmission et vécu de cette événement.
De toute façon, chacun est libre de lire ou de ne pas lire vos annotations. Où est le problème ?
Ne pas reconnaître Mikal et ses écrits revient à rejeter une part importante du Livre et surtout, à défier le choix du Père en n’acceptant pas son prophète.
Alain J.

Réponse :
"De toute façon, chacun est libre de lire ou de ne pas lire vos annotations. Où est le problème," demandez-vous?
Le problème varie. Il se situe souvent, comme dans le cas du commentateur 68C20, dans l'opinion apparemment fébrile de ceux qui se sentent libres de refuser mes annotations, mais qui considèrent qu'il vaut mieux que d'autres lecteurs, moins perspicaces ou plus naïfs, ne comprennent rien à ce qu'ils lisent plutôt que de "s'enivrer du vin capiteux" de mes annotations.
Cette attitude est notamment celle de certains catholiques très dévots qui prédirent longtemps que La Révélation d'Arès, qui bat en brèche la doctrine de leur église, disparaîtrait comme disparaît une mode, mais qui la voyant persister et même proliférer après trente ans, n'espèrent plus que voir au moins disparaître l'influence que le frère Michel exerce sur ses lecteurs en général et donc l'enseignement du frère Michel.
C'est aussi l'attitude de réincarnationnistes qui tempêtent contre mon déni de la réincarnation telle que je la lis très clairement dans La Révélation d'Arès, mais qu'ils considèrent comme un abus d'interprétation. Etc., etc.
Pour résumer, ceux qui souhaitent que disparaissent mes annotations sont généralement ceux qui considèrent comme menacée par elles leur tribu ou leur famille doctrinale ou métaphysique et comme remis en question l'inventaire selon eux achevé et imperfectible des croyances historiques.

08Oct07 68C22
Lorsque je proclame la Parole de Dieu (Le Livre), depuis plusieurs années maintenant, je lis d'abord la Parole avec les mots entre-parenthèses, puis les annotations (qui m'ont toujours été d'un grand secours) puis enfin, à nouveau, la Parole avec ses parenthèses.
Voici deux mois, je me suis dit que cela pouvait aussi, être intéressant de faire la deuxième lecture en psalmodiant sans les parenthéses. La Parole de Dieu pure. J'ai découvert le contact avec l'expression même de Dieu, entendre les vrais mots de Dieu dans ma bouche. J'ai eu le sentiment de redécouvrir la Parole. J'ai été très surpris des nouvelles impressions que cela m'a donné.
Et voilà qu'il y a un mois je tombe — par hasard? — sur le site, dont je ne donnerai pas la référence ici, d'une femme qui dit n'avoir jamais vraiment accepté l'idée que Dieu puisse s'exprimer en obligeant son témoin à retoucher la syntaxe.
Elle a donc fait un travail de compréhension en s'en tenant au seul texte que vous avez donné comme étant vraiment de Dieu.
Le résultat est étonnant, car elle prétend que vous auriez pu vous passer de ces parenthèses en réexaminant le texte d'un peu plus près. Finalement, le résultat qu'elle obtient ne change naturellement pas la nature du Message, heureusement, mais libéré de ses parenthèses le texte apparait limpide et ne perd en rien de son sens. Je cite deux exemples seulement parmi les plus évidents:

"(De) ta lèvre, (re)tire la croûte !
Lave ta langue ! Tu as Ma Parole."
devient:
Ta Lèvre tire la croûte, lave ta Langue :
TU AS MA PAROLE !

Avant (était) l'homme, (l'argile) d'Adame. (L'homme) est long(temps avant Adame.) L'homme couche (alors) sur l'ombre.
devient:
Avant – l'homme d'Adame est long ! –,
l'homme couche sur l'ombre.

Je citerai aussi une de ses constatations accompagnées d'une réflexion plus personnelle: Elle signale par exemple de menus différences dans certains versets entre l'édition de 85 et celle de 95.
En 1989 votre lecture des versets suivants, est :
La ronce laisse le(s) pic(s), le mo(u)r(an)t (re)vient, la mâchoire (se re)lâche, le sang (redevient) clair.
L(es) homme(s) (de)vien(nen)t les frères (et le monde) le nuage (d')or (où) les nations (s')embrassent, (où) le frère ne vend pas le pain (et) la laine.
Dans l'édition de 1995, cela devient:
La ronce laisse le(s) piques, le mort (re)vient, la mâchoire (se re)lâche, le sang (redevient) clair.
L(es) homme(s de)vien(nen)t les frères, (le monde devient) le nuage (d')or (où) les nations (s')embrassent, (où) le frère ne vend pas le pain (et) la laine.

Elle observe donc que, dans le temps, vous êtes amené à voir les choses autrement et je me dis qu'on peut penser que tant que vous êtes vivant, le texte, tout en restant ce qu'il est, peut évoluer sur le plan du sens.
Elle propose de lire ces versets autrement encore:
"La ronce laisse le pic.
Le Mort vient, la Mâchoire lâche, le Sang Clair :
L'Homme vient!
Les Frères
Le nuage d'or-
Les Nations embrasent Le Frère ne vend pas le pain, la laine."

Je me suis obligée à vous écrire ces réflexions quand j'ai vu que vous abordiez ce problème. Cela faisait trop de coïncidence pour moi autour de cette question de la Parole libre de toute glose et de la capacité du Créateur à se faire comprendre dans un bon français, pour que je garde le silence.
Pour autant, je trouve toujours les annotations utiles, libre à chacun de les utiliser ou pas. Mais je n'ai pas le même sentiment par rapport à la Parole du Créateur, laquelle, pourrait, peut-être, être libérée de ces rajouts.
Je suis surprise de mon audace, mais c'est fait
Pat

Réponse :
"Je me obligée à écrire ces réflexions quand j'ai vu que vous abordiez ce problème." Merci, mais je n'ai pas du tout abordé ce problème de la formulation du Livre. Le problème dont mon entrée 0068 fait état est celui de mes annotations, commentaires et préfaces que certains voudraient voir disparaître des éditions de La Révélation d'Arès. Aussi suis-je soulagé que vous les trouviez "utiles" à défaut d'être nécessaires, semble-t-il à vos yeux.
Si la personne, que vous citez à travers quelques passages de son site, est un modèle de pénitence, de travail à la moisson des âmes, de bonté, de pardon, de paix, d'intelligence et liberté spirituelle, elle sera, comme je l'ai dit dans mon entrée 0068, plus justifiée que moi qui ne suis qu'un pécheur, mais elle ne sera pas justifiée parce qu'elle aura tourné une phrase comme ceci ou comme cela. Ce genre de travail est parfaitement inutile — J'ai dû recevoir quelque trente propositions de versions ou de formulations du Livre en vingt-cinq ans, chacune s'affirmant la meilleure et la plus claire, bien entendu —. C'est du pharisaïsme. Jésus encourageait les pharisiens à pratiquer ou accomplir réellement le bien et à cesser de
couper les cheveux en quatre et poser des œufs de mouche. J'encourage cette personne, ainsi que vous-même qu'elle semble avoir séduite, à faire de même.
Au reste, la formulation que propose cette personne qui soulève votre estime, comme la trentaine de formulations qu'on m'a proposées depuis 1983, n'est claire que pour le lecteur qui a mes annotations simultanément sous les yeux. Ces formulations en tant que telles ne servent pas plus que ne sert une pomme que vous pouvez seulement regarder, mais non manger. Sans mes annotations, elles restent aussi virtuelles que l'est le texte original pour qui le lit séparément sans explication du sens. Vous n'êtes pas seule à avoir lu Le Livre sans parenthèses. Des milliers l'ont fait, le font et le feront, mais cela leur permet de proclamer la Parole pour l'accomplir (Rév d'Arès 35/6)pour l'accomplir! — seulement s'ils en connaissent déjà le sens. Cela ne peut se faire sans mes annotations qui ouvrent le texte à la compréhension. Sans mes annotations le texte reste fermé, quoi qu'en dise l'auteur de la révision que vous citez.
J'ai expliqué que le Créateur, lors des théophanies, s'exprimait par un langage total ou primordial, qui était fait de mots entrant par mon oreille et du sens de ces mots entrant simultanément dans mon cerveau. Cette plénitude ou complétude singulière du langage des théophanies, langage multidimensionnel, n'est pas reproductible par la typographie et l'imprimerie, sauf en procédant comme je l'ai fait. De plus, la personne en question a déplacé la ponctuation, c'est-à-dire les silences et les changements de ton tels que je les ai entendus. Elle, qui n'a rien entendu, a par là torturé le texte et l'a plus éloigné de ma transcription originale que ne l'ont jamais éloigné mes parenthèses. Lisez la Parole comme vous voulez, cela ne gêne pas le Père et ne me gêne pas, mais ne perdez pas votre temps aux principes vétilleux dont m'entretient votre commentaire. Allez tout droit à ce à quoi le Père nous pousse par La Révélation d'Arès: accomplir la Parole et
changer le monde!

08Oct07 68C23
À l'occasion de ce 30ème anniversaire des Théophanies, je tiens à rendre hommage à l' honnêteté, la droiture, le courage, la patience, l'amour avec lesquels le Frère Michel nous a guidés dans notre ascension pendant toutes ces années.
Oui, vous êtes le juste prophète, Frère Michel, et je n'oublierai jamais la difficulté que vous avez eue à accepter ce mot[, ce titre de prophète,] alors que vous aviez déjà répondu: "Me voilà, Seigneur," à celui qui vous visitait. Vous avez toujours respecté la Vérité historique des faits et c'est votre amour pour votre frère humain qui vous a fait toujours adapter les annotations et vos enseignements, pour nous aider à mieux avancer dans la voie du Bien.
Sans jamais juger ceux qui vous attaquaient, vous avez toujours défendu l'intérêt du Créateur.
Depuis 1974, vous et votre épouse, n'étant plus rien pour vous-mêmes, avez voué votre vie à ce magnifique Message d'espérance pour l'humanité.
Vous êtes l'exemple vivant de la gravité mêlée à la joie insurgeante, novatrice, vivifiante, civilisatrice (sans mégalomanie).
Vous avez une belle foi qui fait envie et un tel amour de l'homme que, si nous faisons l'effort d'accomplir ce que le Père nous recommande, avec l'éclairage de votre enseignement qui nous fait sans aucun doute gagner du temps pour sortir vers la Lumière, nous contribuerons à changer le monde en Bien.
Encore MERCI à vous cher Prophète et vous soeur Christiane !
Chantal C.

Réponse :
De votre part, Chantal, qui avez été des premiers, sinon même la première à répondre "Présent!" et à être totalement disponible sans tergiversation dès 1974, ce témoignage m'émeut au-delà de ce que vous pouvez imaginer. J'ai, je l'avoue, quelques larmes dans les yeux en tapant ce mot sur mon clavier: Merci.

08Oct07 68C24
Je suis de celles qui ont lu la première fois La Révélation d'Arès en m'arrêtant plus sur les annotations que sur les Veillées et [les chapitres des] Théophanies. Tout simplement parce que je ne comprenais pas le sens de ces dernières. Pourtant je savais lire, écrire, avais fait quelques années d'étude après le bac, mais c'était comme si  ma formation d'esprit m'avait rendu hermétique à un langage qui résonne directement sur un organe présent, mais atrophié en moi.
Pourtant une ou deux phrases du Livre, la rencontre avec un Pèlerin d'Arès, la rencontre avec le témoin  m'ont fait sentir que là, il y avait quelque chose de tout à fait particulier, le Vrai dans ce que devaient être les relations entre les hommes et Dieu. Une phrase, une évocation dans un livre et commence alors le début d'une longue série d'autres phrases qui ouvrent et réveillent en vous cet organe atrophié. Parfois c'est une phrase de La Révélation d'Arès, parfois c'est une annotation, le
balancement est continuel et ne pose aucun problème à ma conscience: Elle seule sait ce qui lui permet d'ascensionner vers le Bien.
Nicole et Jean-Claude

08Oct07 68C25
"[…] Je crois surtout que les détracteurs de La Révélation d'Arès voient maintenant qu'ils ne l'empêcheront jamais de se répandre et passent de l'argument: "Cette soi-disant révélation n'est qu'une imposture ou une folie […]," écrivez-vous.
J'ajoute que, 33 ans plus tard, toute votre vie témoigne de votre honnêteté, votre droiture et votre équilibre mental (pour le moins !!).
Vos écrits innombrables et la hauteur exceptionnelle de votre enseignement ne permettront plus de vous marginaliser. Aujourd'hui déjà, personne ne peut plus vous salir sans se ridiculiser et c'est bien pour cela qu'on ne vous attaque plus de façon publique.
On peut tout à fait librement refuser La Révélation d'Arès, mais on ne pourra plus le faire en disant "qu'on ne savait pas."
Les ennemis vont donc redoubler d'effort et la vigilance des frères va être sérieusement éprouvée!
Patrick

08Oct07 68C26
Vous écrivez : "J'ai toujours reçu des suggestions de ne publier La Révélation d'Arès que nue, sans avant-propos, ni commentaires, ni notes, mais autour du 30e anniversaire des théophanies ces suggestions deviennent pressantes."
J’ai découvert La Révélation d’Arès en 1986 après avoir vécu quelques expériences qui m’avaient ouvert à la dimension spirituelle de la vie humaine et à l’Existence du Créateur capable d’intervenir dans la vie d’un homme pour lui montrer la route tout en respectant sa liberté de suivre un autre chemin. Quant j’ai ouvert La Révélation d’Arès j’ai reconnu Son Auteur par la sensibilité, par le souvenir de la Marque de son Auteur qui m’avais touché précédemment plus que par l’analyse du texte.
Depuis vingt ans que je marche sur ce sentier du milieu avec vous, je n’ai jamais trouvé que vos annotations posaient problèmes. Je regrette au contraire que vous ayez dû les abréger pour qu’elles ne prennent pas trop de place.
À mon sens, vos annotations sont indispensables car elles évitent à cette Révélation de retourner dans la confusion stérile et statique des interprétations divergentes qui ont sapé l’accomplissement de la Thora, de L’Évangile ou de Coran. Le Père de l’Univers à parlé pour que Sa Parole s’accomplisse — pour que le monde soit sauvé — par une action créatrice qu’Il impulse  et non pour qu’elle soit discutée sans fin par des discuteurs qui refusent d’accepter une Vérité qui ne leur convient pas. Libre à eux de croire ce qu’ils veulent, puisque ce n’est pas croire qui sauve, mais faire! Alors pourquoi tant insister pour que vous supprimiez vos annotations qui sont vitales pour laisser à cette Parole sa cohérence créatrice, sa direction qu’elle montre clairement ?
J’ai observé pas mal de mouvements spirituels, politiques, religieux, présent et passés. Mêmes s’ils ont apportés quelque chose à l’humanité, ils ont pour ainsi dire tous échoué sans atteindre leur but: changer le monde pour qu’il retrouve l’harmonie primordiale. Pourquoi ces mouvements ont-ils échoué? Ils leurs manquaient une compréhension en profondeur de l’homme et de l’avenir que seul le Créateur pouvait donner. Il leur manquait la plénitude de La Révélation et la compréhension nécessaire de cette Révélation (ce qui n’est pas si évident) que seul un prophète peut percevoir.
Par vos annotations et votre enseignement ceux qui vous ont suivi ont fait des progrès énormes spirituellement et humainement. Cela prouve que votre vision qui est d’équilibre, de mesure, de sagesse, est la bonne vision pour montrer la Voie qui sortira l’humanité de l’impasse. La direction que vous montrez dans votre enseignement s’est révélée, au cours de toutes ces années, comme parfaitement juste.
Les contradicteurs de vos annotations espèrent se débarrasser de vous — réduire La Révélation d'Arès à une pensée confuse et inactive — en se débarrassant de vos annotations et de votre enseignement. En défendant le sens de la Parole révélée, vous montrez une fois de plus la Sagesse du Père qui donne toujours sa Révélation aux hommes par un prophète qui incarne cette Révélation.
Allez en paix, vous remplissez bien la mission que le Père vous a confiée.
Daniel C.

08Oct07 68C27
J'ai attrapé un sale virus et c'est la tête "embrumée" que j'apporte les dernières touches à ce commentaire.
Votre entrée [0068] m'a fait beaucoup médité et m'a ramené loin en arrière quand vous aviez posé la question à l'assemblée "Un prophète pour quoi et pour faire quoi?".
Il me semble qu'une des raisons pour lesquelles on accepte difficilement que vous puissiez être le seul à détenir le vrai sens de la Parole, qui vous a été révélée, est que nous autres occidentaux, de souche chrétienne pour la plupart, n'avons pas de case pour appréhender la vraie nature d'un prophète. Les musulmans au contraire ont gardé très vive en eux la figure et la présence de Muhammad, homme parmi les hommes, habité par la présence de Dieu, et dont ils se remémorent l'exemple et les paroles en toutes circonstances. Ils ont gardé une image vivante de ce qu'est un prophète, à la fois la porte et le chemin vers la Vérité. Même si l'islam a quelque peu figé le vrai dans une vision morale et ritualiste depuis, le prophète est cet homme en qui la vérité vit: Elle entre dans sa vessie comme la mer (Rév d'Arès XXI/12). Elle nage dans sa gorge comme la fontaine (XLVII/9). Le prophète en est empli mais il ne lui commande pas. Elle est (I/4). Et ce que l'homme du commun (dont je suis) qui la reconnaît, honore en cet homme, le prophète, c'est d'avoir accepté cette présence pour toute l'humanité alors qu'il n'est lui-même en tant qu'homme qu'un pécheur comme les autres qui doit se changer.
Cette nature si particulière d'homme-prophète, je crois, est difficile à saisir pour un esprit occidental qui compartimente, cloisonne, globalise, bref, rationalise et qui ne voit pas le lien invisible qui relie toute l'humanité à Dieu à travers cette porte qui mène à la Vie. Je la vois comme une sorte de singularité dans l'univers, un lieu qui échappe aux lois de la physique et du temps, où se comprime en un point très minuscule, les deux pôles opposés de la Création. Un miracle en somme. Mais un miracle qui se nourrit autant de la Volonté du Père que de la volonté de celui qui a choisi librement (Rév d'Arès 19/2) de dire oui. Les deux volontés se rejoignent et se fondent dans l'action effective de changer le monde (28/7).
Une création vivante, une figure de l'impossible possible. Un exemple de la possibilité de l'homme d'échapper à tout déterminisme, qu'il soit historique, sociologique, scientifique ou autre. Un exemple à suivre surtout. Développer cet aspect prendrait des pages mais il suffit peut-être de commencer par méditer le nombre de fois que l'Évangile donné à Arès commence par "Vois, homme Michel!" ou "Écoute, homme Michel!" pour en mesurer la portée et le sens.
Éric D.

08Oct07 68C28
C’est en 1991 sur feu la Cinq [chaîne de télévision disparue] que j’ai entendu parler de La Révélation d’Arès et vu pour la première fois frère Michel. 30 ans depuis les Théophanies et pour moi 16 ans que j’ai Le Livre en mains. J’ai déjà usé un exemplaire de La Révélation d'Arès et la bilingue qui me sert aujourd’hui est déjà en piteux état, sa frange a complètement changé de couleur.
Comme j’ai plus le temps qu’un autre, je parcours l'ouvrage en priant presque chaque jour, je le lis complètement environ 8 à 10 fois chaque année. Tout cela pour dire quoi?
La Révélation d’Arès n’est pas un simple bouquin, elle ne peut être feuilletée, effleurée du regard, lue en travers ou bien une seule fois. Elle est Vivante, attachante, vous rend l’intelligence du cœur, qui devient créatif, heureux, réaliste, actif, sincère, responsable. C’est un Don que le Père nous fait. On apprend que Dieu ne parle pas aux hommes directement, il en choisit un, qui lui-même choisit [alors qu'il pourrait refuser] de nous donner le message qu’il a reçu.
Détracteurs, moqueurs, rieurs, qui valez mieux que moi sans doute, chacun est libre de penser et faire comme il veut, mais je peux vous dire pourquoi j’ai accepté en totalité, Dieu, frère Michel, ses annotations. Si vous lisiez tout le contenu de La Révélation d’Arès, vous vous rendriez compte que tout est dit depuis le début, mais comme le propre du Français est de tout savoir, de ne pas travailler, ni réfléchir, vous doutez encore de ce merveilleux mystère de la Vie que nous rappelle Dieu en 74/77.
Mais pensez-vous à vos défunts, à votre disparition prochaine, à toutes les barbaries qui ensanglantent la planète depuis des siècles, le matin, le soir, la mort gave la terre (Rév d'Arès, Le Livre XXXI/5)? Ne pensez-vous pas que cela suffit, il faudra des générations, nous allons encore longtemps souffrir, mourir? Pour bien comprendre le Fond, l’enjeu à cette époque animée par des esprits intolérants, jaloux, anxieux, avide de pouvoir, tout le contraire de ce qu’il faudrait pour vivre heureux dans nos différentes personnalités. Notre prophète nous place sur la bonne Voie à travers la lumière de son ENSEIGNEMENT. Dieu, lui dit bien: Je lave ton cœur, et toi tu laves le cœur du frère (Le Livre L/1,2).
Mon niveau est faible, pourtant en regardant en arrière, j’ai changé, oui, j’ai changé. La paix est en moi, j’apprends à ne pas préjuger, à aimer mieux, à vivre au sein ma famille en harmonie et avec ma famille spirituelle formée de différents et enrichissants caractères et niveaux sociaux, intellectuels, comme avec tous ceux qui voudront bien pencher leur regard sur leur cœur afin que le monde change.
Michel J.

08Oct07 68C29
Ceux qui prétendent que Le Livre devrait être diffusé sans vos annotations sont assurément ridicules et pas très futés.
C'est la tâche que Dieu vous a confiée et c'est vous et personne d'autre qui étiez là au moment des théophanies en intimité avec le Créateur.
De mon point de vue , le fait que vous ayez pu commettre quelques imprécisions dans vos annotations, corrigées ou non plus tard, démontre au contraire la grandeur de votre pénitence.
Car, comme le dit Jésus à propos de Marie qui est rentrée dans l'excellence du salut, quel aurait été son mérite si elle était venue au monde sans pouvoir pêcher, sans pouvoir faire de fautes, sans tache?
Les doutes, les erreurs que vous pourriez commettre et les souffrances que vous endurez sont celles de l'humanité.
Et les victoires aussi.
Olivier G

08Oct07 68C30
Je me permets d'intervenir pour la première fois sur ce site que j'ai découvert par hasard il y a un peu plus d'un an, qui m'a intrigué, qui m'a fait chercher et lire La Révélation d'Arès, et qui m'a fait m'insurger contre vos annotations qui m'ont paru aussi absolutistes et condescendantes que les leçons d'un gourou avant que je n'en reprenne la lecture et découvre une âme de valeur, plus habitée par l'amour que par l'ambition. Mais je suis resté hésitant sur l'authenticité de l'homme que vous êtes jusqu'à cet article 0068 publié pour célébrer le 30e anniversaire de ce que vous appelez les théophanies et en même temps pour répondre à ceux qui vous demande de le publier "nu" sans la moindre appréciation ou critique (au sens positif) de votre part.
La lecture des commentaires de cet articles 0068, certains réellement émouvants, m'a décidé à vous considérer comme un homme qui, peut-être anticonformiste mais sûrement ordinaire avant 1974, s'est vu subitement rattrapé par Dieu et, de ce fait, rattrapé par l'Histoire. Je suis assez proche de l'analyse faite par François D., commentateur 68C15, qui estime que c'est l'indépendance, très rare, que, depuis 1974, vous avez gagnée contre le destin général des hommes, qui irrite les ordinaires qui par milliards voudraient qu'il n'existe jamais d'être extraordinaire. Leur réquisitoire contre votre enseignement ou seulement contre la présence de votre enseignement dans La Révélation d'Arès est le fait des petits esprits qui en masse veulent que ce monde ne soit plus fait que de petits esprits, ce nivellement par le bas qui est pour eux la marque de l'égalité.
Je crois comme le commentateur Patrick 68C25 que c'est une affaire entendue, personne ne peut plus contester que vous êtes un honnête homme et un personnage désormais historique dans l'Histoire Religieuse, même ceux qui ne croient pas dans La Révélation d'Arès vont se ranger assez vite à cet avis, les uns après les autres. Comme Patrick 68C28 le laisse entendre, vous serez assez vite délivré des dénigrements et diffamations minables de style A.D.F.I. ou de quelques sites que je préfère ne pas nommer, mais par contre vous devrez sûrement affronter peu à peu des assauts de haut niveau, dont les formes ne sont pas encore connues. À ce moment-là, le problème de l'édition avec ou sans annotation deviendra tout à fait mineur. Seul de votre espèce actuellement en ce monde, je veux dire seul prophète resurgi des profondeurs de l'Histoire Religieuse, vous devrez assumer cette vocation unique de prophète avec toute la grandeur et la force nécessaires. Je vous en crois capable, mais ce sera dur.
Pierre M.

09Oct07 68C31
[...] Ce que je voulais dire pour compléter ce qu'elle a écrit sur le sujet des annotations [de La Révélation d'Arès] c'est que pour moi ce fut de loin Le Livre, plutot que la partie des Veillées [L'Évangile Donné à Arès], qui me fut obscur et c'est mon cerveau d'enfant qui tentait d'en filtrer son sens aux premières lectures. Parce que son langage ravivait celui qu'enfant nous mimions en jouant aux cows boys et aux indiens. C'est dire si j'ai eu besoin des annotations du frère Michel! [...]
Jean-Claude

09Oct07 68C32
[...] des gens réclament une Révélation d'Arès sans les commentaires et notes du prophète. Si le frère Michel est vraiment le seul à exprimer sans erreur le sens de la Parole de l'Éternel [...] je ne vois pas comment il est possible de dire à cet homme: "Tu es la Parole de Dieu puisque tu l'expliques infailliblement, mais ne compte pas sur ma dévotion." Cette dévotion le frère Michel ne la sollicite pas, de toute façon. Il ne la sollicite jamais. La dévotion, c'est nous qui la lui devons ou bien nous perdons notre route.
[...] S'il en est autrement, c'est que l'interprétation du témoin est une interprétation parmi d'autres possibles et alors les adversaires de l'édition annotée ont raison. En lisant les commentaires, je ne trouve pas de "trop-plein de dévotion," mais seulement un grand respect affectueux pour un homme dont la mission est très difficile justement parce qu'il la remplit avec modestie. C'est sûr, tout pénitent est prophète mais pas "par référence au prophétisme" général, comme vous dites, mais par référence au prophète d'Arès [...]
Christian

09Oct07 68C33
Le sujet du droit ou de l'interdiction qui vous est donné de publier votre enseignement avec la Parole d'Arès se ramène, et je crois que c'est normal, à définir votre nature prophétique et finalement votre nature tout court puisque depuis plus de 30 ans vous n'êtes plus rien pour vous-même (Rév d'Arès 40/6). Ces commentaires s'ajoutent à d'autres tout aussi passionnants dans d'autres entrées qui vont donner de la matière aux biographes.
Je me souviens d'un jour, il y a longtemps, où je me trouvai dans une réunion de travail autour de vous. Nous étions une vingtaine ou une trentaine et je pus constater ce jour-là que ceux qui vous reprochent d'être seul parce que vous auriez tout voulu gérer tout seul sont de mauvaise foi ou ne vous connaissent pas. Vous sollicitiez nos avis et nous ne vous donnions pas d'avis, parce que nous ne voulions pas nous engager dans des responsabilités (nous n'étions pas à la hauteur) ou parce que nous réalisions tout à coup à quel niveau notre mission se plaçait et nous perdions les pédales. Nous restions silencieux et c'est ce jour-là que je compris que si vous vouliez que les choses avancent vous n'aviez qu'une possibilité: montrer la route, puisque nous ne pouvions pas (et peut-être nous ne voulions pas par trouille ou par flemme) vous aider à la tracer comme vous auriez voulu qu'on vous aide. C'est en voyant la situation sous cet angle que je vous suis reconnaissant d'avoir publié La Révélation d'Arès avec d'abondantes notes. Ceux qui vous demandent de retirer vos notes sont des prétentieux qui refont le monde ou la bible dans leur tête et n'ont aucune idée des dimensions réelles de la tâche réelle.
Si l'absence totale d'ambition personnelle et d'esprit de manipulation doit prendre un visage, c'est bien le vôtre. Nul ne personnifie mieux que vous le désintéressement (Jean-Claude va dire: Encore un trop-plein de dévotion!). Je crois que tous ceux qui vous connaissent s'accordent sur ce portrait, mais ça n'épuise pas le sujet, c'est sûr. Vos difficultés, pour ceux qui ont vu vos années de formation à la vie pénitente et à la moisson, étaient manifestement celles d'un homme qui à aucun moment de sa vie ne s'était attendu à un Appel suprême comme celui d'Arès. Je pense donc que vos premières annotations de La Révélation d'Arès (par exemple "Le Pèlerin d'Arès" trimestriel) étaient autant écrites pour fixer pour vous-même vos propres repères que pour founir des pistes aux premiers disciples. Ceux qui protestent contre ça trente ans après n'ont pas étudié la question; ils disent n'importe quoi.
Personne ne devient prophète par hasard ou parce qu'il n'y avait personne d'autre pour écouter Dieu quand Dieu voulait parler. Vous pourvez vous poser la question: "Pourquoi moi et pas un autre?" Tous ceux qui vous connaissent bien savent que vous vous posez cette question sincèrement, mais moi j'ai fini par comprendre que Dieu à détecté ou préparé en vous une exceptionnelle intelligence de la situation où il vous a mis. Les préfaces et les annotations de La Révélation d'Arès? Où en serions-nous sans elles? Votre modestie et votre sensibilité (et votre solitude, qui fragilise) vous font un peu souffrir de tout ça, mais ne vous tracassez pas pour ça!
Jacques

09Oct07 68C34
[commentaire hors-sujet effacé]

10Oct07 68C35
La Vérité a beau venir de Dieu, je crois que c'est par l'homme qu'Elle doit passer.
Le prophète est le "filtre" qui rend la Parole crédible pour les sens humains. Après tout, nul ne sait Qui est Dieu et Ce Qu'est Dieu, tandis que des hommes, on en côtoie tous les jours. On apprend à les apprécier ou à s'en méfier, c'est une question de senti.
Pour ma part, ce sont les Liminaires [préfaces et avant-propos] qui ont fait que mon coeur s'est ouvert à cette Parole venue du Fond de l'Univers. C'est l'honnèteté et l'intelligence émanant des écrits du témoin qui ont ouvert mon esprit.
Qu'il reçoive ici mon infinie gratitude!
Dominique F.

10Oct07 68C36
Je trouve cette situation [de l'édition avec annotations ou sans annotations du témoin] plutôt comique d'un coté, mais néanmoins dramatique, tragique.
Parce que l'humanité tarde depuis le commencement à prendre le sentier vers le Bien, certains disent: "Tu te trompes, ce que tu dis ne correspond pas à ce que je pense, ou à mes intérêts, ou à mes souhaits... Comment aurais-je tort? Blablabla..." et le mal perdure.
Je savais qu'il y avait une différence entre connaître le sentier et être sur ce sentier, je sais maintenant qu'il existe une grande incapacité à comprendre qu'il y a un sentier [vers les Hauteurs].
En ce qui me concerne, je ne connais Frère Michel qu'à travers ses écrits, mais quel