|
18Mar08 79C01
Jésus avait compris que la Parole de Vérité était celle prononcée pour
ceux qui n'y avaient pas ou plus droit.
Merci, monsieur, de le mettre en pratique pour elle qui le met
elle-même en pratique avec ceux qui l'ont prise en otage.
Nicolas.
|
18Mar08 79C02
Il était inévitable qu'une femme intelligente évolue au milieu de la
dissidence qu'elle se préparait à combattre avant qu'elle soit sa
prisonnière et otage, comme vous dites. Je suis un peu intrigué, parce
que vous n'écrivez pas "prisonnière ou otage", mais "prisonnière et
otage", vous avez sûrement une raison pour cela ou des informations qui
permettent de penser qu'elle pourrait un jour être otage sans être
prisonnière ou l'inverse.
C'est vous qui avez mis à la mode ce mot: médiocre,
médiocrité, comme un des péchés que Dieu attribuerait à la société et
je le trouve très juste. Il est peu ou pas du tout utilisé par ailleurs
et c'est la preuve de l'aveuglement des médiocres sans nombre de la
société. On oublie que Mme Bétancourt n'était pas une lionne politique.
On peut se présenter aux élections pour une situation politique
importante et n'être qu'un obscur médiocre.La candidature ne crée pas
l'importance. Je suis heureux que vous ayez souligné que le prix de
l'otage a augmenté avec le bruit (La Révélation
d'Arès, Le Livre) et les cris que sa famille a fait pousser à
la foule et à la presse. Je ne connais pas Mme Bétancourt
personnellement, mais je connais des personnes qui la connaissent et
qui me disent que le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'est pas un
génie politique [...]
Mais, comme vous le dites, elle a pu évoluer au cours de sa captivité
et trouver un peu d'intelligence qui lui a fait comprendre que les FARC
ne s'imposaient pas la vie misérable qu'ils s'imposent dans la jungle,
parce qu'ils sont des criminels ou des barbares arriérés assoiffés de
sang, mais parce qu'ils veulent constituer un contre-pouvoir au pouvoir
officiel qui amène celui-ci à devenir plus social et à négocier avec la
misère. De toute façon, il ne fallait pas sortir de science-po pour
comprendre ça.
La dissidence, on connaît ça depuis toujours. Bien sûr, il y a tout un
tas de dissidences dans le monde (Il y en a une très importante aux
Philippines dont on ne parle quasiment jamais; il faudrait qu'ils
s'offrent quelques otages réclamés à cor et à cri pour qu'on fasse
attention à eux), et on oublie que toute dissidence pense ferme, ce
n'est pas seulement un ramassis de brigands. Les FARC ont parmi eux des
penseurs solides, alors que les politiques officiels en face ne pensent
qu'à leur pouvoir sur le monde et au pognon. Ces penseurs [des FARC]
ont dû discuter avec Mme Bétancourt et lui faire comprendre (ou
admettre) leurs raisons de combattres: "des causes humaines infiniment
plus profondes et largement partagées," comme vous dites. Si elle
n'avait pas compris ça avant, c'est qu'elle n'était pas très maline et
qu'elle les méprisait comme font tous les pas très malins quand ils
sont du bord du pouvoir et du pognon.
Pour ma part, je souhaite que cette femme dans la souffrance — une
passion, comme vous dites — soit libérée pour des raisons humanitaires,
mais comment souhaiter que quelqu'un qui a eu besoin d'être mise le nez
dans le caca du monde pour comprendre que des hommes vivent dans la
caca puisse devenir a politicienne géniale qui trouve la solution de la
misère en Colombie ou ailleurs comme Newton trouve la loi de
l'attraction terrestre. Ce que je crains, c'est que les FARC soient en
train de fabriquer à Mme Bétancourt son futur fonds de commerce
politique, rien de plus. C'est peut-être pourquoi ils ne sont pas
pressés de la libérer.
James G.
|
Réponse
:
Beaucoup de gens ont en pensée le tracé moral, en plus ou
moins flou, que vous faites de la prisonnière de la jungle. Je tends
pour ma part à partager, depuis longtemps, votre modération concernant
l'importance intrinsèque probablement infondée que certaine presse
donne à Mme Bétancourt. L'important, c'est la cruauté de son épreuve et
l'évidence qu'il ne faut pas la prolonger afin de ne pas faire d'une
otage une martyre — Vous voyez ici
pourquoi j'ai écrit "prisonnière et otage",
parce qu'elle pourrait devenir "prisonnière et
martyre" ou Dieu sait quoi d'autre, à l'inverse, comme
"prisonnière et complice" etc. Mais je me
refuse à présumer de l'avenir. Je sais simplement que tout est toujours
possible chez un être humain.
Donc, mon analyse personnelle, quoique plus courtoise envers cette
femme malmenée, rejoint la vôtre, bien que je n'aie pas, comme vous
semblez les avoir vous-même, des
informations précises sur l'Ingrid Bétancourt d'avant ces événements.
Sans nul doute, Mme Bétancourt n'est pas Mère Térésa prisonnière d'une
bande de brigands d'honneur dans la jungle indienne, mais... et ici
j'oppose un mais fort... je regrette un peu la suffisance, peut-être
même la point de mépris, de votre commentaire qui me rappelle les
propos des progressistes vigoureux, qui tendent à réduire les capacités
d'intelligence et les possibilités actives de ceux qui ne sont pas
progressistes comme eux ou qui le deviennent sur le tard, ce qui laisse
souvent une impression d'opportunisme.
Je suis pour ma part né dans une famille et une banlieue où, dans les
années 30, tout gamin et toute gamine savait dès qu'il pouvait traîner
ses galoches et voir un peu du monde que "des hommes vivent dans le
caca", mais je ne crois pas réducteur le fait que d'autres aient besoin
pour comprendre ça d'avoir "leur nez mis dans le caca". De grandes
vocations humaines sont nées d'épreuves (guerre, maladie grave,
rencontres imprévisibles, etc.) qui leur ont fait voir ce qu'ils
avaient ignoré auparavant. L'évidence n'est pas une perception
instantanée, car les choses sont toujours moins évidentes et plus
compliquées: Il y a des gens méprisables et gens admirables chez les
miséreux comme chez les bourgeois et il n'est pas toujours clair que
l'autre bord est digne d'intérêt.
Le Créateur, certes, appelle par sa Révélation d'Arès
une humanité semée (Rév d'Arès 6/2, 14/1),
c'est-à-dire qui a la connaissance infuse de la Voie droite
qu'il faut prendre, celle de l'amour, du pardon, de la paix, de la
liberté et de l'intelligence spirituelle. Mais cette connaissance ne
peut être qu'une prédisposition, qu'une intuition, lesquelles mûriront
au contact du "caca" que nous montre la Parole avec d'autres mots,
évidemment. C'est pourquoi nous ne cherchons pas à convertir, mais nous
attachons simplement — ce qui n'est pas forcément simple — à une
mission ou
apostolat, pour moissonner ces hommes et
femmes semés, dont la graine
n'est la plupart du temps que l'intuition de la bonne direction.
Cela ne réduit nullement leurs mérites et leurs possibilités dans la pénitence
et la moisson, une fois qu'ils ont ouvert
la
bonne porte, la fameuse porte étroite.
Jésus puis le Père ne durent-ils pas me "mettre le nez" dans mon propre
"caca" pour que j'y voie vraiment clair et que je me mette en
marche
vers les Hauteurs? Je souhaite à Ingrid Bétancourt que sa
passion lui
redonne cette intelligence (Rév d'Arès 32/5)
et cette force qu'elle non plus n'avait
probablement pas avant l'épreuve.
|
19Mar08 79C03
À peine levée ce matin j'ouvre votre blog en espérant y lire
une nouvelle pensée prophétique et là... je tombe des nues (c'est le
cas de le dire). Je tombe de mon nuage de certitudes bien établies,
aussi grosses que des cumulo nimbus. Dans ma pensée parfois un peu
simpliste, je pensais que les FARC étaient des bandits, des "méchants"
sans rien qui justifie leurs actions, sinon la volonté de prendre le
pouvoir colombien, avec le prétexte quand même d'établir une société
aux valeurs communistes, de partage autoritaire etc.
Je souhaîtais de tout cœur qu'on arrive à extraire Ingrid Bétancourt
des mains de ces hommes sanguinaires, sans plus me poser de question,
sinon comment y arriver sans effusion de sang? Mais après avoir lu
votre réflexion, je réalise quelque chose que je préssentais au fond de
moi depuis quelques temps — déjà pendant les évènements de
Villiers-le-Bel —, j'avais ressenti l'étange envie de réagir de manière
répressive,
un peu manichéenne, le bien d'un coté: l'ordre de l'autre, des
comportements inadmissibles qu'il faut sanctionner, ne serait ce que
pour mettre une limite aux débordements.
Est-ce l'effet d'avancer en
âge qui fait qu'on a tendance à devenir un peu réac au fur et à mesure
qu'on se ramollit soi-même. Après réflexion, bien sûr je me ressaisis
toujours en me disant que je suis loin de certaines réalités, que les
solutions radicales sont toujours les pires, car inhumaines et
inéficaces de surcroit (la prison et toutes les violences en
témoignent). Ceci dit, cette tendance à la simplification est en moi et
je vais être plus vigilante encore pour ne pas avoir des jugements
arrétés sur ce genre de sujets.
Ce que vous nous apprenez du nouvel état d'esprit d'Ingrid Bétancourt
est en effet quelque chose qui soulève beaucoup d'espoir, car si
elle-même, qui est victime de la violence des FARC, depuis six longues
années,
comprend ses propres "bourreaux" dans le sens ou elle réalise que notre
monde est constitué d'une majorité de miséreux, celà peut faire
réfléchir bon nombre d'hommes et de femmes sur cette terre à la
nécessité de repenser ce monde, de discuter avec ses ennemis et de
redistribuer entre tous l'héritage du Père.
Encore faut-il que nous
relayons sa pensée. La réaction du président m'a aussi beaucoup étonné,
mais j'avoue ne pas savoir quoi en penser.
Françoise L.
|
20Mar08 79C04
En 2001 j’ai lu le livre"La Rage Au Cœur" d’Ingrid Bétancourt. Elle
savait la menace qui pesait sur elle et sa famille. À deux
reprises "la mafia" avait tenté de la tuer: "Je suis
consciente du danger, mais il ne me fera pas reculer," écrivait-elle.
J’ai été marquée par son témoignage à l’époque, cette femme
m’intriguait par son courage. Face à la situation de conflit (30 000
morts par an, précisait-elle) dans laquelle était plongé la
Colombie, dans des conditions tellement invivables pour la
population, de violence et de menaces au quotidien,
impensables pour un pays comme le nôtre, je ne voyais pas comment un
petit bout de femme comme elle avec la meilleure volonté du monde
pouvait, grâce à un programme politique basé sur
"l’éthique" réussir à sortir son pays de la corruption et de
la violence ambiantes, présentes dans l’état colombien comme chez les
narcotrafiquants.
Peu de temps après, bravant le danger, telle une pasionaria, elle
partit dans le territoire des FARC et fut faite prisonnière, elle
voulait sincèrement permettre à son pays de vivre en paix. Elle pensait
par son engagement politique parvenir au moins à installer la
démocratie qui lui tenait tant à cœur. Cette démocratie, qui
représentait pour elle le modèle presque parfait: la France qui l’avait
bercée, était sa référence. Ce qui me frappa à l’époque
c’est qu’elle semblait persuadée qu’en atteignant la fonction
la plus haute de l’état, grâce au pouvoir donc, elle pourrait changer
les choses, presque à elle toute seule. Sa culture et/ou peut-être un
certain orgueil qui nous guette tous... l’aveuglaient.
C’était sans compter avec le péché des hommes et la Sagesse qui nous
rappelle que des générations repentantes camperont sur ce
désert pour en tamiser le
sable, le fouiller comme une mine pour retrouver la Vie (Rév
d’Arès 24/5).
L’assassinat par les forces militaires colombiennes, le 1er mars
dernier, de Raul Reyes, chef de la diplomatie et de la communication,
n°2 des FARC, pourrait compromettre gravement la poursuite de
pourparlers, de nouvelles libérations d’otages, dont Ingrid, et
l’apparition d’un dénouement plein d’espoir pour le pays. Je me suis
dit que cela arrangerait peut-être bien le
gouvernement colombien entre autre, qu’Ingrid meure en
martyre.
La souffrance qu’elle endure et la grande foi dont elle témoigne dans
la lettre adressée à sa mère il y a quelques mois m’ont beaucoup
touchée. Elle y encourage sa fille à faire de hautes études et parle
d’arriver au sommet, de s’enrichir d’expérience et de savoir, de
grandir pour servir. Cela demeure important pour elle.
J’ai retenu ces mots qui illustrent sa quête idéaliste toujours là,
malgré l’inacceptable qu’elle évoque sans donner de détails: "J’aspire
à ce qu’un jour nous ayons la soif de grandeur qui fait surgir les
peuples du néant pour atteindre le soleil. Quand nous serons sans
concession quand il s’agit de la vie et de la liberté des nôtres,
c'est-à-dire quand nous serons moins individualistes et plus
solidaires, moins indifférents et plus engagés, moins intolérants et
plus compatissants... alors, ce jour-là, nous serons la grande
nation à laquelle nous voulons tous appartenir."
Combien j’aimerais qu’elle découvre La
Révélation d’Arès qui l’éclairerait dans la nuit de cette
jungle et sur cette humanité comme elle, si douloureuse!
Fafa Rendol
|
Réponse
:
Merci de souligner l'idéalisme d'Ingrid Bétancourt. Je n'évoque pas ici
le contenu de son idéalisme personnel, mêms s'il semble bien avoir viré
vers des espérances et un comportement spirituels, proches de La
Révélation d’Arès comme vous le soulignez, confirmant mes
propres informations. J'évoque l'idéalisme en soi, ce feu ou
tison qui s'éteint dans notre monde qui
devient hypermatérialiste, qui préfère le feu triste des néons colorés
au grand Feu que l'homme vient chercher à
la Source du Bien.
|
20Mar08 79C05
Comme Mr Michel Potay le répète inlassablement, la violence n'est pas
combattue par la violence, le mal n'est pas combattu par le mal, mais
par la pratique journalière du bien que tout être humain possède en
lui. Et merci de le rappeler encore.
Même le plus mécréant des mécréants peut, s'il le veut, se sauver de
ses propres ténèbres qu'il a lui-même engendrées par ses fautes.
C'est aussi pour cette raison que l'on peut espérer que Mme Bétancourt
puisse retrouver la liberté le plus tôt possible,
avant que son état physique ne devienne trop critique et que ceux qui
trouvent un quelconque intérêt à son maintien en captivité éprouvent ne
serait-ce qu'un peu de compassion!
Mais malheureusement, les projets du gouvernement Colombien pour les
FARC (et donc, par ricochet, pour les otages) n'ont pas l'air d'abonder
en ce sens.
Car, apparemment, le dialogue et les négociations, qui étaient assez
avancés et en passe d'aboutir pour la libération de Mme Bétancourt,
entre les FARC d'une part, et les gouvernements Venézuélien et Français
de l'autre part (Mr Chavez et Mr Sarkhozy se sont personnellement
fortement impliqués pour essayer d'aboutir à la libération des otages)
[semblent être brusquement arrêtés].
Le grand (faux) "frère" Américain en décida autrement et enleva toute
chance de libération rapide en aidant le gouvernement Colombien à
éliminer le numéro deux des Farc, ainsi que d'autres combattants, par
une attaque de nuit sur un camp des guérilleros.
Sans rentrer dans un débat politique, il semblerait que le chaos dans
cette partie du monde, ainsi que dans d'autres, arrange donc encore les
"affaires" de l'oncle Sam.
Ce qui expliquerait aussi une partie des énormes difficultés à trouver
des solutions pacifiques dans ce genre de conflits, et ceux qui s'y
essaient n'ont pas la partie facile...
C'est sûr, les "méchants" ne sont pas toujours seulement ceux que l'on
croient à première vue....
Olivier G
|
Réponse
:
La mort de Raul Reyes, n°2 dans la hiérarchie des FARC, déjà évoquée
par le commentaire 79C04, pourrait ne pas arranger la situation, en
effet. Je parle au conditionnel; je reviens sur ce sujet plus loin.
J'ignorais que les États Unis avaient apporté une
contribution spéciale dans l'attaque du camp FARC en Équateur où Raul
Reyes se
trouvait. Je savais seulement que des accords militaires permanents
liaient Colombie et USA depuis très longtemps. Tout le monde sait aussi
que les Américains, d'une part, ont une aversion viscérale du
communisme sous toutes ses formes, qu'il soit castriste ou celui des
FARC, et d'autre part s'attaquent à toutes les sources de drogue,
notamment à la cocaïne colombienne, la plaie n°1 de la jeunesse US.
Cependant,
d'après les informations que j'ai, que je ne prétends pas
meilleures que les vôtres ou que celles de Fafa Rendol, parce que ces
événements sont
très lointains pour nous — faux bruits autant
que vérités nous arrivent — il semblerait que Raul Reyes fût
le
principal responsable de la séquestration et de du maintien comme otage
d''Ingrid Bétancourt et donc, à ce titre, plus nocif que profitable à
la prisonnière de la jungle. Ce n'est pas invraisemblable. Reyes était
chef de la diplomatie FARC et pouvait considérer, dans les discussions,
Mme Bétancourt comme un atout de valeur, un élément de pression ou une
monnaie d'échange. Ceci dit, chez les FARC comme ailleurs, un Raul
Reyes disparu, un autre, parfois pire, le remplace aussitôt.
Depuis
toujours depuis Spartacus ou Robin des Bois, les rebellions armées qui
tiennent les campagnes lointaines et les forêts sont traversées par un
courant romantique qui leur permet de tenir dans leurs terribles
inconfort et dénuement. Ce romantisme, qui d'un côté maintient les
moteurs du combat: l'idéologie et le moral, empêche d'un autre côté une
organisation et une discipline rigoureuses. Toute rebellion d'envergure
est toujours un peu pagailleuse, dominée par des personnages
pittoresques, et imprévisible quand elle est autocéphale, ce qui est le
cas des FARC qui ne disposent plus de la logistique lointaine mais
solide du bloc communiste d'avant le rideau de fer. Il faut vraiment
que ces guérilleros préfèrent être ce qu'ils sont plutôt que des
pacifiques miséreux... ils ne font que troquer une misère paysanne ou
ouvrière pour une autre: la jungle où la lutte ajoute au moins
l'enthousiasme à leur misère.
C'est ce que semble avoir compris Ingrid
Bétancourt, ces gens n'ont fait que troquer une misère pour l'autre. Il
demeure, à mon sens, que les FARC sont inévitablement imprévisibles
idéalement parlant, et que de toute façon les tractations auxquelles
vous faites allusions devaient tout bonnement se résumer à des
évaluations bassement matérielles: Mme Bétancourt contre combien
d'argent, combien de vivres, combien d'armes, etc? Ces besoins
demeurent avec ou sans Raul Reyes et donc les chances d'une libération
pour Mme Bétancourt restent les mêmes: Arrivera-t-on à un accord sur
l'échange? On devine que l'essentiel obstacle est du côté du
gouvernement colombien qui n'entend pas échanger Mme Bétancourt contre
un renforcement de la trésorerie et de l'armement des FARC. Mme
Bétancourt, si mon analyse est bonne, a bien compris que le problème de
la rebellion ne sera jamais réglé de cette façon.
On est en plein
dans ce que Faulkner appelait une "dynamique immobilité". Tout cela
tourne en rond. C'est terrible. Il faut que les choses passent par le
cœur.
|
22Mar08 79C06
Merci pour votre entrée [#0079] car en silence je souhaitais que vous
vous exprimiez sur la situation en Colombie.
Je lis très régulièrement les "Nouvelles Internationales" avec
l’espérance brûlante de lire un jour: "Le président Uribe et les FARC
se sont réconciliés. Ils ont libéré leurs otages, parmi eux Ingrid
Bétancourt. Ils se sont demandé pardon et comprennent que la seule
chose qui puisse faire avancer l’humanité, c’est la volonté de
faire la paix en toute circonstance."
Je ne crois pas, comme l’écrit James G. dans son message 79c02,
qu’Ingrid s’apprêtait à combattre les FARC. À la demande des FARC
Ingrid est allée leur présenter son projet politique deux semaines
avant sont enlèvement et elle disait être plus proche d’eux (les FARC)
que du parti politique en place. Elle leur a rappelé que ce n’est pas
les prises d’otages qui arrangeraient les choses tout comme elle
rappelle que ce n’est pas par conflit militaire que l’on arrange les
choses mais par le dialogue.
Puisque la pensée traverse l’univers et est créatrice de Bien, Ingrid
Betancourt fait partie de mon "hôpital" intérieur. Elle fait partie de
ceux auxquels je pense chaque jour, elle et les autres otages, qu’ils
soient aux mains des FARC ou [qu'ils soient] des guérilleros aux mains
du gouvernement Uribe.
Puissent mes pensées, ma détermination à me changer en Bien chaque
jour,aider Ingrid et tous les otages à trouver cette force qui soulève
les montagnes.
En suivant cette actualité j’ai trouvé ce lien intéressant:
http://www.agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=245
Mara
|
Réponse
:
Merci, ma sœur, pour votre commentaire. Je le trouve d'autant plus
précieux que le sujet d'Ingrid Bétancourt, contrairement aux sujets
précédents, ne semble pas inspirer beaucoup de commentateurs. Je crois,
cependant, qu'on a plus d'informations sur Ingrid Bétancourt, son sort
et ses perspectives, qu'on n'en a sur Nicolas Sarkozy dont le rôle
politique est autrement plus complexe! Mais M. Sarkozy, puisqu'il n'est
pas à plaindre, déchaîne des
passions contre ou pour, tandis que Mme Bétancourt ne fait que vivre
une passion douloureuse et qu'on a quelque pudeur a être
contre ou pour.
Cependant, l'un comme l'autre est otage. L'une est otage des FARC.
L'autre est otage du programme sur lequel il a été élu. L'un et l'autre
sont en butte à une minorité agressive, mais "agressive pour la bonne
cause," en butte aux caprices des hommes qui un jour sont pour ceci et
un autre jour contre ceci et un autre jour contre cela et un jour pour
cela. Le monde est-il bipolaire de type pile ou face? Je n'en suis pas
sûr, mais ce dont je
suis sûr, c'est que la bipolarité permet à tout un chacun de changer
d'avis comme de chemise en faisant semblant d'avoir été trompé quand il
était pour et de se réserver de changer d'avis après s'être déclaré
contre...
Le drame de ce monde, et c'est bien pourqoi tôt ou tard quelque chose
de grave va se passer, c'est la frivolité: d'être à gauche, voire même
très rouge, quand on vit confortablement plus à la manière de droite
que de gauche,
tout comme les coquettes se couchent facilement mais font de la pudeur
dès qu'on leur manque de galanterie, etc. L'énorme privilège d'Ingrid
Bétancourt, si on peut appeler ça comme ça, c'est de ne plus pouvoir
pour un temps vivre dans cette frivolité-là. À son façon,
M. Sarkozy ne
peut pas non plus.
|
22Mar08 79C07
Si j'envoie ce commentaire sur un sujet dont je me fous complètement:
Mme Bétancourt, parce qu'il y a des sorts humaines autrement plus
dramatiques que le sien (on la fait entrer dans ce que vous appeliez un
jour le "star system"), c'est parce que j'ai tout lieu d'imaginer que
vous n'avez pas ammené ce sujet sans raison.
Pas mal, l'idée du blog. Un blog permet de parler ensemble dans un
calme ignoré des forums de sujet comme celui de la "prisonnière de la
jungle" qui fera un très beau titre de film, sur lequel Mme Bétancourt
demandera évidemment des droits. Pour autant, ça ne signifie pas que ça
a une signification. Pour moi l'histoire de Mme Bétancourt, même si je
ne souhaite pas de mal à cette femme, c'est du pipi de chat. L'histoire
de cette pauvre Mme Sébir, otage d'une terrible maladie, incurable, qui
la défigurait, me paraît d'autant plus importante que cette histoire-là
peut se répéter, tandis que l'histoire de Mme Bétancourt, c'est comme
celle de Robin des Bois, dont vous parliez récemment. C'est rare,
plutôt du genre unique. Je pense que les hommes auraient pu se démener
pour trouver une solution à la souffrance de Mme Sébir et notamment lui
accorder la solution qu'elle souhaitait. D'autres en profiteraient dans
l'avenir. Tandis que je me demande qui profitera de l'histoire
Bétancourt.
Oscar
|
Réponse
:
Je ne crois pas que le cas de Mme Bétancourt et le cas de Mme Sébir
soient similaires.
Dans un cas, nous avons affaire à la politique et à ses risques quand
on à l'imprudence d'entrer dans la cage des loups en croyant qu'on les
domptera par desmots. La Révélation d'Arès
implicite partout que les mots ne servent pas à grand chose en
eux-mêmes, ce qu'il faut, c'est décider les méchants à faire
pénitence comme décider les loups (aussi bien les FARC que
la politique opposée) à devenir des bons chiens, c'est déclencher un
processus de survie spirituelle autrement plus profond, de portée
universelle. Point n'est le cas de Mme Sébir. Ceci dit, Mme Bétancourt
a été un peu négligente ou naïve: La cage s'est refermée derrière elle,
la clé est tombée, s'est perdue et il faut attendre longtemps un
serrurier, bien heureux si les loups ne la mangent pas entre temps.
Mais on cherche le serrurier, il est virtuellement existant. Même si on
ne l'a pas encore trouvé, l'espérance de le trouver reste raisonnable.
Dans l'autre cas, Mme Sébir est atteinte d'une maladie incurable qui la
défigure et la démoralise au point qu'elle souhaite en finir, et nous
avons affaire à une situation de désespérance, de tentation de suicide
par désespérance. Là, aucun serrurier n'existe! La médecine l'a cherché
et a dit: Ce serrurier n'existe pas, mais pour autant pouvons-nous nous
considérer comme bourreaux autorisés? Autorisés à exécuter sur
le seul motif que cette personne souffre? Aucun médecin au monde ne
peut répondre oui à cette question sans remettre en question le fond
spirituel même de sa profession — oui, il y a de la spiritualité dans
le
serment d'Hippocrate —. Alors, refusant à Mme Sébir de se substituer
officiellement à sa conscience, car c'est ce qu'elle aurait voulu, un
médecin a, j'imagine, tout bonnement "oublié" sur sa table de nuit
quelques
pilules... Elle pouvait les avaler ou ne pas les avaler. On l'a laissée
décider en conscience, on lui a laissé le libre exercice de son
humanité. Ce n'est pas le cas de Mme Bétancourt.
Les questions de conscience, la portée universelle de la question, dans
les deux cas sont totalement
différentes.
|
22Mar08 79C08
Les Farc représentent
tout ceux qui sont déniés, non écoutés, non compris, méprisés jusque
dans leur individualité, et à cause de cela en arrivent à des attitudes
extrêmes croyant ainsi mieux se faire entendre.
Avec les Tchéchènes il y eu cela mais dans un moment précis non
continu: Lorsque certains se firent exploser dans un théâtre.
Les jeunes tibétains qui crient leur ras le bol aujourd'hui en sont un
autre exemple.
Lorsqu'on
pousse les gens jusque dans leur dernier retranchement cela peut
dégénérer surtout s'il y a toujours une volonté de soumettre en niant
tout dans l'autre jusque son individualité, et le désignant responsable
de tout, tout du moins faisant croire que tout le mal arrive à cause de
son attitude, alors il y a rébellion. Les rebelles ne supportent plus
du tout les injustices des oppresseurs, des dominateurs et en arrive à
agir violemment, durement.
Tout ce qui est vécu par Ingrid
Bétancourt ne se vit-il pas au sein des familles, des groupes de vie
que les gens organisent, dans différentes enceintes de la vie, de
manière moins violente évidemment? Certes, la forme n'est peut-être pas
la même, ni les circonstances, ni les façons d'agir, mais on se rend
compte que le fond est le même: dominer, s'approprier au détriment de
l'humain, au détriment de l'individualité humaine, faire souffrir et
provoquer la violence. La nature humaine est partout la même.
Je
ne prône pas la violence. Je suis contre la violence, même si
paradoxalement tous les humains sur cette terre (moi y compris) sommes
violents à divers degrés. Mais il faut comprendre en profondeur tout ce
qui amène un humain à en arriver là. Ingrid Bétancourt certainement l'a
compris puisqu'elle le vit et inconsciemment l'avait senti au fond de
son coeur puisqu'elle elle voulait rencontrer les FARC lors de sa
campagne [électorale].
La violence ne règle rien, bien sûr, mais
provoquer la violence, faire amener l'autre à la violence, à ce qu'il
commette des actes violents, n'est-ce pas une faute très grave?
La
souffrance peut fait prendre conscience de belles choses parfois, rend
réfléchi et lucide, même si paradoxalement cela doit passer par des
violences auparavant.
Tout dans ce monde se règlera par le coeur.
L'attitude des dominants est un scandale pour les faibles et la
violence qu'elle leur inspire aide momentanément les révoltés, mais ces
deux attitudes des dominants et des révoltés ne règlent jamais hélas le
problème de fond qui est partout le même car la nature humaine est
partout la même: Changer son cœur, se créer bBon pour changer ce monde.
Maryse
|
23Mar08 79C09
Ce jour de Pâques, en union de prière avec nos frères catholiques[,
orthodoxes et protestants] — pour les pèlerins d'Arès, Pâques c'est
chaque jour de leur pénitence —, le piège dans
lequel s'est enfermée Ingrid
Bétancur nous rappelle l'erreur commise par Jésus dans sa tragique
décision de rentrer dans Jérusalem, erreur
qui lui a été fatale. Il n'en reste pas moins un grand prophète, le
prophète de l'amour par excellence.
Pour sauver son Message et ne pas
décourager ses disciples, Dieu le ressuscite.
Espérons que les media se fassent plus discrets dans cette
douloureuse épreuve. Que le sort de Mme Bétancourt soit sa libération
et
la prise en compte de ses écrits par des hommes apaisés (voir les
Béatitudes)!
Chantal C.
|
23Mar08 79C10
Ingrid Bétancourt, loin de la vie politique, a sans doute
beaucoup réfléchi et médité. Elle comprend mieux la vie difficile que
mènent les Colombiens dans leur majorité et pourquoi ses frères entrés
en résistance sont devenus des guérilleros.
J'ai le sentiment qu'elle connaissait tout cela. Elle en a simplement
aujourd'hui une autre approche, elle porte un autre regard sur la
situation, parce qu'elle n'est plus la même femme
Elle me fait penser aux prisonniers américains qui luttent dans les
couloirs de la mort. Elle et eux, privés de la liberté de se mouvoir,
font appel à la Liberté — celle que nous a
donnée le Créateur — pour "s'évader" en changeant leur vie.
On parle d'une libération prochaine de quatre prisonniers,
dont Mme Bétancourt .Réjouissons-nous!
N.C.-M.
|
26Mar08 79C11
Comment ne pas compatir à la souffrance d'Ingrid et de ses proches et
ne pas espérer un dénouement sans violence et une pacification au moins
partielle de la Colombie?
Mais au delà de ce drame humain se pose l'éternelle question du
jugement, notre réflexe culturel étant de chercher qui est le mauvais:
méchants FARC contre bon Uribe ou l'inverse suivant la perspective
prise et les informations disponibles.
On ne peut connaître, surtout de loin, les intentions réelles des
parties en présence, mais on peut observer attentivement leurs paroles
et actions et surtout réfléchir au contexte dans lequel ce conflit se
place.
En Colombie comme au Tibet, le pouvoir politique a choisi la répression
violente, mais la situation au Tibet est relativement facile à
appréhender avec quelques connaissances historiques sur la culture
chinoise, son homogénéité, ses relations avec ses minorités et les pays
voisins, l'épisode d'indépendance du Tibet et les enjeux
géostratégiques associés à la région. La situation en Colombie comme au
Soudan est beaucoup plus complexe.
Plus encore que le Mexique, l'histoire de la nation Colombienne est de
réduction territoriale, la grande Colombie ayant été coupée du
Vénézuela qui a fait sécession pour garder les richesses issues de la
culture du coton et du café, puis celles du pétrole, coupée aussi de
Panama par manœuvre américaine pour contrôler le canal projeté. Comme
les autres nations latino-américaines, mais davantage encore, la
Colombie a une histoire de violences: les trois années de troubles de
1898 auraient coûté la vie à 100 000 personnes. Le bilan de la
"Violencia" de 1948 à 1953, serait de plus de 300 000. Cet historique
spécifique de violence s'ajoute au contexte de l'Amérique Latine:
guerres précoloniales entre tribus et peuples indiens, massacres
coloniaux des indiens, lutte entre "blancs" pour la libération de la
tutelle espagnole, puis sécessions et conflits récurrents pour le
pouvoir national et enfin conflits sociaux et guérillas communistes
liés aux inégalités.
Ce climat de violence se place dans une société multi-ethnique: les
Indiens ont conservé dans certaines zones côtières, forestières ou
montagneuses, leur terres et modes de vie, le clivage reste fort entre
métis et européens (la richesse est souvent associée de fait à la
couleur de la peau), sans parler des noirs issus de l'esclavage. Grande
est l'inégalité de richesse et surtout de répartition des terres
cultivables (3% de la population en possède 70%), inégalité qui
contrairement au Brésil s'est amplifiée dans les années récentes.
Mais surtout le problème le plus difficile est celui de la drogue
(relire pour ceux qui l'ont "Le Pèlerin d'Arès" de septembre 88 et son
article drogue). La Colombie est placée au mauvais endroit, entre les
plantations de coca traditionnelles des Andes d'Équateur et du Pérou et
le gigantesque marché de la drogue pour les consommateurs américains.
Le trafic de feuilles de coca a généré l'enrichissement du grand
banditisme, accentué la corruption politique endémique, et la
transformation en drogue s'est développée localement et élargie en
passant de la cocaïne aux drogues chimiques.
Les FARC ont commencé à apparaître vers le milieu des années 60, très
localement, à partir de groupes de sensibilité communiste se situant
dans la logique de reconquête du pouvoir au profit des populations
exploitées.
J'étais en Colombie dans les années 80-81, on n'y entendait peu parler
de ces guérillas, pas plus que dans les pays voisins, mais j'ai été
frappé par l'évidence du contexte de violence en Colombie, les cafés
enchaînaient leurs tabourets pour éviter qu'on les emporte, l'accès aux
hotels de routards étaient souvent protégés par de grandes grilles en
fer forgé, esthétiques mais fonctionnelles, et les nombreux récits de
vols avec violence. Le contraste était choquant entre la bourgeoisie
élégante et raffinée, parlant souvent français, les métis de la classe
laborieuse et le personnel de maison souvent indien.
Depuis, les FARC se sont développés en nombre et en implantation
géographique. Une autre guérilla "de gauche", l'ELN, est apparue, mais
surtout des groupes "d'extrême droite", les AUC, très violents,
financés par les grands propriétaires et les trafiquants, se sont
développés avant d'être récemment amnistiés et désarmés en théorie car
beaucoup se sont concentrés sur le trafic de drogue qui bénéficie aussi
en partie aux FARC.
Que faire pour apporter la paix dans cette situation complexe,
mouvante, de luttes pour le pouvoir et de vengeances
sans fin (Rév d'Arès 27/9)? On peut toujours reprocher à
Ingrid Bétancourt d'avoir manqué de prudence ou de sagesse, mais elle
n'a pas manqué de courage et je ne suis pas sûr que les possibilités
pour agir étaient si nombreuses.
Espérons que nous aurons accès à l'évolution de sa pensée et aux idées
issues de son expérience qu'elle pourra proposer pour contribuer à la
paix du Saint (le Père) dans cette région,
quand le bruit médiatique se sera calmé, pour le meilleur par sa
libération ou pour le pire par sa mort par la violence ou la maladie.
Comme beaucoup, je suis de tout cœur avec elle en espérant le meilleur.
Milang Gompeng
|
26Mar08 79C12
Voici la couverture du livre écrit par Ingrid Betancourt "La Rage au
Cœur" publié en en février 2001.
"Je
m'appelle Ingrid Betancourt j'ai 40 ans, je suis mère de deux enfants.
Je suis aussi sénateur dans mon pays, la Colombie. Je dois beaucoup à
la France.
J'y ai fait mes études. Ce livre, écrit en français est pour moi une
façon de maintenir ce lien. Je voulais raconter mon combat au pays qui
m'a appris la démocratie et la liberté.
Vous savez combien les
cartels de la drogue, cette drogue qui ronge nos enfants, sont
puissants chez nous. Vous entendez parfois parler des tueries et des
scandales politiques qu'ils provoquent. Mais derrière ces organisations
mafieuses, il y a mon peuple, un peuple courageux et fier qui veut
sortir de cet engrenage infernal. Depuis maintenant dix ans, je me bats
pour lui.
C'est dangereux. Mes enfants ont été
menacés, j'ai dû me séparer d'eux pendant trois ans, et je risque de
les voir partir à nouveau loin de moi. À deux reprises, la mafia a
tenté
de me tuer. Je suis consciente du danger, mais il ne me fera pas
reculer. L'espoir est là."
Tous ceux qui se lèvent pour
combattre le mal sont méchamment menacés
et c'est bien pourquoi, il vaut mieux choisir l'île (Rév d'Arès xvii/8-15,
xLii/2-9)
pour combattre plutôt que de s'exposer. Le courage doit se soumettre à
la lucidité pour mesurer l'arme des opposants dangereux.
Ingrid, vous
avez eu ce rare courage au cœur, pour combattre les griffes et les dents de fer acérées
des adversaires, mais vous ne saviez pas qu'il ne fallait pas faire la colombe (Rév d'Arès
x/12). Quelle belle leçon pour moi qui manque tant de
courage! Et quand même quels mérites
pour vous.
A.J.
|
26Mar08 79C12
Le problème avec les armes, c'est bien connu, c'est qu'après qu'on les
eut prises on ne peut plus les reposer.
Dans un pays comme la France où il n'y a
rien de pire que l'auto-défense, sauf peut être les excès de vitesse,
on connaît bien le problème que pose la liberté.
La liberté c'est pourtant notre slogan
national, un peu comme si c'était nous qui avions inventé le concept.
Priver quelqu'un de sa liberté est
inhumain, c'est pourtant les grandes institutions qui montrent
l'exemple dans le monde avec les peines d'emprisonnement et même de
mort.
À partir de quel moment cela devient il
légitime ?
À partir de quand un pouvoir est reconnu?
Existe-t-il un pouvoir qui n'ait pas été
créé et entretenu par la force et diverses manipulations?
Je pense qu'une de nos illusion, à nous
Français, c'est que la politique peut tout arranger, ou tout casser, et
que les riches sont des exploiteurs un peu esclavagistes. Il y a même
une sorte de haine et de peur qui est entretenue .
Le problème est identique, mais à une
autre échelle, dans le monde. Que pensent de nous les populations pour
qui éviter les mines antipersonnel made in pays riches, manger et se
soigner est un problème, posséder une voiture ou un compte en banque
est une utopie? Pour ces populations nous sommes sûrement les méchants
riches capitaliste.
Tout ces problèmes sont insolubles, sauf
peut-être à reconsidérer le problème de la condition humaine dans le
monde sous un autre aspect, celui de la parole du Père
qui se manifeste à nouveau? Tiens, cela n'a encore jamais été fait!
Il ne faut pas en rigoler, ce genre de
manifestation arrive en général dans des moments périlleux où ne pas
changer équivaut a s'exposer au pire.
Aminadab.
|
Réponse
:
Vous dites: "...reconsidérer le problème de la condition humaine dans
le monde sous un autre aspect, celui de la parole du Père
qui se manifeste à nouveau? Tiens, cela n'a encore jamais été fait!"
Si, cela a été fait! En termes d'espérance, je n'ai jamais cessé de
"reconsidérer le problème de la condition humaine" dans mes écrits, mes
allocutions, mes causeries depuis plus de trente ans. Mais, c'est vrai,
je ne l'ai fait qu'en parole (prophétique),
en mots.
Nous n'en sommes, c'est vrai, qu'au stade où nous faisons connaître la
Parole du Père et où nous moissonnons
des pénitents, mais où nous faisons fort
peu pour mettre cette Parole
en action. La raison en est à la fois très simple et très
problématique: Nous cherchons le joint entre notre foi et
l'action qui se fera sans que nous tombions dans la
politique que La Révélation d'Arès
considère aussi négative que la religion: Roi
blanc et roi noir même cuisse! C'est
une recherche très
difficile avec nos cerveaux et réflexes structurées par la culture et,
même quand de bonnes idées arrivent, il faut trouver à la activer dans
un monde plus encore que nous structuré par la culture. Je
crois que tout le monde y réfléchit au sein de l'assemblée.
Je crois qu'en continuant de nous déculturer nous avançons, mais
lentement.
Justement, puisqu'il s'agit de recherche, toutes les idées
sont accueillies et examinées. Avez-vous une idée dans le sens
d'une action qui nous évite des compromissions avec la politique?
Faites m'en part par un E-mail ou un courrier privé. Je vous en
remercie d'avance.
|
26Mar08 79C14
Ingrid Bétancourt paye de sa vie l’impôt révolutionnaire. Cependant,
beaucoup de paysans, riches propriétaires terriens comme des plus
pauvres subissent également la pression des guérilleros: vol de bétail,
incitations pressantes à la culture de la coca, etc., et encore des
otages dont on ne parle jamais. Les FARC ne sont pas non plus des
Robin-des-Bois.
Les rejetés créent eux aussi leurs injustices. Ainsi en va-t-il depuis
l’aube des temps sur cette planète des hommes où le sang appelle le
sang.
Le pronostic vital de Mme Bétancourt semble engagé.
Vous, FARC, si vous restez insensibles à la raison humanitaire, alors
quels bénéfices tireriez-vous de sa dépouille?
Les rebelles [qui ont] de [la] grandeur d’âme obtiennent au final
infiniment plus que ce que vous espérez gagner de cet affrontement avec
le pouvoir colombien. Ils emportent le respect, la reconnaissance, la
légitimité et l’exemplarité. Souvenez-vous d’un Gandhi ou d’un Mandela !
Le problème de l’humanité est qu’elle se voit petit, se sente petit,
enfante petit, et qu’elle n’imagine pas ou plus toute la Grandeur
à laquelle elle est destinée.
Nelson Mandela, lors de son discours d’investiture à la présidence de
l’Afrique du Sud dit ceci :
"...Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en
nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en
chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre
propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de
faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence
libère automatiquement les autres…"
Vous le répétez souvent, Mikal, seule
la pénitence peut infléchir le cours de
l’Histoire, car le mal ne se chasse pas de lui-même, dit Dieu
dans La Révélation d’Arès. C’est un
exercice sur soi volontaire, réfléchi qui mènera à la paix.
Mieux vaut que cette compréhension s’installe en l’homme de cette
manière avant qu’elle ne s’impose à lui comme une impérieuse nécessité
et après d’âpres souffrances.
Francis N.
|
28Mar08 79C15
Ce sujet pendant un temps ne semblait pas intéresser les lecteurs ou
peut-être étiez-vous trop pris par vos tâches et vos soucis pour vous
occuper des commentaires qui arrivaient.
Je sais que vous êtes pratiquement seul pour vous occuper de tout votre
travail de bureau, de comptabilité.
Je pense à vos soucis fiscaux. Le fisc vous réclamait en décembre 2007
(votre entrée sur Bénazir Bhutto) une somme pharamineuse à valoir sur
les dons que vous aviez reçus et rétrocédés à des associations, un
montant qui vous mettrait sur la paille. Cela me soucie, bien que je
sois un frère tardif et isolé, peu au courant de tout ce qui s'est
passé entre vous et l'assemblée avec pour
résultat de vous laisser tout seul vous débrouiller. Mais comme vous
dites: C'est comme ça, on n'y peut plus rien.
Rémy M.
|
Réponse
:
Merci, mon frère, de vous soucier de moi. Concernant les commentaires
de cette entrée 0079, il n'y en a pas eu beaucoup, en effet, et je les
ai tous mis en ligne. Aujourd'hui il m'en arrive tout à coup un certain
nombre, dont le vôtre. Mes lecteurs n'avaient peut-être pas lu tout de
suite mon article sur Ingrid Bétancourt.
Concernant les soucis fiscaux, l'affaire vient de s'arranger. J'ai
depuis peu la lettre de l'administration fiscale qui m'annonce qu'après
"examen approfondi" l'administration reconnaît que je bénéficie en
effet d'une autorisation en bone et due forme de la Direction Générale
des Impôts en date de novembre 1989 qui m'autorise à procéder
comptablement de la façon dont je procède depuis l'origine de notre
mouvement et que les "propositions de rectification concernant la
taxation de ces sommes d'argent sont abandonnées."
Depuis le contrôle fiscal subi en novembre 2007, j'ai vécu quatre mois
de gros soucis, de discussions... et de nuits blanches qui m'ont
énormément fatigué. Voilà donc une fin heureuse, mais j'ai l'impression
d'avoir vieilli de dix ans.
En fait, on a fini par m'avouer verbalement que mon dossier fiscal
avait été visité dans les archives de l'administration, à une
date indéterminée, et que des pièces importantes, comme le statut
qu'avait établi pour moi de la Direction Générale des Impôts de Paris
en novembre 1989, avaient été subtilisées. Avaient d'ailleurs disparu
la plupart des papiers les plus importants afférents au contrôle fiscal
de 1987-89. Qui a volé ces documents? Des marchands de documents? Des
affidés des organismes anti-secte? Des journalistes? Des "biographes"
du frère Michel ou des "historiens" du mouvement arésien? Des gens
cherchant à me nuire? Le saura-t-on jamais? Heureusement que j'avais
moi-même conservé tous ces papiers dont j'ai remis des copies au fisc
qui a ainsi pu reconstituer mon dossier administratif. Il n'empêche que
quand je montrai à l'inspecteur des impôts le document de 1989 de sa
Direction Générale de Paris m'autorisant à procéder comptablement comme
je procède, il n'en tint sur le moment aucun compte (comme si j'avais
falsifié l'en-tête de la Direction Générales de Impôts de Paris!). Il
aurait quand même pu s'inquiéter avant de m'adresser en décembre un
redressement pharamineux qui me plongea dans de terribles tourments. Il
est pardonné, de toute façon.
Cela m'a donné aussi l'occasion, que j'aurais préféré ne pas avoir,
d'apprendre que des "frères" avaient adressé aux Impôts des lettres peu
bienveillantes à mon égard ou à l'égard de notre mouvement. Voilà ces
"frères" rassurés sur le sort des dons qu'ils ont faits ou qu'ils font
encore. J'ai comme tout le monde bien des défauts, mais je suis un
homme de Dieu d'une probité scrupuleuse. Toutes nos associations sont
de même absolument honnêtes. De ce côté-là, ce contrôle fiscal est
peut-être aussi un mal pour un bien, comme on dit. L'honnêteté étant
prouvée par les enquêteurs les plus vétilleux qui soient, ceux du fisc.
Mais, franchement, je me serais bien passé de ce tracas, qu'une fois de
plus j'ai été seul à porter
Ceci étant, j'ai eu ainsi l'occasion de vérifier une fois de plus que
l'ignorance de l'administration nous concernant est totale et se borne
à des rumeurs ou à des informations malveillantes, certaines archi
fausses, venues notamment des antisecte. Pour cette raison, je
travaille actuellement d'arrache-pied sur un site généraliste qui nous
manque terriblement. Il y a bien le site généraliste de notre frère
P.L. de Bordeaux, que j'apprécie beaucoup, mais qui ne semble pas
toujours suffire. J'ai pensé pendant longtemps que des frères feraient
un site généraliste très complet, bien meilleur que ce que je pouvais
faire, moi qui ne suis ni informaticien ni doué pour des documents
destinés au grand public, mais rien n'est venu. J'essaie maintenant de
combler cette absence. Ce que je fais sera peut-être décevant. J'aurai
au moins mis ma conscience en paix en faisant ce que je peux.
|
28Mar08 79C16
Je me suis toujours posé la question d’une aile
blanche (Rév d'Arès xvii/11, xxv/4-6) pour le conflit en
Colombie notamment. J’ai réfléchi à cet exemple d’invitation à la
réconciliation que nous pourrions envoyé au président Colombien M.
Uribé, au chef des FARC Monsieur Marulanda, qu’en pensez-vous? Je sais
qu’ils ne sont pas les seuls impliqués dans ce conflit.
Je me suis inspiré de la lettre que vous avez envoyée au président de
la république Égyptienne Anouar el Sadate et
M. Menahem
Beghin le Président de l’état d’Israël en 1978 pour répondre
à ce que Dieu vous a demandé au verset XXV/4-6 de La
Révélation d’Arès. Je suis bien consciente que le contexte,
30 ans plus tard, entre la Colombie et les FARC est différent de ce
qu'il était entre l’État
d’Israël et l’Égypte. Les choses ne sont pas simple et nous
sommes encore bien faibles, nous Pèlerins d’Arès, en tant
que peuple qui se lève collectivement pour la paix et pour vous porter
à
travers le monde. Mais ne pouvons nous pas quand même tenter quelque
chose ?
Voici ma proposition :
"Monsieur .........,
Nous sommes un mouvement que l’on appelle en France "Les Pèlerins
d’Arès", dont le fondateur naturel est Michel Potay que Dieu a
soumis en 1974 et 1977 à sa présence surnaturelle et Qui lui a parlé.
Michel Potay est le prophète que Dieu a choisi pour livrer son message
au monde occidental et qui de France n’a de cesse que de transmettre
inlassablement ce que Dieu lui commande de dire au monde. Cet évènement
historique et prophétique est contenu dans un livre intitulé La
Révélation d’Arès. Peut-être en avez-vous déjà entendu parler
par
les autorités chrétiennes de votre pays? Ce message étonne par sa
simplicité, son bon sens, sa force dynamique et créatrice. En effet
c’est un message d’amour, de paix, de justice, de liberté, de pardon,
que Dieu lance pour qu’enfin l’homme qui décide librement de se changer
en Bien, choisisse la Voie de la sagesse, de la réconciliation et ainsi
change le monde, car "la vérité c’est que le monde doit changer," dit
Dieu.
Monsieur ......... ne voyez dans cette lettre qu’un encouragement à
faire la paix au-delà des intérêts politique, économique, religieux, et
idéologique.Vous pouvez Monsieur ……… être le porteur d’une paix durable
en Colombie pour qu’enfin des hommes et des femmes privés de liberté la
retrouve.
Bien respectueusement votre"
Mara
|
28Mar08 79C17
Lorsque j’ai vu
pour la première fois cette photo d’Ingrid Betancourt, je me suis dit
dans une émotion douloureuse: "La vie de cette femme ne tient qu’à un
fil." Elle m’a fait penser à ces piétà transpercées par la souffrance
et comme vidées de leur existence. Pourtant, à mieux y regarder et
après m’être informé j’ai pensé que ce fil" valait le fil de
soie
des araignées, trois fois plus résistant qu’un fil d’acier de même
diamètre et capable, dit-on, de supporter 4000 fois le poids de
l’araignée qui le secrète.
Derrière cette apparence d’abandon et
de grande faiblesse, Ingrid Betancourt demeure cette "combattante"
généreuse et très courageuse qu’elle fut en tant que député et
sénatrice. Mais vous avez fait, vous, une lecture spirituelle des
informations (je suppose que nous avons des sources similaires) et vous
avez relevé le changement d’Ingrid Betancourt comme un signe fort
d’intelligence spirituelle retrouvée et une opportunité de solution
pour cette région du monde. Je vous remercie de votre lecture, car je
n’aurais pas su me laisser spontanément touché par ces signes
spirituels cachés dans les évènements que l’œil du dehors des reporters
a toujours tendance à édulcorer et à dévitaliser en les
intellectualisant. J’en tire pour moi-même une leçon de lecture et de
regard avecl’œil du dedans face à l’œil du dehors (Rév d’Arès
ii/10) avec lequel écrivent les journalistes.
Qu’est-ce
qui a bien pu pousser cette femme responsable et intelligente à prendre
à ce point le risque de se livrer aux mains des FARC? Un excès de
confiance en elle, une stratégie de la main tendue prématurée et
irréaliste, une sorte d’illuminisme associé à sa volonté de faire et de
proposer le bien jusque devant la gueule de ceux qui en Colombie
passent pour des loups ou des "monstres", ou tout simplement un piège
tendu à l’issue de négociations incertaines?
Peut-être Ingrid
Betancourt avait-elle la conscience intuitive que pour aller au bout de
ses intentions politiques et d’elle-même, il fallait qu’elle engage un
dialogue face à face avec ceux dont elle savait, qu’avant de devenir
des terroristes des kidnappers et des narcotrafiquants, ils étaient des
paysans bafoués, exploités, spoliés par les grands propriétaires
terriens et parfois enlevés, torturés exécutés par les milices de tous
bords et les maffias. Même si cette position naïve, pour le moins
impréparée est peu compréhensible à cause des risques qu’elle
comportait, j’y trouve une sorte de cohérence avec ce qu’elle a tiré de
sa captivité et des épreuves qu’elle s’est elle-même en quelque sorte
infligées. Ses lettres montrent à quel point elle reste tournée vers
ses enfants, sa famille, son pays, sans aucune idée de revanche et avec
beaucoup d’espérance.
Dans cette espérance quelle porte avec
dignité et résolution, et qu’elle a traduite dans ce qui pourrait
devenir un programme présidentiel, beaucoup de Colombiens se
reconnaissent, puisqu’elle est désormais à travers les sondages
réguliers effectué en Colombie la personnalité politique préférée des
Colombiens. Même les articles des journalistes et des chercheurs (peu
coutumiers du fait) relaient cette espérance en reprenant les termes de
la "vision" humaniste d’Ingrid Betancourt, considérant qu’elle "s'est
enrichie d'une sensibilité sociale unique", que "son programme serait
très différent des postulats politiques traditionnels... un programme
de paix : un projet politique qui met en avant la réalité de la
Colombie oubliée et maltraitée par la violence". Les rédacteurs voient
dans ces réflexions et propositions d’Ingrid Betancourt plus de
"romantisme" que de spiritualité, mais c’est déjà beaucoup qu’ils n’y
ajoutent pas de commentaires désabusés ou cyniques. Cela m’a surpris !
Reste
à savoir ce que les Colombiens feront de cette opportunité. Et les
enjeux pour ce peuple me semblent considérables, analogues à ceux qui
ressortaient de la situation du Pakistan. Dans ce sens, Ingrid
Betancourt pourrait être la Benazir Bhutto (les accusations de
corruption en moins) de la Colombie.
Si elle sort vivante de sa
captivité (le fil qui la tient en vie s'amincit chaque jour), elle
pourra, si elle le veut, se présenter aux prochaines élections
présidentielles de 2010 "avec des chances plus que raisonnables" d’être
élue ou d'agir d’une autre manière dans le sens de son changement.
Si
les FARC ne comprennent pas l’opportunité qui s’offrent à eux et la
laissent mourir, elle deviendra une martyr qui bien involontairement
risquerait d’attiser encore les oppositions et la vengeance sans fin
(Rév d’Arès 27/10) dans ce pays. Le président Alvaro Uribe Velez et
tous ceux qui le soutiennent (y compris les narcotrafiquants et les
ex-AUC (autodéfenses unies de Colombie) plus ou moins encore actifs),
prônant un programme à l’opposé des convictions actuelles d’Ingrid
Betancourt, pensent peut-être qu’ils ont des intérêts politiques et
financiers à laisser se produire cette catastrophe en retardant le plus
possible la réalisation de circonstances favorables à sa libération.
Puisse Dieu leurs inspirer d’autres pensées!
D. Faber
|
28Mar08 79C18
Je prends cinq minutes
pour faire un commentaire à votre article mais qui est peut être hors
sujet alors si c'est le cas veuillez d'avance m'en excuser et ne pas le
publier. C'est plutôt un mot qui part vers vous comme un soutien à
votre personne dans ces moments que je vous sais difficile, ma manière
de vous aider je l'espère:
Cela n’a probablement pas
directement à voir avec la crucifixion psychologique que subit
Ingrid Betancourt ou d’autres sur la planète qui luttent pour un avenir
au-delà du système mais je réfléchis à tout cela. Oui il y a au cœur du
différend idéologique profond entre les FARC et le gouvernement
colombien me semble t-il, un problème culturel, une énorme difficulté
de représentation des valeurs comme il subsiste dans l’inconscient
collectif de tous, des abimes.
J’ai eu récemment un bref échange
de mail avec un journaliste essayiste d’un journal français catholique.
Ce qui m’avait motivé à lui écrire fut le ton quelque peu méprisant
qu’il prit dans un de ses articles à crier au scandale contre les
récentes rémunérations que se versent certains patrons en
France. L’exagération qu’il mettait à vilipender le patronat
était
du même ressort que celui que les gauchistes adressent régulièrement
par tous leurs portes voix en vociférant contre les riches, cela valait
bien l’exagération qu’il dénonçait. Je lui fis remarquer qu’un homme de
foi ne devrait à mon sens pas regarder les choses par le petit bout de
la lorgnette. Abraham, Salomon, Job était probablement plus de 400 fois
plus riches que leurs bergers et serviteurs. Sa réponse fut
que
les plus éminents penseurs et conseiller pour certains issus
de
l’entourage de Bill Clinton et donc pas réputé comme étant des
gauchistes, Lester Thurow ou à Robert Reich, accréditaient ce qu’il
décrivit être : un "dérapage symbolique", un "déclic" annonciateur
d'une crise morale gravissime du libéralisme.
Je lui disais ou
plutôt j’essayais de lui expliquer que l’équité a rapport à la
conscience des choses et à la responsabilité de son être, à
une
auto-évaluation qui n’est pas d’ordre arithmétique même si pour
parvenir à bien estimer les choses il faut parfois sérier, classer,
peser mais au final il y a le coté « coup de cœur », ou plutôt quelque
chose de l’intuition ravivée par l’exercice même de l’effort de penser
le monde, l’homme, la situation et tout ce qui constitue le contexte à
se représenter le tout et donc à se représenter soi même par rapport à
cet ensemble mouvant, évolutif. Être riche ou pauvre de quoi? Posséder
quoi pour aller où? Il m’arrive aussi d’être scandalisé par certaines
disproportions mais c’est avant tout face à une
responsabilité
prise qui n’est pas tenue, sorte de fausse promesse (31/4) que font
certains en voulant paraitre ce qu’ils ne peuvent pas réaliser ou
porter. Ou, scandale moindre, quand celui qui touche une rémunération
importante ne fait pas preuve d’efficacité, ne se montre pas à la
hauteur, ne fait pas les efforts qu’on est en droit d’attendre de lui.
Mais cela ne ressort dans ma conscience que par comparaison avec
d’autres qui mouillent leur chemise, et par lente et longue approche et
pesée. Mais il y a tellement d’éléments à prendre en compte que je
crains toujours de me leurrer moi même. Peur de juger en avançant sur
la corde raide des appréciations subjectives. Peut-on évaluer le poids
du souci et peut-on fixer le prix des choses dans cet ordre de données?
Et comme il faut bien être raisonnable et trouver des consensus en
attendant d’y voir bien clair…
Ces questions me paraissent être
des questions éminemment plus intéressante que ramener les choses à la
seule épaisseur du portefeuille et au poids en euros ou dollar qui même
énorme peuvent s’engloutir aussi surement et rapidement qu’un
fantastique Titanic. Au fond, on démystifie bien plus radicalement tout
ce qui trouble enfume ou accapare l’esprit et rend l’homme esclave, par
la pensée et la volonté d’y voir clair, plutôt que par la trique d’une
loi, d’un dogme ou d’un système qu’est aussi le produit d'une culture
ou d'un slogan répété, enrichi de quelques refrains, mais qui ne sont
jamais qu’animation mécanique comme le coucou qui sonne toutes les
heures en sortant de la pendule. Le folklore politico religio
médiatique nous joue continuellement sa berceuse. Remettre en question
tout le système ou, comme dit La Révélation d'Arès,
le javeau (Rév d'Arès XLVII/7),
amas de sable et de choses sans valeurs, cela tout en aimant les hommes
comme le Créateur les aime, c'est un travail ingrat qui forcément
n’attire pas les foules à l’atelier de la recréation de soi même. Il
faut avoir envie de revenir à la vie totale et absolue et comme chacun
ne peut y avancer qu’à sa mesure et que tout est interactif,
on
ne peut efficacement que commencer par soi et sans cesse à s’encourager
dans cette démarche de pénitence, c’est
aussi une façon d’échapper à quelque chose de la mort qui est toujours
une forme de crucifixion. Bonne continuation.
Jean-Claude
|
Réponse
:
Vous avez sûrement pris plus de cinq minutes pour écrire ce commentaire
un peu verbeux, mais est-il vraiment sans rapport avec la situation
d'Ingrid Bétancourt? Je ne sais pas. Vous parlez quand même de
crucifixion.
|
28Mar080 79C19
Selon les dernières
nouvelles, le président Alvaro Uribe vient de signer un décret
proposant aux FARC de libérer sans délai plusieurs centaines de
guérilleros en échange de la libération d'Ingrid Bétancourt.
Son
état de santé est très inquiétant pour ne pas dire alarmant. Elle
souffrirait de malnutrition avancée, d'une hépatite B et d'infections
cutanées causées par des insectes (leishmaniose).
Je crois que la
situation est en effet très urgente et que le gouvernement colombien
est confronté à une telle pression politique internationale qu'il se
devait de faire un pas en faveur des FARC, surtout après la mort de
Raul Reyes [un des hauts responsables de la guerilla FARC, récemment
tué lord d'un raid de l'armée colombienne].
D'un autre côté, si
Ingrid Bétancourt venait à mourir, les FARC perdraient non seulement le
seul otage digne de faire avancer leur combat, mais aussi, maintenant
qu'Ingrid est si fortement médiatisée, ils perdraient peut-être le
soutien potentiel, larvé mais grandissant de l'opinion publique
internationale.
J'espère de tout mon coeur, de toute mon âme, de
toute mes forces, que la conclusion à cette terrible épreuve que
traverse Ingrid s'achèvera par un heureux dénouement.
Fabrice M.
|
28Mar08 79C20
Il y aura peut un être
un dénouement acceptable puisque le président de la Colombie, Mr Bogota
[?... n'e'st pas Alvaro Uribe?] à dit "Basta..." [Il a dit] en gros
qu'il acceptait de négocier avec les FARC pour un échange, je dit cela
comme si j'étais le seul à avoir regardé la télévision!
J'ai de
grande difficultés à m'exprimer en fait. Je ne suis pas contre la
politique ou la culture, ni même contre la religion, quand ces
dernières ne s' imposent pas de manière discutable et inique,
mais
contre tous les systèmes élitistes qui créent en quelque sorte un
second plan, celui de la masse négligée, à qui on vole même leurs
organes.
Bien sûr, il y a eu des mouvements humanistes
bienveillants comme vous. Vous êtes même une grande espérance, mais on
est loin d'un monde où il y aurait une vraie grandeur reconnue [au
fait] que les forts puissent aider les plus faibles, aux partages et
aux dons. Actuellement j'ai l'impression que même les dons sont
détournés en majorité pour une minorité.
Est ce que La Révélation d'Ares peut faire aller une grande partie du
monde dans ce sens?
Je
le pense, si chacun prend conscience qu'il est seul face à Dieu et à
ses responsabilités, il sait qu'on est tous dans le même cas, et qu'il
y à plus à gagner à donner qu'à prendre.
Il y a en cela quelque chose de révolutionnaire dans La
Révélation d'Arès,
c'est que chacun doit prendre conscience de son importance et de celle
des autres, [parce] que chaque geste compte, et prendre son destin en
main dans un système sans chef, à grande échelle c'est inédit à ma
connaissance.
Je n'invente rien et vous rejoint dans ce que vous
dite, quand à l'action. Parler est une façon d'agir, le problème serait
plus d'être écouté.
Comme tout mes messages, vous pouvez choisir
de le mettre ou pas sur votre blog, je vous remercie de l'attention que
vous me portez et suis bien sur désolé si je vous ai blessé ou qui que
se soit d'autre.
Aminadab.
|
28Mar08 79C21
Je n'ai pas lu La
Révélation d'Arès depuis 1995, mais j'avais été intrigué par
l'importance donnée au "champ de mission" défini dans la veillée 5, je
crois.
Cela signifie-t-il que les recommandations de La Révélation
ne s'appliquent pas au-delà de cet espace et donc ne concernent ni la
Colombie, ni le Darfour, ni le Tibet. En conséquence, les pèlerins
d'Arès ne doivent-ils pas être très réservés dans leurs commentaires
car ils ne connaissent pas les intentions de Dieu pour ces autres
terres de mission.
Pour étayer mon propos, je citerai Marie qui, parait-il, est apparue
simultanément en Yougoslavie et au Rwanda.
En Yougoslavie, Marie prêchait la Paix, au Rwanda elle faisait
l'apologie de la souffrance rédemptrice. Que penser de tout celà?
Admettre qu'on est dépassé et faire confiance.
Jacques P.
|
Réponse
:
C'est bien dans la Veillée 5 que La Révélation d'Arès
définit l'aire de notre mission, mais à l'Ouest l'Amérique du Nord ou
du Sud est bien comprise dans cette aire qui se prolonge
jusqu'aux îles de corail, c.-à-d. le
Pacifique.
En
outre, si vous relisez attentivement cette Veillée 5, vous verrez
qu'elle définit une aire spirituelle bien plus qu'une aire
géographique. Elle définit en gros l'aire des
religions abramiques jusqu'où se dresse l'étendard
de Muhammad (Rév
d'Arès 5/6),
c'est-à-dire la chrétienté, le judaïsme et l'islam. Le Darfour étant
musulman me semble bien compris dans l'aire de sensibilité de la
mission, tout comme l'Indonésie qui est musulmane, bien qu'asiatique.
Par contre, le Tibet est manifestement hors de notre champs, comme
l'Inde, la Chine, etc.
|
28Mar08 79C22
C'est avec toute sa
bonne volonté qu'Ingrid Bétancourt est allée humainement à la rencontre
des F.A.R.C., pour nouer le dialogue, les écouter, sachant bien sûr
qu'elle prenait les risques inhérents à cette démarche, mais sans
mesurer vraiment sans doute la difficulté des épreuves auxquelles elle
serait confrontée.
Cet élan du coeur qui l'a poussée à vouloir
comprendre et négocier la réconciliation d'une organisation de rebelles
scandalisés avec le pouvoir fascisant en place, supposait aussi
beaucoup d'humilité, de fraternité, et de pardon de la part des deux
parties en présence, donc d'abandon d'orgueil et d'autoritarisme, que
ni l'un ni l'autre des belligérants n'était sans doute prêts et
disposés à en courir le risque.
Souhaitant au contraire faire la
démonstration de sa puissance et de sa fermeté, de son exigence de
soumission, (pour continuer à inspirer à la fois peur, crainte et
respect au peuple, afin qu'il continue de penser qu'il lui est
indispensable d'avoir et de vénérer des chefs implacables et
dominateurs), le gouvernement, se drapant dans sa "légalité",
a
refusé tout compromis.
De leur côté les F.A.R.C. ont préféré
retenir prisonnière Ingrid Bétancourt, craignant qu'elle ne
transmette au camp adverse des informations qu'elle aurait pu
recueillir et qui les auraient rendus vulnérables, s'en servant aussi
comme caisse de résonnance médiatique, et puis comme monnaie d'échange
pour essayer d'obtenir la libération des leurs emprisonnés.
Les
évènements récents (liés à l'offre de médiation du Président
vénezuélien) ont confirmé l'intransigeance du pouvoir colombien, qui a
tout tenté pour faire échouer la libération d'otages, et qui a même
fait bombarder la zone de négociation, tuant l'un des principaux
responsables des F.A.R.C. en charge du processus de médiation.
Intransigeance encore confortée par l'information selon laquelle Ingrid
Bétancourt aurait pris fait et cause pour les rebelles et deviendrait,
libérée et vivante, un grand témoin propagateur encore plus gênant.
Je
veux saluer le courage et la bonté de cette femme
qui, elle,
n'a pas hésité a prendre le risque de sacrifier sa liberté pour tenter
de réanimer la fraternité.
Les Pélerins d'Arès doivent pardonner
et aimer tous les hommes (fussent-ils en fonction de chef d'état
autocrate), car tous sont nés fils du Père. Cependant, sans porter de
jugement sur l'homme, ceci ne doit pas nous exonérer de dénoncer le mal
dont les effets sont toujours destructeurs de fraternité. Car dans ces
temps troubles de médiatisation délirante pour abêtir les esprits, et
rendre indiscernable la frontière entre le bien actif et le malfaisant,
c'est un devoir missionnaire essentiel de rétablissement de la Parole
et de la Vérité... Et comment opérer la mutation mentale vers le bien
sans savoir identifier son contraire?
Il nous faut clamer sans
cesse que le pouvoir trahit et corrompt et que les structures
hiérarchiques pyramidales (salariales comme de pouvoir)
sont une
des ossatures de perpétuation du malheur de l'humanité.
Ce thème
sur le destin d'Ingrid Bétancourt était particulièrement évocateur. Je
souhaite ardemment que son calvaire prenne fin le plus vite possible en
retrouvant les siens, et tous ceux qui vivent son espèrance.
Dominique C.
|
29Mar08 79C23
Je me permets de dériver sur votre réponse à 79c15. Je me réjouis de la
bonne fin apportée à cette erreur des Impôts de Gironde, qui ne
m'étonne pas. Je déplore seulement le "tourment" que cela vous causé, à
votre âge, pendant quatre mois. Beaucoup ont mesuré
combien est cruelle la solitude dans laquelle vous exercez votre
mission.
Dans mon commentaire 74c24 de votre entrée de Bénazir je vous
disais combien j'étais étonné que l'administration des Impôts locale ou
départementale passe outre une décision administrative écrite et signée
de la Direction Générale des Impôts de Paris vous autorisant à procéder
au transfert de fonds de votre compte personnel à des comptes
d'associations de Pèlerins d'Arès sans taxation.
Dans la mesure où les circonstances de votre vie "religieuse" (pour eux
vous êtes un "religieux") n'avaient pas changé depuis 1989 — et elles
n'ont pas changé — les fonctionnaires auxquels vous avez eu affaire
n'étaient pas autorisés à revenir sur ce point, surtout après qu'il ait
été un état de fait pendant les 34 ans au cours desquels vous avez
régulièrement adressé de façon toujours identique vos déclarations
annuelles à l'administration fiscale, à laquelle vous déclarez les
versement que vous faites à des associations (Je l'ai vérifié.
Pardonnez mon indiscrétion ou ma méfiance)! Vous avez eu affaire à une
jeune
génération d'inspecteurs des impôts qui se disaient qu'ils "allaient
changer tout ça." Pourquoi?
Ils sont surtout sans expérience, ces jeunes inspecteurs des impôts. Le
statut dont vous bénéficiez n'est pas unique à vous. Quantité de hauts
responsables administratifs, politiques, scientifiques, religieux,
universitaires, syndicalistes, etc., sont autorisés à recevoir à leur
nom des sommes d'argent en fait destinées à leurs administrations,
partis, églises, laboratoires, syndicats, etc. Il était normal que la
Direction Générale des Impôts mesurant la place unique et
prépondérante, place de fondateur en plus, comprenne que vous recevriez
à votre nom, jusqu'à votre dernier souffle, des dons qu'en fait vous ne
garderiez pas, mais affecteriez au bon fonctionnement de votre
mouvement spirituel. Quand M. Sarkozy reçoit une lettre accompagnée
d'une chèque à son nom, lui disant: "M. le Président, Je serais très
honoré si vous faisiez suivre ce don à la Fondation de France ou au
Musée du Louvre..." histoire que le Président remercie personnellement
le donateur qui en tire grande satisfaction, il ne vient à l'idée
d'aucun inspecteur des impôts que le Président a reçu un don manuel
personnel sur lequel il doit acquitter l'impôts sur le revenu avant
d'en faire don à la Fondation de France ou au Musée du Louvre. Vous
êtes en sommes le président à vie des Pèlerins d'Arès. Vous ne pouvez
pas être traité autrement.
Oui,
j'ai un peu douté de vous, parce qu'il me semblait absolument
impossible qu'une doctrine administrative vous concernant ait été
survolée avec autant de désinvolture par l'inspecteur qui vous
contrôlait. Mais, pas de doute, elle l'a été, alors qu'un homme du
grade de votre vérificateur savait sûrement qu'on ne revient pas sur
une décision de la haute hiérarchie. C'est pourquoi j'ajoute que je ne
crois pas beaucoup à cette histoire de "documents volés dans votre
dossier". Des fonctionnaires ont commis une grosse boulette à vos
dépens et ne sachant pas comment s'en sortir sans subir de sanctions
ont inventé cette histoire, qu'il vous est évidemment impossible de
vérifier. Je m'avance peut-être... Après tout, nous vivons une époque
où toutes ces choses peuvent arriver. On voit bien régulièrement
publiés dans le "Carnard Enchaîné" des documents administratifs ou
notariés ou bancaires afin la seule intention de nuire aux personnes
que concernent ces docs.
Saura-t-on jamais quelles boulettes de
l'administration colombienne ont amené Mme Bétancourt à rencontrer les
FARC en se croyant bien protégée alors qu'elle ne l'était pas, et à se
faire alpaguer par eux?
Je ne suis pas de l'administration des
impôts, mais de la police financière. D'où des conaissances communes
entre eux et moi. Vous ne me connaissez pas, mais je suis devenu pénitent
à la suite de plusieurs lectures de La Révélation
d'Arès...et d'un divorce qui a fait mordre la poussière à mon
petit orgueil et m'a appris beaucoup de choses.
Je tiens à vous dire encore merci, frère Michel, pour l'exemple de mesure,
de bonté, de pardon et
de travail acharné,
que vous êtes. Merci de m'avoir tant
appris sur le chapitre de la sagesse.
R.R.
|
29Mar08 79C24
Je lis freesoulblog tous les jours, j'en envoie des articles à ma mère,
par exemple, et...
Je
suis heureux parce que les messages suite à l’article sur l’imprudence
et le courage de Ingrid Betancourt, se succèdent les commentaires sur
la sagesse, l’amour, l’espérance, dont votre sortie du labyrinthe des
impôts et, comme le commentateur 79C23, je tiens à vous dire MERCI.
Je
suis heureux parce que tous autant que nous sommes otages du péché,
cette propension à voir le mal ailleurs et à vouloir le
réduire
ailleurs et à en mourir comme à faire mourir le monde, alors qu’il faut
le changer en nous en bien, se libérer de ce regard extérieur, de cette
propension, entrer en soi, entrer en pénitence, devenir absolument
libre de soi-même, d’être soi-même… AVEC la parole du Père, en soi,
comme phare puissant, comme nourriture puissante, comme rouage puissant
de nos organes: la chair et l’esprit pour faire l’âme,
pour gagner la Vie,
je peux vous dire ici MERCI, et rendre gloire au Créateur qui nous a
tous doués de parole, de liberté, de créativité, d’amour,
d’individualité.
Avec vous et avec tous ces sœurs et frères
d’espérance qui se mettront en marche, libres de tous harnais, pour
redonner de la lumière et de la bonté au milieu des hommes.
Bernard L.
|
29Mar08 79C25
Une bonne couche de
pommade vous passe R.R. [79c23]! Un officier de police financière. Rien
moins que ça. Vous fréquentez du beau monde. Je vais vous dire ce que
je pense: Personne, pas même l'inspecteur des impôts qui vous a
vérifié, n'a douté de votre totale honnêteté. Je crois que la question
n'est pas là.
Il y a beaucoup de Français à qui il faut donner de
l'argent: les SDF, les sans-toit dont vous parlez dans votre blog avec
une image du Canal st-Martin, qui sont incapables de gagner leur vie
pour la plupart et il faut bien que des producteurs de monnaie comme
vous paient pour les faire vivre! Il faut de l'argent pour ceux qui
n'en n'ont pas et ce n'est pas à vous que j'apprendrai qu'on ne peut le
trouver qu'en le prenant à ceux qui en ont. Les impôts se sont dit: De
l'argent pour une mission de La Révélation d'Arès,
ce n'est sûrement pas utile.
Pour
moi, c'est la seule raison qui leur a fait tenter le coup. Ils se sont
dit: On va peut-être l'impressionner, il va puiser dans ses réserves
cachées pour nous donner ce qu'on veut.
Les FARC pensent la même
chose d'Ingrid Bétancourt: À quoi sert-elle en politique, cette femme?
À rien, mais beaucoup de monde a l'air de tenir à elle, on va donc la
monnayer et de toute façon son absence dans les élections ne privera
personne.
[non signé]
|
Réponse
:
Vous ne signez pas, mais je reconnais votre style qui me rappelle des
commentaires passés.
Votre
façon de voir n'est pas rare. Ce réalisme cynique est de toujours. Je
répondrai seulement que l'argent destiné à nos missions ou à notre
Pèlerinage vaut bien l'argent, dont parle R.R. (79c23) destiné
à la
Fondation de France ou au Musée du Louvre. L'homme
ne se nourrira pas que de pain, disait Jésus. Et le Père me
dit:Ta pante (ton estomac) coûte plus que les musées
(y compris le Musée du
Louvre, j'imagine) (Rév d'Arès xxxvi/23).
Les
Impôts ne m'ont pas impressionné, ils m'ont tourmenté, ce qui est très
différent. De toute façon, je n'ai pas de réserve cachée, mais enfin,
c'est vrai, ils pouvaient imaginer que j'en eusse...
|
30Mar08 79C26
J'avais commencé à
préparer un commentaire il y a plusieurs jours et je l’ai mis de côté
car il n’apportait pas grand-chose de plus à tout ce qui s’était dit
concernant cette dernière entrée de votre blog.
Je le reprends aujourd'hui.
Comme
Fafarendol (commentaire 79c04) j’avais lu le livre d’Ingrid Bétancourt
il y a quelques années et je trouvais cette femme, mère de deux
enfants, courageuse malgré sa naïveté de croire qu’elle pouvait faire
reculer les mafias seulement par la politique. Il me semblait qu’elle
n’ était pas très entourée et que sa réflexion manquait de dimension
spirituelle.
Mais quand je vois la grande difficulté que l’on a à
mettre la Parole en action, comme vous le dites dans votre réponse au
commentaire 79c12, je me dis qu’elle a fait ce qu’elle a pu
avec
sa culture et sa compréhension de l’humain. De plus, je trouve heureux
que cette femme ait pu changer son regard. Avec le temps et l’
expérience on comprend que les choses sont beaucoup plus complexes
qu’il n’ y parait.
Ce que vous nous rapportez de son évolution est
encourageant et plein d’ espérance. J’espère de tout cœur
qu’elle
sera très vite libérée (en espérant qu’elle sorte vivante de cette
captivité) et qu’elle pourra, forte de sa réflexion, de son
expérience, de tout ce qu’ elle aura appris durant cette
épreuve, faire avancer notre humanité dans le bon
sens, celui
de l’intelligence spirituelle, de l’intelligence
du cœur,
qu’apporte La Révélation d'Arès.
Mais je reprends mon commentaire surtout pour vous dire ma joie de
savoir que les soucis fiscaux causés par les impôts sont terminés,
malgré le peu de fierté qu’on peut tirer de vous savoir seul à porter
ce qui devrait être fait par l’Assemblée.
Merci pour cette bonne nouvelle.
MO
|
30Mar08 79C27
Alleluia! Le fisc vous
laisse tranquille. À ceux qui demandent un signe, s'ils ne le voient
pas là, c'est qu'ils sont soit aveugles, soit de mauvaise foi.
Qu'importe! L'Éternel ne nous envoie pas vers des bien-voyants, des
justes, des sages, mais, vers les [mal-voyants,] les pécheurs. C'est
main dans la main en nous unissants et en acceptant [l'idée] que nous
sommes tous des pécheurs, tous parents, tous différents et pourtant
sœurs et frères, potentiellement des christs, que nous provoquerons un
changement par nos exemples [et notre mode de vie] existentialiste,
nous avons un rôle extrêmement important de transmission de La Parole
que ce soit via le Judaïsme, le Christianisme,l'Islam, La
Révélation d'Arès,
et toutes sortes de vecteurs de transmission. Je suis [ennuyé]
d'apprendre que des frères ont envoyé des courriers [malveillants] aux
impôts. Cela montre à quel point nous ne sommes pas
déculturés,
des hommes de peu de foi.
Comme, vous dîtes: "Un mal pour un bien." Pour ma part, je vous suis
fidèle et j'affirme que vous êtes le prophète
envoyé par Dieu au XXe et XXIe siècle
Votre
entrée Ingrid Bétancourt est fort enrichissante. Incontestablement,
vous nous donnez des lumières. Comme beaucoup je ne voyais pas de la
même façon que vous. Si je ne me retenais pas et surtout si je ne
réfléchissais pas, j'irais bien [moi aussi] en Colombie rencontrer les
FARC, mais
1.- Dieu nous appelle à la prudence,
2.-
Y aller seul sans préparations, sans soutiens fraternels, serait
suicidaire. Dommage qu'il n'y ai pas encore chez nous un collectif prêt
a agir pour envoyer des sœurs et frères sur des actions
sociales,
médiatiques, télévisées, radiophoniques, etc., vers le monde.
Je
pense aussi que ce que vit Ingrid Bétancourt provoque en elle des
changements des réflexions. Il y a aussi parfois de profonde crises,
maladie, accidents, parfois de toutes petites chose, qui peuvent aussi
déclencher des prise de conscience. J'ai reçu, il y a quelques
semaines, un dessin à mon intention réalisée par la fille (8 ans) d'un
couple de sœur et frère. Lorsque j'ai ouvert la lettre et vu le dessin,
j'ai fondu littéralement en larmes abondantes, mon corps bouillait de
chaleur, une sensasion agréable, et ces larmes incontrôlables... Il
s'est passé quelque chose en moi, cela a pris quelques secondes.
Vous
donnez ainsi que des commentaires des informations sur les FARC
enrichissantes. Mais quand cesseront donc les hommes de voir le mal
chez les autres et refuser de le voir en eux! Il va nous
falloir
avec patience, changer, encore et encore, transmette la Parole de
l'Éternel, nous créer une âme de plus en plus forte de ses expériences
et nous unir du vivant de Mikal.
Didier Br.
|
02Avr08 79C28
D'une lecture trop
rapide j'en avais compris que des "frères" avaient écrit aux offices
des impôts pour signifier leur désapprobation des tracas et soucis que
ces derniers vous faisaient subir. Bien mal m'en à pris quand, lors
d'un échange en assemblée, je me suis aperçu que j'avais trés mal lu.
J'ai
toujours eu de la peine à comprendre l'attitude de Judas qui côtoyait
Jésus et ne pouvait ne pas savoir qu'il était humble, honnête, amour et
intègre, cela restera un mystère pour moi, il aurait pu simplement
partir sans le dénoncer, s'il n'était pas d'accord avec lui. Et là vous
nous informez que des *frères* versant des dons, donc qui vous
connaissent mettent en doute votre intégrité et votre honneteté, les
bras m'en tombent.
Pardonnés ils le sont déjà, mais je les appelle
à réfléchir. Je me réconforte aussi parce que derrière cet ogre (les
impôts) il y a des personnes intègres, soucieuses de bien faire leur
travail et capables d'accepter leur erreur, une belle espérance.
Mais
ce dont je me réjoui le plus, c'est que dorénavant les détracteurs, les
anti-sectes ne pourront plus prendre pour argument, "L'argent, les
vêtements Chanel, les hotels de luxes..." et j'en passe. Peut-être
auront-'ils l'honnêteté de rectifier leurs argumentations et leurs
sites. Merci frère Michel.
Bernard C.
|
02Avr08 79C29
Je suis soulagée d'apprendre que la DGI a reconnu son erreur et retiré
sa demande de redressement fiscal.
Mais
j'ai toujours beaucoup de mal à comprendre l'entêtement de ce
fonctionnaire local qui n'a eu aucun scrupule à éprouver un
homme
de votre âge en mettant en doute sa probité.
Comme vous l'écrivez,
vous sortez de ces quatre mois fatigué et vieilli, et pour moi
cette image est insupportable. Je me console en me disant que vous
n'avez pas vieilli prophétiquement et que vous trouvez l'élan et la
force de vous atteler à un travail difficile que vous sentez
indispensable, un site adapté à notre monde superficiel, conditionné et
pressé, dans lequel vous direz "comment vous voyez et
ressentez
la vie de pèlerin d'Arès en tant que témoin de la révélation et frère
aîné de l'assemblée". Je suis sûre que vous avez raison de vous atteler
à cette tâche; nous en avons besoin et les générations
suivantes
seront heureuses de trouver ce travail.
Vous avez beaucoup écrit comme la Parole vous le demande: Quand
du temple tu auras fait le lieu de l'Assemblée, tu ouvriras à
nouveau ses portes devant Mon Peuple ; il sera ta tour escarpée, d'où
ta voix comme l'écho du tonnerre, et
ce que tu auras écrit, parviendront à ceux qui doivent se repentir (Rév
d'Arès 33/10), mais plus vous écrivez, plus c'est profond et
simple.
Pour
nous, en tout cas pour moi, apôtre convaincue par cette Parole venue du
Père, il me faudra encore beaucoup de temps pour assimiler
jusqu'à
ce que mon corps trouve l'élan naturel et que fusent les mots justes
comme vous le faites.
Émilie Clar
|
Réponse
:
Je ne comprends pas très bien. La
DGI n'a pas commis d'erreur me concernant. Au contraire. C'est la DGI
(Direction Générale des Impôts) qui m'avait délivré en 1989
l'autorisation de poursuivre ma comptabilité comme je la tenais depuis
l'origine de notre mouvement. C'est l'inspecteur des impôts local qui,
fin 2007, a commis une très malencontreuse erreur, emporté par son
zêle, croyant découvrir une anomalie me concernant et m'a adressé une
avis de redressement. C'est vrai qu'on peut toujours dire concernant
cet inspecteur local: "Je ne comprend pas l'entêtement de ce
fonctionnaire...", mais, après tout, ces vérificateurs font une besogne
de bas étage, ils "vont au charbon" tous les jours, on ne peut pas leur
demander d'avoir le recul de grands experts ou de grands fiscalistes.
Il leur faut du temps pour s'apercevoir de leurs erreurs. De plus, ils
sont soupçonneux par profession. Je me dis qu'ils doivent visiter
tellement de fraudeurs... Alors, vous pensez, le "chef d'une secte", ça
ne pouvait être a priori qu'un hyperfraudeur. Avec de tels a priori, il
faut beaucoup de temps pour trouver la vérité. Comme vous voyez,
j'essaie maintenant de trouver des excuses à cet inspecteur des impôts.
Par contre, j'ai du mal à en trouver à mes frères qui m'ont depuis
toujours laissé me débrouiller avec ce genre de problème et beaucoup
d'autres problèmes dont je suis sorti avec honneur. Il est trop tard
pour corriger tout cela maintenant.
C'est d'ailleurs la même chose
pour le site que je suis en train de concevoir et réaliser. C'est là
encore un travail que mes frères m'ont laissé sur le dos. Il ne s'agit,
après tout, que d'une compilation des idées maîttresses de notre foi et
de notre mission, exprimées sur tous les tons depuis plus de trente
ans, un travail certes minutieux, mais que n'importe qui pouvait faire
à ma place et depuis longtemps et qui pouvait, de plus, beaucoup mieux
que moi l'informatiser. N'avons-nous pas parmi nous des informaticiens,
des graphistes, des professionnels qui connaissent bien l'internet,
alors que moi, je n'y connais rien et je passe dix fois plus de temps
qu'eux pour un résultat inférieur? Je ne crois pas que vous devriez me
complimenter. Vous serez sûrement déçue par ce que je suis en train de
faire.
Merci quand même. Quelques compliments encouragent toujours.
|
03Avr08 79C30
L’Aile Blanche proposée par Mara dans le commentaire
79c16 est très intéressante, au-delà des
informations que nous nous apportons concernant la situation d’Ingrid
Bétancourt et le conflit Colombien. Cela m’a fait réfléchir sur la
manière de nous faire entendre par ceux qui se combattent. D’autres que
nous, encouragent et œuvrent à la paix, en Colombie, partout dans le
monde et nous, nous faisons si peu.
Mara suggère une action concrète qui témoigne de l’appel de Dieu à Arès
pour que le monde change et qui permet de faire connaître celui qui
porte depuis plus de trente ans Son Message. C’est une belle initiative.
Comment ne pas participer, être porteurs de paix, réconciliateurs aux
côtés d’hommes et de femmes qui agissent dans ce sens, en ayant
connaissance de cette Parole primordiale ?
Cette action serait un grand pas vers ceux
qui peuvent influer sur les évènements par leurs positions et
les responsabilités qu’ils portent.
Bien sûr, l’origine divine et prophétique, universelle du
message d’Arès, appelant à la pénitence, à l’amour, au pardon, à la
paix est en lui-même, inégalable et pourrait
marquer les esprits.
Cependant, je me pose la question de la spécificité profonde de ce que
nous devons ou pouvons apporter et comment? Car le but est de
réussir à être entendu, à faire sentir la dimension sublime de la
révélation d’Arès pour décider à un vrai dépassement.
N’avons-nous pas à éclairer plus particulièrement sur le salut, l’âme,
sur le grand dessein de Dieu pour l’homme?
Aimer les hommes pour qu’ils se sauvent et soit créateurs du salut
du monde. [Dieu dit:] Dis à mon peuple, ne vous
perdez pas (Rév d'Arès) 27/2, car
Dieu ne sauvera pas l’homme malgré lui contrairement à ce que beaucoup
croient.
Telle est la grave question du malheur humain avec un grand m, de ces
crucifiés de l’histoire, de la mort comme anomalie, puisque
nous sommes faits pour la Vie.
Crie partout cette vie est courte, le bonheur ne
se mesure pas en
années mais en éternité ; chacun a juste le temps du repentir, car les
regrets du spectre ne font que s’ajouter à ses tourments. Écoutez la
parole que j’ai reçue et sauvez-vous! (Rév d'Arès 36/23)
Fafa Rendol
|
Réponse
:
Donnez-moi l'adresse des FARC et j'adresserai aussitôt une aile
blanche respectivement à ceux-ci et au Président Uribe, dont
je peux trouver l'adresse..
Je
ne veux pas me trouver d'excuses. Je fais seulement un aveu. La nuit du
19 octobre 1977, je crus qu'il me fallait envoyer l'aile
blanche au paro et à Israël dans le
cas précis de la guerre
entre ce pays et l'Égypte et au moment également précis où Sarbal
et Moussa ferr(ai)ent Yërouchlim (Jérusalem) dont les murs pleur(ai)ent
et
cela avant que le Talon du Créateur passe et ne laisse cendre
(Rév
d'Arès xxv/2-6). De plus, ce moment survenait alors
que La Révélation d'Arès
n'était pas encore entièrement donnée et qu'il n'était pas encore
possible de procéder comme me l'avait recommandé Rév d'Arès
xvii/8-12 le 9 octobre. Depuis lors, j'ai fait tout ce que
j'ai pu, avec les moyens dont j'ai disposé, pour que le
Vent prenne mon aile blanche (Rév d'Arès xvii/11), c'est-à-dire
pour que La Parole d'Arès soit éditée et diffusée selon les moyens dont
j'ai disposé. Autrement dit, l'aile blanche
par excellence qu'est la Parole d'Arès, je l'ai envoyée dans le monde
aussi bien que j'ai pu.
Mais si vous estimez que je dois adresser une aile
blanche
à tous les protagonistes de conflits douleureux et sanglants dans le
monde, donnez-moi aussi l'adresse des rebelles tibétains pour que je
puisse envoyer une aile blanche
à ceux-ci et au
gouvernement chinois (trouver cette dernière adresse ne doit pas poser
de problèmes), et donnez-moi aussi l'adresse des nationalistes
Tchétchènes (je trouverai l'adresse du gouvernement russe) ainsi que
l'adresse des adversaires de la démocratisation à l'américaine, qui
posent des bombes et tuent tous les jours en Irak, et des Talibans en
Afghanistan (je pense que l'autre côté: je trouverai facilement
l'adresse de M. George W. Bush), etc. Vous
connaissez sûrement tous les conflits actuellement en cours. Il y en
a, oui, bigre, il y en a! Pour ce qui est d'Israël et du Hamas, j'ai
déjà envoyé des lettres
à leurs responsables depuis assez longtemps déjà.
|
03Ave08 79C31
Deux échanges que j'ai eu avec des frères à propos du commentaire 79C29
publié hier 2 avril me laissent à penser qu'un certains nombre de
lecteurs pourraient penser que vous vous plaignez de votre situation et
que vous faites des reproches à vos frères. Il me semble utile de
préciser, pour vos frères lecteurs comme pour tous les visiteurs
réguliers ou de passage, que le prophète du Père ne s'exprime pas sur
le registre de la plainte, même s'il souligne dans ce commentaire les
conséquences d'une situation dans laquelle lui et nous les frères de
l'assemblée, nous trouvons aujourd'hui.
Frère Michel, vous n'êtes le chef de personne. Ces
deux récents
événements ont le "mérite" de prouver à qui douterait de cela, que vous
avez été, sur ce point comme sur tant d'autres, fidèle au Message que
vous avez reçu du Père. Il me semble aussi que cette situation prouve
autre chose : la distance à parcourir pour passer d'une société dont
l'harmonie repose sur l'autorité du pouvoir et son interminable
batterie de lois à une société dont l'harmonie ne repose que sur la
liberté et l'intelligence spirituelle retrouvée.
De cela, vous ne vous plaignez pas. Vous dites simplement que vous avez
du mal à trouver des excuses à vos frères de ne pas avoir su — ou
plutôt voulu — créer autour de celui qui n'est le chef de personne, un
réseau organique, vivant, ne reposant que sur la volonté de permettre à
celui qui a un Message à transmettre au monde de le faire dans les
moins mauvaises conditions qui soient. Un réseau qui aurait pu, sur ces
domaines pratiques que sont la fiscalité ou la communication — comme
sur beaucoup d'autres — vous apporter un minimum d'assistance et de
soutien.
J-F P.
|
Réponse
:
Merci de rappeler que j'ai toujours respecté les versets auxquels vous
songez sûrement: Tu ne seras le chef de personne (Rév d'Arès
16/1) et Tu ne
commanderas à personne (36/19).
Je n'ai donc pu procéder que par suggestions, comme votre commentaire
le laisse comprendre, lesquelles suggestions n'ont pas été entendues ou
voulues par les Pèlerins d'Arès qui sont des croyants libres (Rév
d'Arès 10/1). Comme votre commentaire le laisse également comprendre,
cela montre que "la distance à parcourir" pour passer d'une "société
d'autorité" à une "société de liberté et d'intelligence spirituelles"
est grande et qu'il faudra du temps pour un parvenir.
Ce que je
répondais au commentaire 79C29 d'Émilie Clar n'a pas de rapport avec
ça. Il ne s'agit pas dans ma réponse d'un problème de "société"
arésienne, qui ne se fera que peu à peu, j'en ai bien conscience. Je
disais à Emilie Clar combien je regrette de devoir tout seul de mon
côté et sans compétences personnelles ni pour la comptabilité, ni pour
les affaires fiscales, ni pour la conception et la réalisation d'un
site d'Internet, procéder à des tâches dans lesquelles d'autres
Pèlerins d'Arès que moi, professionnels (experts-comptables,
concepteurs et programmateurs informatiques, etc. il y en a parmi nous,
vous n'êtes pas pas tout seul, mon cher commentateur) auraient pu, et
probablement dû dans un élan de foi constructive, me précéder parce
qu'ils avaient la connaissance et le métier que je n'ai pas. Je ne suis
que le témoin de Dieu. Il s'agit là d'actions personnelles, pas de
société, pas d'assemblée, si vous préférez.
Mais
là nous entrons dans un problème interne et nous nous éloignons du
sujet d'Ingrid Bétancourt. Je demande pardon aux visiteurs de mon blog
d'avoir succombé à la tentation de répondre à ce commentaire.
Ce
que je disais à Emilie Clar, c'était simplement le cri d'un pauvre
vieil homme dépassé, qui fait ses confidences dans son blog, qui est un
blog personnel, je le rappelle, et qui aimerait bien n'avoir plus à
s'occuper que de sa mission spirituelle.
Peut-être n'ai-je pas bien répondu à votre commentaire, que je ne suis
d'ailleurs pas certain d'avoir bien compris.
|
03Avr08 79C32
Je soutiens tout de
suite le commentaire de FadaRandol [79c30]. Il faut appeler tous ces
va-t-en-guerre à la raison au nom de l'amour, de la paix et de
l'intelligence. Mais envoyer des lettres n'est pas possible quand il
s'agit de conflits dont l'un des camps agit dans la clandestinité ou ne
semble pas avoir d'adresse. Il faut faire des appels à la radio ou
mieux à la télévision.
Là vous avez des chances d'être entendu. Je ne comprends d'ailleurs pas
pourquoi ça n'a jamais été fait |...]
Jean-Michel
|
Réponse
:
C'est vrai, l'aile blanche pourrait ne pas être une
lettre, quoiqu'à l'origine ce le fut (Rév d'Arès xxv/6).
Où ai-je la tête?
Dites-moi
où et quand je dois me rendre à France Inter ou à une autre radio à
grande portée, voire même (ce serait peut-être mieux) à la BBC ou à
NBC, mais ne prenez pas rendez-vous pour moi ces jours-ci, parce que je
souffre d'un gros rhume et j'ai une voix, déjà pas formidable à l'état
normal, qui dans l'état actuel combine le canard (par le nez) et
l'outre-tombe (par les poumons: bronchite!). Dans deux semaines ça ira
mieux.
De mon côté, depuis trente ans, j'ai essayé d'avoir accès
aux micros des grandes radios et aux grands plateaux de télévision,
mais sans succès. Maladroit et ne connaissant personne, je m'y suis
sûrement mal pris. Merci
|
03Avr08 79C33
Après avoir changé
l'eau en vin, après avoir rendu la vue à l'aveugle, après avoir donné
tant de signes et drainé tant de foules, Jésus a du se trouver bien
seul sur la croix.
Après 34 ans de mission, vous vous retrouvez
dans cette situation. Il y a là quelque chose d'intolérable, ne
serait-ce que sur le plan matériel et visible. Mais j'imagine que sur
le plan spirituel, il en va tout autrement. Dieu a bien fait comprendre
que si vous étiez assisté par une organisation puissante et structurée
vos ennemis, qui n'attendent que celà, seraient déjà devant votre porte!
Votre force est précisément dans votre solitude pitoyable, au moins en
apparence, car n'oublions pas que le temple
d'Arès est le haras de ce fameux poulain agile (Rév
d'Arès 10/10) auquel vous êtes lié et à qui vous avez rendu
bien des services!
La reconnaissance viendra, j'en suis sûr, comme elle est venue pour
Jésus.
Jacques P.
|
Réponse
:
Je ne maugrée pas contre le fait
que "la reconnaissance" n'est pas venue. Je m'en veux d'avoir pris sans
le vouloir un ton qui laisse mes lecteurs penser cela. Je ne me compare
surtout pas à Jésus sur sa croix.
Je crois avoir toujours dit que quatre générations
ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2) et que pour La
Révélation d'Arès, et pour son témoin donc, "la
reconnaissance viendra" seulement après des générations de pénitence
et de moisson.
J'ai
seulement pensé et parfois (je m'en excuse) exprimé avec humeur que
d'autres auraient pu faire bien des choses mieux que moi, vu mes
faibles compétences en divers domaines, et vu la foi qu'ils proclament,
et que j'aurais peut-être ainsi disposé de plus de temps et de paix
pour enrichir ce qu'il me faudra laisser bientôt à mes frères plus
jeunes: le legs de ma parole qui est la Parole (Rév d'Arès
i/12). Il n'y a rien de plus. Merci en tout cas de reconaître
que j'ai laissé à tout le monde la liberté du poulain
agile.
|
04Avr08 79C34
Un copain, bilingue français-espagnol, m'a traduit simultanément une
émission latino où il était question des FARC et de
Mme Bétancourt. Il apparaît qu'une mission médicale française
ou
franco-colombienne a été éconduite par les FARC, qui rappellent qu'ils
ne sont pas des primitifs au fond de la jungle et qu'ils disposent de
médecins, des meilleurs médicaments, et que Mme Bétancourt est aussi
bien soignée qu'elle permet qu'on la soigne. Elle aurait fait une grève
de la faim qui l'aurait rendue malade. De tout cela il semble ressortir
ce que vous disiez dans un de vos commentaires, que plus on parle de
cette pauvre femme, plus on lui donne de prix, plus elle devient
l'outil des faire-valoir, et moins les guerilleros ont envie de s'en
séparer. Si les media et les agences politiciennes s'étaient montré
plus discrets, elle serait sans doute déjà libre. Sans compter
l'agacement que ce remue-ménage provoque chez des gens qui tiennent la
forêt et le maquis, qui les a endurcis, et qui ne peuvent pas voir du
tout les choses de la même façon que ceux qui parlent de tout ça au
téléphone dans de confortables résidences ou bureaux.ou au bord de leur
piscine.
J'ai
été aussi intéressé par ce qui se dit, en marge, de votre isolement
dans le lutte contre les Impôts ou pour la mise sur rails d'un train
d'information internet. J'ai compris, en me référant à ce qui s'était
déjà dit dans les commentaires des entrées précédentes (celle de
Bénazir Bhutto surtout), que vous avez fait avec sagesse (sagesse de
l'âge) votre deuil d'une mise en commun de forces arésiennes de type
"Maison des Faucons" ou autre organisation.
Quand vous parlez de
manquer d'aide vous pensez toujours et inévitablement à ce que
devraient de toute façon, selon vos espoirs, avoir été les initiatives
individuelles et, disons, fondamentales de ceux qui partagent votre
foi. Comme vous pensez que chaque Pèlerin d'Arès est un individu pénitent
et un moissonneur,
vous pensez qu'il doit tout naturellement être un individu exerçant son
témoignage de foi de toutes les façons que lui permettent ses talent et
ses compétences et que cela doit, à un moment ou à un autre, être
visible quand il s'agit de compétences dans le visuel ou le matériel.
Malheureusement, ce n'est pas ce qui se passe. Si (supposons) chaque
Pèlerin d'Arès est bien un pénitent et moissonneur
actif, et
donc des centaines et des centaines de fervents croyants, seuls les
témoignages visibles de quelques uns d'entre eux, très peu, vous sont
visibles à vous ou vont jusqu'à vous ou se proposent à vous.
C'est
un phénomène sociologiquement ou psychologiquement (je ne sais lequel
des deux mots convient) intéressant, car il démontrerait que la foi
seule ne provoque que des convictions, mais ne provoque pas, sauf très
rarement, de mouvements spontanés objectifs, concrets d'une portée ou
d'une efficacité nécessaires à l'ensemble du groupe de foi ou à son
maître à penser, son âme, que vous êtes.
Autrement dit, sans coups de pied dans le cul, le croyant est incapable
d'autre chose que de croire.
Depuis des années j'observe votre assemblée,
autant qu'on puisse l'observer. Pas facile, il ne se passe pas grand
chose et ceux qui vous traitent de sectes parlent par haine de vous,
rien de plus c'est évident, mais non par observation de faits qui
n'existent pas. Il ne se passe pas grand chose, sinon quelques
distributions de tracts colportant des bonnes intentions, rien que des
bonnes intentions. À côté de cette faible activité il y a vous, Michel
Potay. Vous êtes un admirablement efficace individu type dans une
société sans hiérarchie ni loi, ni commandements, et vous devriez avoir
fait des émules. Vous avez toujours encouragé les initiatives, à ce
qu'on m'a dit. Eh bien, non, personne ne met ses pas
dans vos pas, vous restez presque le seul.
J'ai
aussi observé ce qui se passe sur la toile [Internet]. Quand un site,
que je ne nomme pas, s'est mis à vomir sur vous et les Pèlerins d'Arès,
je m'attendais (et je n'étais pas le seul) à ce qu'un certain nombre de
sites arésiens apparaissent tout aussi spontanément dans les semaines
qui suivaient pour lui répondre et le noyer sous un réseau
d'information positive, mais je n'ai vu apparaître, et avec beaucoup de
retard, que deux sites, dont votre blog, et encore pas spécialement
orientés défense. Il n'y avait pas besoin d'organisation pour ça.
Répondre à un éreinteur sur le même terrain que lui (un site) peut être
aussi individuel et spontané que l'éreinteur lui-même.
Je m'étonne
qu'il y ait si peu d'initiatives inividuelles dans un mouvement qui
promeur la "liberté absolue"... Contradiction absolue?. Vous prouvez
par vous-même, Michel Potay, qu'un homme plein de foi et de sincérité
peut faire beaucoup avec les moyens du bord. Pourquoi d'autres Pèlerins
d'Arès n'en font pas de même, chacun avec sa spécificité, sa
personnalité. C'est pour moi un sujet d'observation d'autant plus grand
que vous affirmez qu'il y a chez vous des gens capables.
Je suis
curieux de voir apparaître ce site que vous réalisez en ce moment, que
d'autres que vous et moins occupés que vous auraient pu réaliser,
puisqu'il est la "compilation" de concepts connus de tous les Pèlerins
d'Arès depuis longtemps.
Pierre G.
|
04Avr08 79C35
Cela me gêne que vous n'ayez pas répondu à Pierre G [Commentaire
79C34]. Il dit que les Pèlerins d'Arès sont inactifs. C'est faux. Ils
ne font pas que distribuer des tracts. Il n'y a pas sur Internet que
vos sites, il y a aussi des sites installés par nos groupes comme
Sarments de Paix à Paris, qui a aussi un site Eau Bleue, je crois. Il y
a aussi un site du groupe de Marseille. Il y a le site
Revelation-Arès.info qui vient de Bordeaux, je crois. Les Pèlerins
d'Arès n'ont pas besoin de "coup de pied au c..." pour prendre des
initiatives. Pour Ingrid Bétancourt on ne sait pas trop quoi faire,
c'est vrai. Comme vous l'écriviez à Fafa Randol il faudrait savoir
comment les contacter là-bas au fond de leur forêt amazonienne.
T
|
Réponse
:
Je n'ai pas répondu à Pierrre G. [79c34] parce que c'est un observateur
extérieur, que je ne connais pas (j'en un doute sur la personne en tout
cas) et que pour lui répondre exhaustivement il m'aurait fallu beaucoup
de place. Ce n'est pas la vocation d'un blog que d'aller au fond des
choses. Néanmoins, j'ai trouvé ses observations intéressantes de la
part d'un scrutateur. Il est toujours instructif d'entendre ce que le
monde extérieur dit de nous.
Il est un point sur lequel je suis absolument d'accord avec lui. C'est
| |