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20Avr08 81C01
Abattre les idoles de l'esprit (Rév d'Arès 23/8) me
semble être la mission spécifique de La Révélation relancée à Arès
Merci pour ce rapprochement de deux actions qui paraissent éloignées
geographiquement.
Bonhom
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20Avr08 81C02
Merci pour cette réflexion qui révèle votre sens profond de
l'universel, au-delà des divisions religieuses.
Un
point commun très important m’apparaît entre la direction de certitude
arèsienne et l’enseignement du Bouddha: la voie du milieu enseignée par
le Bouddha rejoint le milieu des Hauteurs
évoqué par Jésus à Arès (Rév d'Arès 7/1).
Bref, les deux démarches sont des démarches de mesure,
d’équilibre, de refus des excès et des attitudes extrêmes.
On retrouve également cette notion dans le Coran qui incite les croyant
a former une communauté du juste milieu.
La mesure me semble être un signe sûr de
toute spiritualité authentique et créatrice, qu’elle qu’en soit la
forme et les modalités.
Exode
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20Avr08 81C03
Maintenant vous vous aventurez, vous marchez sur les plates-bandes des
autres. Vous ne reculez devant rien.
Pas
bête l'idée d'empiéter sur le domaine de Bouddha pour attirer quelques
niais. Non, vous ne reculez devant rien, mais il pourrait bien vous
arriver des bricoles. Du côté chinois notamment, parce qu'ils n'ont pas
fait que des misères aux Tibétains, ils n'aiment pas du tout ce qui est
bouddhiste, d'une façon générale, les Chinois! Il n'y a qu'à se
rappeler les persécutions qu'ils ont fait subir aux adeptes du Chicun
Guya, jetant derrière les barreaux même des officiers supérieurs et des
hauts fonctionnaires qui s'étaient laissé séduire par cette secte
bouddhiste.
Quand on a vu les Chinois manifester à Paris il y a
quelques jours pour nous faire croire qu'ils sont les champions des
Droits de l'Homme et que chez eux tout est clean, blanc et bleu, on
voit que ces gens-là peuvent agir jusqu'en France. Attention à vous!
Remarquez
bien que vous ne l'aurez pas volé. Vous faites croire que
vous
avez trouvé la religion universelle. Ce genre de chose ne peut pas
durer longtemps. Tous les fondateurs de votre sorte ont fini
tragiquement.
(non signé)
|
Réponse
:
Merci pour l'avertissement.
Je
ne connais pas le Chicun Guya. Une secte bouddhique, dites-vous? Je me
demande quand même si vous ne confondez pas le chicungunya, virus
inoculé par les moustiques, cause d'une grippe tropicale terrible, avec
le Falun Gong.
Ceci dit, du point de vue du gouvernement chinois
rouge, vous n'êtes pas tombé loin, car les rouges voient probablement
le Falun Gong comme un virus, une calamité virale, à éradiquer.
Personnellement, je ne sais pas grand chose du Falun Gong, qu'on dit
d'inspiration bouddhique, mais tous les persécutés pour leur foi ont ma
sympathie profonde.
Si les Chinois envoient un commando pour me
faire taire, vous serez content, je pense. Malgré ça vous m'avertissez.
Je trouve ça touchant.
Voilà qui me rapprochera du Dalaï Lama qui a été la cible de plusieurs
tentatives de meurtre.
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21Avr08 81C04
Merci pour cette nouvelle entrée qui donne du combustible à une
réflexion sans cesse menacée par la standardisation.
Quel beau défi que celui de Mark Boyle et ses deux compagnons de route
(il me semble qu’il n’est pas parti seul) ! Pour un voyage censé
"promouvoir la philosophie de l’entraide", la raison pour laquelle le
projet a échoué n’a pu s’en faire ressentir que plus durement.
Voici un des nombreux signes qui doit nous rappeler l’importance,
l’urgence d’œuvrer au changement de ce monde (Rév
d’Arès 28/7), l’Occident étant particulièrement touché par
l’obscurité.
Comme vous dites: "La culture entrave l’évolution spirituelle est bien
un obstacle à la Vérité," je ne le constate que trop souvent à mon
grand regret. Il y a des forces qui empêchent les valeurs d’amour et de
fraternité universelles de s’exprimer librement. Nous sommes en
majorité des produits de la culture, résignés à être dominés par le
matérialisme qui agit en apparence de l’extérieur mais qui, en fait,
nous habite de l’intérieur.
Il nous faut nous libérer de ces chaînes invisibles et abattre les idoles
de l’esprit (Rév d’Arès 23/8). Jésus disait déjà: Le
sabbat a été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat, de sorte
que le fils de l’homme est maître du sabbat (Marc 2/27). Il
en est de même pour la culture qui rime avec le culte: le culte de
l’ego, le culte de l’intellect, le culte du fort, du corps, du beau
imposé par la mode, tout ce qui profite à l’industrie et au pouvoir.
C’est pourquoi Dieu redescendu à Arès nous rappelle une nouvelle fois
que plus tu videras ta tête des sciences vaniteuses
sous Mon Souffle, dans
l’éclat de l’Esprit, plus tu discerneras Mes Merveilles ; c’est
pourquoi J’ai dit : Soyez comme les enfants (Rév d’Arès 33/8).
La culture doit être au service de la liberté, de l’amour, de la
simplicité, de la générosité, de la créativité, de l’intelligence
spirituelle et non au service de loi, de catégorisation et de
cérébralité dominantes et froides comme des idoles de bois. Nous devons
retrouver notre vraie nature, joyeuse, chaleureuse, généreuse, curieuse
de l’étranger avec qui nous avons tant à partager.
Pour en revenir à Mark Boyle et ses deux amis, leur idéal commun était
comme je l’ai dit précédemment de promouvoir la philosophie de
l’entraide ou, dit autrement, de réveiller la fraternité qui sommeille
en chacun de nous. Le Créateur souffle en silence
dans leur poitrine (Rév. d’Arès 28,6). Or, combien d’entre
nous étouffent, sans le savoir, le Souffle de Dieu?
Mark Boyle a dit sur son blog: "Non seulement personne… ne parlait
notre langue, mais en plus ils nous considéraient comme une bande de
routards pique-assiettes, ce qui est complètement à l’opposé de
l’objectif de ce pèlerinage," et il a ajouté: "J’ai décidé de
rentrer et de poursuivre mon pèlerinage dans ma propre communauté…"
Dawn Tovar, coordinatrice du projet, a cependant expliqué qu’il n’avait
pas abandonné son voyage en Inde, mais l’avait simplement repoussé
d’une année le temps pour lui d’apprendre le français.
Même si quatre générations ne suffiront pas
pour rétablir Éden sur cette terre, plus nous serons nombreux à
pratiquer le bien agissant, plus nous inverserons la tendance à
l’indifférence et à la peur, source de souffrance et de résignation
ou de désespoir.
Fabrice M.
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21Avr08 81C05
J'ai souri en lisant: "Je le dis sans hésitation: J'aime beaucoup le
Dalaï Lama. Il ferait un très bon Pèlerin d'Arès et moi je ferais un
très bon Bouddhiste, s'il n'y avait cette histoire de réincarnation —
Un point sûrement soluble par l'intelligence (Rév
d'Arès 32/5) spirituelle quand elle sera revenue."
Frère Michel, votre humour est la marque de votre authenticité et de
votre hauteur spirituelle. C'est un peu comme si nous lisions, dans un
hadith, le prophète Muhamad hautement vénéré par les musulmans
(les soumis de Dieu, Rév d'Arès 35/11)
s'écrier: "Je serais bien devenu chrétien, mais cette histoire de croix
rédemptrice et de moines-prêtres-évèques et dignitaires du culte me
gène," ou bien Jésus dire avec humour: "Je serais bien devenu musulman,
mais je parle trés mal l'arabe..."
On comprends bien qu'il s'agit encore de la culture des uns contre la
culture des autres qui divisent l'humanité. Des siècles de tradition
réincarnationniste ne s'effacent pas d'un sourire, pas plus que des
siècles de communisme ou de culpabilisation des masses par la religion,
hélas.
Et les hommes, là dedans, qui pourraient se comprendre et s'entraider,
s'évitent, voire même s'entretuent! Il en existe qui coupent des têtes
pour moins que ça.
Quel [triste] exemple montre le peuple de France qui se croit généreux
et juste, mais qui change de fusil d'épaule tous les 6 mois (je ne
parle pas seulement de politique intérieure): Ne pas savoir héberger et
nourrir un aventurier idéaliste anglais comme ce Mark Boyle dont je
n'avais même pas entendu parler dans la presse.
Je vois avant tout dans cette entrée 81 l'antidogmatisme et
l'ouverture par excellence.
Et enfin, l'intervenant du 81C3 et votre réponse sur le chicungunya et
le Falun Gong m'a fait bien rire — mais je ne devrais pas devant un
sujet aussi grave: un attentat! — Heureusement que vous n'avez pas
parlé de boycotter les Jeux de Pékin et autres sujets qui fâchent.
L'intervenant qui vous met en garde contre les Chinois ne sait
manifestement pas qui vous êtes et ce que vous représentez dans
l'histoire de l'humanité.
J.O.
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21Avr08 81C06
En réponse au commentaire 81C03, je dirais que notre pays n’a pas
vraiment de leçons à donner au peuple de Chine, concernant "les Droits
de l’homme". Notre pays n’est pas blanc, et même, si il y a une prise
de conscience
concernant le droit de vivre et de penser librement, il y a comme un
souci de conscience face à certains actes actuels comme le renvoi aux
frontières de notre pays des soi-disant "Sans papiers", qui vivent et
travaillent presque légalement depuis
des années pour le compte d’entreprises françaises.
Ils sont parqués et reconduits bien souvent comme des "chiens" et non
comme des frères humains.
Il est vrai que le comportement de nos frères les Chinois vis-à-vis du
peuple Tibétain n’est pas digne d’humanité.
N’oublions pas que nous avons aussi un passé de colonisateurs,
pas très digne non plus.
Soutenir le peuple tibétain et le Dallai Lama est un devoir, celui
du "droit de vivre" de chaque frère ou sœur de notre
planète.
Le droit de penser et de choisir librement son chemin.
Il en est de même pour le peuple [l'assemblée
des Pèlerins d'Arès] qui a décidé de suivre le prophète
d’Arès à qui le Créateur de l’Univers s’est adressé en 1974 et en 1977.
Là aussi, nous le faisons en toute "liberté de conscience". C’est aussi
notre droit d’avoir la foi face à cet évènement
d’éxception, l'événement d'Arès, qui arrive une fois par millénaire.
Le Frère Michel est un homme qui vit hors du mensonge et, si vous le
connaissiez, vous comprendriez pourquoi le Créateur l’a choisi pour
colporter ce Message qu’il a reçu voilà plus de trente années, et
qui va permettre enfin d’installer le Bien
en soi-même et dans le monde.
C’est un homme qui est habité par l’amour universel, tout comme le
Créateur porte en lui cet Amour. Mais, qui peut comprendre cela?
Patricia C
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22Avr08 81C07
Je ne suis pas Pèlerin d'Arès, bien qu'attiré, mais trop pragmatique,
parce que, primo, pas prêt et, secondo, les Pèlerins d'Arès ne
me sembent pas prêts non plus et me caressent à rebrousse-poil. Je suis
comme vous dites dans le
nouveau site michelpotay.info (remarquable calcul balistique! un tir
qui fera date!)
"embourbé" dans mon rationalisme et ma peur sociale, mais
aussi pas rassuré par mes contacts avec les Pèlerins d'Arès qui se
voient encore sur les chemins de Judée, des nostalgiques
d'un prophétisme dépassé, qui cherchent des issues dans le discours
socio-politique de mode, quand ils devraient le chercher sur vos lèvres.
Un commentateur dans l'entrée précédente compare votre solitude à celle
incarnée par Burt Lancaster dans "Le Prisonnier d'Alcatraz", mais je la
compare à la solitude de Spinoza s'usant les yeux à polir des loupes et
écrivant tout seul à la bougie toute sa vie. S'il y a des points
communs entre vous et le Dalai Lama, très public, très médiatisé, il y
en a davantage entre vous et Spinoza, seulement connu après sa mort et
qu'on n'a pas fini de déchiffrer. On a l'impression que votre propre assemblée
vous tient à l'écart comme la synagogue tint à l'écart Spinoza au lieu
de l'aider, parce que vous la gêner. Voilà des questions que les
historiens se poseront.
J'abrège. J'en viens seulement
à ceci:
En lisant cette entrée comme beaucoup des précédentes, je ne comprends
pas pourquoi
vos co-croyants, vos frères, n'ont pas
poussé aux honneurs de la tribune publique l'homme que vous êtes comme
l'homme qui réussit ce que personne ne réussit plus: Faire descendre au
niveau populaire le débat de fond sur des sujets fondamentaux avec un
éclat (quelquefois pétulance, mais ça ne fait rien) depuis longtemps
disparu à ce niveau de discussion habituellement très inférieure. La
réussite de la mission des Pèlerins d'Arès était dans la capacité d'un
homme de réveiller l'intelligence de gens dont les intelligences ne
sont plus
salariées depuis longtemps.
Quand on lit votre blog, on se sent plus intelligent et plus près des
hommes, ça ne fait pas de doute, et là vos citations de La
Révélation d'Arès passent dans des esprits normalement pas
prêts à les recevoir au premier degré. C'est mon cas. C'est sûrement le
cas de beaucoup des vôtres. Pour moi votre charisme est là,
je parle du charisme rare d'être un homme de foi (carrément un
homme de Dieu), mais perceptible pour le grand public.
J'ai, pour des raisons professionnelles, lu tous les discours de Benoît
XVI aux USA et comme dit un collègues: C'est un sermon pour les
Catholiques, pas un discours qui passe dans le monde. Vous êtes tout le
contraire de Benoît XVI.
Je trouve incompréhensible cette absence de programme "Michel
Potay réanimateur de la conscience et de l'intelligence populaires,"
qui ont depuis longtemps pris congé des dogmatiques et les
idéologies religieuses et politiques. Je ne sais pas où je
l'ai lu, vous êtes "le pont" qui manquait. Ce "pont" ne peut pas se
promouvoir lui-même, c'est évident. L'initiative d'être le "pont" ne
peut pas venir du "pont" lui-même. Il lui faut des ingénieurs, des
chefs de chantier, autrement dit des agents, des impresarios, un bureau
de relations publiques.
Je comprends chez vos frères la difficulté
de vous promouvoir au premier degré comme l'échelle de Jacob, le
visionnaire qui
aurait vu et entendu les anges, le Christ et Dieu lui-même, une
entreprise
difficile face à un public et des media plus du tout faits pour une
bonne réception de ce genre de prophète.
Je ne comprends pas, par contre, que ce que vous appelez votre assemblée
n'ait pas eu l'idée de vous proposer de contourner cette difficulté en
vous préparant des schémas réalisables de popularisation et en trouvant
les canaux médiatiques où vous auriez pu faire éclater votre charisme.
Nestor (pigiste, pas détective)
|
Réponse
:
Vous n'êtes pas le premier qui, dans les commentaires de ce blog, et
même avant que n'existe ce blog, soulève cette question. Cette question
n'a pas davantage manqué d'être débattue dans l'assemblée
des Pèlerins d'Arès. S'ils ne sont pas arrivés à décider quoi que ce
fût de publiquement concret avec la témoin comme vecteur, c'est
sûrement parce que le problème est très complexe ou, en tout cas,
paraît très complexe à des hommes et des femmes qui n'ont ni formation
ni expérience dans le domaine que vous évoquez.
Je sais, parce que je crois savoir qui vous êtes, que vous avez proposé
ce que vous appelez un "schéma de popularisation" à une de nos assemblées
qui apparemment ne vous a pas compris et/ou vous a envoyé promener.
C'est un réflexes naturel — je dirais "maternel" — des plus anciens
de tout groupe humain d'occuper la place et d'accueillir avec méfiance
les idées nouvelles et
je le regrette beaucoup, mais alors pourquoi n'êtes-vous pas resté dans
cette assemblée pour y faire accepter vos
idées à force de patience?
Par ailleurs, je ne vois pas où vous considérez que je ne fais que
"faire passer les citations de La Révélation d'Arès"
dans le sillage de propos plus "pragmatiques." Ma
préoccupation première reste La Révélation d'Arès.
Ce "calcul balistique, "ce tir", dont vous qualifiez curieusement mon
site michelpotay.info, part d'un arc dont le bois et la corde sont
visibles, bien montrés au haut de chaque page: "La Révélation d'Arès...
Les Pèlerins d'Arès..."
Ceci dit, je comprends ce que vous voulez dire au-delà de la
simplification que le style commentaire impose, je comprends vos
regrets qui sont aussi ceux de toute l'assemblée
dépassée par le temps, parce que le Père est venu me parler quand
j'avais déjà 45 ans et parce que j'ai 79 ans dans trois mois et 80 ans
dans quinze mois.
Me comparer à Spinoza me fait beaucoup d'honneur. Spinoza était une
pensée et moi, je ne suis qu'un témoin. Je crois me souvenir d'une
conversation avec vous dans les années 90, dont Spinoza était le sujet.
Je ne désespère pas. La Révélation d'Arès
durera bien au-delà de moi.
Merci quand même d'avoir souci d'une percée publique qui ne s'est pas
encore faite avec l'éclat qu'aurait mérité l'événement d'Arès, mais qui
s'est faite d'une autre façon, par des idées qui courent, à la
naissance desquelles nous avons beaucoup contribué.
|
22Avr08 81C08
Le Tibet: château fort de l'esprit protégeant l'esprit par l'esprit
pour l'esprit (voie de déification par la seule voie spirituelle) au
travers des montagnes les plus hautes de la foi et empêchant ainsi un
nouvel esprit de naître.
En face, l'invasion de matière et de masse populaire tout court par la
Chine. Les Tibétains de base payent très chers le tribut à l'évolution
du monde, à laquelle la caste religieuse et princière les ont fait
longtemps échapper.
Le salut par l'Esprit ne peut se faire si un nouvel Esprit n'est donné.
J’ai toujours eu le sentiment diffus non avouable que ces moines se
drapaient dans la couleur du feu donné à Moïse ce qui est improuvable.
Un jour le monde ne sera plus qu'un à l'image de l'existence d'un seul
Dieu et dans l'histoire des nations tout n'est qu'étape jusqu'à ce but
ultime et ceux qui iront dans un autre sens disparaitront brutalement
ou progressivement, mais fatalement.
Le monde doit changer dans le sens où il va changer, avec [nous], par
[nous] ou contre nous.
[Être] Pèlerin est un état éphémère qui se met à perdurer dans le sens
ou la face du monde visible a commencé à changer en profondeur pour le
meilleur et pour le pire sans que la réaction en chaîne amorcée à
l’état planétaire ne puisse être stoppée.et que seul cet état
correspond au bon état d’esprit pour pouvoir vivre et surtout survivre
dans le monde terrible qui nous attend.
Vous vous trompez encore sur la vraie nature des pouvoirs religieux que
vous devriez affronter sans relâche depuis 1974 (ou dont une partie
inconsciente de vous-même fait encore partie, car dans les faits vous
vivez encore du subside de croyants tout comme ces moines ce qui,
malgré vous, vous incite à une forme d’empathie). C’est inévitable et
tout comme Moïse ne vit jamais la terre d’Israêl vous ne pouvez porter
en vous même la vraie révolution d’Arès de votre vivant.
L’esprit "coulant et irradiant" de la foi tibétaine travaille à la
coordination de l’action de tous les pouvoirs religieux pour mettre en
couple réglée la planète et ce de manière invisible. L’exil de la clef
de voute (le Dalaï Lama) est un signe précurseur à La
Révélation d’Arès et marque le signe d’affaiblissement des
institutions religieuses dans leur pouvoir temporel.
Sous notre latitude, Rome nous renseigne et fait jouer ses
cavaliers blancs qui sont réactivés les uns après les autres, dont un
que l’on ne peut pas rater: Robert Ménard. Après l'épisode de l'an
dernier où les flammes ont failli dévoré le site d'Olympie (sauvé de
justesse et par quelle débauche de moyens!), la suite logiquement
chinoise est un mouvement Yin Yang : Encerclement de la flamme
maigrelette devenue mobile pour tenter de l'éteindre ; assurément déjà
chinois et l'enfer pour ceux qui ne peuvent se convertir dans le futur
à ce mode de pensée.
Le Tibet est le cerveau de commandement de coordination de tous les
pouvoirs religieux sur cette terre, c'est tout l'esprit ancien qui
refuse la réelle évolution des masses populaires: l'esprit ennemi de
l'esprit Yin Yang à la source. Viser le Tibet est donc instaurer une
cacophonie des pouvoirs institutionnels religieux les poussant à
l'autodestruction des uns et des autres: Nous rappelons qu'ils sont
ennemis du genre humain et dénoncés comme tels dans La
Révélation d'Arès. Bien sûr, c'est encore une fois un
matérialisme triomphant de la part de la Chine, mais de deux maux il y
en a toujours un qui est le moindre car l'Esprit se voit lui-même comme
parfait (et donc rien ne doit changer) ce qui ne peut engendrer qu'une
forme de contrition généralisée à tous les autres domaines de la vie.
Robert Ménard
Manifestation visible de cette "Bure"des pouvoirs de l'esprit comme ces
puissantes ramifications de l'esprit dans ces institutions religieuses
réparties sur tout le globe: ROber(t) MEnard ; traduction de ce clin
d'œil à une des plus vieilles institutions de l'église ; il est la
traduction du cavalier blanc totalement inconscient car totalement
sincère et engagé utilisé par l'esprit séculaire noir de l'institution
ROMAINE (son passé en sommeil se réveille, posséder au cours de son
temps en séminaire, puis renvoyé sous forme dormante à la vie civile);
le clin d'œil est ROME dont il est ber (t)nard soit la croix (T)
chrétienne traduisant ici le SAINT (car le T ne se prononce pas) allant
avec bernard pour se dévoiler comme le "ROME SAINT BERNARD" volant au
secours d'un pouvoir obscur qui est celui de la défense de l'esprit qui
l'habite : cas de possession insoupçonnable pour le tout un commun des
mortels mais qui a dû se faire au cours de sa période séminariste et
qui le faisait se tenir jusqu'à ce jour en agent dormant comme une
raison de vivre cachée. Le fil invisible de l'esprit entre ROME et lui
est le même qu'entre le Tibet (dalaî lama clef de voûte) et le reste de
toutes les autres castes religieuses sur cette planète.Dieu nous met en
garde contre la puissance des pouvoirs "inhumanisants" que La
Révélation d’Arès dénonce à juste titre.
Nicolas.
|
Réponse
:
"Un que l'on ne peut pas rater:
Robert Ménard..." dites-vous! Eh bien, je l'ai raté, parce que je le
connais surtout de nom, comme fondateur de Reporters Sans Frontières.
Je vous laisse la responsabilité de l'opinion que vous avez de lui.
Vous
me dites aussi: "Vous vous trompez encore sur la vraie nature des
pouvoirs religieux que
vous devriez affronter sans relâche depuis 1974 (ou dont une partie
inconsciente de vous-même fait encore partie..." Là, je crains que vous
viviez dans une bulle d'idées et d'impressions sûrement sincères, mais
non fondées, parce qu'elles ne correspondent pas aux faits.
Depuis 1974-1977, je ne me souviens pas d'avoir jamais cessé de dire et
répéter que La Révélation d'Arès nous
invitait à recréer ce monde sans les princes du culte
religieux et sans les princes du culte politique,
sans le roi blanc et sans le roi noir,
dans tous les pouvoirs, les religieux comme les autres. Je n'ai pas
cessé "d'affronter sans relâche" les religions, mais évidemment je l'ai
fait avec l'amour, le pardon, la paix, la liberté (qui est aussi le
respect de leur liberté) et la mesure qui
conviennent au pénitent que je suis.
C'est
peut-être mon manque de moyens pour me faire entendre (pas de presse,
pas de radio, pas de télévision) autant que mon manque de violence et
de méchanceté (qui vont toujours ensemble), mon refus permanent de
la vengeance sans fin, qui vous ont donné
l'impression
qu'une "partie inconsciente de moi fait encore partie" de la religion.
Non, mais une partie très consciente de moi sait que je fais partie de
la race humaine, pécheresse, que je suis un pécheur comme eux,
religieux, sont des pécheurs, et que, si je dois sans relâche inviter
les hommes à changer la religion pour
la Vie spirituelle, je ne dois
juger personne (Rév d'Arès 36/16). Je ne peux juger
les religieux, donc. Pour autant je n'ai pas montré à la
religion la moindre indulgence (Rév d'Arès 21/4),
comme le Père me le demande. J'ai transmis le Message du Père avec
cette mesure (Rév d'Arès 7/6, 25/9, 32/10, etc.)
qu'il me demande en toutes choses.
Les
religions, elles, ne s'y sont pas trompé! Pourquoi, croyez-vous,
suis-je depuis 34 ans maintenu loin de tous les grands media?
Maintenant dans l'état d'ostracisme où je suis dans le milieu spirituel
général (spirituel compris ici au sens commun)? Pourquoi, croyez-vous,
les Pèlerins d'Arès qui n'ont vraiment rien de sectaire ont-ils été
classés "secte"? L'ADFI est une association d'origine catholique. La
réponse est simple: Les religions me considèrent toutes comme le danger
n°1 contre elles. Je vous invite à réévaluer la situation.
Ceci dit, deux point que je relève encore.
Pour
moi il n'y a pas "révolution," mot que j'évite à cause de la violence
qu'il évoque, mais "insurgeance et évolution" à Arès, et sur ce point
je vous invite à relire mon article "Insurgeance" où ma pensée est
donnée clairement.
Pour ce qui est de mourir "comme Moïse" avant de voir ce monde changer,
c'est dit dans La Révélation d'Arès
elle-même: Ta tête reposera sur la dalle du
tombeau... avant que tu n'aies vu même
le petit reste... (Rév d'Arès 24/1),
mais pas parce que je serais resté "inconsciemment" lié à la religion,
mais parce que je reste soumis à la loi biologique qui gère le pécheur,
j'aurai fait mon temps, et parce que quatre
générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).
Vous suivez vos idées, Nicolas que je ne connais pas, mais suivez
plutôt La Révélation d'Arès
et ce que je fais et les qualités de foi qui se manifestent dans tout
le contexte de votre commentaires commenceront à porter des fruits
réellement arésiens. Merci d'y réfléchir!
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22Avr08 81C09
Abattre les idoles de l'esprit se fera par [l'action permanente
d'] accomplir la Parole (Rév d'Arès 35/6)
rafraîchie et les enseignements du témoin
premier.
La domination et la spoliation sont pour
moi les plaies de la pensée.
L'intelligence (une fois retrouvée, Rév
d'Arès 32/5) en viendra a bout.
Plus spécifique est mon combat contre la domination omniprésente dans
ce monde, le rejet du chef, la bêtise a vue
courte , les prisons mentales imposées par une pensée orgueilleuse.
Se
libérer et faire évoluer les comportement est un exercice qui demande
détermination et regard aiguisé en évitant les vampires spirituels
servant le pouvoir et ne se battant plus pour un idéal.
Se remplir de pensées spirituelles aimantes au service de Bien est
un accomplissement qui demande force et
volonté.
La Vie nous démontre chaque jour qu'elle se
transmet subtile et gagnante a long terme.
Renomdebonté
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23Avr08 81C10
Voici deux commentaires à votre propos sur le Dalaï Lama.
1 - Dire qu'il ferait un très bon Pèlerin d'Arès, et vous un très bon
Bouddhiste, cela montre bien votre esprit tourné
vers l'universel, mais aussi — quelle ironie! — quand on sait que ni
lui ni vous n'avez "choisi" le rôle si particulier
que
vous assumez, chacun de son côté. En effet, lui a été reconnu dans son
enfance comme nouvelle incarnation de l'ancien Dalaï Lama et vous, vous
avez été reconnu par Dieu pour être prophète. Ensuite, chacun de vous a
librement placé ses pas dans ceux du message reçu.
En ce sens, la
qualité de vos engagements [réciproques] est d'autant plus remarquable.
Cette comparaison a cependant ses limites, car je n'oublie pas le sort
redoutable des prophètes, que Dieu vous a montré [lors d'une
théophanies en 1977], et qui relativise beaucoup toute comparaison
entre la vie spirituelle de Mikal et celle
d'un croyant habituel.
2 - Dire que le "faire" [comparé au "croire"] est essentiel dans ces
deux voies, cela montre un point de rencontre vital, mais les
différences semblent être à la fois dans la capacité du peuple
asiatique à la charité spontanée, contrairement à nous autres, tristes
Français, terriblement "étatisés", et, dans l'autre sens, dans la
capacité du monothéisme, tel que Dieu le voit, à inventer peu à peu un
"faire" collectif totalement nouveau sur Terre: un monde sans chefs,
sans idéologies, basé sur la vie spirituelle.
Quel écart entre notre état collectif actuel et ce que Dieu attend de
nous!
Et pourtant, je sais que nous y arriverons, parce que le changement
de soi est un volcan mystérieux et lent, mais
sans limites!
Patrick JoursDeGris
|
24Avr08 81C11
Face à des hommes
exceptionnels la communauté humaine réagit toujours par toute un série
de mécanismes compensateurs destinés à sauvegarder son matérialisme et
ce que vous appelez d'un mot juste: sa médiocrité.
C'est pourquoi
le peuple chinois dans son ensemble voit une mesure de sauvegarde dans
la répression que Pékin impose au Tibet, parce que les protestations
auxquelles on assiste en Europe et en Amérique n'ont pas lieu en Asie
où les Asiatiques sont concernés. Si c'était l'inverse: une répression
en Europe, ce seraient les Asiatiques qui protesteraient, n'étant pas
concernés... La foule, c'est un mobile dont tous les éléments
constitutifs ou dynamiques sont faits pour assurer sa stabilité et
d"défendre ses acquis" comme on dit. Les difficultés de votre mission
n'ont pas d'autre cause.
C'est pourquoi, pareillement, le
mouvement que vous avez lancé en 1974 après avoir été témoin de Jésus
n'a jamais cessé d'être réprimé par la rumeur et les campagnes
"antisecte", si peu appropriées qu'elles soient aux Pèlerins d'Arès, et
n'ont jamais soulevé de protestations, sinon très localisées.
Le
Dalaï lama et vous, frère Michel, êtes des hommes d'exception au sens
de "hors du commun". L'un relié à une longue lignée de grands
Bouddhistes, qui n'ont jamais réussi leur percée populaire (il n'y a
pas de bouddhisme national, sauf au Tibet parce qu'il y est mélangé de
superstition), l'autre relié à une longue suite de Révélations devenues
des "révélations" après le traficotage de la religion, des
"révélations" qu'il faut réhabiliter tous les mille ans en Révélation
tout court, authentique, pure.
Si l'un, le Dalaï lama, est
médiatisé (en Europe et en Amérique... Il n'est pas autant médiatisé en
Asie), c'est parce qu'il fait bien dans les photos de presse avec son
costume rouge et jaune et son sourire fixé dans le bronze et parce que
les journalistes peuvent lui faire dire n'importe quoi et lui prêter
n'importe quelle pensée ou intention sans que le service de presse de
Dharamsala en Inde ne puisse rectifier.
Si vous, frère Michel,
n'êtes pas médiatisé, c'est parce qu'on sait que vous avez des moyens
de rectification que vous accorde la loi. Mais la différence s'arrête
là, à mes yeux. Sur le fond, le peuple, disons le "populo", sait que
vous êtes des perturbateurs, que vous proposez un changement
de vie, dont il [le "populo"] veut ignorer les bienfaits
comme le chien est content de sa vie et de sa mort de chien.
Si
Mark Boyle n'a pas trouvé une seule âme pour l'abriter et lui donner un
petit viatique à Calais, c'est parce que le "populo" devinait qu'il
cherchait à donner des leçons "philosophiques" et qu'il n'avait qu'à
retourner chez lui. On ne me fera pas croire qu'à Calais il n'a trouvé
personne pour comprendre l'anglais!
Avez-vous noté que la presse
française n'a pas du tout parlé de Mark Boyle? C'est simplement parce
que, si elle en avait parlé, Mark Boyle aurait été aidé. Il y a des
silences bien calculés. Les "maîtres" du "populo" ne veulent rien de ce
qui tenterait le "populo" de penser un peu. Des personne qui ont suivi
sur Internet les sites parlant de Mark Boyle me disent que lui, Mark
Boyle, l'a très bien compris.
Toutes les vieilles sociétés, celle
de la France comme celle de la Chine, manquent totalement de dynamisme
spontané. Elles sont figées par un sentiment bien ancré de leur
perfection que les institutions et la presse entretiennent. Il est
quasi impossible de bouger leurs structures psychologiques à partir
d'une perspective diachronique* évolutive... à moins de tomber à un bon
moment, le momet où les structures sociologiques se relâchent. Le bon
moment, c'était 1974-1977, quand le Créateur s'est manifesté, mais
c'est déjà beaucoup plus difficile à présent. C'est pourquoi je vous
admire, vous et le Dalaï lama, de croire que ce monde évoluera de toute
façon vers le Bien.
Après tout, vous avez sûrement raison, et Mark Boyle a raison avec
vous. Courage, vous y arriverez!
Le Curé
*Nota
du blogger: La diachronie est un terme de sciences humaines désignant
l'évolution, ou le changement, dans le temps par opposition à l'état,
aux structures, aux mouvements et fonctions du moment. Terme
difficilement remplaçable, mais rare.
|
24Avr08 81C12
Ce blog n'est pas un
forum, mais je ne peux m'empêcher de venir remercier de frère prêtre de
sa très intéressante et encourageante intervention [voir
81c11].
Oui,
ce commentaire ravive en moi un souvenir. Lorsque je quittai un lieu de
travail, il y a quelques années, un de mes collègues, à haute
responsabilité, auprès de qui j'avais témoigné des Evénements d'Arès,
me raconta qu'il allait lui aux rencontres de Thaizé organisées par
frère Roger (malheureusement assassiné depuis), qu'il avait vécu toute
sa jeunesse profondément meutri par les disputes entre ses parents,
l'un catholique et l'autre protestant, et que, bien que très intéressé
par ce que je lui disais de nos espérances, il ne pouvait s'engager
dans cette voie. Plus tard, le jour de mon départ, il me dit : "Tu sais
que je ne peux pas, mais toi continue! je suis de tout cœur avec vous.
Ce que tu fais, c'est bien!"
À cela je repense de temps à autre, car ça élargit le cœur, ça
force à aimer toute l'humanité, tout homme étant Image
et Ressemblance du Créateur.
Ces
mots d'encouragement s'adressent à tous ceux qui pourraient encore
hésiter, ou se décourager, certains jours où l'on voudrait que
les épis se couchent devant
nos faux plus vite qu'ils ne le font.
Quelle belle espérance que cet Appel du Père !
Chantal C.
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24Avr08 81C13
Comme les gens de
Calais, je n'aurai pas donné d'argent à Mark Boyle, car il est évident
que cet homme n'est pas pauvre. Ça ne se voit pas à ses vêtements, mais
ça se voit à ses yeux, riches d'idéal et de détermination: tout le
contraire des yeux d'un pauvre. Pourtant son expérience est
intéressante car elle nous montre "un état des lieux" sans concession
de notre société.
Avant 1974, nous avions une certaine idée de Dieu, une idée qui nous
convenait.
En
réalité, nous avons mis Dieu au rebus, dans un débarras, une buanderie
poussiéreuse. En fait, Dieu est apparu exactement là où notre société,
moi en premier lieu, l'avait placé. En un clin d'œil, l'état des lieux
de la spiritualité était fait. Mark Boyle et Dieu ont "agi" pour nous
montrer la réalité.
N'est-il pas demandé au petit reste d'accomplir
ce qui est commandé?
Prononcer la Parole a-t-il un autre but
que de l'accomplir (Rév d'Arès
35/6)?
Ledrame des spirituels est qu'ils ont cessé d'agir. C'est pourquoi
l'action a été confiée à ceux qui utilisent la hâte (vous pensez à
quelqu'un de précis?) et la science par où entre le
mal (Rév d'Arès 39/3) pour diriger le monde.
En
ce qui concerne Mr Ménard, force est de constater que certaines
frontières lui sont infranchissables, comme celles qui séparent Arès du
reste du monde.
Je suis moi aussi un grand admirateur des moines
tibétains que je considère comme des athlètes de la spiritualité. J'ai
dévoré les livres de vulgarisation de Lobsang Rampa.
Toutefois, je
me demande si le Dalaï Lama aurait un tel succès si, d'aventure, le
Tibet se situait dans le Limousin. Observer les auras, sortir de son
corps, tenter la lévitation n'est peut-être pas du goût des doctes de
l'Education Nationale! À voir.
Jacques P.
|
Réponse
:
Oui, "Dieu est apparu exactement
là où notre société l'avait placé", dans un endroit minable, une sorte
de grand placard, de bric-à-brac, à Arès. Je suis heureux que vous ayez
bien compris cela, ce que beaucoup de gens, qu'offusque le fait qu'un
événement surnaturel de cette envergure ait eu lieu dans un endroit
aussi peu digne, n'ont pas encore compris.
"Je me demande si le
Dalaï Lama aurait un tel succès si, d'aventure, le Tibet se situait
dans le Limousin," dites-vous. Très juste question qui contient sa
réponse!
|
24Avr08 81C14
Je suis frappé par la
qualité des commentaires. J'apprends quelque chose en les lisant. Merci
aux commentateurs. Cela m'encourage aussi à commenter.
D'abord, je
veux dire à ceux qui vous reprochent de "ne pas aimer avoir
tort"
que si vous avez créé et géré ce blog personnel, qui est entré dans sa
troisième année, c'est évidemment pour défendre les idées que vous avez
mission de répandre. Rien de plus naturel et je ne comprends pourquoi
on reprocherait à ce site d'être ce qu'il annonce être. S'ils veulent
réfuter, ils n'ont qu'à discuter sur ces forums que j'appelle des
crachoirs, qui ne conduisent nulle part.
Je ne lis ici que des
choses raisonnables et constructives qui ne paraissent uniformes qu'aux
esprits grossiers, qui ne voient que les contrastes grossiers. Vous
élevez sans cesse le débat et je vous en complimente, parce que vous
avez compris qu'on ne reconquiert pas le monde spirituel comme on
administre une société ou comme on préside une association humanitaire
ou comme on fait du journalisme. L'amour des hommes est peut-être une
expression vide de sens pour un commissaire de police ou la commère des
potins dans "Gala" ou "VSD" ou un provocateur de l'Ultra-Gauche, parce
que ces gens-là savent que ce serait demander trop de sacrifice à leur
instinct bête, méchant ou seulement simpliste, pour gagner les cœurs.
Ce
que les contradicteurs invétérés et les méchants de tous bords ne
voient pas, c'est que ce qu'ils disent ne sert à rien qu'à les
satisfaire eux-mêmes. Ils s'écoutent parler ou se regardent écrire,
alors que ce n'est pas votre cas à l'évidence. C'est pourquoi on a
plaisir à vous lire. Ce qu'aurait pu ajouter "Le Curé" [81c11] c'est
que le "populo" peut être la dupe d'idées reçues par la presse, mais
qu'on ne convertira jamais pour autant le "populo" à
l'adoration
de la presse. C'est là qu'est 'la fissure dans la muraille de
la citadelle" (Je cite une page de vous
déjà ancienne).
Ce
n'est ni vous "flatter" ni vous "encenser" que de dire que de plus en
plus de monde trouve une dynamique d'espérance dans votre façon de
présenter les choses parallèlement à La Révélation
d'Arès elle-même [...]
Personne
n'a jamais demandé au Dalaï Lama de présenter ses titres. Par contre,
on vous le demandera longtemps à vous, Michel Potay. On dira longtemps
que votre passé est douteux, parce qu'on y trouvera toujours quelque
chose qui ne répond pas à l'idéal hollywwodien de Moïse (à propos,
Charlton Heston vient de mourir). Vous n'avez pas été élevé au palais
du Pharaon, vous n'avez pas le passé prestigieux de diplômes et autres
doctorats de Benoît XVI. La somme des doutes et des méfiances a pour
total un réflexe général de défense. Et puis vous n'êtes pas partisan
et les observateurs et censeurs n'aiment pas ça. Vous êtes tout le
contraire. Cette entrée où vous dites simplement qu'être bouddhiste ne
vous gênerait pas, sauf la réincarnation mais selon vous un "point
soluble", prouve votre universalité comme d'autres commentateurs l'ont
dit. On dira que vous êtes "inconsistant". Pourtant, si ces gens-là
étaient venu prier à Arès en été et vous avait entendu réciter les
versets 25/5-6 [Rév d'Arès], ils sauraient que ce n'est pas vos idées,
mais Dieu que vous suivez. C'est un souvenir chez moi gravé dans mon
cerveau comme dans mon cœur [...]
Le jour où les politiques et les
multinationales défendront leurs idées et leurs privilèges au nom de la
raison, mais que la base, le "populo" du Curé [81c11], défendra les
siens au Nom de La Révélation d'Arès, c'est-à-dire au nom de la vie
spirituelle, la situation sera périlleuse pour les dominateurs
du monde. C'est ce que vos missionnaires ne semblent pas avoir compris,
ou ne semblent pas avoir eu l'audace de faire comprendre.
Que puis-je dire? Je ne suis pas moissonneur moi-même.
Bernard I.
|
24Avr08 81C15
Je n'ose pas ajouter
mon plaisir au plaisir qu'expriment la plupart des commentateurs. Ce
n'est pas si fréquent sur l'internet. J'ai comme l'impression que Dieu
me regarde comme il regarde sûrement le Dalaï Lama, Mark Boyle et vous.
D'habitude quand il me regarde, il ne reste pas longtemps. Il remonte
vite au Paradis. Je n'ai pas le temps de lui montrer les
peines de
ma pénitence, de mon âme.
Mais ici, pendant que je
tape ce commentaire, Dieu lit par-dessus mon épaule. Je crois que votre
mission va réussir. Il y a dans votre façon de conduire ce blog (j'ai
éprouvé la même chose en lisant michelpotay.info) quelque chose qui
promet une irrésistble réussite, même après votre mort. Pardonnez-moi
si j'évoque votre mort, en voyant votre video, j'ai compris que vous
étiez bien devenu vieux.
Les grandes œuvres ne partent pas des grands succès de librairie, des
bestsellers comme on dit. Elles partent du cœur.
Ce
blog part du cœur. Les commentateurs y vienent avec
leur cœur. Un cœur qui s'applique. Vous faites bien attention
à
tout On sent que vous retouchez les commentaires, un petit peu, pour
qu'ils soient impeccables.
J'ai essayé de faire un blog. J'ai été
comme foudroyé par mes visiteurs qui critiquaient tout. J'ai passé des
semaines en me sentant idiot. Dans quel monde on vit! Je suis sûr que
le Dalaï lama lui-même doit entendre plus de bêtises méchantes qu'on ne
croit. Mark Boyle aussi, mais pour lui c'est tout frais. Il est encore
dans la période où on supporte.
Jean-Paul
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24Avr08 81C16
Pas d'accord avec vous
et avec ceux qui pensent comparables deux hommes comme le Dalaï lama et
vous. Le Dalaï lama, c'est peut-être ce que sera le guide de la vie
spirituelle installée par vous deux mille cinq cents ans plus tôt. Mais
vous, vous êtes Bouddha comparé au Dalaï Lama qui vit deux mille cinq
cents ans après. Vous êtes pour nous ce que dut être Iëchayou
[Isaïe] pour un hébreux du 7e s. av. J-C ou comme durent être Jésus ou
Mouhamad pour leurs compagnons. Vous n'êtes pas remplaçable. Quant à
Mark Boyle, ce n'est rien qu'un jeune protestataire.
Joueur de Banjo
|
24Avr08 81C17
Merci pour votre texte qui montre la Voie de l'Universel!
Concernant Mark Boyle, je me dis qu'il "a été passé à la moulinette" du
préjugé ou du jugement tout court de nos chers concitoyens [de Calais]
et cependant frères, ce qui empêche toujours d'appréhender un être avec
intelligence c'est à dire avec le plus de lucidité absolue possible
afin de pénétrer son être profond et savoir ce qu'il est sage de lui
donner et de lui apporter.
Les énormes prejugés et jugement qui habitent les têtes... — oui, les
têtes, parce que le cœur, lui, n'a jamais de préjugés ni de jugement —
les têtes
de nos frères humains me font aussi penser à la stigmatisation
impitoyable que subissent nos frères humains pédophiles, criminels,
violeurs, etc...
Or nous savons par exemple aujourd'hui qu'un très grand nombre de
pédophiles, de criminels, de violeurs, de pyromanes, etc. ont des
concentrations cérébrales de sérotonine (un neurotransmetteur) très
abaissées et que cette concentration très réduite au niveau synaptique
engendre tout un tas de symptômes: Hyperactivité, forte aggressivité
et impulsivité, humeur variable, trouble du sommeil, dépression,
boulimie, incapacité à maîtriser ses pulsions sexuelles et violentes,
etc. J'invite avec amour tous ceux qui les jugent à tester l'état
dans lequel on se retrouve intérieurement et relationnellment qu'en on
a un déficit en sérotonine.... Une fois de plus avec cet exemple on
constate que le non-jugement est sagesse et intelligence et que si Mark
Boyle avait été accueilli sans jugement il n'aurait pas eu à
faire demi-tour...
Concernant le Bouddha, l'Illumination qu'il a vécu n'a pas pu lui faire
évacuer Dieu, en tout cas l'intuition intérieure profonde du Créateur,
car lors de ce type d'Illumination progressive ou subite on entre dans
un état intérieur où face à la question du Créateur on pourrait
répondre: "Le Créateur? C'est moi/Lui !" c'est-à-dire que le Créateur,
c'est moi, mais c'est aussi Lui-le-Créateur ; il y a fusion,
compénétration telles qu'il y en a presque confusion. Mais bon on entre
là dans une dynamique ontologique et métaphysique vécue et intérieure
guère exprimable avec des mots... Il faut le vivre pour le comprendre
comme toutes choses essentielles et profondes dans l'existence!
Pour la question de la réincarnation, soi-disant prêchée par le
Bouddha,
on pourrait simplement se demander ce qui pourrait bien se réincarner
puisque le Bouddha a aussi prêché l'absence de soi (atman)?
Mais pour l'instant l'important n'est pas ce genre de
question:L''important est que des êtres se réclamant du Bouddhisme,
de La
Révélation d'Arès ou de tous autres sentiers de transcendance
puisse
transfigurer leur être (à la mesure des possibilités de chacun, très
variable d'un individu à l'autre), afin de retrouver l'amour, la bonté,
la paix, le pardon, la liberté et l'intelligence du cœur, afin que
tous ensemble ils puissent tirer le monde vers le Jour comme
le poulain
"peut tirer l'Homme" qui le monte vers les rivages de la Vie:
la Mer
qui entre dans la vessie.
En observant le Dalaï Lama on sent bien que l'amour et la bonté ont
"fait du chemin" dans son cœur et ses relations, ce qui rend également
inutile de s'étendre sur le fait que le bouddhiste tibétain (un mélange
de bouddhisme, de religion bön et de tantrisme hindouïste entre
autres), sous bien des aspects, n'a plus grand chose à voir avec le
dharma prêché par le Bouddha.
Merci encore à vous, Frère Michel, pour ce blog qui je l'espère ouvrira
toujours plus l'esprit et le cœur de nos soeurs et frères à la grande
universalité de notre sublime mission.
Philippe R.
|
Réponse
:
L'élan général de votre
commentaire est d'espérance, mais dans le détail, il y a bien des
confusions et même des présomptions dans votre pensée.
Vous
semblez dire qu"un "très grand nombre de pédophiles, ciminels,
violeurs, pyromanes, etc. ont des concentrations cérébrales de
sérotonine très abaissées..." qui, en bref, leur enlèveraient la
responsabilité de leurs actes et que, pour cette raison, il ne faut pas
avoir de préjugés envers eux.
Sauf dans le cas de maladies
mentales et débilités graves, je m'inscris en désaccord avec cette
théorie de déresponsabilition du pécheur, car alors, à quoi servirait
la pénitence? Ces gens ont sans doute plus
de difficultés
qu'on ne croit pour vaincre leurs impulsions, mais c'est aussi le cas
des menteurs et des égoïstes invétérés qui courent les rues; Serais-je
menteur ou égoïste, parce que ma concentration en quelque humeur en
"chosetonine" est basse? Eh bien, même si c'est le cas, je suis
totalement responsable. Et si je ne dois pas avoir de préjugés, si je
ne dois pas juger, c'est parce que je suis
pécheur moi
aussi, ce n'est pas parce que l'autre est pécheur malgré lui et
irresponsable. Que faites-vous de la notion d'héroïsme
dans la pénitence (Rév d'Arès xxxv/'-12)?
À vous entendre, si je deviens bon, c'est parce
que ma concentration de
sérotonine est haute et non parce que j'ai fait pénitence?
Mais le pompom, c'est "le poulain qui
peut tirer l'homme qui le monte vers le
rivage de la Vie: la Mer qui entre dans la Vessie..."
C'est du niveau des déclarations du Maire de Champignac (voir "Spirou"
que lisaient mes filles, enfants): "Le jour où les pieds de la
fraternité fouleront les cimes de la Déclaration des Droits de l'Homme,
etc." ou de M; Joseph Prudhomme: "Ce sabre est le plus beau jour de ma
vie!" Votre foi est
sûrement grande, mais vos citations de La Révélation d'Arès
ont
besoin d'une sérieuse révision, qu'elles soient ou non passées par le
filtre de vos idées personnelles qui semblent pavloviennes (Cellulæ,
omnis cellulæ! Tout est dans les cellules!). Tout cela nous éloigne
d'une vraie spiritualité vécue.
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24Avr08 81C18
Cette entrée 0081 et les commentaires qui suivent sont intéressants.
Je
retiendrai quant à moi cette idée: Ce n’est pas le mouvement spirituel
auquel on appartient qui est important, mais la qualité de
notre âme.
Ce que l’on ressent, quand on entend parler le Dalai Lama, c’est sans
nul doute la sagesse de ses propos et il en est de même pour vous.
Mais je pense que la mission que le Créateur vous a confiée dépasse
celle du Dalai Lama qui est plus limitée.
J’apprécie
aussi le Dalai Lama, mais si les hommes avaient compris le sens et
l’importance de votre rôle il y a longtemps que vous seriez très
médiatisé et très connu et nombreux ceux qui vous suivraient. Mais il
faudra du temps. Il en a été de même pour tous les prophètes qui furent
très peu suivis par leur contemporains qui souvent les critiquaient et
même parfois les tuaient.
Au début quand j’ai découvert La Révélation d’Arès,
je me suis dit: "Enfin c’est ce message que tous les hommes attendent!"
et je pensais naïvement qu’ils allaient me croire et adhérer. Mais j’ai
dû redescendre de mon nuage et accepter la réalité. Depuis j’ai compris
qu’il faudrait patienter.
Quatre générations ne suffiront pas, dit La
Révélation d’Arès.
Quand le Créateur donne un message, il est fait pour plusieurs
générations, donc il est forcément en avance sur son temps. Il n’y a
hélas que quelques esprits suffisamment ouverts, humbles et réfléchis
pour y discerner la fabuleuse portée de la Parole révélée.
Décadi
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25Avr08 81C19
J’ai été heureux que vous parliez du bouddhisme et de ce pèlerin
anglais un peu spécial.
Je trouve également qu’il y a beaucoup de points communs entre le
renouveau de la foi à Arès et la dynamique spirituelle du bouddhisme
authentique qui est finalement très simple et non-religieuse comme
l’est la foi arésienne: action ou conduite juste (ou droite), parole
droite, pensée droite, effort droit, but droit, compassion active
(amour actif), non-jugement, etc.
Le bouddhisme est à mon avis très mal connu en Occident, car il l’est
surtout à travers le bouddhisme Tibétain qui est très religieux et
ésotérique contrairement à d’autres branches du bouddhisme.
Cela fausse la perception que l’on peut en avoir ici.
Les paroles du Bouddha sont très riches de spiritualité pragmatique et
en même temps pleine d’une lumière qui pousse à la transcendance de la
nature humaine "animale" vers une nature humaine divine, en fait une
re-création de soi-même par l’effort et par un existentialisme
spirituel très vivant.
Quant à Mark Boyle je n’en avais jamais entendu parler!
Par contre, j’ai vu cette année un film extraordinaire sur l’histoire
d’un jeune idéaliste de type Marc Boyle retracé dans un film très
réussi de Sean Penn: "Into the Wild". Si vous pouvez le voir
n’hésitez pas ! On y comprend clairement l’opposition entre deux
conceptions de la vie et du monde: L’une matérialiste et l’autre
spirituelle et ce qui pousse de jeunes idéalistes à tout quitter pour
ce lancer dans une quête d’absolu qui peut mener à l’illumination que
recherchais le Bouddha.
Il y a dans la Révélation une grande illumination, mais qui passe par
l’écrit, ce qui rend peut être sa perception plus difficile à ceux qui
recherche d’abord une expérience intérieure.
Daniel C.
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25Avr08 81C20
Je trouve que vous n'êtes pas gentil avec Philippe R. [81c17]. Votre
réponse est un reproche amusant (le Maire de Champignac), mais un
reproche. C'est une attitude inhabituelle de votre part. La science a
découvert que les
états de criminalité sont comme les sautes de caractère dus à des
variations
métaboliques, des mouvements d'enzymes, etc. Il a raison de dire qu'on
ne doit pas juger seulement parce qu'on ne sait pas ce qui se passe
dans les glandes et dans le sang d'un homme en faute.
Rose
|
Réponse
:
Je pense que le Créateur connaît sa créature aussi bien, sinon mieux,
que ne la connaît la science.
Si notre maîtrise du bien et du mal était directement dépendante de
mouvements
d'humeurs et de fonctionnements glandulaires dans le corps, le Créateur
nous dirait simplement: Soignez-vous!
Or, ce n'est pas ce qu'il dit. Il dit: Entrez en
pénitence! C'est-à-dire, prenez conscience que vous vivez
dans le mal et que vous devez opter lucidement pour une vie de bien,
même si cela
vous coûte, même si cela vous demande un effort héroïque (Rév
d'Arès xxxv/4-12) pour vaincre vos impulsions, donc
votre sang, vos phlegmes, lymphes et autres glandes, qui vous portent à
des actes qui vous font tort et qui font tort aux hommes autour de vous.
Il ne faut pas se tromper de causalité.
C'est le péché qui nous a rendus fragiles, changeants, malades,
vieillissants, mortels.
C'est de vaincre le péché et non d'administrer
des remèdes (lesquels de toute façon ne sont pas ponctuellement
interdits) qui changera la vie de l'homme et changera
le monde (Rév d'Arès 30/11,
28/7). Le Père nous invite au triomphe de l'esprit
et de l'âme sur le corps animal
ou
plus exactement au retour de l'unité et de l'harmonie entre les
trois (Rév
d'Arès 17/7).
Gardez-vous de la tentation de rationaliser! Cela
aussi est une des grandes
leçons implicites de La Révélation d'Arès.
Si j'ai fait à Philippe R. la réponse — assez
inhabituelle, c'est vrai — que je lui ai faite, c'est parce que j'ai
identifié ce commentateur. Je sais qu'il est missionnaire de La
Révélation d'Arès et, même si je laisse mes frères libres
de leur mission dont je ne me mêle pratiquement jamais, c'est mon
devoir, quand quelque chose d'inapproprié me tombe par hasard sous les
yeux, de mettre en garde un frère moissonneur
contre certaines idées auxquelles il croit, mais qui ne se trouvent pas
dans La Révélation d'Arès.
|
25Avr08 81C21
S'il y a des points communs entre les théories de Bouddha et La
Révélation d'Arès, je ne sais plus à quoi me vouer. J'ai vécu
un certain temps en Asie et les bouddhistes m'ont paru plutôt arriérés.
Bouddha, c'est le Moyen Âge, alors que pour moi La
Révélation d'Arès c'est l'avenir.
Jobby Lal
|
Réponse
:
Au Moyen Âge les chrétiens vivaient de façon médiévale, mais ne s'en
référaient pas moins en pensée à une espérance puisée aux Évangiles,
les mêmes que vous lisez aujourd'hui, pas
plus accomplis alors qu'ils ne le sont
aujourd'hui.
De même, en Asie des bouddhistes peuvent vivre d'une façon
qui vous paraît arriérée, médiévale, mais se réfèrent à une
espérance puisée à la Lumière laissée par Bouddha. C'est vrai qu'au
moment où la Chine envahit le Tibet il y a cinquante ans, celui-ci
vivait (et vit encore dans certains coins) de façon totalement
moyenâgeuse, mais, comme le souligne Daniel C., commentateur 81c19, le
bouddhisme tibétain est une religion syncrétique où l'enseignement
supérieur de Bouddha est mêlé à des pratiques païennes et par là
profondément gâté, en tout cas voilé.
Justement, vu
sous cet angle, il me semble que le Dalaï Lama est un réformateur du
bouddhisme superstitieux et arriéré qui avait régné dans son pays
d'origine, parce que cet homme ne paraît pas du tout colporter le
tantrisme et ses superstitions dans ses discours, mais au contraire un
idéal supérieur qui constitue un manifeste retour aux sources. Dans ce
sens,
l'exil de cet homme semble avoir été un bienfait.
Pour en revenir à Bouddha, une des grandes ressemblances entre le
bouddhisme tel qu'il l'a prêché — qui, c'est vrai, n'est presque plus
pratiqué depuis très longtemps — et La Révélation
d'Arès,
c'est la critiques des abus et des incohérences du vieil ordre du
monde, qu'il avait directement expérimenté ayant été prince. Le vrai
bouddhisme comme La Révélation d'Arès est
tourné vers l'avenir, l'avenir du monde, un avenir non encore accompli,
mais possible.
Il
y a évidemment des différences entre le boudhhisme et la foi réveillée
à Arès, mais il y a une commune direction de certitude par la pénitence.
S'arrêter à la lumière de Bouddha ne peut être qu'une halte,
puisque nous ne sommes pas invités à devenir bouddhistes, mais une
halte propice à une réflexion heureuse, réconfortante.
|
26Avr08 81C22
Les seules solutions efficaces de la pénitence
sont l'érémitisme et l'ascétisme.
D'ailleurs, le Bouddha lui-même était un solitaire, un ermite. C'est
seul qu'il a trouvé l'illumination sous son arbre. De plus, l'un des
termes employés pour désigner le bon niveau de méditation bouddhique
est "libération." Libération de quoi? Des autres hommes.
Le mal vient du péché, avez-vous dit à la
commentatrice 81c20, et donc c'est en battant
le péché (Rév d'Arès 28/12) que le mal sera vaincu, ce qui
devient complet et réaliste, si on précise: le mal vient
du péché, donc de l'homme, et c'est donc en
éloignant l'homme de l'homme que le mal disparaîtra.
Résultat: l'érémitisme. Pour moi c'est la grande leçon du bouddhisme et
si vous considérez avec pertinence qu'il y a des points communs avec la
"foi réveillée par La Révélation d'Arès",
c'est la dispersion des hommes, l'inverse de la concentration à
laquelle on assiste, qui permettra la meilleure pénitence
du petit reste. Le petit reste
est un petit reste érémitique et ascétique. L'ascétisme est
nécessaire parce que les élans sexuels de la jeunesse par exemple ne
peuvent être maîtrisés que par l'affaiblissement du corps, donc par la
privation.
Étienne H.
|
Réponse
:
Je réponds avec prudence, parce que je ne suis pas un expert en
bouddhisme, alors que vous donnez à votre commentaire un ton de
certitude assurée. Je crois néanmoins que vous vous trompez ou que
quelqu'un vous a trompé.
Le peu que je sais (et qu'on sait historiquement) de la vie de Bouddha
et de son enseignement ou de ce qui en a filtré à travers bien des
développement ultérieurs ne me porte pas du tout à penser qu'il était
ermite. La tradition, si ma mémoire est bonne, dit qu'il eut vite
quatre compagnons, puis six, lesquels dans le Mahāyāna se multiplièrent
non seulement de son vivant, mais encore dans les mondes innombrables
qui constituent l'univers. Ce n'est pas là quelqu'un qui fuit la vie
des autres, mais au contraire quelqu'un qui fonde une nouvellle
société, un monde
d'hommes nouveaux, un monde changé,
dirions-nous, nous Pèlerins d'Arès.
Si je prends une autre référence: la statuaire bouddhique, que vois-je?
Le Bouddha représenté dans ses statues avec le geste de l'absence de
crainte — absence de craintes des autres hommes, tout l'inverse de
ce que vous dites — ou avec le geste de la charité, ce qui implique une
vie sociale puisqu'il n'y a de charité qu'en société, ou avec le geste
de l'enseignement, donc de l'enseignement à un entourage humain
forcément.
Il n'y a que le geste de la méditation qui suggère une certain
solitude, mais quel homme, même très social, ne se retire pas par
instants pour méditer? Quant à l'ascétisme, je ne sais pas comment on
peut l'interpréter concernant le Bouddha, puisque d'un côté il n'avait
plus d'épouse, c'est vrai, mais d'un, autre côté, on dit qu'il mourut
d'indigestion.
Qu'il faille s'éloigner des hommes malfaisants et des tentateurs ou
tentatrices de toutes sortes, c'est évident, mais je ne lis nulle part
dans La Révélation d'Arès qu'il faille
s'éloigner de la société humaine en général. Bien au contraire, la
société est désignée comme le champ où il faut moissonner
les hommes de bien ou pénitents.Vu
sous cet angle, je ne connais pas assez les écrits bouddhiques pour
faire des citations, mais mon impression générale est que le bouddhisme
est un sentier de perfection à accomplir dans la
société humaine et non dans l'isolement d'un ermitage.
L'idée de collectivité préexistait à la création spirituelle de
l'animal pensant, Adame (Rév d'Arès vii/1-5).
Il n'y a dans l'histoire humaine aucune forme de vie qui existerait
autrement que socialement. Nulle part des homme ont apparu autrement
qu'en collectivité, en société. On peut en déduire que l'intention que
le Créateur met dans sa créature humaine est sociale. D'ailleurs, même
un ermite ne vit pas réellement seul, il a toujours besoin qu'on lui
apporte quelque chose, par exemple des vêtements, parce que l'homme est
trop faible pour supporter toutes les températures et autres
intempéries. Le vêtement relie l'ermite à la société, quoi qu'il dise!
Bref, le Père ne parle pas à l'homme idéal comme à un vieil éléphant
solitaire, mais comme à une créature faite pour l'amour... et comment
aimer autrement qu'au milieu de la société?
|
26Avr08 81C23
"...Cet homme ne paraît pas du tout colporter le tantrisme et ses
superstitions..."
Certainement.
Au contraire d'André Van Lysbeth auteur de l'ouvrage: Tantra le culte
de la Féminité, personnage moins connu que le Dalaï Lama médiatiquement.
Pourtant quel héros, cet occidental parti en Inde "exsuder" la
tradition tantrique des ruines de Tchatal-Hüyük! Après avoir
été le premier en tant qu'occidental à transmettre le yoga à l'occident
par ses ouvrages: J'apprends, Je perfectionne, etc, qui sont devenus
des classiques... même en Inde.
"Le Tantra permet d'atteindre nos racines profondes. Il dévoile la
dimension cachée de l'union des sexes qui se transforme en méditation à
deux" écrit-il au dos de son ouvarge.
Tiens...à propos de la réincarnation: (p.78) "Les Défenseurs Inattendus
du Système":
"La logique aurait voulu que les opprimés saluent avec enthousiasme
l'abolition du système des varnas, mais ce n'est pas le cas et cela à
cause de la doctrine de la réincarnation et du Karma, que tous les
Indiens admettent. Il importe peu de savoir si les pré-Aryens, donc les
Dravidiens et les autochtones, ont cru en la réincarnation avant ou
après l'invasion aryenne, l'essentiel étant l'exploitation géniale
qu'ils (les Aryens) en ont faite pour faire accepter et même défendre
leur système par ses propres victimes.
"Le système fonctionne en deux temps. D'abord, on fait accepter par les
soudras que s'ils sont serfs dans cette vie, c'est à cause d'un mauvais
Karma, autrement dit qu'ils expient dans cette vie des fautes commises
dans une précédente. Puis — et c'est là le trait de génie — on leur
promet que s'ils accomplissent bien leur dharma servile actuel, dans
leur prochaine vie ils renaîtront dans une classe supérieure! Alors, la
suppression des varnas les frustre: Après avoir expié la moitié ou plus
de leurs fautes, voilà qu'on les empêche de renaître Kshattriya ou
brahmane!
En somme, c'est comme si les Afrikaanders avaient fait accepter par les
Noirs qu'ils expient des fautes passées et qu'ils renaîtront Blancs
dans leur prochaine vie! (...)"
Fabian
|
27Avr08 81C24
[Vous dites:] "Il y a
évidemment des différences entre le bouddhisme et la foi réveillée à
Arès, mais il y a une commune direction de certitude par la pénitence.
S'arrêter à la lumière de Bouddha ne peut être qu'une halte, puisque
nous ne sommes pas invités à devenir bouddhistes, mais une halte
propice à une réflexion heureuse, réconfortante."
Voilà ce qui s’appelle une reconnaissance spirituelle, le tout est de
savoir le sens que vous donnez au mot « halte ».
Le
bouddhisme ! Pour moi c’est une constellation d’images, de souvenirs,
de valeurs, comme le bouddhisme est lui-même d’ailleurs une
constellation d’écoles et de voies diverses, indiennes, tibétaines,
chinoises, japonaises, coréennes…, un peu aussi comme le christianisme
a essaimé dans le monde entier en s’adaptant aux religions et
traditions locales. Pour moi, le bouddhisme, c’est le courage des
bonzes du Vietnam, brûlant vifs pour s’opposer à la politique
pro-occidentale de leur gouvernement au début des années 60, ces hommes
impassibles, se consumant sans un cri dans leur posture de méditation,
noircissant
brusquement pour devenir une momie carbonisée. C’est les séances de
zazen à l’occasion des entrainements d’arts martiaux, ces moments de
paix et de ressourcement dans les dojos. C’est la rencontre avec
Bernard Benson, auteur du Livre de la Paix et donateur des terrains et
des bâtisses qui accueilleront les premiers fondateurs tibétains du
centre européen Dhagpo Kagyu Ling en Dordogne.
Le Bouddhisme c’est
aussi la porte par laquelle je suis passé pour entrer dans la pratique
de la méditation transcendantale, une forme de méditation hindouiste
que j’ai trouvée très intéressante, car dénuée pour moi de sens
religieux et qui me faisait beaucoup de bien. Je l’ai pratiquée pendant
plusieurs années à un niveau assez poussé, jusqu’à ce que je
rencontre La Révélation d’Arès, en 1985.
Quelques mois après ma découverte de La Révélation
d’Arès,
un frère m’a mis au défi de cesser cette pratique. Par fidélité à mon
engagement, j’ai arrêté le jour même de sa demande. Cela a été
difficile, mais cela m’a sans doute permis de vivre pleinement ma foi
toute neuve, comme si j’avais largué les amarres de ma démarche
spirituelle passée pour prendre résolument la voie d’Arès. Et cela m’a
fait encore plus de bien!
Je me souviens qu’à l’époque vous étiez
assez réservé sur ces techniques de méditation extrême-orientales,
compte tenu (je pense) d’un contexte marqué de croyance dans la
réincarnation qui touchait aussi les Pèlerins d’Arès. Et aujourd’hui,
vous dites que vous feriez "un très bon bouddhiste", ce qui
impliquerait probablement une part de méditation ! Je trouve cela
extraordinaire, ce chemin de la vie et de la liberté, cette spirale
ascensionnelle qui nous fait recroiser notre route, mais d’une autre
manière et vue d’un autre étage de la maison de la conscience ! Et
vraiment je suis très heureux de cette ouverture et de cette estime que
vous manifestez au bouddhisme dont j’apprécie beaucoup le fond, bien
résumé par Daniel C. (81C19), même si aujourd’hui je trouve toute ma
nourriture spirituelle dans la Parole de Dieu, la prière et votre
enseignement.
Ce qui est intéressant c’est qu’on peut constater la
même ouverture chez certains bouddhistes. En cherchant à en savoir
plus, j’ai appris qu’en mars 1993, s'était tenue à Dharamsala, une
rencontre entre le Dalaï-lama et un groupe de vingt-deux enseignants
occidentaux des principales traditions bouddhiques représentées en
Europe et en Amérique. Après quatre jours de présentations et de
discussions, les participants s’étaient accordés sur six points
importants dont celui-ci:
"Notre première responsabilité en tant
que bouddhistes est d'œuvrer en vue d'un monde meilleur pour toutes les
formes de vie. La promotion du bouddhisme en tant que religion est
secondaire. Bonté et compassion, l'avancement de la paix et de
l'harmonie, tout autant que la tolérance et le respect pour les autres
religions, devraient être les trois principes-guide de nos actions."
Si
toutes les religions pouvaient avoir des intentions similaires, nous ne
serions pas loin de leur disparition et de leur remplacement par une
foi et un humanisme enfin libres. Et des milliers de Mark Boyle
pourraient parcourir la terre à la rencontre de leurs frères et sœurs
en emportant un bol vide où leurs hôtes placeraient le viatique
quotidien de leur pèlerinage.
D. Faber
|
Réponse
:
J'ai toujours eu beaucoup de considération pour Bouddha, que j'ai
toujours rangé parmi les prophètes.
Mais
pour moi le bouddhisme ce n'est pas la divinisation de cet homme telle
qu'on la voit dans la plupart des mouvements bouddhiques aujourd'hui,
et ce n'est pas non plus ce que le bouddhisme est pour vous dans une
bonne partie de votre commentaire, ce n'est pas ce que j'appelle "le
bouddhisme du cinéma": des moines bouddhiques "impassible, se consumant
sans un cri dans leur posture de méditation" et ce n'est pas non plus
la "méditation transcendendale" ni aucune technique de "méditation
extrême-orientale".
Pour ma part je ne fais pas pénitence
par ce genre de "technique de méditation", mais par un éveil ou réveil
constant et pratique de ma conscience qu'il faut faire le bien et
écarter sans cesse les réflexes de faire le mal ou de relativiser le
mal. Je médite, bien sûr, mais ma méditation n'est pas une "technique",
ce n'est autre qu'une longue réflexion sur ce que que je pourrais bien
faire ou améliorer dans ce que je fais pour accomplir.
C'est tout. C'est tout à fait terre à terre, pratique, pragmatique.
"J'aurais fait un bon bouddhiste" dans la perspective de la compassion,
de l'amour du prochain, du changement de vie (Rév d'Arès
30/11) et du changement du monde (28/7)
en bien. Je me retrouve très bien dans la déclaration de ces
bouddhistes
réunis à Dharamsala en 1993: "Notre première responsabilité... est
d'œuvrer en vue d'un monde meilleur," et en tant que Pèlerin d'Arès je
vais plus loin, je dis "...en vue d'un monde changé
(Rév d'Arès 28/7).
|
27Avr08 81C25
Votre réponse à D. Faber me déçoit. Je croyais que vous méditiez, mais
en fait vous réfléchissez. Vous voyez l'avenir comme l'ingénieur voit
le pont (de votre propre aveu, j'ai l'ai lu dans un commentaire). Une
absence de mysticisme (au bon sens du mot) qui peut expliquer votre
impuissance à percer. Les hommes ont besoin de voir le surnaturel se
prolonger plus ou moins à travers vous, témoin du surnaturel, et vous
êtes en fait un homme "pragmatique, pratique." Personne ne vous imagine
comme ça. C'est curieux que Dieu vous ait pris comme témoin, à moins
que vous ayez changé depuis 1974 et 1977.
Je ne comprends pas très bien que vous vous compariez au Dalaï lama,
qui est un mystique.
Ric
|
Réponse
:
C'est vrai, ma nature n'est pas mystique et ne l'a jamais été.
Non, je n'ai pas changé depuis 1974-1977. Je n'étais pas plus
mystique avant 1974.
C'est vrai, mon côté concret, qui n'a pas pu s'arranger parce que, dans
ma solitude bien involontaire, j'ai été sans cesse forcé à des tâches
pratiques (il fallait lancer la mission, éditer et diffuser la Parole,
actions très matérielles), ma méfiance des "bohêmes" et des "inspirés",
rien de tout cela ne m'a aidé à convaincre le monde que j'avais vu et
entendu Jésus et le Créateur, apparemment.
Je dis apparemment, parce que si j'avais été le contraire, un méditant
aux yeux fermés ou tournés vers les Ciel, un mystique ne sortant de sa
prière que pour prononcer des choses
sibyllines ou cabalistiques, comme le rat sort de son égoût par brefs
instants pour couiner à la lune, on dirait que je ne suis qu'un pauvre
illuminé, voire cinglé, qui croit avoir vu, mais qui n'a rien vu.
Remarquez, cela n'empêche pas mes détracteurs de considérer le croyant
pragmatique que je suis comme
cinglé.
Je ne suis pas semblable au Dalaï Lama, aucun doute, mais je
persiste à penser que nos missions ont des points communs. Il médite
au sens que vous entendez par ce mot? Je crois que, comme le pape est
tenu de célébrer la messe et de se faire photographier sur son
prie-dieu, le chapelet à la main, le Dalaï lama est tenu d'avoir des
gestes mystiques, par exemple allongé à plat ventre dans son sanctuaire
bouddhique ou en position de méditation — j'ai vu quelques photos de
lui
dans ces attitudes-là —, mais est-il vraiment ainsi? Ce n'est pas
l'impression qu'il me donne.
Je dis aux hommes: "Regardez au loin, regardez l'avenir!
Le mal menace le monde. Il faut porter l'homme à la bonté, sinon le
pire arrivera!" Le Dalaï Lama ne tient-il pas des propos similaires?
Je
dis aux monde: "Regardez au loin même quand vous êtes pénitent!" parce
que je ne crois pas que le reploiement soit la bonne attitude
de pénitence, laquelle n'a de sens que liée
au souci qu'il faut avoir du monde. Presque toujours l'homme
qui se replie sur soi, le méditant invétéré, s'égare, se trompe
de sentier.
La pensée du croyant n'est pas faite pour cette
courte distance entre cerveau et estomac, elle est faite pour voler au
loin, dans l'espace comme
dans le temps.
Si la pensée se porte au loin, la tête est libre,
lucide.
Je dis: "N'essaie point de te briser seul, même par une volonté de fer,
parce que t'aimer toi-même tu peux et tu dois, pour honorer en toi la
créature du Créateur, mais tu dois le faire en aimant aussi toute
l'humanité, à laquelle tu appartiens, et même tout l'univers, pas
alternativement, mais en même
temps! Aussi, essaie en même temps de briser le mal en toi et le mal
qui envoûte le monde!" Une telle pensée vous lance sans cesse dans le
mission pratique. Je crois que le Dalaï Lama dit cela de façon
différente, mais, puisqu'il parcourt le monde, me rejoint sur le fond.
Je me trompe peut-être... En
tout cas, si le Dalaï Lama ne le dit pas, je crois que Bouddha le
disait.
Pour moi la méditation doit certes procurer une certaine relaxation
personnelle, mais fait penser en myope, en homme qui ne voit pas le
monde. Le Dalaï Lama ne me paraît pas être un méditant de ce genre. Si
Bouddha a trouvé l'illumination, c'est parce qu'il est sorti de
lui-même. C'est du moins ce que je crois.
Il faut que le pensée délivre l'homme de lui-même, le rende au monde et
à l'univers, qui est notre vraie destination. J'en ai fait l'expérience
que raconte la chapitre VI du Livre. J'ai
l'impression que le méditant endurci, tout au contraire, se refait à
lui-même
ses propres discours sans cesse, comme l'amoureux ressasse cent fois ce
qu'il va dire à la femme aimée quand il la verra — C'est une image que
j'utilisais souvent dans les années 80 par ma parabole de l'apprenti
pâtissier
amoureux de la fille du charcutier (Je ne brille pas toujours par la
finesse) —. C'est sans fin, alors que nous,
Pèlerins d'Arès, devons trouver une fin à nos espérances. C'est pour
cela que nous nous donnons à la mission. Savoir quoi accomplir,
c'est voir loin, c'est comprendre que tout homme est lié à toute
l'humanité et à tout l'univers.
Si je ne suis pas mystique, c'est peut-être parce que mon horizon va
bien au-delà de l'horizon du mystique. Je suis seulement un homme
du temps qui vient, qui ne peut pas s'arrêter aux
attitudes qu'il faudrait attendre, selon vous, de celui qui a vu et
entendu le Créateur et son messager Jésus.
|
27Avr08 81C26
Un pensée pour le prophète Zarathoustra (littéralement «celui à la
lumière brillante»,Sarsouchtratame, Rév d'Arès xviii/3),
en grec Zoroastre ("Astre d'Or"), qui instaura le monothéisme. Après
avoir eu des extases mystiques, il s’éleva contre le clergé qu’il
accusait d’être devenu serviteur des daeva et de pratiquer magie et
sorcellerie, au lieu de vénérer les Ahura et surtout le seul et unique,
Ahura Mazda, le Seigneur Sage. [Azathoustra] qui se rapproche aussi
beaucoup de notre foi.
La différence entre le Daili Lama, Mark Boyle et Mikal, [c'est que
Mikal] est le retour à l'image et ressemblance
(Genèse 1/27), [il encourage à] cesser de faire le
mal par la pénitence, à cesser de
pécher, à réaliser ce qui n'a pas encore été accompli
depuis la chutes des Adam et des Ève [...ici partie pas claire...].
Mikal est le messager de Dieu envoyé aux XXe et XXIe siècle à toute
l'humanité (Veillée 5).
Mikal est un rappeleur,comme l'ont été tous les prophètes depuis la
chute de la société adamique. Les apôtres, les pénitents
sont les témoins du [?], des Prophète de leur vivant qui eux
aussi sont des rappeleurs, des pécheurs parmi les pécheurs.
Dieu, le Père aimant, dit: La multitude pour qui fut
payée la dette du Sang, prix payé du Père par
le fils à ceux qui ne pouvaient pas user droitement des Dons Divins qui
leur furent faits, pour la démesure Desquels le Père trop aimant était
en dette envers Ses créatures... (Rév d'Arès 12.7 + annotations )
et
[il dit aussi:] Mikal a le Blanc. Voilà le retour ! Mon
faucon vole,
(et au repos) son pied dort sur Ma Main.(Rév d'Arès xLv/25).
Mikal est la voix defer: Tu as la voix de fer. Appelle la
nation, ton frère (qui) glane; il
ne trouve pas le Saint. Sa pelle fouille, il ne trouve pas le Saint
(Rév d'Arès x/1-2 + annotations ).
Notre
foi, notre libre engagement sont spécifique, nous avons choisi de
suivre Mikal dans la voie de la certitude, celle de la pénitence,
de la moisson, de la piété d'accomplissement: Prier
n’est pas mendier, Mon Salut n’est pas une aumône, mais le
salaire du pénitent (Rév d'Arès 35/2 + annotations).
La Veillée 25 universelle, démontre que Dieu ne s' attarde pas aux
diverses façons de le prier, de croire en Lui, de le voir, de
le
ressentir, de le rejeter même. Dieu sans cesse nous appelle au
dépassement à l'amour évangélique, aux prises de consciences, au pardon
de toute les offenses, à la pénitence, la moisson à retrouver notre
image et ressemblance du Créateur, à redevenir un
fils, une fille, de Dieu (Rév d'Arès 2/11-15 +
annotations).
Dieu est l'exemple absolue de l'Amour, son Œil, nous voit en
permanence, Il connaît tous nos péchés, nos actes dirigés vers le
Bien,etc. Il souffre des guerres, des injustices, etc. Il attend, car
il croit en l'homme, capable du meilleur, comme du pire, nous sommes
dans la lignée de tous les prophètes, [de tous] les apôtres.
Ce
que Dieu dit à Mikal est aussi valable pour nous, nous somme un
laboratoire, les pionniers de la future civilisation sans chefs, le
retour à la vie spirituelle planétaire. Beaucoup de nos sœurs
et
frères, croyants ou athées, œuvrent au changement du monde en bien.
Quotidiennement. Certains sont pénitents sans le savoir, nous avons une
incroyable chance de recevoir les enseignements de Mikal, pour beaucoup
d'entre nous de l'avoir vu, entendu, etc.
Votre site généraliste est un puissant outil missionnaire, votre voix à
touché ma mère. Alléluia.
Didier Br.
|
27Avr08 81C27
Votre réponse à mon
commentaire 81C24 me fait prendre conscience que je n’avais pas compris
votre phrase: "J'aurais fait un bon bouddhiste". Vous semblez
considérer le bouddhisme uniquement dans son essence et son application
spirituelles et tel sans doute qu’il fut enseigné par le Bouddha et non
dans ses formes actuelles.
Pour ce que j’en connais (mais que vaut
cette connaissance ?), il n’existe pas d’école bouddhique qui ne relie
pas structurellement les principes de comportement spirituel et donc de
pénitence (décrits dans le noble sentier octuple et les cinq préceptes)
à des exercices et pratiques de méditation et/ou à des rituels (par
exemple la construction de mandalas). Pour tous les bouddhistes que
j’ai fréquentés et rencontrés, ces exercices et ces pratiques sont
indissociables du comportement juste et en sont même la source ou au
moins la condition favorable indispensable, car elles sont préconisées
pour permettre à l’esprit d’atteindre de moindres niveaux d’excitation
et pour le rendre en quelque sorte dispos à l’éveil, pour employer une
expression très synthétique et probablement incorrecte pour un
bouddhiste.
Le bouddhisme de pénitence auquel vous
semblez faire référence n’existe pas en fait, je crois, de manière
pure. Il existe certainement en filigrane ou comme fil conducteur dans
la trame des diverses traditions qui restent fortement identifiées à
leurs rites. Et si, bouddhiste, vous rappeliez aux pratiquants de ces
traditions que l’essentiel est dans la pénitence et que les pratiques
de concentration ou de méditation ne sont pas importantes, vous
provoqueriez très certainement des réflexes d’incrédulité et de
résistance aussi forts que ce que le message arésien provoque dans la
chrétienté.
En fait votre prophétisme vous amène naturellement à
vous situer à la source divine de toute religion dont la finalité est
le bien et le bonheur de l’humanité et à en dépasser les avatars et les
dérives. Dans ce sens, vous pourriez être plus authentique bouddhiste
que les bouddhistes et cela pourrait être vrai pour toute autre
religion non polythéiste.
Je ne sais pas si j’ai bien compris, mais si tel est le cas, votre
regard imprégné du Fond peut rendre aux
croyants de toutes les religions le sens profond, divin, de leur propre
tradition.
Dieu a tracé la lisière du Champ où il
vous envoie (Rév d’Arès 5/6)
qui "exclut les masses continentales d’Afrique et d’Asie" (annotations
6-7 de la Veillée 5). Votre rôle de prophète s’arrête à cette lisière,
mais, après tout, rien n’empêche les insurgeants naturels des autres
nations de s’inspirer de votre enseignement pour faire évoluer leur
propre spiritualité.
D. Faber
|
Réponse
:
Merci pour ces rectifications.
Franchement, je croyais que vous aviez compris cela depuis longtemps et
que quand je parle de bouddhisme je parle forcément du Bouddha d'il y a
2.500 ans, comme quand je parle de christianisme je parle forcément du
Jésus du Sermon sur la Montagne d'il y a 2.000 ans et non du
Catholicisme ou du Protestantisme.
Ceci dit, je ne suis pas sûr que le bouddhisme de pénitence,
celui de la quête du bien, de la compassion, etc., n'ait plus cours
aujourd'hui. Je me souviens d'avoir, en 1950, fait partie d'un groupe
de marins qui purent s'évader trois jours à bord d'un Catalina
(hydravion) vers le temple d'Angkor pendant un répit au cours
d'opérations militaires sur le Mékong. Sur place je rencontrai quelques
pèlerins bouddhiques khmers (cambodgiens) venus aux ruines du temple
qui avait été un sanctuaire bouddhique avant que la jungle ne
l'ensevelisse. Ils nous parlèrent un peu de leur foi, qui semblait
plutôt une philosophie. Je n'étais pas croyant alors, mais ces gens
n'étaient visiblement pas des ritualistes comme l'étaient les moines à
robe jaune et les fidèles superstitieux avec leurs baguettes d'encens,
que j'avais observés ailleurs. Ils me parlèrent de leurs espérances en
termes d'amour du prochain et de la recherche de la "propreté"
intérieure. Là, on était à mille lieues du tantrisme. Les propos du
Dalaï Lama me rappellent beaucoup les propos de ces quelque dix Khmers
rencontrés sous les banians et les bananiers. Peut-être le Dalaï Lama
a-t-il un double langage? Peut-être est-il en train de réformer le
bouddhisme arriéré du Tibet et procède-t-il à un retour aux sources?
|
27Avr08 81C28
J'ai chez moi une
petit Bouddha très souriant à gros ventre et je fais le rapprochement
avec ce que vous nous avez enseigné: A savoir que chaque mot
de La Révélation d'Arès est le réceptacle
de la Vie,
ventre maternel qui nous remet au monde à chaque instant. En vivant les
mots nous nous fécondons nous -mêmes et comme la femme enceinte avec
son gros ventre nous ne percevons et n'appréhendons plus les choses de
la même façon.
Mark Boyle, à ce que j'ai compris, voulait
réveiller la fraternité qui dort en l'homme, mais méfiance, méfiance!
Qui c'est celui-là? Réactions habituelles d'hommes trop souvent abusés
ou repliés sur leurs peur et égoïsme.
Sa démarche manquant
peut-être de préparation et d'explications est à priori tombée à plat,
mais pas tout à fait, puisque vous nous en parlez et puisqu'on peut
échanger et réfléchir là dessus et que Mark Boyle ne renonce pas à son
projet.
Réveiller la fraternité, c'est notre objectif aussi. S'engendrer
soi-même en une autre Vie infinie ( Rév d'Arès17/3),
accueillir sereinement la vie de quiconque se présente à nous, qu'il
soit hostile, amical ou neutre, et relier le matériel au spirituel pour
qu'ils ne s'opposent plus, l'un n'allant pas sans l'autre.
M.H. de L.
|
27Avr08 81C29
Oui, comme vous le dites, je pense que cette "histoire de
réincarnation" est soluble par l'intelligence
spirituelle ou même par une recherche sérieuse et déculturée.
Le premier message du Boudhha est la vie qu'il a menée. Sur celle-ci,
le consensus est assez large: Il a passé près de 50 ans de sa vie à
enseigner ses contemporains riches et pauvres, intellectuels ou
illettrés pour les aider à progresser dans leur vie spirituelle, à
pratiquer le "sentier octuple".
L'opinion du commentateur 81C22 sur l'ascétisme et l'érémétisme (très
répandus dans l'environnement culturel du brahmanisme) ne correspond
pas à la réalité de la vie du Bouddha, qui a d'abord recherché dans la
voie de l'ascétisme prêchée par ses premiers gurus hindous (d'où la
statuaire d'un Bouddha décharné trouvée au Pakistan) avant de la
rejeter catégoriquement. Ce fut un de ses premiers enseignements sur
la Voie du milieu, et sa vie et la
communauté de moines qu'il a fondé, la sangha, fut tout sauf coupée du
monde.
Pour comprendre l'enseignement du Bouddha historique, il faut rentrer
dans la volumineuse littérature des sutras, discours qui lui sont
attribués, transmis par voie orale dans deux grandes traditions, le
Theravada ou Hinayana en Asie du Sud et le Mahayana en Asie du Nord et
dont les contenus diffèrent sur certains points.
Il y a évidemment dans les transmetteurs du Bouddha des oublis, des
incompréhensions mais aussi des ajouts volontaires. Par exemple les
récits sur les vies antérieures du Bouddha, très populaires en Asie du
Sud, sont aussi peu crédibles que certains écrits apocryphes chrétiens
noyés dans le merveilleux. À l'inverse, certains sutras de tradition
mahayanistes sont très sophistiqués au plan intellectuel et l'on peut
raisonnablement supposer que Bouddha adaptait ses enseignements
à ses auditeurs, dans la tradition courante à son époque du guru qui
approfondit sa doctrine philosophique avec des disciples capables de
l'appréhender dans son ensemble et qui peut l'illustrer pour un public
plus large en reprenant les termes et les idées populaires à l'époque.
Il ne s'agit pas ici d'ésotérisme mais de sage adaptation à un
auditoire exceptionnellement hétérogène dans l'Inde de l'époque.
On trouve donc dans certains sutras hinayanas des illustrations de
son enseignement qui utilisent comme
support l'idée de réincarnation — que les brahmanes avaient largement
imposée à son époque et qu'on ne trouve pas dans les textes sacrés du
Védisme initial auquel ils se référaient —. C'est en particulier le cas
de ses enseignements sur les 6 mondes (comprenant celui des esprits
affamés) où il illustre l'impermanence de tous ces mondes (y compris
celui des "dieux" provisoires) en passant par l'idée de transmigrer
d'un monde à l'autre.
Mais on trouve également dans certains sutras l'assertion très claire:
"Il n'y a pas de réincarnation, car il n'y a pas de moi qui se
réincarne", tout à fait cohérente avec son enseignement
sur
l'impermanence du moi, unanimement reconnue comme authentique.
Mon opinion sur ce sujet est que le Bouddha a répandu un enseignement
qui sapait le support théorique de la réincarnation, clef de voûte du
pouvoir inique des brahmanes, sans pour cela clamer haut et fort: "La
réincarnation est un mythe inventé par les brahmanes pour vous
exploiter", ce qui l'aurait probablement conduit à une mort prématurée.
Un universitaire de renom, Serge Kolm, polytechnicien et docteur
honoris causa de l'Institut de philosophie orientale à Tokyo, a publié,
en marge de ses travaux sur l'économie, un livre intitulé "Le Bonheur
Liberté ou Bouddhisme profond", où il atteste que les dignitaires
bouddhistes qu'il a rencontrés attestent en privé que la réincarnation
est un mythe populaire répandu auquel ils n'accordent aucun crédit.
J'ai personnellement suivi des enseignements sur le bouddhisme au
monastère d'Hémis (dans la partie indienne du Tibet, une communauté
bonnet rouge, d'obédience différente de celle du Dalai Lama, bonnet
jaune). Je n'ai jamais entendu valider la réincarnation dans les sutras
étudiés. Par contre il y avait deux "Rimpoché", des lamas reconnus
comme autorités spirituelles du monastère. L'un, un sage souriant, d'un
âge respectable, avait été nommé lama en raison de la vie qu'il avait
menée et de son exemple. L'autre, un homme jeune très sérieux le fut
dès sa jeunesse car reconnu comme "tulku", réincarnation en l'occurence
de Naropa un grand instructeur du bouddhisme au moyen âge. J'ai assisté
à son intronisation comme chef spirituel de cette obédience, il prit
donc préséance sur l'autre lama, mais seulement après avoir été
longuement instruit et après validation de ses qualités spirituelles.
En privé, il m'a été expliqué que le processus de sélection passait par
le choix donné aux jeunes enfants susceptibles d'être reconnus comme
tulku entre plusieurs objets semblables dont un seul avait appartenu au
lama dont il était supposé être la réincarnation. L'attirance nette
d'un jeune enfant pour un objet qui irradiait quelque chose qui venait
de son ancien propriétaire était un moyen efficace de faire un premier
tri des candidats par leur sensibilité à ce qui émanait des objets
exposés, mais la confirmation de leur statut de tulku ne pouvait venir
qu'après une longue formation et observation au monastère qui
recueillait cet enfant, confié en général de bonne grâce par ses
parents
biologiques.
Que l'on prenne donc l'analyse des textes ou que l'on essaie de
comprendre le vécu sociologique des bouddhistes asiatiques, on est très
loin des certitudes métaphysiques des réincarnationnistes occidentaux.
L'étude du bouddhisme dans divers pays, très antérieure à ma découverte
de La Révélation d'Arès, a beaucoup enrichi
ma recherche spirituelle et
c'est en l'honneur de ce brave vieux Rimpoché que je signe du nom
tibétain qu'il m'avait, de mémoire, donné:
Milang Gompeng.
|
Réponse
:
Merci, Milang Gompeng, pour cette mise au point pleine d'expérience de
la question autant que de sagesse.
À tous
les lecteurs de ce blog, je recommande ce commentaire qui nous vient
d'un frère que je connais bien, dont j'ai pu apprécier les grandes
connaissances dans le domaine qui nous intéresse ici, bien que la
présente entrée 0081 n'ait pas du tout pour origine une influence, même
lointaine, des longues conversations que nous eûmes, lui et moi, sur la
question voilà quelque vingt ans.
Cette entrée 0081 n'a pas
d'autre origine que l'expérience très brève (la traversée de la Manche)
de l'Anglais Mark Boyle, qui espérait marcher jusqu'en Inde en
comptant, matériellement, sur la seule charité des hommes, comme un
moine bouddhique compte sur l'aumône. L'intention derrière le projet de
Mark Boyle et l'Inde m'ont simultanément conduit au Dalaï Lama.
Coïncidence heureuse, puisqu'elle nous donne l'occasion, et peut-être
les anges nous y ont-ils un peu conduits aussi, de parler d'une
spiritualité qui mérite toute notre attention par les parallélismes
qu'elle offre avec la foi arésienne, même si, comme je l'ai dit, les
Pèlerins d'Arès sont appelés à tout dépasser.
Pourquoi à tout
dépasser? Parce que comme le judaïsme s'est lui même enfermé dans une
impasse, comme le christianisme a jusqu'ici échoué, comme l'islam dans
l'état actuel des choses est en difficultés, trop politisé, trop
rigidifié, le bouddhisme a jusqu'ici échoué, planétairement parlant.
Clairement, le Créateur à Arès relance le véhicule de spiritualisation
du monde, mais tous les mouvements qui nous ont précédés ont balisé la
route. Nous ne pouvons pas les ignorer.
|
28Avr08 81C30
Merci de redonner sa
juste valeur à cette religion Tibétaine. Je me souviens des regards en
coin de certains de mes frères, quand je parlais avec un grand respect
du bouddhisme en général.
Je reconnais, que, si j’avais croisé
Mark Boyle dans les rues de ma ville (Lyon), je ne l’aurais pas plus
remarqué que tous les autres touristes et promeneurs de passage. Même
si je l’avais remarqué (je ne comprends pas l’anglais), le monde va si
vite que le temps pris par le boulot, les enfants, les courses, les
rendez-vous, les Emails, je n’aurais même pas pu partager un bon repas
les yeux dans les yeux avec ce frère humain. Pour nos frères hindous,
bouddhistes, le mode de vie n’est pas le même. Le temps n’a pas la même
importance, ils savent regarder, écouter, apprécier et accepter
l’autre, non comme un étranger, mais comme une part d’eux même et
faisant parti du tout.
Chez nous, le voyageur est considéré comme
un marginal, la méfiance et la peur est de mise par l’image
que cela colporte dans notre inconscient.
Catholique pratiquant, je fus désarçonné de mes convictions à la
lecture de La Révélation d’Arès. Par sa
force de vérité, même si je n’y comprenais pas grand chose, La
Révélation d’Arès me
poussa à chercher, à ouvrir mon cœur à la connaissance vers d’autres
horizons. Ce message et les explications libres de compréhension de son
témoin me poussèrent à faire ce que je n’aurais jamais fait avant. Je
voulus connaître la culture et les croyances de mes frères humains,
comprendre l’autre, l’étranger mon frère: Étrangers,
je vous aime avant de vous connaître (Rév d'Arès 25/4)!
J’ai
lu les textes tibétains, le Véda, la Bhagavad-Gîtâ, Lao Tseu,
Zoroastre, les textes des Bahaïs, etc. Si je change mon regard critique
et réprobateur de celui qui a toujours raison, et de surcroit, se donne
le droit de juger, je trouve dans ces textes et chez ces
hommes,
le même idéal. On y retrouve la volonté de recréé le Bien, l’Amour se
retrouve le levier du bonheur de l’humanité, l’homme est indissociable
de la création, donc de l’univers. De ce fait, l’homme se fond dans le
tout, il est fils du Divin, il est libre (Rév d'Arès
10/10)!
Certains
sympathisants du Bouddhismes me disent à l’oreille que Bouddha croyait
en un Créateur, mais que son peuple ne pouvait le concevoir.
Pour
ma personne, je renais tous les jours, tous les jours je me réincarne
en un nouvel homme pour trouver l’Amour qui englobe tout.
Alain.J
|
29Avr08 81C31
Je ne voudrais pas lasser vos lecteurs, mais je reviens sur un autre
sujet [que m'inspire] votre entrée:
Bouddha, dans l'environnement culturel des brahmanes, ne parlait pas de
Dieu de la même façon.
La citation de Buddha la plus connue sur ce sujet est probablement
celle-ci: "La question de savoir si Dieu existe ou n'existe pas ne tend
pas à édification, ce qui tend à édification, c'est la pratique de
l'octuple sentier".
Dans l'environnement hindouiste de l'époque, peu changé depuis malgré
l'arrivée de l'Islam, l'écart était immense entre le peuple d'une part,
peu éduqué dont le lien avec Dieu était surtout celui de la dévotion,
du bhakti yoga, celui de la puja quotidienne, de la visite
occasionnelle au temple ou des pèlerinages et les brahmanes d'autre
part, lettrés qui prétendaient à la connaissance, le jnana yoga, se
traduisant souvent par des débats philosophiques interminables ou des
spéculations comme la théorie de la réincarnation, elle même variable.
Bouddha, qui avait constaté la stérilité de[s Brahmanes trop éloignés
du peuple], s'adressait à tous! D'où son insistance sur la pratique
personnelle dans le monde, celle du renoncement à ses mauvaises pensées
et actions, nous dirions au péché.
Mais on trouve aussi dans certains sutras du Mahayana ceci: "Il existe,
ô moines, un Non Né, Non Devenu, Non Créé, Non Composé. S'il n'existait
pas, il ne serait pas possible de sortir du né, devenu, créé, composé.
Le Bouddha sait qu'il existe mais il répondra par un noble silence aux
questions que vous poserez sur ce sujet. Pratiquez la voie octuple et
vous trouverez les réponses".
Pour moi, j'y vois une manière très originale de parler de Dieu et de
conduire à Lui sans l'affirmer comme les prophètes abrahamiques. On
parvient à Dieu par une tension vers le Bien.
Cela me rappelle la logique de Kant: "Nous constatons une loi morale de
tension permanente vers une sainteté jamais atteignable dans l'instant,
elle doit avoir une destination finale, c'est le Souverain Bien. Que ce
souverain Bien soit possible suppose une Cause, postule un souverain
Bien primitif qui ne peut être que Dieu. Il est donc moralement
nécessaire d'admettre l'existence de Dieu" (Critique de la raison
pratique, LII ch.2, V).
Les prophètes abrahamiques apportent un Message de Dieu et témoignent
la plupart de temps de la manière dont celui-ci leur a été transmis,
c'est votre cas comme c'est le cas de Mouhamad, Moïse et bien d'autres.
Par contre je ne vois pas clairement dans les Écritures ou dans la
tradition comment Jésus a reçu l'Évangile.
Dans le cas de Bouddha, on peut se demander si le Dharma qu'il enseigne
vient de Dieu ou de sa réflexion. La soudaineté de son illumination
sous l'arbre Bo plaide à mon sens pour une Révélation dont il ne nous
donne pas les détails de transmission. Ce fut ensuite à lui de prendre
ses responsabilités de messager pour adapter à son environnement
culturel sa manière de vivre et de délivrer son enseignement.
Vous avez raison de dire que le bouddhisme a été inaccompli car la
plupart [des bouddhistes] en sont restés à la superstition quémandeuse,
et beaucoup de praticants sérieux se sont trop focalisés sur une seule
des voies de l'octuple sentier, la méditation juste, parfois même en en
recherchant des effets comme la lévitation. Or tous ces signes de
développement spirituel sont considérés comme des pièges sur la route,
si l'on s'y attarde. Comme la Vertu que
vous enseignez, la pratique octuple que Bouddha enseignait à son époque
se devait d'être intégrale et permanente.
Nous avons la chance dans cette génération d'avoir une Révélation
pure et un prophète pour nous guider.
Restons modestes, mais clairs, dans cette direction de certitude: Mieux
comprendre l'enseignement du Bouddha et nos
frères bouddhistes est utile à notre réflexion et surtout à notre
mission, car le bouddhisme a une influence sensible sur beaucoup
d'occidentaux, et cela nous permettra de mieux leur parler, mais sans
relativiser nos convictions sur l'âme et
sur la résurrection.
L'hindouisme est hors sujet par rapport à cette entrée, mais l'échange
constructif avec leurs traditions d'une très grande diversité est plus
difficile à faire et leur influence auprès des occidentaux est moindre.
Milang Gompeng
|
Réponse
:
Il n'existe effectivement aucune indication des circonstances dans
lesquelles Jésus avait reçu la Parole avant sa vie publique (peut-être
dans son atelier de charpentier... J'ai bien vu Jésus à Arès dans une
maison alors transformée en chantier et atelier) ou dans lesquelles il
recevait la Parole au cours de sa vie publique.
De toute façon, l'homme qui a reçu le charisme de Vérité,
le prophète, reçoit aussi cette Vérité
par la réflexion, comme vous le suggérez concernant Bouddha. Les
circonstances spectaculaires n'ont pas d'autre importance que d'être un
Message en elles-mêmes, quand ce Message est nécessaire, ce que le
Créateur a estimé tel à Arès par exemple.
L'essentiel est qu'il n'y ait aucun doute quant à l'origine divine de
son enseignement, et pour moi il n'y a
aucun doute concernant Jésus. Pour moi c'est la même chose concernant
Bouddha, qui avait vécu cinq ou six siècles auparavant, à la réserve
près que l'on n'est sûr de rien, de rien d'exact ou de précis,
concernant la Parole qu'il transmettait, mais on peut être sûr que
l'ensemble, la lumière de cet ensemble, qui nous est parvenu de l'enseignement
de Bouddha signe sa divine origine.
Comme tous les prophètes, Bouddha dut adapter son Message à la
mentalité culturelle de ses contemporains. De là sa description du
Créateur (votre commentaire): "...Non Né, Non Devenu, Non Créé, Non
Composé," qui est d'ailleurs très exacte et très belle. Dieu n'a pas
besoin d'être nommé pour exister, de toute façon, à la différence de
l'homme. De là aussi l'insertion dans le cycle réincarnationniste du
chemin à parcourir jusqu'au nibbana (ou nirvana, puisque vous préférez
le sanscrit), car l'idée de mort pour le peuple auquel il s'adressait
était alors mentalement inséparable de l'idée de réincarnation,
incompréhensibles l'une sans l'autre, mais son enseignement
vise clairement à sortir de cette idée, puisqu'une seule chose compte,
l'aboutissement au Bien suprême: la
libération finale, le nibbana.
On sent l'enseignement extrêmement subtil
(de là une transmission historiquement zigzagante), parce que
nécessairement prudent, d'un homme qui dut durer pour le transmettre et
qui, dans ce but, dut prendre des précautions dans un milieu
où la vie humaine ne comptait pas, sauf pour les puissants, et se
trouvait exposée à une violence permanente.
Merci pour votre commentaire qui souligne des parallèles évidents avec
les sentiers chevriers ou rocailleux sur
lesquels le Père nous a lancés, nous Pèlerins d'Arès.
Le point très important que cela souligne réside dans les conséquences
historiques de ce que nous ferons, car nous lançons un Appel
de pénitence laquelle, on ne peut se le
cacher, nécessite une foi d'effort, de reconstruction de soi. C'est
pour cette raison que le bouddhisme de masse a échoué parce que,
désireux de se faire une belle place au soleil, il a trop vite sombré
dans la religion superstitieuse, évidemment plus séduisante. Nous nous
trouvons dans la même situation, avec une mission aussi difficile.
Aussi devons-nous réfléchir profondément à la bonne façon de
démarrer l'assemblée (la sangha en quelque
sorte) pour qu'elle ne tourne pas au ritualisme des religions
superstieuses. C'est un souci qui me hante chaque nuit.
|
29Avr08 81C32
Le commentateur 80C47, signé Jielcé avait raison de dir:e "Je peux vous
affirmer que ceux qui vous ont conseillé sur le référencement l'ont
bien fait et vous ne devriez pas tarder à apparaître bien
placé dans les moteurs de recherche..."
Je viens de vérifier en tapant" michel potay" sur Google
que vous êtes dès aujourd'hui en première place.
Emilie Clar
|
Réponse
:
C'est sans rapport avec Mark Boyle et le Dalaï Lama, mais ça fait
tellement
plaisir que je l'insère ici comme vous l'avez souhaité en vous référant
à l'entrée 0081.
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29Avr08 81C33
Étonnante, votre entrée avec ce Mr Boyle qui semble partir en Inde un
peu comme si j'allais à mon garage un dimanche et sans argent en plus!
Il ne semble pas avoir eu un bon enseignement, tout le contraire du
Dalai Lama.
Un bon maître Tibétain se reconnaît à sa lignée, la chaîne de
transmission ininterrompue de maître à maître.
Traditionnellement, le prince indien Gautama Siddharta fut le premier à
réaliser la nature du Bouddha, il y a environ 2600 ans.
Un peu comme vous, frère Michel, que nous appellerions Maître Michel
Rimpoché si nous étions Tibétains. Rimpoché voulant dire "le Précieux".
Les Bouddhistes Tibétain pensent qu'il vaut mieux suivre un seul
enseignement d'un bon maître, mais à fond, que ce n'est pas sa
personnalité qui compte mais la vérité des enseignements (vous voyez,
vous pouvez avoir mauvais caractère!) et que si on considère
notre maître comme le Bouddha, on recevra la bénédiction d'un Bouddha.
La nature du Bouddha est ce que nous appelons le Père, qui nous
appellent à vous assister et vous suivre.
Toutefois, il semble que trop vouloir pardonner emmène à perdre sa
liberté, ses terres et parfois sa vie, tout en devant être trés content.
Il semble quand même que depuis presque cinquante ans que dure la
situation au Tibet, elle nécessite tout de même une petite discussion.
Aminadab
|
Réponse
:
On ne pardonne jamais assez. Le pardon n'a pas de limite.
Par contre, vous semblez confondre pardon et soumission ou abandon de
soi, ou abandon de ses biens, ou abandon de sa liberté ou de sa vie,
bref, ce que j'appelle familièrement à-plat-ventrisme. Le
pardonneur n'est pas un homme à plat vente. Le pardon n'exclut pas la
légitime défense, la légitime protection des biens légitimes, à plus
forte raison de la vie.
À quoi sert le pardon, alors, me direz-vous?
Il sert à ceci, qui est capital pour le changement du
monde, que si l'adversaire, le voleur, voire l'assassin,
découragé par votre calme mais ferme opposition à ses attaques, renonce
au mal qu'il voulait faire, vous ne le poursuivrez pas de votre
rancune, parce que vous n'aurez pas de rancune, vous aurez brisé le
cycle infernal de la vengeance sans fin (Rév d'Arès
27/9) qui gouverne le monde pour le monde avec ses
lois, ses cours de justice, ses
polices de répression et de mise au pas, ses guerres d'agression ou de
rétorsion, etc.
|
30Avr08 81C34
Je ne suis pas d'accord avec les parallèles que vous faites entre le
bouddhisme et La Révélation d'Arès. Par
exemple, le bouddhisme n'attribue pas à l'âme
le rôle de sauver l'homme des ténèbres
comme le fait La Révélation d'Arès dans les
Veillées 4, 17 et 18. Dans le site généraliste que vous avez mis en
place le 11 avril [michelpotay.info] vous soulignez à plusieurs
reprises, et à bon escient, l'importance de l'âme
dans la perspective du salut. Quant à la réincarnation, il est clair
dans Le Livre (chap. V, versets 1 et 2) que
l'homme a une vie et une mort et non
plusieurs vies et plusieurs morts. Avec le bouddhisme on est sur une
autre planète, rien à voir avec nous.
Quant à Mark Boyle, il n'est recommandé nulle part dans La
Révélation d'Arès qu'on doit pouvoir voyager aux frais de la
charité publique.
Paul le Vigilant
|
Réponse
:
Que le bouddhisme ne parle pas de l'âme
comme La Révélation d'Arès en
parle, c'est plus que probable, bien que je ne connaisse pas assez les
écrits bouddhiques pour le vérifier. Mais quelle importance cela
a-t-il,
puisque Bouddha a montré la voie du bien,
que nous appelons pénitence, qui aboutit à la
création de l'âme, qu'on en soit ou non
conscient? Un athée qui aime son prochain, qui pardonne, qui fait la
paix, etc., est pénitent et à une âme
sans le savoir. Donc, Buddha a montré la voie de l'essentiel, que
rappelle La Révélation d'Arès: changer sa vie,
changer le monde.
La christianisme attribue une âme à tout nouveau né. La
Révélation d'Arès nous rappelle que ce n'est pas le cas,
parce que l'âme ne naît pas du ventre de la mère,
mais de l'homme déjà né,
c'est-à-dire déjà conscient du bien et du mal (Rév d'Arès
17/3-4). Cela signifie que l'âme
représente le rapport le plus intime avec le mouvement ou dynamisme que
doit avoir la vraie foi, ou si vous préférez, avec l'ascension
vers les Hauteurs du bien, que tout homme
a pour nature de rechercher, si l'obscurité ou le calcul (le
compte)
n'a pas trop voilé son regard spirituel inné. Dans la vie de foi fixe,
engluée dans les credos et le répétitif ritualiste, ce mouvement
n'existe pas ou n'existe que si le croyant a, hors la foi elle-même,
une active vie de bien, d'amour, de pardon, de paix, etc. L'âme
a une signification considérable dans la connexion qu'elle établit
entre l'homme et sa perspective spirituelle de re-création de soi.
C'est pourquoi l'âme peut recevoir d'autres nom.
Celui de mouvement ne serait pas impropre
mais trop vague. Dans Le Livre l'âme est
est appelée ha (Rév d'Arès xxxix/5-11), qui
montre bien que le Père n'est pas attaché aux mots fixes.
De plus, mais n'anticipons pas, il y a une entité collective,
résultante des forces que sont les âmes ou
has, une résultante que le Créateur
appelle polone (xxxix/12-13).
C'est pourquoi à la page "Espérance" de mon site michelpotay.info j'ai
mis l'image d'un vol d'oies dans le ciel, qui attend sa légende, que je
n'ai pas encore eu le temps de rédiger claire et lisible pour les
profanes. Cette légende dira que les distances fantastiques que les
oies peuvent parcourir, le mouvement
qu'elles peuvent faire, en groupe (polone) aucune
oie seule (âme ou ha) ne peut
le faire et pourtant elle a la même puissance de vol que chaque oie du
groupe.
|
30Avr08 81C35
Ah, culture quand tu nous tiens !
Les
philosophies orientales ont certainement un regard plus aigu sur cette
déviance humaine. Les enseignements de leurs grands sages nous portent
inlassablement vers la prise de conscience que, finalement, tous nos
comportements sont sous l’emprise de la culture, d’où la nécessité de
s’en affranchir pour s’ouvrir à la vraie liberté.
Jésus, au temps
où il sillonnait la Judée, n’était pas lui non plus soumis à la
culture, mais il s’y pliait pour faire passer son enseignement. La
culture était pour lui l’outil, le moyen de communication le plus
adapté en sa possession et en celle de ses frères pour les porter vers
plus de compréhension de la Parole Divine.
Même les animaux sont
soumis à leurs cultures, autant dire qu’elle était inhérente à notre
préexistence animale, et qu’elle est redevenue notre joug après
l'abandon de la Vie transcendante par Adam.
Chez nous, nous évoquons le péché et la pénitence
comme remède au péché.
Ces termes ont été largement brouillés par les religions, à tel point
que nos esprits occidentaux ont fait une distinction entre culture
(allant jusqu’à l’exalter) et péché comme inclination à corriger. Or la
culture est un conditionnement si fortement enraciné en nous qu’il
illusionne nos pensées et nos actes, qu’il fait par exemple sourire
l’athée et hausser les épaules de celui qui n’a pas pris conscience de
son addiction à sa culture.
La culture a bien des facettes, elle
peut être source de joies (légitimes), mais elle est aussi la porte par
où s’infiltre la peur. Untel recherche le pouvoir, Unautre recherche la
richesse ou la renommée, Unautre l’abri ou le confort. Ces quêtes
effrénées masquent en réalité notre peur ancestrale (animale), celle
qui est de perdre notre maîtrise sur ce qui nous entoure (êtres vivants
comme environnement) pour se retrouver à la merci de l’autre. La
culture devient un péché dès l’instant où nous perdons notreimage
et ressemblance avec Dieu.
Dieu qui est le Grand Déculturé par excellence.
Il
ne s’agit pas de vivre dans la position du lotus, le sourire de la
sérénité dessiné sur le visage. Il s’agit de s’efforcer de retrouver le
regard de Dieu, l’Œil qui n’a pas de fo | |