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06Aou08
84C01
Je viens de découvrir votre entrée 84. Inattendue en période de
Pèlerinage. Je ne sais pas si d'autres l'entendront comme moi, mais je
m'entends comme une bombe! Je ne suis pas contre, mais je lui fais un
reproche:
Pourquoi ne pas l'avoir intitulée carrément "embourgeoisement" ou
"désembourgeoisement" au lieu d'un titre qui évoque seulement la
"jeunesse", ce qui étouffe un peu le sujet? Est-ce l'effet de la peur
bourgeoise que vous ressentez vous aussi un peu ou pour ménager vos
troupes?
Jacques F.
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Réponse
:
J'ai évidemment songé à un titre contenant l'idée d'embourgeoisement ou
de désembourgoisement, mais, si j'y ai renoncé, ce n'est pas "peur
bourgeoise". C'est en raison du bilinguisme de ce blog, de la
difficulté d'introduire dans le texte anglais l'idée
"d'embourgeoisement" qui est sans traduction satisfaisante en anglais.
D'ailleurs, la langue anglaise utilise le mot français "bourgeois" pour
exprimer le concept et le phénomène sociaux typiquement français que ce
terme englobe. Le mot anglais proche est "middle class", mais ce n'est
pas vraiment la même chose.
De plus, quand on emploie le mot "bourgeois" en parlant anglais avec
des anglophones, la plupart d'entre eux ne comprennent pas le mot. Je
l'ai, à cet effet, testé dans un tchatte, pour bien saisir le
difficulté de parler avec des anglo-saxons de l'idée très complète, à
la fois morale et économique, que des François entendent par le terme
"bourgeois" et "embourgeoisement".
J'ai donc laissé le mot "bourgeois" apparaître dans la corps du texte,
mais non dans le titre, afin qu'il soit accompagné d'un développement
explicatif quasi simultané.
Ceci dit, il est vrai que j'évite de brusquer mes sœurs et frères
de l'assemblée, parce que ça ne
sert à rien. Ils comprennent bien ce que je veux dire sans qu'il me
faille les apostropher. Du reste, cette entrée dit bien ce qu'elle veut
dire.
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06Aou08 84C02
Vous avez évoqué le sujet avec moi il y a quelques semaines, alors que
nous échangions sur quelques questions liées au nouveau site internet
de "Frère de l’Aube."
Depuis, je ne vous cacherai pas que cette question de
l’embourgeoisement du monde mais aussi — et d’abord — de notre
mission
ne me quitte pas.
Je découvre en vous lisant aujourd’hui que je n’avais pas bien saisi la
portée de vos propos, qui prennent ici une autre dimension: "Se
délivrer de la peur de perdre et d'être méjugé… Retrouver le mystère de
la jeunesse!"
Je comprends en vous lisant que nous ne pourrons
convaincre d’autres hommes à entrer en pénitence qu’en démontrant
par
nous-mêmes et par nos vies les fruits que cette pénitence
commence à
produire. En particulier, démontrer que cette peur de perdre et d’être
méjugé ne nous gouverne pas, qu’elle ne nous rend pas muets
(Rév
d’Arès i/2),
parce que notre jeunesse (r)avivée n’est pas qu’espérance
personnelle, elle est espérance de jeunesse retrouvée pour le monde,
pour toute l’humanité. Faire le passage du désembourgeoisement, c’est
un peu comme faire le passage de la Mer Rouge. Votre entrée nous y
invite. En confiance !
Jeff
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06Aou08 84C03
Le prophète est aussi un prophète malgré lui: Pas de descendance mâle
pour lui.
[Ceci] continue accentue et parachève la continuité de l'œuvre du
prophète bien aimé des musulmans qui a vue la mort de ses enfants mâles
directs n'ayant pas eu le temps d'atteindre l'âge de la reproduction.
Seules les filles survécurent et donnèrent une descendance à leur tour.
La règle de 3 par votre 3ème fille née dans le berceau de La
Révélation d'Arès
(entre 74 et 77) parachève un signe donné et montre l'éveil d'une forme
de conscience féminine du monde à venir (l'absence de léthargie de la
troisième). Qu'est-ce à dire ? Plus de prophète et bientôt tous
prophêtes!
La nature possède un programme de sauvegarde plus avancé qu'on ne le
pense, dont la femme est la clef de voûte et quelque chose a survécu
chez la femme qui ne s'est pas encore manifesté pour influencer au
grand jour la marche du monde à grande échelle et la sensibilité
nouvelle que doit épouser l'homme pour stopper cette marche vers
l'autodestruction.
La meilleure voie de lutte possible contre les habitudes bourgeoises
reste de n'enfermer ni la femme, ni l'homme dans des
rôles préparés et joués d'avance mais la difficulté restant de
continuer à savoir de quelle force créatrice du dessein du créateur ont
hérité spécifiquement chacun des deux genres de l'humanité, car la
vraie frontière du futur se trouvera là bien plus que jamais encore par
le passé.
C'est la frontière de la paix et de la guerre en l'homme depuis
toujours, cette part qu'a su conquérir en lui la femme. Et la part de
l'enfant est la remontée de l'innocence en lui. La part de Dieu
pourrait plus spécifiquement lui assurer la jeunesse éternelle: lui
seul à la source de toute vie. Faust est vrai mais pas rangé dans la
bonne quincaillerie, en quelque sorte.
Nicolas
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Réponse
:
Votre commentaire parle de la place prépondérante de la femme dans
l'économie de salut général vue par La Révélation
d'Arès.
Je ne vois pas le rapport entre la femme et l'entrée 0084 de ce blog,
qui évoque notre embourgeoisement, auquel les femmes n'échappent pas,
loin de là, étant de grands piliers du formalisme bourgeois, dont elles
doivent elles aussi se libérer. Toutefois, dans le dernier paragraphe
vous parlez de "jeunesse éternelle", mot qui rappelle que le
désembourgeoisé est un humain spirituellement rajeuni. Je publie donc
ce commentaire.
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06Aou08 84C04
Oui, rajeunissons, désembourgeoisons-nous!
Je l'assènerais autrement: Respiritualisons-nous! Débranchons-nous de
l'intellect ratio-politico-religieux pour nous brancher sur le
Spirituel, en spiritualisant chacun de nos gestes, comme vous aimez à
le dire, et, ajouterais-je, chacun de nos Biens par réflexion sur son
sens et élimination de toute vieillerie, et même chacune de nos
Impressions vives ou subtiles: Voir, entendre, sentir et ressentir,
souffrir et jouir, ce sont des miracles constants du Créateur, "la
marque de l'ouvrier empreinte sur son ouvrage" disait Descartes; et, si
l'on veut bien y être régulièrment attentif, l'occasion de multiplier
ses yeux tout autour
de la tête comme les anges pour ne pas quitter le Père du regard (Rév
d'Arès 36/2), car il nous l'a dit: Je suis tout
proche (Coran).
On ne voit pas Dieu par la théologie mais par les sens, Lui n'y est pas
allé par quatre chemins avec le Bâton de Lumière [manifestation de Dieu
à Arès en 1977] pour vous le faire entrevoir en chahutant tous vos
sens: Un merci infini à sœur Christiane qui vous a invité à le raconter.
Il y en a d'autres qu'il chahutent moins, mais assez pour les
avoir ployés sous son genou (Rév d'Arès
12/9)
et j'en suis. Et quant au commun des mortels... Dieu est puissant et Il
sait.
Fraternellement dans l'effort quotidien de Pénitence et de Mission.
François D.
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07Aou08 84C05
Quel superbe texte qui pourrait être le début ou la thématique d'une
homélie!
Cette jeunesse, j'en témoigne, La Révélation d'Arès
et votre enseignement m'ont permis de la
maintenir vivante en moi.
Je ne suis plus jeune, sans être un vieux (j'ai 56 ans), mais je sens
en moi une inextinguible jeunesse qui n'aspire qu'à des siècles de vie
pour faire pénitence et missionner
encore, encore et encore.
Alors comme un jeune, je "poétise"… sur la jeunesse.
J'ai écrit l'année dernière une fable intitulée "Les Pigeons" sur
divers aspect de la jeunesse: sa nonchalance et son inconséquence, son
ambition et son conformisme (que vous appelez embourgeoisement et à
quoi vous donnez une tout autre profondeur) et ses aspirations et
capacités spirituelles natives.
Je vous propose une partie de cette fable à quoi votre méditation fait
brillamment écho. Avant de vous lire, mon texte me paraissait
acceptable, d'un point de vue littéraire comme d'un point de vue
spirituel. Après lecture et relecture de votre entrée [0084] qui
incomparablement est traversée du souffle prophétique et transporte
celui qui s'y plonge, mon texte, s'il reste acceptable sur le plan
littéraire, me semble sur le plan spirituel sans relief, sans envergure
et comme tout étriqué par les contraintes du genre. Rien ne vaut
la liberté du poulain agile (Rév d'Arès
10/10).
Mais cela vient de ma propre petitesse, je le sais bien.
Qu'à cela ne tienne! S'il est vrai que jamais la poésie ne sauvera le
monde, elle peut contribuer à y glisser un peu de beauté, si les poètes
deviennent « meilleurs »…
…Or, dans la bande de pigeons,
Vivait aussi un grand ramier,
Mi estropié,
Que l'on traitait comme un bouffon.
Sans trop savoir pourquoi,
Un petit groupe tout à coup
S'envole n'importe où,
Et au sol choit,
Dix pas plus loin à peine,
Pour chercher deux, trois grains,
Se battre pour du rien.
Le ramier, lui, prend de la peine,
Sur un tilleul va se percher.
"Que l'air est frais et odorant,
Et comme tout paraît plus grand!"
Ressent l'oiseau que ces merveilles ont touché.
Ces congénères n'y voient goutte.
En vaines palabres s'égarent
Pour crier « gare ! »,
Et susciter l'effroi, le doute.
Mais le ramier point ne s'occupe
De tous ces freins ; loin dans l'espace,
Il flaire un ordre sans disgrâce
Où les oiseaux sont doux, sages comme la huppe
Qui servit Salomon, les moineaux de François,
Les preux corbeaux d'Elie, sillonnant le pays
Pour nourrir le prophète et protéger sa vie.
Laissant s'épanouir cette nouvelle foi
En sa propre nature et ses capacités,
Il sentait qu'il pouvait devenir oiseau rare,
S'il travaillait sur lui et dépassait sa tare.
Un monde existait donc en son intimité
Qui ouvrait sur celui d'au-delà l'horizon.
Et ces mondes tous deux s'avéraient à construire.
Pour l'un comme pour l'autre, il lui fallait franchir,
En lui comme au dehors, les portes de prison
Que la loi de son clan avait fermées sur lui,
Et qu'il avait aussi verrouillées sur son cœur.
En haut de son tilleul, le ramier avait peur
Mais ce n'était qu'un peu de pluie
Dans la lumière du soleil,
Tant il avait de l'espérance !
Alors il s'élança, faisant fi des souffrances
Qui avaient jusque là mis son être en sommeil.
Volant de faîte en faîte, il disparut bientôt
Aux regards de la troupe
Qui l'oubliait déjà en quêtant pour sa soupe.
Pourtant l'un d'eux se dit : "Je le suis, il le faut!"
Ainsi parfois va la jeunesse,
Lorsqu'elle entend la voix profonde
Qui parle en elle et qu'elle fonde
Son avenir sur sa noblesse…
D. Faber
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07Aou08 84C06
J'ai emmené mes
petits-enfants la semaine dernière au parc Disneyland de
Marne-la-Vallée et aujourd'hui je tombe sur votre entrée 0084, que je
trouve très belle, mais surtout très troublante, parce que nous sommes
en plein embourgeoisement sans nous en rendre compte: Ce Disneyland en
est un exemple frappant. Je ne sais pourquoi ce que j'ai trouvé
merveilleux en passant quelques heures dans ce parc me paraît
maintenant plein d'artifice et de danger, pour ne pas parler du vide.
Merci de nous remettre les pieds sur terre. Je me suis dit que si
je travaillais à la moisson [mission
apostolique] à Disneyland en parlant de La Révélation
d'Arès
à des visiteurs du parc tout en promenant ma petite famille, je ne
trouverais aucun écho, parce que j'aurais l'air aussi bourgeois dans ce
lieu bourgeois que ceux auxquels je m'adresserais, comme un lépreux
reprochant à d'autres lépreux d'être lépreux dans la Vallée des
Lépreux. Je réalise que ceux auxquels je m'adresse dans la rue ne sont
pas à Disneyland mais ont une sorte de permanent Disneyland dans leurs
têtes et voient bien à travers mes yeux que moi aussi j'ai comme un
Disneyland dans ma cervelle.
Je ne sais pas trop comment expliquer
tout ça, mais merci encore, frère Michel, de nous réveiller au moins en
pensée en attendant qu'on se réveille en actes.
Joséphine G.
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Réponse
:
Je me souviens, il y a bien des
années, d'une lettre d'une des nôtres qui avait comme vous visité
Disneyland, mais en Floride, aux USA et qui avait trouvé cet
endroit "merveilleux", et je me rappelle du ton plutôt froid de ma
réponse, où je m'étonnais qu'une grande croyante comme elle trouvât
quelque valeur à ce "rêve de carton-pâte et de caoutchouc" (je crois
que j'avais employé des mots comme ça).
Vous dites: "Je ne sais
pourquoi ce que j'ai trouvé merveilleux m'a paru (après lecture de
votre article) plein d'artifice et de danger." Réponse simple: C'est
parce que mon article parle de rajeunissement, mais pas
d'infantilisation ou de "crétinisation," comme disait Lanza del Vasto.
De
tout ce qui peut détourner l'enfant en formation des véritables
préoccupations de la conscience et de la destinée humaines, je ne sais
pas s'il y a pire que Disneyland et ses similaires. Je n'y ai jamais
mis les pieds, mais j'ai vu les promotions de ces parcs d'attraction à
la télévision:
Être accueilli par Mickey, Donald et Blanche-Neige
et trouver ça "merveilleux", c'est vraiment être anesthésié, ne pas
réaliser que ce qui est un divertissement acceptable à l'état de bande
dessinée ou de dessin animé devient extrêmement pernicieux
pour les
enfants dès lors qu'on essaie de leur faire croire que de tels
personnages peuvent vivre et exister et que ce qu'ils avaient vu en
dessin n'était que la photo d'une réalité. Quel renversement dangereux
de l'information, notamment du sens des réalités, qu'on doit aux
enfants!
Vous allez me dire: 'Mais les enfants ne sont pas
dupes..." Je vous coupe en disant: "Allez raconter ça à d'autres!
L'effet recherché par Disneyland sur les enfants est justement de leur
faire croire que c'est vrai. C'est pour cette illusion immense et
dangereuse que des investissements gigantesques en dollars sont faits."
Oui, il y a là quelque chose de bourgeois au plus mauvais sens du mot.
Quand je pense à la déclaration de M. Cantal-Dupart, urbaniste
responsable du "Grand Paris", disant: "Disneyland, quelle chance pour
toute la région!" qui est bien un propos de bourgeois, auquel il aurait
fallu répondre du tac au tac: "Quelle malchance pour les enfants!"
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07Aou08
84C07
Je
me souviens d'une brève conversation entre trois pèlerins et vous,
l'année dernière à Arès, "entre deux portes" comme vous dites..
Nous
vous parlions des problèmes de certaines missions locales et nous
soulignions l'effet d'étouffement qu'avait produit sur la mission cette
mensongère propagande anti-secte [...] et vous avez répondu, je m'en
souviens bien: "N'exagérons pas l'importance des anti-secte. Tout
mouvement prophétique s'est toujours confronté à un mouvement
anti-prophétique fort, à toute époque. Il faut s'y adapter. Je crois
surtout que nos missions se privent d'oxygène en n'attirant pas assez
de nouveaux frères et sœurs, parce que l'effet mobilisateur, c'est le
poumon de tout apostolat." Je me souviens de ces mots-là par cœur.
Nous vous avons demandé: "Pourquoi à votre avis?"
Votre
réponse a été assez sèche, pour ne pas dire ironique: "Parce que vous
vous êtes embourgeoisés. Vous avez peur. Si vous restez ostensiblement
dans le moule social par peur qu'on pense du mal de vous, pourquoi
voulez-vous que d'autres essaient d'en sortir en vous rejoignant? Dans
les années 80 vous étiez jeunes, vous n'aviez rien à perdre; vous avez
alors attiré beaucoup de monde tout naturellement. Depuis,
vous
vous êtes installés comme des petits bourgeois qui ne veulent pas
d'ennuis."
En lisant ce matin votre entrée 0084, je me dis que
vous dites maintenant à tout le monde ce que vous disiez jusqu'ici en
privé, peut-être même depuis longtemps, mais vos "reproches" circulent
moins facilement que vos "compliments".
Je tiens à conclure en disant que je vous approuve totalement.
G.M.
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08Aou08 84C08
La jeunesse se renouvelle par la grâce du sommeil. Curieux paradoxe
à l’aube (Rév d'Arès xxxviii/12) de l’éveil n’est
il pas?
Mais la jeunesse est beauté et force de vivre. C’est un
mouvement dont la nature est liberté. Et cette liberté-là peut
participer de l’amour du prochain. Cette l’énergie passionnée,
enthousiaste qui renverse les montagnes de conformismes, trouve les
mots qui redonne le courage et goût de l’effort dans la foi qui change
et fait le Bien.
Chaque jour, frères, l’on peut faire quelque chose en ce sens.
Dans le mouvement de la vie quotidienne qui déroule le fil du futur qui
se crée à tout moment. Saisir la chance de créer ce moment unique,
c’est voir les prémisses de l’ Éden à chaque victoire de l’amour qui se
doit aux hommes et renforce le cœur de l’ha (Rév
d'Arès xxxix/5-11).
Comme le moment de la rencontre avec celui qui vient, le frère
s’adressant à ce sourire bienveillant, pur, fort. Cœur qui fraternise
avant même de prononcer la Parole, et qui se donne comme un héros,
par l’oubli de soi, sacralisant ainsi l’acte qui apprend à mourir pour
vivre. L’oubli des coups du sort et des blessures attenantes. Vivre de
pardon salvateur et par don rédempteur hors du temps, de l'Histoire
s’entend, du poids des maux qui ajoutent à l’engourdissement qui ride
et trouble la vie que le Père dispense généreusement depuis toujours
par son éternelle création au bout même de notre Main.
Ce moment de jeunesse, cet instant vrai, sincère, plein d’espoir et de
fraîche jovialité, dont l’humilité ne laisse la lucidité l’emporter sur
l’amour, apprend à mettre ses pas dans les Siens. Apprend à
s’embraser de Son Amour pour l’homme, notre frère comme le fît
le Bon [= Jésus, Rév d'Arès i/2-9), Celui qui
parle face à l’Aurore et le Prophète des
temps nouveaux qui brandit la lance étincelante de vérité chevauchant
la jument ailée des braves.
Cette jeunesse mûre apprend à honorer le don de la parole, de l’amour,
de la liberté et de la vraie individualité dont la joie rassemble, crée
le nouveau monde, libère de la descendance d’Adam et ouvrira sur le
Jour de Dieu.
Guy Y.
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08Aou08 84C09
Ce qui
semble aussi caractériser l'esprit bourgeois est son éternelle
insatisfaction, insatisfaction matérielle et insatisfaction sociale. Je
connais nombre de gens qui ont tout pour être heureux — tout si l'on se
réfère aux valeurs de nos sociétés hyper-matérialisées — mais
qui ne
le sont pas et qui probablement ne le seront jamais en réalité.
Alors, ils s'aigrissent, se renferment, vieillissent à 20 ans — il y a
de jeunes vieux — en pestant contre tout et n'importe quoi et
surtout
n'importe qui — la Chine, par exemple, c'est la mode en ce
moment, demain ce sera peut-être l'Inde ou l'Amérique de Sud — comme
dans la chanson de Jacques Brel, vous savez:
"Les bourgeois, c'est commes les cochons, plus ça devient vieux, plus
ça devient bêtes,.. les bourgeois, c'est commes les cochons, plus ça
devient vieux, plus ça devient c...n."
Comment la matiére pourrait-elle apaisée cette soif de monde
meilleure, autrement qu'en un cours instant, comme elle étanche
la soif
de l'âne? (Rév d'Arès 30/2).
La matiére n'est aucunement méprisable, bien au contraire, mais c'est à
l'homme de la façonner, de la dominer par ses œuvres, de l'ennoblir
autant que possible, ce qui est rarement le cas.
La nature n'est-elle pas elle-même le plus bel hymne à la matière?
Mais cette éternelle insatisfaction chronique de l'esprit petit
bourgeois, fait que c'est surtout l'inverse qui se produit: Nos
possessions et nos désirs de possession, ainsi que cette fameuse
reconnaissance sociale (ah! maudite reconnaissance sociale!),
parviennent à nous dominer, à rythmer nos vies dans un seul sens, dans
un seul but unique, qui est de posséder pour posséder sans autres
raisons que de
posséder et d'épater son prochain!
Déjà tout petits, les enfants sont élevés dans ce sens.
Combien de nos concitoyens se ruinent-ils et s'enchaînent toute leur
vie pour avoir une belle voiture et/ou une belle maison?
Nous avons vu l'exemple de la crise des subprimes aux Etas-Unis, mais
combien en tirent les leçons en France et ailleurs?
Aussi, combien de fois n'ai-je entendu dire: "Dans ce monde, si tu n'as
pas d'argent, tu n'as pas d'amis, tu n'es rien aux yeux des
autres" ?
Le pire, c'est qu'ils en souffrent, mais qu'ils ne leur vient pas à
l'idée d'envisager de changer cette état de choses, en accordant par
exemple moins d'importance à l'argent et à l'apparence.
Et la part de Dieu, qui est en chacun, est enfouie au profit de valeurs
bassement matérielles, nous ravalant au rang de taupes
(Rév d'Arès 23/2) ou au rang de
petits bourgeois! C'est selon...
Cette part de Dieu dans le cœur de l'homme et de la femme, cette part
donnée par le Créateur grâce à Son Amour,
se trouve alors mise aux oubliettes, comme l'on met un produit de
moindres valeurs.
Le seul trésor véritable de l'être humain est bradé ou vendu.
C'est certain, il faudra encore longtemps creuser sous le sable de nos
pêchés pour retrouver cette part, cette éternelle jeunesse qui nous
délivrera de la mort et du périssement, qui est le "jugement" naturel
de toute cette matière-ci.
Il faudra encore dire que nos certitudes sont les meilleurs outils de
notre propre perte, quand elles ne sont pas équilibrées par la
compassion, l'amour, l'intelligence et le pardon.
Tant de choses à dire... ou à ne pas dire !
Tâche surhumaine et démesurée pour l'homme vous dit Jésus!
Certainement, vu l'état actuel de nos faibles
lumignons (Rév d'Arès 32/5).
Mais là, justement, cette part de Dieu en l'homme aide le prophète, le
rajeunit, le renforce, comme elle a toujours soutenue tous Ses
Messagers, ainsi que tous ceux et celles qui travailleront dans ce sens.
La récompense est au bout , mais elle ne se mesurera certainement pas
en euros, ni en dollars.
Olivier G.
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08Aou08 84C10
Vous êtes sans doute la personne la plus intelligente que je connaisse.
Vous auriez raison de ne pas publier mon dernier message, qui
reflète ma pensée, mais qui est loin d'être positif, et je vous en
remercie. Du reste je ne sais pas si vous l'avez reçu .
Je suis un peu tout ce qu'il ne faut pas être dans La Révélation
d'Ares, mais je travaille quand même aux changements, car je sens au
fond de moi que vous avez raison.
Aussi il ne faut pas prendre mes commentaires pour autre chose qu'une
tentative de ma part de vouloir m'améliorer, autrement dit je ne suis
pas qualitativement au niveau.
Je vois une grande lumière derrière votre texte, cependant dans mon
expérience, derrière le terme jeunesse se cache une grande tyrannie,
ainsi qu'une grande oppression qui sont à mon sens parmi les grandes
causes et par effet de continuité, source de beaucoup des désordres du
monde et de ses difficultés.
Vous auriez aussi pu associer beaucoup d'autre mot à celui de bourgeois.
J'aime bien ce que vous dite "la jeunesse se compte en capacité de
détachement social et matériel".
Je vois bien derrière ceci que l'amour, le pardon, la paix, la liberté
et l'intelligence spirituelles, en découleraient aussi naturellement
que la rivière s'écoule de la montagne.
Cela me rappel l'époque, après ma jeunesse, où j'avais pensé me faire
prêtre.
Décidément je vous aime bien, ainsi que tout ceux qui vous suivent.
Aminabad.
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Réponse
:
Oui, j'ai reçu votre commentaire pour l'entrée 0083 et je comptais le
mettre en ligne demain ou après-demain, avec deux ou trois commentaires
en retard de publication dans ma petite boîte d'Emails, mais puisque
vous m'en dispensez, cela me fera du travail en moins. Merci. J'ai
actuellement du travail par-dessus la tête, avec mon Pèlerinage à faire
simultanément, et je manque de temps pour tout faire ponctuellement.
Je serais la "personne la plus intelligente" que vous connaissez? C'est
que vous en connaissez pas beaucoup de monde, alors. Je ne crois pas
que mon entrée 84 doive quoi que ce soit à mon intelligence, qui est
moyenne, mais elle doit tout aux simples déductions auxquelles aboutit
une méditation laborieuse de la Parole du Père, particulièrement
de La Révélation d'Arès.
Oui, j'aurais pu associer
d'autres qualificatifs à celui de "bourgeois" et d'ailleurs je l'ai
fait: formaliste, etc., mais j'aurais associé
difficilement d'autres substantifs à celui d'embourgeoisement dans sa
signification bien française.
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08Aou08 84C11
Il y a quelques temps, grâce à un songe, j’ai pris conscience que la
peur, la peur sous toutes ses formes et en particulier celles que vous
citez dans cet article [la peur bourgeoise], était l’une des
principales pierres
d’achoppement de ma pénitence.
Au risque de paraître présomptueuse ou au moins de manquer d’humilité,
je dois avouer que j’ai même peur — ce qui est paradoxal pour un
pèlerin
d’Arès — de réussir ma pénitence et de revenir
à l’image et ressemblance
du Père — La perspective de pouvoir (re)devenir un demi-dieu
me
terrorise !
Je me rassure cependant en me disant que, de toutes façons, mes chances
de réussite sont minces, faisant partie des premières générations
arésiennes, encore si médiocres — notamment, comme vous le
dites
ici, si embourgeoisées — et donc encore loin du but à
atteindre.
Mais j’ai la chance d’avoir quatre petits-enfants et au moins encore
deux autres "prévus" dans un délai de deux ans, dont un enfant
d’adoption — un(e) petit(e) colombien(ne) — . J’ai
aussi de nombreux
petits-neveux et petites-nièces. Et je ferai tout mon possible, aussi
longtemps que je vivrai (j’espère encore très longtemps)
désembourgeoisée et toujours jeune d’esprit — peut-être en battant un
record de longévité, cet exploit-là ne me faisant pas peur —
pour leur
transmettre les valeurs spirituelles et l’existentialistes arésiennes.
Avec mes fraternelles pensées à tous !
S. V.
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08Aou08 84C12
Bravo, frère Michel pour cette entrée! Elle est au cœur du défi qui est
le nôtre de faire comprendre au monde ce qui le paralyse, avant même
qu’il s’enhardisse dans sa propre reconstruction.
Les freins au changement sont énormes,
parce qu’ils prennent racine très tôt dans la vie de chacun d’entre
nous, au sein même de la cellule familiale. Un enfant apprend de son
père et de sa mère par mimétisme les valeurs (peurs) culturelles en
vigueur: Ne manquer de rien (la recherche exclusive des biens
matériels), faire sa place dans la société, gagner un statut social
enviable, avoir la reconnaissance de ses pairs etc., en "vertu" de
quoi, il connaîtra une vie heureuse.
Bref ce que vous nommez embourgeoisement peut aussi se traduire par
formatage des esprits qui comme vous le soulignez très justement est
"la forme la plus pernicieuse du mal déguisé en bien et en raison".
Oui, nos vies sont bâties sur la peur et le mensonge ; ce qui fait bien
l’affaire des pouvoirs (rois noirs et blancs, Le
Livre, Rév d'Arès) de ce monde qui brandissent devant les
peuples, toujours potentiellement récalcitrants, les menaces les plus
terribles du chaos, de la chienlit, de la récession ou de la
tiers-mondisation, s’ils ne reviennent pas à leurs raisons, et devant
les individus les menaces de la marginalisation, des pommes
aigres (Rév d'Arès 26/5)
ou encore l’asile de fous.
Pour autant, ces puissants sont eux aussi victimes de leurs peurs et de
leurs mensonges, probablement plus illusionnés même, car ayant plus à
perdre que le quidam.
Toute la question est là: Que vais-je perdre ? Que vais-je gagner ?
Ou plutôt, elle se pose ainsi à celui qui pense devoir faire un choix
entre la vie spirituelle, que d’aucun imagine privée des joies et
jouissances de ce monde, fondée sur des promesses hypothétiques du
Ciel, et la vie encensée par les masses, sécurisée, légiférée,
codifiée, exemplifiée de quelques réussites sociales et de promesses
non moins hypothétiques de bonheur à la clé.
L’erreur est de croire que le Ciel est jaloux de nos joies et
jouissances de ce monde. [En fait,] le Père a tout donné. Il n’y a rien
à perdre, sinon quelques dispositions minables, peureuses, égoïstes,
mensongères, et il y a tout à gagner, à commencer par la Vie.
Le prix à payer, celui du choix d’Adam (Rév d'Arès
2/1-5)
et de l’humanité à sa suite de renoncer à la vie divine est lourd,
tellement lourd que seule l’amnésie de nos origines peut le rendre
supportable (par habitude). Si nous pouvions retrouver, ne serait-ce
qu’une minute, notre image et ressemblance (Genèse
1/27)
avec le Père, la seconde suivante, réintégrant notre humanité réduite à
sa simple animalité telle que veulent la circonscrire certains
scientifiques et ceux qui tirent profit de leur frère, nous
suffoquerions d’effroi tel un poisson privé d’eau. Nous croyons être
vivants, nous sommes des zombis*.
Oui, "rien de bien convaincant" ne vient nous arracher à nos illusions.
Nous nous accrochons à ce que nous connaissons, parce que qui peut
ressentir les bienfaits de l’amour absolu, du pardon absolu, de la paix
absolue, de l’absolue liberté et de l’intelligence spirituelle, si ce
n’est celui qui commence à les porter en lui?
Mes frères, notre destin est magnifique, mais il ne dépend que de notre
soif d’Oasis (Rév d'Arès 24/3-4)!
Francis N.
Nota
du commentateur: *zombi = mort sorti du tombeau et qu’un
prêtre met à son service (Larousse). Au sens large, prêtre de la
politique, de la finance, de l’industrie, du mensonge.
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08Aou08 84C13
Tout d'un coup vous appelez un chat un chat, vous jetez un pavé dans la
mare du marasme missionnaire dans lequel est tombée la mission
arésienne (et d'ailleurs en France toutes les missions de tous les
grands courants idéalistes, y compris celles des évangélistes
[protestants] encore très actives dans les années 90), comme si vous
veniez de découvrir au cours d'une méditation récentes l'effet
ralentisseur (par opposition à l'effet mobilisateur dont parle un
commentaire [84c07]) de l'embourgeoisement. Vous m'avez toujours paru
un homme avisé et je parie que vous saviez ça depuis longtemps.
Toute la société française est embourgeoisée. Quand je
regardais à la télé Ségolène Royale, candidate de la gauche à la
présidence, elle respirait la bourgeoisie, plus bourgeoise que Sarkozy,
ce qui explique peut-être l'échec de la première et le succès de
l'autre. La tête gouvernante du Front Populaire en 1936 était Léon Blum
et plus bourgeois on ne pouvait pas trouver.
Mais, après tout, n'est-ce qu'une affaire d'apparence, de manière de
vivre, et pas une affaire de fond?
Si vous suggérez à nos missionnaires de ne plus avoir l'air bourgeois,
qui vont-ils missionner? Les chiens et chats? Ce sont des hommes qui
missionnnent des hommes et en France ce sont forcément des bourgeois
qui missionnent les bourgeois.
En outre, je ne vois pas la rapport entre le désembourgeoisement et la
rajeunissement.
Geoffroy F.
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Réponse
:
Un jour, il y a longtemps, c'était au temps où, seul, je commençai la
mission de rue à Bordeaux, de 1976 à 1979, je vis un petit attroupement
sur un trottoir. Derrière une huitaine de badauds la regardant pleurer
comme des bêtas apeurés, il y avait une femme assise sur les marches
d'une entrée d'immeuble, une femme ravagée par un terrible chagrin.
Je
demande: "Que se passe-t-il?"
Un
badaud pas spécialement
bourgeois, pantalon frippé, journaux sous le bras, me dit à voix basse
pour ne
pas être entendu par la femme: "Une folle qui pique une crise de
larmes. Je connais ça ; j'en ai une dans ma
famille."
Je demande: "Pourquoi une folle?"
L'autre
devient méfiant. Il sent en moi l'individu qui tente de voir au-delà
des apparences, le chercheur de complications: "Ça se voit, non?"
Moi:
"Non, je ne vois qu'une personne éplorée. Dans la vie on a bien des
raisons de pleurer." Je mets mes tracts dans ma poche et m'approche de
la femme. "Vous semblez en grande peine. Peut-on vous aider?" Elle
abaisse son mouchoir, me regarde avec des yeux tout rouges de larmes,
me fait non de la tête.
Elle a dans les soixante ans. Je sens une
peine personnelle. Peut-être vient-elle d'apprendre la mort d'un être
cher? Je lui prends la main doucement. Je dis encore: "Je suis un homme
de Dieu, Madame. S'il est de mon ressort de vous aider ou vous
consoler, n'hésitez pas..."
L'un des badauds s'approche et me dit:
"Monsieur, ne vous mêlez pas de ça!" Je réponds: "Vous connaissez cette
dame?" Il répète plus vivement: "On ne doit pas se mêler de ces
choses-là. C'est l'affaire de la police, qui demandera une ambulance."
Je regarde le badaud, il a un air encore moins bourgeois que le badaud
précédent.
Un autre badaud, pas
davantage
bourgeois d'apparence, me dit: "Même si c'est pas médical, c'est
l'affaire d'un psychologue."
Je
dis: "Quand une personne dans la détresse morale ou émotive et a besoin
d'aide, c'est l'affaire de tous. Cela a pour nom l'amour du prochain.
Du moins jusqu'à la preuve que c'est l'affaire des services publics,
médicaux ou psychologiques."
Les
badaud, maintenant
une douzaine, tous l'air peuple, ordinaire, pas bourgeois du tout, me
regardent comme si j'étais un fou dangereux. Nous nous faisons face
quelques secondes, puis ils commencent à se disperser.
S'approche
alors un homme qui observait à quelques mètres, très comme-il-faut,
costume-cravate et pardessus impeccables, un porte-documents en cuir à
la main, la main gantée, bref, le bourgeois type. Il me regarde:
"Qu'est-ce qu'on peut faire pour cette personne?"
Moi: "Je ne sais pas." Je me
tourne à nouveau vers la dame: "Que peut-on pour vous, Madame?"
Ses
sanglots l'empêchent de parler. L'homme d'apparence bourgeoise lui
parle doucement: "Vous a-t-on fait tort? Avez-vous reçu une mauvaise
nouvelle? Vous a-t-on volé quelque chose?"
Entendant ces derniers mots, elle fait oui de la tête, elle ouvre son
sac a main, en montre l'intérieur, vide!
L'homme d'apparence bourgeoise: "Habitez-vous loin d'ici?" Elle fait
encore oui de la tête.
Sans
hésiter l'homme d'apparence bourgeoise ouvre son portefeuille, sort un
billet de cent francs: "Voilà, Madame, de quoi rentrer chez vous.
Dites-moi si ça suffit." Elle pleure déjà moins. Elle a trouvé une
bonne âme. "Oh oui, ça suffit largement," murmure-t-elle.
Nous
aidons la dame à se lever et l'accompagnons jusqu'à sa station
d'autobus. Elle a trouvé une humanité de cœur. Elle monte dans
l'autobus, pleurant à peine maintenant, mais encore bouleversée.
L'homme d'apparence bourgeoise se dispense de lui donner son adresse
pour être remboursé plus tard.
À votre avis, le plus
bourgeois, était-ce cet homme d'apparence bourgeoise ou l'un des
badauds d'apparence popu qui avaient trouvé toutes les bonnes raisons
de ne pas aider la femme en détresse? Dans ces circonstances du moment,
c'était évidemment le monsieur au porte-documents de cuir. C'est ce
genre d'homme que la Parole nous demande de moissonner. Le
désembourgeoisement est dans le cœur, pas dans l'apparence.
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08Aou08 84C14
Hé ! Toi le jeune ! Tu vas pas te laisser "encoconner", me crie chaque
jour la Parole.
Elle ajoute: Après de millénaires de souffrance, ça te dirait pas de
quitter enfin la fête des morts (Rév d'Arès xxxv/5)?
Elle ajoute: N'oublie pas... Tu parles, tu ris, ta
crache est plus
forte (Rév d'Arès XXIII/7)
que toute la désespérance et le mal de ce monde. Tu as un autre choix
que de plier sous le poids et le sérieux des valeurs terrestres. Tu
sais, l'imposant mufle que le monde a fini par croire inébranlable, eh
bien! essaie un peu de le taquiner! Ton
œil (qui) brille, un petit
pas de danse (la rondelle, Rév
d'Arès xxiii/5), bref, la joie d'une vie spirituelle, et la
grosse bête risque bien de s'effondrer comme un château de cartes.
Cette entrée me rappelle, deux ans en arrière, votre conseil
de frère aîné
qui m'a beaucoup marqué lors d'une belle rencontre à plusieurs. C'était
au moment de commencer notre vie à deux, moi et mon épouse. Vous nous
avez dit: "Je vous souhaite d'avoir le besoin de ne pas avoir. Si vous
avez, vivez pleinement, remerciez! Mais si vous n'avez pas et que vous
avez le besoin d'avoir, alors vous souffrirez toujours."
Aujourd'hui,
je n'ai que 27 ans, mais je réalise à quel point "l'embourgeoisement"
me guette. C'est vraiment terrible! Autour de moi, j'observe beaucoup
de jeunes de mon âge... basculés! Ils perdent leur espérance de changer
ce monde, ils se découragent et commencent à se tisser une
place au chaud dans la fêtes de(s) hère(s)
de(s) hère(s) (Rév d'Arès xxxv/5) quitte à plus tard verser
des larmes froides (Rév d'Arès xxxv/6).
J'entends l'urgence de
votre appel. Jeunesse! Descendez dans la rue et allez sur les places
pour y appeler le monde! Montrez-vous!
Abel
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09Aou08 84C15
Cette entrée [0084] arrive et je sens un plan derrière.
Vous avez un plan.
J'ai lu trois fois ce texte (très beau) et je pense comme un autre
commentateur [84c12]: Frère Michel savait tout ça depuis longtemps,
mais pourquoi n'en parlait-il pas? Pour ménager ses troupes, comme dit
un autre [commentateur, 84c01]?
La majorité des Pèlerins d'Arès est embourgeoisée, pour ne pas dire
tous. C'est le mode de vie en France. D'ailleurs, vous dites "nous",
vous vous voyez vous-même comme un bourgeois.
Vous avez un plan.
Je sais que ce blog ouvert à tous les publics, ceux qui vous aiment et
ceux qui vous détestent, n'est pas l'endroit pour exposer votre plan
pour les Pèlerins d'Arès, mais je sais qu'il y en a un. Je le sens
venir.
R.R.
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Réponse
:
Mon plan? Je l'ai toujours eu. Je n'ai pas cessé de "l'exposer" depuis
1974. Ça fait 34 ans. En fait, ce n'est pas moi qui ai un plan, mais
Celui Qui m'envoie. Celui qui dans La Révélation
d'Arès
parle à la première personne.
Vos initiales R.R. ne me permettent pas de vous identifier et d'avoir
une idée de votre ancienneté parmi nous, mais je sens que vous
connaissez très bien le plan en question. Je le rappelle:
Faire
pénitence pour ceux qui
ont conscience qu'il changer sa vie
(Rév d'Arès 30/11) et qu'il faut simultanément travailler à changer
le monde (28/7) et, dans ce
but, faire la moisson des pénitents —
C.-à-d. regrouper le petit reste des hommes et
femmes,
de toutes cultures et tous milieux, qui changent leur vie dans
le bon
sens consciemment ou inconsciemment ou qui ont une disposition encore
inactive de changement en bien
avec la conscience que tout bien qu'acquiert
l'individu est un bien acquis pour le monde.
Si tant est qu'on puisse l'appeler un plan.
En fait, sous des formes et des mots divers selon les époques et leurs
cultures, c'est
l'Appel permanent de la Parole à l'humanité qui a suivi Adam
dans ses mauvais choix (Rév d'Arès 2/1-5).
Le
Père parle d'En-Haut et charge le prophète de parler
d'en-bas, c'est-à-dire d'adapter l'Appel général
aux
circonstances particulières du moment sur terre.
Comme, en ce moment, je sens
que l'embourgeoisement ou un certain vieillissement embourbent plus ou
moins la mission, j'attire l'attention des pénitents
et des moissonneurs sur ce point. Comme il
s'agit là d'une circonstance qui me paraît aussi dépasser largement le
cadre de l'assemblée
des Pèlerins d'Arès pour s'étendre à toutes les plages bienveillantes
de notre société, où les Pèlerins d'Arès ne sont pas les seuls capables
du Bien,
j'ai pensé qu'elle entrait bien dans un blog "ouvert à tous les
publics", comme vous dites.
Je n'ai donc pas de plan précis. D'ailleurs, aucun plan plan précis que
j'ai eu pour l'assemblée
depuis 1974 n'a été suivi: "Sentiers", "La Maison des Faucons", etc.
Seuls des plans locaux, ponctuels, ont été suivis parce qu'ils
demandaient la participation d'un très petit nombre de frères ou de
sœurs, comme les travaux entrepris sur le Lieu du Pèlerinage, dont tout
le monde se félicite d'ailleurs. Aussi, concernant l'assemblée en général, je
procède non par plans, que l'assemblé
n'a jamais suivis comme je viens de le dire, mais par réveils
circonstantiels auxquels répondent ou non les consciences
individuellement.
Vivant dans une génération qui ne réagit pas
comme un seul corps aux appels généraux, je me garde de rêver à des
plan généraux précis. Je suis cependant très loin de l'insouciance, les
exigences de ma mission restent très jeunes dans mon âme
et dans mon comportement. C'est ainsi que je ne laisse pas mes frères
trouver quelque repos ou satisfaction dans ce qui peut leur sembler
suffisant. Je me garde d'adapter mon propos et mon comportement aux
conditions "ralentisseuses" [84c14] de notre existence
socialement encoconnée. Je ne me sentirais pas là en communion
avec la Parole qui m'a été donnée à Arès. Je reste mobilisateur et si
mon entrée 0084 cache un plan, c'est un plan permanent de mobilisation.
Tolstoï
était d'opinion que "si un homme pense, peu importe à quoi, il pense
toujours au fond à sa propre mort... et qu'elle vérité peut-il y avoir,
s'il y a la mort?" Tolstoï pensait aussi à la mort au sens figuré: mort
morale, etc. Je partage cette opinion et j'appelle sans cesse mes
frères à penser à la Vie, la Vie
spirituelle qu'il faut redonner
au monde (c'est ça, changer le
monde, 28/7)
et à prendre conscience que l'embourgeoisement est une sorte de mort.
Le pragmatisme ne m'est pas permis. Chercher, soi disant par
pragmatisme, des solutions dans le cercueil spirituel qu'est ce monde,
comment pourrais-je? Ce serait comme farfouiller dans les ossements et
la chair pourrissante du monde. Mais en même temps proposer un plan
pour sauter hors du cercueil, ce serait folie, parce que le seul plan
valable ici, c'est la résurrection et celle-ci ne viendra qu'avec le temps et
beaucoup de générations (Rév d'Arès 24/4-5).
Notre Père est la porte, la porte étroite
(Matthieu 7/13), et moi je ne suis que la poignée de la porte,
mais
une poignée enthousiaste, ce qui est rare pour une simple et modeste
poignée qu'en général on ne voit pas, car, si vous avez observé les
hommes, quand ils regardent et admirent une belle porte, ils en
remarquent rarement la petite poignée. C'est peut-être aussi pourquoi
on me reproche parfois mon enthousiasme, peut-être considéré exagéré,
mais cet enthousiasme m'a toujours permis de déjouer les forces
obscures de ce monde, dont l'embourgeoisement, qui mènent à se croire
réaliste quand on n'est que fataliste. Oui, je dis "nous", parce que je
vis au milieu d'un monde embourgeoisé dont l'odeur m'imprègne malgré
moi comme la tabac dans le fumoir où je dois vivre, mais aussi parce
que je ne veux pas ne pas être solidaire de mes sœurs et frères bien
plus embourgeoisés que moi.
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09Aou08 84C16
........Père, Père, Père!
Luigi
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10Aou08 84C17
Cette nuit je ne pouvais pas dormir. J'ai relu attentivement votre
entrée 84, les commentaires et vos réponses, aussi riches
d'enseignement que votre entrée. Dans tout cela je ne sens pas un plan
précis en préparation, comme le sent R.R. [84c15], mais une
préoccupation ou une inquiétude.
Je ne sais pas si cette inquiétude est circonstancielle, comme vous
dites en voulant dire ponctuelle, ou si elle est générale, mais vous
nous invitez à un examen de conscience comme le fils
prodigue [Luc 15/11-31]
pour que nous comprenions ce que nous avons tous compris, mais ne
faisons pas: Il faut vraiment changer et notre état embourgeoisé est
aussi concerné.
Dans le Grand Robert je lis cette définition:
S'embourgeoiser: Prendre les
habitudes, l'esprit, les préjugés de la
classe bourgeoise (goût de l'ordre, du confort, respect des
conventions). S'embourgeoiser en prenant de l'âge. - Un socialisme qui
s'est embourgeoisé, qui a perdu son caractère révolutionnaire.
Vous semblez surtout
envisager l'embourgeoisement sous l'angle de
l'âge, puisque vous comparez le désembourgeoisement à un
rajeunissement, mais les positions sociales qui imposent la discrétion
viennent inévitablement avec l'âge. Il ne s'agit pas de vieillisement
de la foi, mais seulement du besoin de gagner sa vie et de défendre sa
situation. Vous êtes d'accord avec ça, puisque je vous ai déjà entendu
dire à vos pèlerins dans vos allocutions du Pèlerinage, quand vous en
faisiez encore: "Vous n'avez pas pouvoir de vous
ressusciter et vous ne
devez pas vous suicider socialement, parce que ce sacrifice
[Rév
d'Arès 29/5] ne servirait
pas beaucoup La Révélation d'Arès."
Renoncer à ses positions bourgeoises est pour plus d'un Pèlerin d'Arès
socialement suicidaire, pour ne pas dire pour tous.
Il semble que maintenant vous nous recommandez le contraire.
Dans ce cadre-là, l'Internet qui permet à chacun de s'exprimer
anonymement est un bon medium pour la mission. Je suis fonctionnaire et
je ne peux pas signer de mon nom complet, sinon je manque à mon devoir
de réserve et je risque des sanctions administratives, qui seraient
socialement suicidaires. Je pense que nous ne pouvons pas cesser
d'organiser des missions qui préservent l'anonymat
J-J. B.
|
Réponse
:
Pour répondre avec toute la précision satisfaisante à votre commentaire
il me faudrait aborder ici entièrement une question intérieure
à l'assemblée, ou si vous
préférez une affaire de famille sous tous ses aspects privés, et je ne
le ferai pas, parce que tout ne concerne pas le grand public
auquel s'adresse mon blog. Mais j'en aborderai certains points, parce
que — comme je l'ai répondu au
commentateur R.R. (84c15) — mon invitation à faire sauter le carcan
bourgeois va
bien au-delà du milieu étroit des Pèlerins d'Arès. La peur bourgeoise
est un phénonème général dans tous les milieux religieux, politiques,
philosophiques, humanistes, etc. On est par exemple stupéfait devant
les chiffres de la participation aux syndicats (moins de 8% de la
population laborieuse, incroyable!) ou de l'adhésion aux partis
politiques, ou de la pratique catholique (moins de 4% d'une population
qui se dit catholique à 60% dans les sondages anonymes ose se montrer à
l'église), etc.
Il est vrai, néanmoins, que les Pèlerins d'Arès, mes sœurs et frères
dans la foi et dans l'apostolat, se sentent plus spécialement
concernés par mon entrée 0084. Ils se sentent plus concernés, parce
qu'ils ont conscience qu'en voulant trop ménager leur confort social,
confort typiquement
bourgeois, ils se cantonnent — en tant qu'apôtres, puisque tout Pèlerin
d'Arès est pénitent et
moissonneur —
dans un
anonymat non prudent au sens de La
Révélation d'Arès (35/10), mais hyperprudent au sens de peur,
et dans l'exposé public d'idées arésiennes si généralisées, si
aplanies, si peu risquées conceptuellement et socialement qu'ils font
perdre à La Révélation
d'Arès ce relief, cette "insurgeance", qui la démarque
résolument de toute la littérature religieuse.
Cette discrétion est loin de résulter, chez tous, de ce que vous
appelez une "obligation de réserve". Cette discrétion notamment ne
s'explique plus par une "obligation de réserve" chez les retraités qui
n'ont plus rien à craindre d'une exposition de leurs espérances
intimes. Cette discrétion empêche notamment mes sœurs et frères
hyperprudents d'ouvrir grand leurs bras au monde... parce que tout ce
qu'ils peuvent garder anonyme et général dans la rue, ils savent qu'ils
ne pourront pas le garder dans le cadre du groupe local où les
rencontres se font les yeux dans les yeux. Ils manquent donc d'un
chaleureux empressemnt à accueillir, donc à inviter. Pourtant, rien
d'insolite ou de suspect dans cette invitation! Toute personne, même
notre ennemi, qui a ouvert La Révélation d'Arès sait que nous
sommes envoyés rassembler le petit reste (Rév d'Arès
24/1).
Ainsi l'embourgeoisement conduit-il même des hommes et des femmes de
grande foi à une rétention d'hospitalité spirituelle. Je dis rétention,
non parce que leurs cœurs manquent de cette hospitalité spirituelle,
mais parce que la crainte bourgeoise les empêchent de l'épanouir comme
il faudrait. On retrouve ici cette peur manifeste dans l'épisode
évangélique du converti
riche (Marc 10/17+, Luc 18/18+): Non la peur de perdre sa
fortune (les Pèlerins d'Arès ne sont pas riches au sens de l'argent),
mais la peur de perdre son confort social en dévoilant sa foi. Or, je
n'ai vu chez personne que le fait de ne pas cacher sa filiation à
l'Auteur de La Révélation d'Arès ait fait perdre à
quelqu'un ses intérêts sociaux dans des proportions suicidaires.
Concernant l'Internet, ne croyez pas que l'anonymat, généralement un
pseudonyme, derrière lequel peut se cacher l'auteur ou le partipant
d'un site obtienne des résultats meilleurs, parce qu'il faut bien tôt
ou tard se rencontrer ou s'écrire avec ceux auxquel on s'adresse, bref,
il faudra se dévoiler. Comment se dévoileraient un jour comme Pèlerins
d'Arès des gens de rencontre sur l'Internet devant lesquels vous ne
vous dévoilez pas ouvertement vous-même?
La société n'est pas une société de fantômes — les bourgeois aiment
plus ou moins, je sais, cette inconsistance ectoplasmique —,
mais une société d'humains de chair, d'esprit et
d'âme (Rév d'Arès
17/7),
d'individus identifiables, parce que c'est dans le sens de cette
identité que le Créateur a donné à l'homme seul le don d'individualité
(outre l'amour, la parole, la créativité et la liberté), le don d'être
une personne déterminée et nommée. Relisez ce que j'ai écrit là-dessus
dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas". Que serait ce blog, si je ne
le signais pas de mon nom: "Michel Potay dit Frère Michel" sur la page
Index? Cette société humaine a hélas perdu beaucoup de ses qualités,
mais elle n'a pas encore complètement perdu le courage de signer toute
déclaration pour donner du prix à celle-ci.
Les oisillons du faucon (Rév d'Arès
xLv/14)
ne sont pas des clones anonymes ou des sortes d'alter ego du faucon initital que je
suis, mais ils sont appelés à devenir des faucons à leur tour,
chacun avec sa personnalité, son nom, sa place dans la société.
N'avais-je pas appelé le projet de centre actif des pénitents
et moissonneurs "Maison des
Faucons"... Faucons au pluriel?
Non, nous ne sommes pas revenus
au temps des catacombes, quand se déclarer chrétien était suicidaire
pour tout le monde et dans tous les sens du mot. D'ailleurs, à propos
de "chrétien", je me souviens d'une discussion avec un groupe de
missionnaires locaux dans les années 80 ou au début des années 90. Ils
affirmaient que les risques qu'ils faisaient courir à leurs
"situations" personnelles étaient considérables s'ils s'avouaient
ouvertement disciples de La Révélation d'Arès.
Je
leur dis: "Si tel est le cas, eh bien! colorez-vous d'une teinte
bien vue dans le monde en général, la teinte chrétienne. Nous
sommes des chrétiens à l'état pur, chrétiens au sens du Sermon
sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7),
non au sens des dogmes ecclésiastiques. Écrivez par exemple sur vos
panneaux: "Pour un christianisme vrai, où l'exemple passe avant les
dogmes." Il y a d'autres formules possibles, dont celle que j'ai
utilisée parfois et qui est parfaitement honnête: "Si vous pensez comme
nous que le vrai christianisme est encore à faire, rejoignez-nous!" Il
y a sûrement d'autres parallèles que le christianisme à utiliser. Je
crois que si l'on cherche, si l'on travaille, on trouve des formules
qui montrent à quel point notre
Révélation d'Arès est
enracinées dans les grandes espérances du monde." Le groups
missionnaire en question n'a pas suivi mon conseil. L'un d'eux m'a dit
plus tard: "Cela aurait été pris par l'église pour de la provocation."
Il avait sûrement raison, mais quel courant prophétique dans l'Histoire
n'a pas été pris pour de la provocation?
Je m'aperçois que je fais, dans le cadre de cette entrée, des réponses
très longues aux commentateurs. Trop Longues? Dois-je les couper? Je ne
le ferai pas, parce que les commentaires que je reçois montrent que mes
frères ressentent le sujet de l'embourgeoisement bien au-delà
des intentions initiales de l'entrée 0084. Je profite de leur état de
réceptivité pour m'ouvrir à eux.
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10Aou08 84C18
L’autre soir, nous étions tranquillement installés à la terrasse d’un
camping d’Arès, quand soudain une énorme détonation fit sursauter tout
le monde, tandis qu’une coupure générale d’électricité nous plongea
dans le noir et le silence. Pendant quelques instants nous sommes
restés figés, silencieux et dans le noir. Puis la vie à repris son
cours.
Bien que je l’attendais et pour tout dire l’espérait, votre nouvel
article [0084] m’a fait l’effet de cet éclair qui a foudroyé et coupé
en deux un pin du val Hanouka (Rév d'Arès xLvii/5) dans le camping,
et de cet énorme coup de tonnerre qui a réveillé en sursaut tout le
monde et pas seulement ceux qui dormaient!
Je ne m’estime pas meilleur que d’autres, mais qui n’a constaté depuis
des années ce phénomène d’embourgeoisement dont vous parlez avec les
mots justes une fois de plus? La mission [avait des difficultés ...].
Depuis que je constate et ressens ce phénomène je n’ai pas cessé de
m’en inquiéter et d’en parler. Déjà en 2000, [dans l'allocution de]
clôture du Pèlerinage, vous nous disiez quelque que chose de similaire.
Un passage de votre article m’a particulièrement frappé mais celui-ci
semble échapper (à la première lecture) à la plupart de ceux
à qui je l’ai fait lire. C’est pourquoi je me permets de le reprendre
ici:
"Seule
l'éternelle Parole du
Créateur, contre-culture par excellence,
reprise par La Révélation d'Arès, peut, si elle
est accomplie (35/6, 36/8), vaincre
l'embourgeoisement — notre embourgeoisement —, peut-être la forme la
plus pernicieuse du mal déguisé en bien et en raison avant qu'il ne
survienne sous une autre forme: le péché des péchés
(Rév d'Arès
38/2)."
Cette
Parole gronde comme le
tonnerre dans ma conscience. J’ai béni le
Ciel et j’ai pleuré quant je vous ai lu. J’ai béni le Ciel et je vous
ai béni par la même occasion, car il faut bénir le
vigile (qui ne dort pas ! Rév d'Arès xvi/14), celui qui vous
avertit du danger mortel quant il vous guette. J’ai aussi pleuré sur
notre faiblesse — ma faiblesse — et notre
auto-aveuglement, notre auto-satisfaction, notre auto-contentement de
soi qui nous — qui me... —- rassure (Rév
d'Arès iv/6) sans cesse.
[...]
J’espère que votre Parole déclenchera un déluge de Vie,
de rajeunissement, de
fraîcheur et d’Eau salutaires sur notre Assemblée. Ceux qui avaient
peut être des doutes sur votre perspicacité spirituelle et sur votre
lucidité peuvent être totalement rassurés. Votre Œil
à la Feu,
il voit clair, loin et en profondeur, malgré votre isolement et la
charge de travail énorme qui pèse sur vous.
Encore une fois, je bénis le Ciel et je vous bénis, car il n’y a pas de
pire cauchemar éveillé que de voir la nuit se répandre au cœur de
l’Espérance et de la Lumière révélée à Arès, sans réaction salutaire
pour la faire reculer. J’espère de tout mon cœur que votre parole
par laquelle
passe la Parole du Créateur, va réveiller les
forces et les énergies de dépassement, de transfiguration et de
résurrection spirituelle en chacun d’entre nous. Ces énergies ne seront
pas de trop pour combattre et vaincre nos faiblesses et les ténèbres en
nous-mêmes et au delà de nous-mêmes, dans ce monde que le Créateur de
L’univers, notre Père (Rév d'Arès 12/4), nous à chargé
de changer en bien. Merci
encore à vous.
Gardien de l’Eau, tu es le lieu
haut,
l’angle à quatre renforts ;
tu es la lèvre, l’œil, l’oreille, la
main fermée sur Ma Parole.
Le frère bénit Mikal.
Tu donne la Vie (Rév d'Arès xix/25/26)
Daniel C.
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11Aou08 84C19
La mission d'Arès a dû être embourgeoisée dès le début, car c'est un
bourgeois qui a reçu La Révélation par Dieu.
Pourquoi aborder des sujets importants comme celui-ci maintenant, 34
ans après que Dieu vous a visité?
Pourquoi n'en n'avoir pas parlé beaucoup plus tôt, voire 20 ou 30 ans
plus tôt?
Si
l'embourgeoisement existe, les dogmes religieux doivent avoir la vie
belle, car l'on sait bien que l'esprit bourgeois est solidaire de
l'esprit religieux. C'est peut-être pour cela que, ne voyant aucun
progrès missionnaire et ayant peur que tout stagne pour longtemps, vous
vous inquiétez, n'est-ce pas?
Des frères et sœurs ont dû vous
parler de ces inquiétudes, car tous ne sont pas aussi bornés que vous
semblez le croire et beaucoup ont dû, comme vous, craindre ce
stagnement qui est là aujourd'hui apparemment.
Pourquoi ne pas les avoir écoutés, s'ils ont parlé, et pourquoi ne pas
avoir parlé plus tôt?
La
jeunesse dont vous parlez est la jeunesse de cœur. Il faut le préciser
pour éviter des confusions, ce monde faisant régner le jeunisme qui n'a
rien à voir avec la jeunesse dont vous parlez.
Tony
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Réponse
:
Vous m'avez bien fait rire devant
mon écran. Merci pour ça. En cette fin de Pèlerinage, où je me sens
très fatigué, ce rire me regaillardit. Me dire que j'ai attendu 34 ans
pour parler de désembourgeoisement, c'est comme dire à un vieux cheval
de 34 ans qu'il était temps qu'il devienne cheval. J'ai eu un rire de
cheval! Le thème du désembourgoisement est une constante évangélique et
je n'ai jamais cessé de prêcher l'Évangile. Je le prêchai même avant
que Jésus me visite le 15 janvier 1974.
J'ai déjà vu votre
signature: Tony, au bas de commentaires, mais je ne sais toujours pas
qui vous êtes. Cet anonymat me paraît procéder d'une peur bien
bourgeoise. Bourgeois, nous le sommes tous à divers degrés, comme
l'entrée 0084 le dit, mais vous le rappelez sur un ton de blâme, qui
cache une amertume, peut-être une douleur, qui ne peut pas être de
bonne inspiration, parce que votre envie de blâmer dépasse ici
votre besoin de réfléchir.
Quand je commençai de recevoir La Révélation d'Arès,
en janvier 1974, j'étais un ecclésiastique, un homme de religion et de
dogme, oui, mais un bourgeois? Je crois que je n'ai jamais été
bourgeois.
Élevé dans une famille rouge qui avait du courage
politique, j'ai toujours eu le courage total de mes convictions et des
désagrément sociaux qu'elles m'ont causés au milieu d'une société
bourgeoise. J'ai toujours eu aussi le courage des changements
nécessaires, comme de passer de l'athéisme à la foi, renonçant non sans
chagrin ni mélancolie au milieu non-croyant, rationaliste, qui avait
été le mien, où vivaient tous mes amis et appuis. Ensuite, et
ce
n'est pas bourgeois non plus, voulant vivre ma foi avec le plus
d'engagement et de courage possible, j'entrai dans le clergé, ce qui
exigeait beaucoup de renoncement social dans une société où le
sacerdoce non seulement n'était déjà plus considéré, mais prêtait à
moquerie. Quant au prophétisme que le Père m'a demandé d'assumer en
1974, je l'ai accepté, et la moquerie dont j'ai été l'objet, aggravée
de pénibles soupçons de gouroutisme malhonnête, n'a fait que croître.
De plus, dans le cadre religieux où l'on me considérait comme un
non-conformiste, un clerc de grande foi mais hors du moule, on me
confia des tâches que personne ne voulait, qui demandaient beaucoup de
non-conformisme, peu gratifiantes d'un point de vue bourgeois.
Tony,
votre désir de blâmer vous fait dire n'importe quoi. Jésus s'est
adressé à un homme certes blâmable: un homme plein de défauts, un
pécheur, un homme de religion, en 1974, mais sûrement pas à un
bourgeois.
Vous vous étonnez que je n'aie pas abordé plus tôt la question de
l'embourgeoisement dans ce blog, mais, d'une part, ce blog existe
depuis deux ans et demi seulement, et, d'autre part, il est public. Ce
n'est pas un endroit pour parler de problèmes internes. Ma méditation
sur l'embourgeoisement est certes marquée par des références à La
Révélation d'Arès,
ce qui est normal, puisqu'elle est toute ma vie, mais elle est
générale, elle s'adresse à tous les hommes de bonne volonté dans tous
les domaines. Prêcher le désembourgeoisement? Sous divers thèmes et
termes je l'ai toujours fait: Mon appel au courage, mon appel à vaincre
le respect humain, mon appel à la mission publique ouverte, etc. n'ont
jamais cessé depuis 1974. Que mes frères aient réagi à mes appel de
manières diverses, chez certains décevantes par moments, c'est le
propre de tous les mouvement engagés, prophétiques ou non,
dans
tous les domaines et à toute époque, comme je le dis ici.
Ceci
dit, vous avez raison de dire que je ne vois "aucun progrès
missionnaire" et que j'ai peur que "tout stagne pour longtemps," car un
mouvement prophétique, universel, de l'importance de La
Révélation d'Arès, lancé par le Créateur pour appeler le
monde à changer,
est toujours au-dessous de ce que le Créateur attend de lui. Des
progrès, il y en a et il y en aura toujours, mais je les souhaiterais
d'une autre ampleur. Aucun doute sur ce point. Je ne m'en suis jamais
caché.
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12Aou08 84C20
Tout peux nous arriver à n'importe quel moment du quotidien,
accident, maladie, veillesse, etc, nous sommes en cela égaux, tous des
pécheurs.
À l' heure des jeux Olympique où des sommes gigantesques sont
dépensées pour le prestige, le faire-paraître du sport et des
idoles de l'esprit [la presse? les commentateurs sportifs?], alors que
ces sommes pourraient être utilisées pour le Bien de toute l'
humanité...
À l'heure où la Russie bombarde la Géorgie et aurait, selon des infos,
fait 2000 morts civil qui n' ont rien demander à ses rois
noir & blancs
qui veulent imposer leur pouvoir qui ne s' arrête pas là, mais à toute
l' humanité, à la mondialisation, [ils] jouent sur la peur, les menaces
permanente sur les esprits faible, pour les étouffer, rien, non rien n'
arrêtera le Bien, car, l' énergie
qui rayonne du Bien, de l' Amour
Evangélique, universel, est plus fort que le mal. Tous les systèmes qui
dominent l' humanité, nous manipulent, nous exploitent et pire que
tout, nous conditionnent dès la naissance en se conditionnant eux même.
Le bourgeois des bourgeois qui s' affiche, qui se fait médiatiser à
outrance en faisant bien voir sa bourgeoisie, sa fortune, etc, pour
donner envie. Ces bourgeois font en sorte que l'on devienne aussi des
bourgeois à notre niveau social.
On nous maintient dans dans un état ou les plus
malins (Rév d'Arès 28/19) s'enbourgeoisisent comme les
autres en exploitant leurs semblables, tout est fait pour. Ils nous
font croire à des mirages, agissent sur les esprits faiblse autant que
sur les forts. Le pire, c' est qu' ils tombent dans leur propre piège.
Tôt ou tard, la Vérité
jaillira: Des béliers montèrent des ténèbres,
ils encornèrent les loups avec fureur puis rassemblèrent Mes Brebis en
troupeaux et se les partagèrent, qui au levant, qui au couchant, qui au
septentrion, qui au midi... ( Rév d'Arès 22/2-4 ).
La Veillée 26 [Révélation d'Arès] sur le tentateur exprime votre
entrée. De plus en plus, je vois la superficialité de l' humanité et la
mienne, bien sûr. Nous sommes des animaux pensants, technologiquement
évolués, mais vivant encore à la préhistoire de la Vie Spirituelle. La pénitence donc, par
le fait même le désembourgeoisement dont vous parlez, Mikal, ne se fera
qu'au prix existentiel de nos choix libres (Rév 10/10),
dirigés vers le bien,
la bonté, la générosité, l'amour, le pardon, le partage, l'écoute, la
communication, la simplicité, la naïveté, le retour à la pureté de l’
enfant, en ré-HAnimant [jeu de mot sur l'ha, xxxIX/5-11) notre image et ressemblance (Genèse
1/27 ), en nous créant une âme (Rév d'Arès Veillées 4, 17,
18 etc.) [...]
Je fais un lien avec "conspiration du silence" et la bourgeoisie,
depuis 34 ans que Jésus vous a parla, puis Dieu en 1977, beaucoup de
personnalités de toute les classes sociales connaissent La Révélation d'Arès
et l' existence de Mikal
et des Pèlerins d‘Arès, nos moissonneurs
en ont rencontrés depuis 1974 [...] Notre champs d'expression est la
rue, ils ne nous laissent pas nous exprimer, médiatiquement sur les
radios, TV, etc, comme tout individu qui pourrait par son
verbe, son existence, son exemplarité, transmettre la Vie Spirituelle,
contribuer a un réel changement de toute l‘humanité à l‘heure ou l’
humanité à des moyens médiatique immense...
[...]
Didier Br.
|
Réponse
:
Votre commentaire a demandé énormément de corrections, de remises en
forme, et comme il est extrêmement long, j'ai dû le couper, car en
cette période de fin de Pèlerinage, le temps me manque pour remplir
toutes mes tâches.
Si je l'ai publié, c'est parce qu'il est typique d'une incompréhension
des termes "bourgeois" et "embourgeoisement". Les bourgeois
"s'encoconnent" dans le fil du "roi
noir et blanc, de la politique, etc.", mais il y
a très peu de bourgeois dans la politique de haut niveau (il y en a
davantage au bas niveau, notamment parlementaire, communal) et il n'y
en a pas du tout dans la politique de force, abusive, dictatoriale à
laquelle vous faites allusion: Des monstres politiques comme Hitler,
Staline, Mussolini, etc., pour prendre des exemples extrêmes plus
faciles à saisir,n'étaient pas des bourgeois, mais ils savaient en
grands experts asservir la population encline à s'embourgeoiser. Pour
les grands media, même chose (je pense que c'est ce que vous appelez "idoles de l'esprit"),
ils ne sont ni exploités ni faits par des bourgeois, mais par des gens
qui savent "encoconner" les bourgeois, s'en faire une clientèle. La
plupart du temps les journalistes ne croient pas un mot de ce qu'ils
écrivent, mais ils sont payés pour faire frissonner le bourgeois de
peur, d'indignation, etc. C'est ce qui fait vendre le journal. Le
bourgeois-type n'est pas un cynique comme l'est le religieux, le
politique, le journaliste ou même le riche, le vrai, qui eux défendent
envers et contre toute vérité et évidence leurs boutiques et leurs
intérêts bien plus fortement que les bourgeois, dont le seuil
d'inquiétude morale est beaucoup plus vite atteint. Ce qui fait de
l'embourgeoisement tout à la fois un mal, qui n'est pas extrême, et une
victime, pas extrême non plus, c'est cet état moyen, un certain état
d'inconsistance morale qui en fait une pâte à modeler ou une sorte
d'inertie sous les doigts de la peur comme de l'attachement à une
sécurité qu'il croit voir dans la réputation, le respect humain, les
lois, les institutions, certaines professions, etc., et cela parfois
jusqu'à la collaboration ou la compromission avec le mal, sans être
lui-même le mal de fond.
Ceci n'est qu'un blog. Ce n'est pas la place pour développer l'idée
comme le contenu social réel de l'embourgeoisement. En même temps,
l'homme jeune que vous êtes me rappelle que votre génération n'a pas
une notion aussi claire de l'esprit bourgeois que celle qu'eut ma
génération, parce que l'embourgeoisement est maintenant
beaucoup mieux caché, et caché aux bourgeois eux-mêmes, tout en étant
exactement le même sous des apparences beaucoup plus popu, athlétiques,
sympas, rock-n-roll, etc.
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12Aou08 84C21
Quand j'entendis en Juillet un frère dire que, d'après vous, si la
mission n'avançait pas suffisamment (je ne me souviens plus exactement
de ses mots), c'est qu'elle s'était embourgeoisée, je ne compris pas ce
qu'il voulait dire. Cette entrée m'ouvre les yeux et pousse au
dépassement.
Elle vient compléter une phrase qui m'a touchée dernièrement dans
l'article "Liberté" du "Pèlerin d'Arès 1993-1996" à la page 400:
"Savoir sans peur — la peur noie la lucidité — pour prouver sans peur,
clairement, que la Parole de Dieu libérera l’homme du mal, si elle est
accomplie, est sans prix pour le moissonneur, l'apôtre."
Votre entrée 0084, comme cette phrase de l’article “Liberté”, me
parlent bien. Elles mettent en lumière ce que je dois parvenir à
dépasser pour, avec la simplicité du petit enfant
(Rèv. D’Arès 33/9),
témoigner, monter sur le parvis (Rèv. D’Arès
2/16)
sans peur, et donner envie à l’homme de changer.
Merci d'éclairer notre route.
Madeleine
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12Aou08 84C22
Après la lecture de cette entrée et de vos réponses à certains
intervenants, que dire qui puisse être mis dans un blog tout
public ?
Jusqu'à présent, l'idée de l'embourgeoisement de la mission ne m'avait
pas
effleurée l'esprit.
Il est vrai que je ressens la présence d'une certaine inertie, la
mienne,
celle de mon frère, de ma sœur, du monde [...] Il y a une
peur
d'entreprendre. Des frères et sœurs de mon groupe local mais aussi
d'ailleurs le ressentent et le disent.
Nous savons ce qu'il faut dire à l'homme de la rue [...] Le plus
souvent il partage notre espérance sur le moment. Que
se passe-t-il ensuite ?
Sur le plan individuel, en binômes ou en groupes plus importants, la
mission est régulière |...]
Je comprends que vous conseilliez à chacun de
retrouver la jeunesse, la joie et l'allant du
pénitent pour changer sa vie (Rèv d'Arès 30/11) en
bien et
inviter le monde à devenir une humanité d'amour, de pardon,
de paix, des êtres ravivés.
Je souhaite que ce rappel fait durant le Pèlerinage — période
particulièrement propice au ressourcement, à la réflexion —
réveille nos
consciences.
(Par)tout la glace est (maîtresse
de)
l'EAU.
La tête du frère a l'Eau (Rèv d'Arès
xLiv/8-9).
Nicky
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12Aou08 84C23
Certains d'entre nous ont eu, à un moment ou à un autre de leur vie,
des rapports de détachement social et/ou matériel.
Pour
l'avoir vécu moi-même, j'ai le souvenir de la facilité avec laquelle on
sait garder ses distances avec les biens et les institutions.
La sensation de vivre libre est forte, les peurs sont balayées d'un
revers de main.
Est-ce
que l'on peut trouver un quelconque
intérêt, voire
une utilité au vécu de cette expérience et, plus largement, à toutes
celles marquantes de nos vies. Celles qui ont existé avant d'avoir eu
connaissance de La
Révélation d'Arès qui appelle l'homme au vrai
changement ?
Liliane
|
Réponse
:
Si je recommande à chacun de retrouver la jeunesse, ou sa jeunesse,
c'est parce que je recommande de retrouver cette "forte sensation de
vivre libre, où les peurs sont balayées d'un revers de main." La
réponse à votre question se trouve déjà dans l'entrée 0084 de ce blog.
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12Aou08 84C24
Père,
pardonne-leur car ils ne savent pas ce
qu'ils font! (Luc 23/34)
Cette dernière phrase prononcée par mon bien-aimé prophète Jésus
retentit en moi au rythme de mon cœur. C'est le bras salvateur du Père
qui me retient par l'épaule pour ne pas me laisser chavirer dans
l'affliction, car je ne dois pas m'effondrer.
Les nuages noirs s'amoncellent, s'inscrivent dans un horizon où la
lumière du soleil se fait de plus en plus faible.
Le mal a récemment frappé du côté de la Géorgie, pour offrir
d'avantages de gages aux projets mortifères de ceux qui
gouvernent les pyramides du pouvoir à la Maison
Blanche, à la Knesset, à Moscou et dans d'autres cités corrompues par
le mensonge.
En clair, qu'ils soient Européens, Israëliens, Arabes, Asiatiques,
aucun d'eux ne cherche à rivaliser en pureté et en transparence. Depuis
quelques années, les jeux stratégiques semblent avoir un seul but,
tisser une toile d'araignée pour y attraper l'Iran. Et les choses
s'accélèrent en ce sens.
Les satrapes (Rév d'Arès 22/8) ont une seule main
lorsqu'il s'agit de se mettre d'accord pour s'accaparer des richesses
naturelles. De surcroît, d'une même voix ils réussissent à faire passer
les victimes pour des bourreaux et la soldatesque qui les envahit et
les opprime pour des défenseurs de la liberté et du droit. En été 2006,
ils avaient pillonnés le Liban sous regard le passif d’un monde
imbécillisé par son embourgeoisement.
J'ai discuté avec une dame très courageuse, et jeune de cœur, qui
venait de rentrer des territoires occupés en Palestine. Le témoignage
qu'elle a rapporté sur la condition des habitants
Palestiniens et sur le comportement des troupes d’occupation était
terrifiant, et je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec le
témoignage de Primo Levi après sa déportation dans un camp de la mort :
Si c'est un homme
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait pas le repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non
Considérez si c'est une femme
que celle qui a perdu son nom et ses cheveux,
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.
(Primo Lévi, "Si c’est un
homme")
Les
Palestiniens subissent depuis 60 ans une guerre asymétrique et une
colonisation méthodique. Dans ce contexte les chances s'amenuisent pour
trouver un terrain d'entente et sortir les enfants d'Abraham de ce
cauchemar. Pour le moment je souhaite de tout mon cœur et de
tout mon âme qu'il n'y aura pas
de guerre déclenchée contre
l'Iran. Le risque est considérable, non seulement sur le plan
humain, mais aussi sur le plan spirituel, car l'abîme qui s'épare le
monde de l'amour est déjà bien grand.
Toutefois, au fond de moi je sens que la réalisation de l'Assemblée de
Dieu est le le plus solide et le plus certain des projets. J'imagine
une immense tablée ou nos frères et sœurs juifs descendus de Sion, nos
frères et sœurs musulmans ainsi que nos frères chrétiens se
rassembleraient pour rire et partager ensemble la même destinée, celle
de l’ascension de la Montagne Sainte, où l'eau pure
coule en abondance.
L'ÉTERNEL EST UN. Alors tous unis pour réaliser la Jérusalem Céleste.
Hakima O.
|
Réponse
:
Comme le commentaire 84c20 votre
commentaire n'a rien à voir directement avec l'embourgeoisement, car ce
n'est pas parce que les Occidentaux ont l'esprit bourgeois que les
protagonistes redoutables des drames du Moyen Orient: USA, Israël,
Palestine, Liban, Syrie, etc., se dressent les uns contre les autres.
On est là dans une autre prospective. Il ne faut pas tout mélanger.
Mais
vous évoquez face à ces drames du Moyen Orient (et d'autres ailleurs
auxquels vous ne pensez pas: Darfour, Congo, Tibet, etc.) la passivité
de l'Occident "imbécillisé par l'embourgeoisement. Il y a là un petit
point de réflexion, c'est vrai.
Je réfléchis donc et j'en arrive à
une conclusion différente de la vôtre, à savoir que je ne suis pas
sûr qu'un Occident subitement désembourgeoisé ou
"désimbécillisé",
pour reprendre votre mot, arrangerait les choses, parce qu'alors les
uns prendraient résolument et sans peur parti pour les USA et Israël et
les autres pour l'Iran la Palestine et les nations musulmanes. Non, je
ne suis pas sûr que cela arrangerait les choses. Cela pourrait même les
envenimer.
Être désembourgeoisé ne signifie pas nécessairement
être de votre côté, Hakima. Comme je le dis plus tôt, nous sommes là
dans une tout autre prospective où les enjeux sont tout autres que ceux
l'embourgeoisement ou désembourgeoisement. Ne mélangeons pas tout.
On
peut admettre toutefois, d'une façon beaucoup plus générale,
qu'indirectement l'embourgeoisement ajoute à la paralysie de l'opinion
occidentale face à des situations difficiles à travers le monde.
Ceci
dit; l'embourgeoisement dont parle mon entrée 0084 est surtout celui
qui entrave des hommes et des femmes de foi à l'intérieur même de
notre société occidentale et engourdit leur volonté
de faire
bouger les choses.
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14Aou08 84C25
La
Révélation d'Arès nous dit:
(Rév d'Arèes 30/11) Le pénitent
n'est pas le pêcheur qui s'assied dans la poussière, qui se couvre d'un
sac, mais l'homme qui cesse de pécher, même vêtu pour la fête, parfumé,
chantant au son des flûtes et des trompettes, et même la joie et la
parure ne conviennent-elles pas à celui qui a changé sa vie ?
ou encore: (Rév d'Ares 37/8) Ma
Protection s'étendra sur les moissonneurs qui travailleront avec toi au
Champ.
Le
vrai pénitent
est missionnaire autant que vertueux. Sans mission comment
mesurerions-nous notre embourgeoisement ou notre désembourgeoisement?
C'est bien confrontés à l'autre que l'on peut vaincre ses peurs
bourgeoises.
Si la mission disparaissait, la vigueur de la
jeunesse nous abandonnerait peu à peu, nous perdrions notre foi, notre
espérance, probablement notre vertu et finirions de bons bourgeois.
Une
remarque à frère Tony, commentaire 84C19 qui dit: "La jeunesse dont
vous parlez est la jeunesse de cœur. Il faut le préciser pour éviter
des confusions."
J'ai relu les différents commentaires, et à
part
frère Geoffroy F, commentaire 84c13, qui semble ne pas avoir remarqué
les sens non conventionnels donné aux mots "jeunesse" et "bourgeois"
par le frère Michel, les autres commentateurs n'ont pas l'air de faire
l'amalgame.
D'ailleurs, je ne vois pas trop comment on peut
le
faire. Si on lit l'entrée du frère Michel, dés la deuxième ligne, les
sens sont explicites: "La jeunesse ne se compte pas en années, mais en
capacité de détachement social et matériel, dont le contraire, la
dépendance sociale et matérielle, cause l'embourgeoisement."
Il
y'a quand même à mon avis, chez certains, une relation entre la
jeunesse et les jeunes années.
Ne
dit-on pas: "Quand j'étais jeune, je voulai refaire le monde!" Il
s'agit bien de la jeunesse des premières années. Mais pourquoi perd-on
cet élan de la jeunesse des jeunes années?
Peut-être à cause
d'une
certaine routine qu'on laisse s'établir et/ou de l'inconstance dans
l'effort, dans lesquels se glissent le marasme, la paresse, la
médiocrité.
De plus, pour les jeunes qui n'envisagent la vie
que faite que de matière sans âme
(le Dieu en nous), sans esprit, constatent rapidement qu'il n'y a pas
de solution purement matérielle à la matière et perdent leurs illusions.
Seul
le spirituel retrouvé peut aboutir à la solution.
Une
remarque aussi au commentaire de frère Luigi - 84C16 qui dit :
«
........Père, Père, Père! »
Comme
ça peut vouloir dire beaucoup de choses, dit comme ça , je le comprend
comme une supplication au Père ou une lamentation, qui n'ont jamais
vaincu nos malheurs. La Révélation d'Arès
dirait plutôt :
Homme,
Homme, Homme ! ou
Pénitent,
Pénitent, Pénitent !
ou
Moisson,
Moisson, Moisson !
Xavier H.
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15Aou08 84C26
Il
y a une dizaine d’années on me disait: "L’intérim est fait pour les
gens qui ne sont pas capables de s’adapter socialement." Je n’ai jamais
écouté ces arguments simplistes et réducteurs. Bien m’en a pris puisque
[je suis] polyvalente dans mon métier. Récemment, étant en fin de
contrat CDD non renouvelé, certains collègues craignaient pour moi
notamment par rapport au marché du travail. Je les comprenais et les
rassurais. Avec humour je leur dis que désirant vivre jusqu’à au
minimum 90 ans, j’avais un bon demi-siècle devant moi pour apprendre
encore et apporter.
Ce qui m’avait surpris c’est que, parmi
ces
collègues, des jeunes sortant des écoles auraient eu peur de se
retrouver à ma place. Pour ceux proches de la retraite je comprends,
mais ces jeunes! Et j’ai constaté avec stupéfaction qu’ils préféraient
supporter n’importe quelle contrainte et horaire déplaisants plutôt que
de se retrouver à chercher un autre emploi. Je leur expliquais que leur
crainte était irrationnelle quelque part puisque non seulement leur âge
était un atout outre leur étude et connaissance, mais également leur
jeunesse leur permettait plus aisément de vivre des expériences fortes
et enrichissantes pour eux, tant sur le plan personnel que
professionnel.
Un autre, âgé de 35 ans, a coupé, dès le
lendemain
[de son embauche], ses cheveux qu’il portait très longs et bien coiffés
lorsque le nouvel employeur (venu un mois avant mon départ) le lui
demanda. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire qu’il m’avait grandement
déçu malgré sa justification non valable.
J’ai essayé de
leur
démontrer l’importance de ne pas avoir peur malgré la dure réalité de
la vie, je leur ai expliqué que nous avons tout en nous et une capacité
à vivre des choses très intéressantes et enrichissantes à tout âge.
Je
suis heureuse que ma fille ne soit pas ainsi et me ressemble pour cela.
Il
est important d’apprendre aux enfants très tôt et de leur démontrer la
puissance que l’on a en nous. C’est vital afin d’éviter que le monde
continue sur cette lancée et afin de supprimer tout rapport de force
entretenu non seulement par ceux qui n’aiment pas recevoir d’ordre et
préfèrent/aiment en donner, mais entretenu surtout par ceux qui
acceptent n’importe quoi par peur.
Maryse
|
Réponse
:
Votre commentaire n'a qu'un très lointain rapport avec
l'embourgeoisement.
Satisfaire
son patron en coupant ses cheveux, s'il le souhaite, ou en acceptant
des horaires particuliers ne me paraît pas être de l'ordre de
l'embourgeoisement. Lorsque j'étais jeune ingénieur et que l'on me
demandait d'avoir une tenue stricte: costume, gilet, cravate,
manchettes, à l'époque, ou d'accepter certains horaires difficiles,
j'obtempérais non par peur du patron, mais par souci d'harmonie et de
paix avec la société dont j'avais accepté l'embauche.
Je ne
vois pas très bien le rapport avec l'embourgeoisement.
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15Aou08 84C27
Votre
entrée et tous les commentaires accompagnés de vos longues réponses
nous éclairent sur les difficultés qu'a tout mouvement à propager un
idéal de foi ou de pensées.
Votre conscience spirituelle et
votre prophétisme ne se réduit pas à La
Révélation d’Arès
et par conséquent aux Pèlerins d’Arès, mais bel et bien au monde
entier. Ainsi, vous êtes à ce jour la preuve vivante que le Créateur
souhaite un changement
mondial avec ou sans son message donné à Arès, mais dit que cela
n’arrivera pas sans l’amour du prochain, sans le pardon, sans la bonté,
sans le non-jugement, sans la paix, sans la liberté et l’intelligence
spirituelles, quelque soit l’idéal et le mouvement de pensée de chacun.
Vous
nous rappelez que ce changement peut s’opérer par l’intermédiaire dela pénitence
et la moisson d’autres âmes et
permet ainsi le maintient d’une force qui équilibre corps,
esprit et âme.
Il suffit de vous observer lors de votre prière à la Maison de la
Sainte Parole, pendant le pèlerinage de Feu à Arès pour en faire le
constat. Vous semblez si jeune et libre de vos mouvements malgré vos 79
ans!
L’action prime sur la conviction, tout comme
corporellement
la fonction crée l’organe. L’arche d’espérance spirituelle dont vous
êtes l’ainé navigateur doit sa
propulsion à l’effort physique et spirituel de son équipage ou chaque
individu rame pour un changement
personnel profond créant une nouvelle navigation spirituelle
afin
de réaliser la traversée pour un nouveau monde idéal simple
changé. Car La Vérité c’est que le monde doit
changer,
et une importante part de la population mondiale souhaite ce changement.
Mais l’arche ne peut progresser sans l’effort permanent et quotidien de
tout son équipage, et d’autres navires devrons rejoindre la flotte
Arèsienne car ce changement se réalisera au bout d’un effort personnel
et collectif nécessaires de mobilisation, de vigilance quotidiennes,
qui n’empêchent ni la joie, ni la fête, ni salaire que Le Créateur
réserve à tout homme qui rentre en Pénitence ou qui change sa
vie, mais qui devient embourgeoisement c'est-à-dire peine,
tristesse, lassitude à créer ce changement par un découragement ou un
immobilisme et ceci quel que soit le navire de chacun: spirituelle ,
religieuse, humaniste, politique, intellectuelle, sportive, etc.…
Juste
une remarque sur cet embourgeoisement qui nous tend les bras au
quotidien. Les J.O. inondent nos écrans, les nations restent en paix au
bord des terrains, les athlètes méritent tous une médaille:
Une
femme, Mme LONGO, 50 ans cette année, (27 ans de carrière ; 23 titres
de championne de France ; 6 titres de championne du monde, 1 titre
olympique) surnommée "mamie" par ses consœurs participe encore avec sa
"foi" de cycliste qui ne tarit pas. Elle semble en dehors de tout
embourgeoisement, elle continue laissant les médias et les
publicitaires loin d’elle. Bien qu’elle doit gagner sa vie comme tout
sportif de haut niveau.
Une autre femme, Mme Manaudou, 22
ans
(nombreux titres de championne de France, 12 titres de championne
d’Europe, 3 titres de championne du monde, 1 titre de championne
olympique) est vue partout dans les magazines, sur les spots
publicitaires, se serait-elle laissé embourgeoiser par le système au
point de sembler perdre sa "foi" en sa natation? Son œil est vide, il
ne pétille plus et ses résultats [nuls] surprennent.
Ne
diluons pas notre Foi, le reflet de notre œil doit rester l’essence de
notre âme.
L’embourgeoisement
dont vous nous rappelez le danger est bel est bien celui de tout être,
quelle que soit sa classe sociale, qui se démobilise consciemment ou
inconsciemment malgré sa volonté de propager sa foi, de se dépasser
physiquement ou d’aider son frère humain. Cette remobilisation
quotidienne ne semble donc pouvoir se faire, sans une libération totale
et intégrante nécessaire de sa propre existence afin de retrouver cette
force de liberté, et cela, indépendamment de sa vie sociale.
Merci
de nous aider Frère Michel.
Ferry Hande
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19Aou08 84C28
Parlons
aux jeunes de non-embourgeoisement. L'embourgeoisement est comme le
tabac, il est plus facile de ne jamais commencer, mais il est très
difficile de s'en guérir, quand les mauvaises habitudes sont prises et
qu'il est devenu indiscernable par ses victimes.
Jeune, j'ai
vu ma
fratrie tomber dans un embourgeoisement pourtant évitable, car mon père
médecin n'était pas vraiment embourgeoisé. Sa peur de manquer était
compréhensible, celle d'un Vosgien modeste, qui connut les horreurs de
la guerre et les privations de l'après guerre. Il fut un travailleur
acharné et économe, peu attaché aux biens ou à la position sociale qui
résultèrent de ses efforts.
Puis j'ai vu s'embourgeoiser
progressivement la plupart de mes camarades des classes préparatoires,
cette génération de 68 qui passait ses soirées à parler de liberté et
de fraternité, à rêver de refaire le monde en chambres d'internat. La
métamorphose fut parfois brutale, le plus "love and peace" de notre
classe avec sa chambre tapissée de posters sur la paix entra ensuite
dans le corps de l'armement: Il se mariait, me dit-il, et ce corps lui
assurait un poste à vie et un salaire confortable!
Dans la
sidérurgie où je choisis de travailler, je connus les cadres supérieurs
dont j'étais sensé faire partie, aux rivalités d'autant plus féroces
qu'on s'éloignait des usines et se rapprochait des lieux de pouvoir. Je
me sentais plus à l'aise avec les ouvriers travaillant nuit et jour à
l'aciérie avec le métal en fusion, à la forge où le sol tremblait sous
les coups du marteau pilon, ou à l'usinage où les copeaux
jaillissaient, arrachés aux barres d'acier. J'aimai le contact avec ces
hommes courageux et riches de savoir-faire et c'est à leur cantine que
j'allais manger. L'initiative surprit de part et d'autre mais fut
tolérée. Plus tard en MBA de gestion, j'ai côtoyé la grande bourgeoisie
internationale, entrepreneuriale et opulente, plus détachée de l'argent
et des convenances que beaucoup de mes modestes camarades ingénieurs.
Dans
ces réunions d'anciens, la grande diversité des trajectoires sociales
n'empêche pas la chaleur des retrouvailles, car la réussite des uns ne
suscite pas la jalousie des autres comme trop souvent en France.
Avec
les années, le fossé s'est creusé avec ma famille et beaucoup de mes
amis, d'abord par mes choix de vie décalés, mais surtout quand je
répondis présent à l'Appel du Père. Parler ou rêver de changement, c'est acceptable.
Vivre différemment, ce l'est déjà moins. Mais s'enflammer pour La
Révélation d'Arès,
c'est dépasser les bornes du tolérable.
Ayant
vécu des temps plus contrastés et moins embourgeoisés, nous pouvons
mieux comprendre les calamités qui s'annoncent et prévenir ceux qui
s'asservissent aux positions et à l'argent distribués par l'arbitraire
du marché ou celui des allocations. Nous pouvons parler aux jeunes de
l'impermanence des biens matériels et des acquis sociaux et des
souffrances liées à l'attachement au périssable: Peur de perdre,
frustration de ne plus avoir, convoitise... C'est bien la trame de
l'économie et de la finance, de l'industrie et de la banque, qui tisse
le cocon du bourgeois moderne, mais la clé cachée du système est
l'idolâtrie de la norme juridique et il faut apprendre à nos enfants à
surfer sur les lois et règlements pour mieux s'en protéger.
Les
bourgeois modernes ont peur de l'illégalité comme leurs ancêtres
avaient peur du fer, de l'épée du soldat ou du poignard du brigand, ou
peur des menaces proférées par les clergés. L'idolâtrie de la loi place
au sommet de l'escape (Rév d'Arès xxiii/5)
le juridisme qui la fait proliférer jusqu'à la nausée.
En
France comme en Chine ou aux USA, une nouvelle génération de juristes,
d'avocats, prend le pouvoir réel au détriment des scientifiques et des
idéologues. Le fonctionnement des marchés et des allocations publiques
étant conditionnés par les normes juridiques, l'argent n'est plus qu'un
auxiliaire du système juridique. Mais il permet de conquérir le pouvoir
politique par le financement des campagnes électorales, de
récompenser le grouillis (iii/2) et de
gâter les zéleurs (xxii/18) le temps de leur
courte vie.
Dieu nous appelle à abattre les idoles
de l'esprit
comme l'idée d'une quelconque légitimité de la loi locale.
J'apprends
aussi à mes enfants à se préparer à l'inconfort matériel, mais surtout
à l'inconfort mental d'être différents en ayant des références tout
autres que l'argoule (xxxvii/3). Pour les
motiver, le plus convaincant est qu'ils constatent la joie
du pénitent,
force concrète qui accompagne mon choix de vie et que rien ne peut
m'arracher.
C'est aussi cette joie
dans l'audace candide du témoignage public et privé de notre vie avec
Dieu qui peut faire envie aux jeunes que nous croisons et missionnons
et ouvrir une petite faille dans leurs certitudes pas encore figées.
Envie de quitter la fête des morts (xxxv/5)
pour la joie
de la rondelle (xxiii/5).
Milang
Gompeng
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19Aou08 84C29
Oui,
frère Michel, toutes les réponses à mon interrogation (084C23) sont
dans votre sujet.
J'ai 55 ans et votre appel à la jeunesse
me concerne.
Je saisis cette occasion pour vous dire ma
reconnaissance pour tout ce que vous exprimez parce que la Vie y est palpable.
Notre
réflexion y trouve une nourriture pour creuser toujours plus profond et
nous aider à aller de l'avant et à prendre conscience qu'il y a urgence
à vivre le vrai changement pour être, enfin,
"crédible".
Liliane
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19Aou08 84C30
Je
suis venu, cet été, au Pèlerinage d'Arès, par admiration pour vous que
j'avais découvert à travers ce blog, ce qui m'avait incité à lire
attentivement La Révélation d'Arès, puis enfin, je
l'avoue, par curiosité.
J'ai
été frappé par le rayonnement de votre personne, assis là au milieu des
autres, sans rien pour vous distinguer et pourtant on ne s'y trompe
pas: C'est le Frère Michel et ça ne peut être que lui qui est là, avec
ses livres comme les autres, mais quelle lumière sort de vous!
En
sortant j'ai échangé quelques phrases avec deux pèlerins au-dehors, qui
semblaient bien vous connaitre. J'ai demandé: "Mais pourquoi cet homme,
dont on découvre à travers quelques livres et ses sites sur l'internet,
en particulier ce blog, l'extraordinaire, la sainte, puis-je dire la
sacrée (au sens propre) intelligence de la situation morale du monde,
est-il tout seul là, inutilisé?" Ils m'ont répondu en gros: "C'est lui
qui a voulu ça." Je ne me souviens plus de leurs mots exacts. J'ai
protesté, j'ai presque gesticulé devant une telle bêtise! J'ai dit:
"Comment avez-vous pu confondre la discrétion et l'effacement à
laquelle les recommandations de Dieu le contraignent et le refus d'être
à la disposition de tous et de les guider si tous le lui demandent avec
force et insistance?" Ils m''ont regardé comme des abrutis ou comme si
j'étais, moi, un abruti (je n'ai pas pu vraiment distinguer les
alternatives).
Dans plusieurs de vos réponses dans ce blog,
j'ai vu
combien vous regrettiez "l'échec" d'un projet dit de "La Maison des
Faucons", mais je crois avoir immédiatment compris le gros dilemme
auquel vous devez faire face: Vous savez la Vérité, vous avez
l'Inspiration de l'action, mais personne, pas même les vôtres, ne vous
les demande ou, si vous préférez, le Père vous a désigné au peuple
comme le prophète de ce temps, mais
le peuple ne vous a pas plébiscité
comme prophète actif. Résultat: Vous restez une icône, mais rien de
plus. Une icône sagement assise sur son siège au Pèlerinage d'Arès.
Votre
mission est comme condamnée par les frères embourgeoisés — c'est là que
j'en viens à votre entrée 84 — comme les grands résistants de 1940-45
ont été condamnés par les Français embourgeoisés restés dans leurs
maisons et situations bourgeoises, des Français croyant bien faire,
mais n'ayant rien compris à la situation historique se développant sous
leurs yeux. Bref, ceux que vous appelez les Pèlerins d'Arès ne vous ont
pas donné les moyens, que vous auriez acceptés, j'en suis sûr, rien que
de vous avoir vu rayonnant sur votre siège, si la demande était venue
d'eux et non de votre initiative, impossible puisque Tu ne
sera le chef de personne (Rév
d'Arès 16/1). Bref,
nous avons discuté de ça dix bonnes minutes avec ces deux pèlerins,
mais partions de deux compréhensions diamétralement opposées
de La Révélation d'Arès.
Ce
n'est pas la première fois dans l'Histoire qu'un peuple ou un groupe de
partisans ou de disciples écarte "l'homme dont l'ombre s'étend sur elle
et l'empêche de respirer" (François Mauriac). C'est une opposition
parfaitement bourgoise à l'homme de la providence.
C'est
comme ça que Socrate et quelques autres grands Athéniens ont été
écartés, parfois condamnés. Les Athéniens qui n'étaient probablement
pas plus nombreux que ne sont les Pèlerins d'Arès, qui tous
connaissaient bien le philosophe — pour ne parler que de Socrate —
étaient tristes à l'idée que la république se sépare d'un esprit aussi
brillant et sage, mais ils voulaient pouvoir dire: "C'est lui-même
[Socrate] qui par ses prop | |