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6 août 2008 (0084)
hé! jeunesse! fais rajeunir le monde! (méditation)

Hé! Jeunesse! Fais rajeunir le monde! Spiritualise-le! Désembourgeoise-le!

La jeunesse ne se compte pas en années, mais en capacité de détachement social et matériel, dont le contraire, la dépendance sociale et matérielle, cause l'embourgeoisement.
Chaque jour l'embourgeoisement s'étend, vieillit et déspiritualise le monde, si tant est qu'il y reste quelque spiritualité notable.
Chaque jour,
La Révélation d'Arès devient l'emblème plus évident du désembourgeoisement.

meditationL'embourgeoisement ne résulte pas d'un complot social, il n'est ni une philosophie matérialiste ni un vice. C'est un tissu autogénéré de peurs spécifiques: peur de manquer, peur d'être méjugé, peur de sortir du moule social, etc. C'est par ces peurs-là que la politique, les mass-media et la religion nous dominent. Riches ou pauvres, nous sommes presque tous embourgeoisés.
C'est pourquoi des insondables fonds de l'éternellement jeune Création, où n'existent ni temps ni peur, est descendu l'Appel libérateur: Changez!
S'il est au moins un échelon de l'insurgeance (Le Pèlerin d'Arès 1989, p.236), pacifique, sympathique, mais courageuse, que tout vrai croyant doit atteindre, c'est son désembourgeoisement. Une sorte de métamorphose à l'envers, le retour à la foi du conquérant spirituel qui réendosse sa jeunesse passée autant qu'il s'inspire de la jeunesse autour de soi.

Personne ne naît bourgeois. Shelley, le poète, citait la mère élevant son nouveau-né à bout de bras et lui criant: "Parle, mon bébé! Révèle-nous ton immortelle vérité!" Le Créateur ne rappelle-t-il que l'homme doit toujours croire en sa vérité native? — Faites-vous aussi jeunes que ce petit enfant... (Matthieu 18/4-5, 19/14), N'accumulez pas les sécurités sur terre, assurez votre sécurité spirituelle... Ne vous inquiétez pas pour votre vie... Regardez les oiseaux du ciel... (Matthieu 6/19-26) —. Nous naissons vrais et nous resterions vrais, si le péché ou le mal, bien sûr, mais aussi leur environnement, dont l'embourgeoisement, n'éteignaient pas notre intelligence (Rév d'Arès 32/5). C'est ainsi que, vite vieillissant, vite faible lumignon, chacun de nous doit se créer une âme (Rév d'Arès 17/4) pour survivre.

Se désembourgeoiser n'est pas renoncer à la vie, aux joies et aux biens du monde, une abnégation qui n'a pas de sens en soi Les clergés qui font vœu de célibat et de pauvreté n'ont guère changé le monde en bien (Rév d'Arès 38/7-8).
Se désembourgeoiser, c'est se délivrer de la peur de perdre et d'être méjugé, c'est raviver en soi la fête permanente de la jeunesse (Rév d'Arès 30/11), c'est s'enhardir à s'envoler au-dessus de la citadelle (Rév d'Arès 13/7-8) du monde pour faire lever les regards vers les faucons (Rév d'Arès xLv/14-26) prophétiques.
Pourquoi l'embourgeoisé est-il si difficilement crédible quand il appelle d'autres embourgeoisés à changer? En appelant à la pénitence il appelle l'homme à être bon, à pardonner, à faire la paix, à être spirituellement libre et intelligent. Ces valeurs sont apparemment propres à plaire, qui semblent simplement morales, dématérialisées, sans compromission sociale, pleines de beauté (Rév d'Arès 12/3)... Mais c'est comme un tremblement de peur bourgeoise dans l'appel que le public sent. Le désembourgeoisement n'est pas dans les mots, pas sur le tract. Il est dans le mystère du tout qu'est la chair, l'esprit et l'âme (17/7), l'homme de bien vivant quoi! L'homme de bien jamais aussi homme, aussi vivant et aussi vrai qu'en étant jeune!
Retrouvons le mystère de la jeunesse!
Jeunesse! Prends les commandes, car pour les rejeter loin derrière l'horizon avec la Bête (Rév d'Arès 22/14), il faut bien les prendre d'abord! Révolution? Non. Insurgeance? Oui (Le Pèlerin d'Arès 1989, p.236).

L'embourgeoisement s'encoconnait dans le fil de la religion et de sa sœur la politique. Il s'encoconne maintenant dans le fil de l'industrie et de sa sœur la banque. Ce cocon s'enroule déjà autour des Asiatiques, qui s'imaginent y rester bien au chaud. Les peurs qui tissent l'embourgeoisement s'universalisent: Notamment, la peur de perdre l'énergie et les gâteries dont la modicité dépendait jusqu'à présent de la misère des producteurs qui, par effet d'imitation, s'embourgeoisent à leur tour. Mais plus encore la peur que "l'Ordre" disparaisse et avec lui le bon rapport de l'argent, la sécurité sociale, la retraite, qui passent pour des "acquis" de la lutte sociale ou de la civilisation — les Égyptiens, Grecs et Romains antiques eurent leurs propres acquis, depuis longtemps évanouis —, mais qui ne sont qu'aubaines menacées d'extinction par l'instabilité du matérialisme, par nature grossier, instable et volcanique, que personne dans l'Histoire n'a jamais pu maîtriser.
Après les rivalités religieuses et politiques, voilà celles qu'organise le monde industriel et bancaire à son tour. Leur enjeu est tout autant incertain: Il n'y a jamais la bonne voiture, jamais le bon avion, jamais la bonne machine, jamais la bonne politique, jamais la bonne loi, jamais le bon taux de change, jamais le bon stock-exchange ; il faut toujours et toujours créer du nouveau, supposé meilleur, et qui naturellement coûte encore plus cher et ne satisfait personne.
L'impossible ne devenant jamais réalité, c'est l'impossible qui gouverne le monde. Alors, il n'y a pas d'avenir, les chevaux du "progrès" galopent vers rien, rien, rien. Seule la vie spirituelle peut raffiner, renforcer, stabiliser la vie, mais de vie spirituelle il n'y a que quelques frémissements dans la société, très dispersés ou même inaperçus, comme ceux que provoque La Révélation d'Arès.

Certes, au milieu de ce monde embourgeoisé, des religieux prient et prêchent, des humanistes philosophent, des écologistes manifestent, mais leur défaite est déjà évidente, parce que l'idéal ne suffit pas, il faut aussi une force matérielle, concrète, pour combattre le matérialisme bourgeois, dont le réalisme submerge tout — À quoi rêvent même les "travailleurs", les classes populaires et plus encore le misérable tiers monde, sinon d'avoir des privilèges bourgeois bien concrets?
Concrètement, le seul moyen de vaincre l'embourgeoisement, dit La Révélation d'Arès, c'est que chaque homme change sa vie objectivement, dans les faits, de sorte qu'il découvre dans l'amour, le pardon, la paix, la liberté et l'intelligence spirituelles, les plus hautes causes de joie et de fête (Rév d'Arès 30/11), de bonheur (37/9, xxvi/12) et même d'intérêt matériel (26/8-9). Le changement personnel effectif, réel, des pénitents (= tout bonnement ceux qui changent en bien) engrènera le changement du monde (Rév d'Arès 30/11, 28/27), ce que des technologies, des discours, des lois, des traités, des accords, n'ont jamais pu faire..

Seule l'éternelle Parole du Créateur, contre-culture par excellence, reprise par La Révélation d'Arès, peut, si elle est accomplie (35/6, 36/8), vaincre l'embourgeoisement — notre embourgeoisement —, peut-être la forme la plus pernicieuse du mal déguisé en bien et en raison avant qu'il ne survienne sous une autre forme: le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). Comme un coin dans une souche pourrissante, nous devons par notre changement pénétrer cette récente, mais déjà trop vieille culture industrielle, qui, bien que répétitivement désillusionnée comme l'avaient été de précédentes civilisations, s'accrochera longtemps à la terre, parce que rien de bien convaincant ne vient l'en arracher.
Même si le prochain président des USA est Barrack Obama, qui ne sait que, malgré ses qualités, il ne sera jamais qu'un politicien et un bourgeois de plus, c'est-à-dire un espoir de moins pour le monde? Provisoirement c'est bien, mais idéalement c'est faire du surplace. Aucun espoir de justice, d'égalité, de richesse et de santé pour tout le monde sur terre, tant qu'une minorité prospère vivra sur une majorité sacrifiée. Aucun idéal général n'est réalisable par la politique, laquelle est toujours partisane. L'idéal général sera réalisé par l'homme de bien, croyant ou non, toutes races confondues, toutes frontières effacées, tous préjugés oubliés. C'est à cette aune qu'on mesure l'ampleur de l'utopie qu'est La Révélation d'Arès, qui ne peut venir que d'un Père dont l'Univers sans fin (Rév d'Arès 12/4) est une utopie, que la science hier encore estimait impossible: quelque chose sans dimension ni fin et pourtant bien réel. Les télescopes l'attestent. Nos âmes sont les télescopes infaillibles de la vie infinie (Rév d'Arès 17/3, 32/3).

Dans la jeunesse fleurit la plus forte espérance! Cette espérance — l'espérance que chaque homme et que le monde des hommes peuvent changer — le Père lui-même l'alluma en moi comme un Feu en 1974 et 1977. Ce même Feu que chaque été des pèlerins viennent prendre à Arès (Rév d'Arès xLi/7), mais que tous les hommes de bien du monde allument en eux partout, chaque jour, par le Bien qu'ils poursuivent.
Jeunesse! Celui qui vous parle est un vieux auquel le Créateur dans sa Bonté redonne chaque jour la jeunesse! Être jeune, ce n'est pas sacrifier ce qu'on a. C'est ne pas avoir peur — typique peur bourgeoise — de perdre ce qu'on a, qui le plus souvent n'est rien d'autre que sa réputation, plutôt que de renoncer à ce qui fait la gloire (Rév d'Arès 34/2) de l'humanité.
Jeunesse! Appelez le monde à entrer en pénitence!
Difficile? Bien sûr. Et même très difficile! Mais ce monde n'a pas été créé pour des bourgeois qui n'attendent plus rien d'un idéal, quand ils attendent encore quelque chose d'eux-mêmes. En tout bourgeois dort l'anti-bourgeois. Réveillez-le!
Jeunesse! Descendez dans la rue et allez sur les places pour y appeler le monde! Montrez-vous! Chantez, poétisez, écrivez, faites-le comme vous voulez, mais appelez ce monde à redevenir jeune, à redevenir jeune avec vous, à refaire naître et cultiver l'amour, le pardon, la paix, la liberté et l'intelligence spirituelles!

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Commentaires:

06Aou08 84C01
Je viens de découvrir votre entrée 84. Inattendue en période de Pèlerinage. Je ne sais pas si d'autres l'entendront comme moi, mais je m'entends comme une bombe! Je ne suis pas contre, mais je lui fais un reproche:
Pourquoi ne pas l'avoir intitulée carrément "embourgeoisement" ou "désembourgeoisement" au lieu d'un titre qui évoque seulement la "jeunesse", ce qui étouffe un peu le sujet? Est-ce l'effet de la peur bourgeoise que vous ressentez vous aussi un peu ou pour ménager vos troupes?
Jacques F.


Réponse :
J'ai évidemment songé à un titre contenant l'idée d'embourgeoisement ou de désembourgoisement, mais, si j'y ai renoncé, ce n'est pas "peur bourgeoise". C'est en raison du bilinguisme de ce blog, de la difficulté d'introduire dans le texte anglais l'idée "d'embourgeoisement" qui est sans traduction satisfaisante en anglais. D'ailleurs, la langue anglaise utilise le mot français "bourgeois" pour exprimer le concept et le phénomène sociaux typiquement français que ce terme englobe. Le mot anglais proche est "middle class", mais ce n'est pas vraiment la même chose.
De plus, quand on emploie le mot "bourgeois" en parlant anglais avec des anglophones, la plupart d'entre eux ne comprennent pas le mot. Je l'ai, à cet effet, testé dans un tchatte, pour bien saisir le difficulté de parler avec des anglo-saxons de l'idée très complète, à la fois morale et économique, que des François entendent par le terme "bourgeois" et "embourgeoisement".
J'ai donc laissé le mot "bourgeois" apparaître dans la corps du texte, mais non dans le titre, afin qu'il soit accompagné d'un développement explicatif quasi simultané.
Ceci dit, il est vrai que j'évite de brusquer mes sœurs et frères de l'assemblée, parce que ça ne sert à rien. Ils comprennent bien ce que je veux dire sans qu'il me faille les apostropher. Du reste, cette entrée dit bien ce qu'elle veut dire.


06Aou08 84C02
Vous avez évoqué le sujet avec moi il y a quelques semaines, alors que nous échangions sur quelques questions liées au nouveau site internet de "Frère de l’Aube."
Depuis, je ne vous cacherai pas que cette question de l’embourgeoisement du monde mais aussi — et d’abord — de notre mission ne me quitte pas.
Je découvre en vous lisant aujourd’hui que je n’avais pas bien saisi la portée de vos propos, qui prennent ici une autre dimension: "Se délivrer de la peur de perdre et d'être méjugé… Retrouver le mystère de la jeunesse!"
Je comprends en vous lisant que nous ne pourrons convaincre d’autres hommes à entrer en pénitence qu’en démontrant par nous-mêmes et par nos vies les fruits que cette pénitence commence à produire. En particulier, démontrer que cette peur de perdre et d’être méjugé ne nous gouverne pas, qu’elle ne nous rend pas muets (Rév d’Arès i/2), parce que notre jeunesse (r)avivée n’est pas qu’espérance personnelle, elle est espérance de jeunesse retrouvée pour le monde, pour toute l’humanité. Faire le passage du désembourgeoisement, c’est un peu comme faire le passage de la Mer Rouge. Votre entrée nous y invite. En confiance !
Jeff


06Aou08 84C03
Le prophète est aussi un prophète malgré lui: Pas de descendance mâle pour lui.
[Ceci] continue accentue et parachève la continuité de l'œuvre du prophète bien aimé des musulmans qui a vue la mort de ses enfants mâles directs n'ayant pas eu le temps d'atteindre l'âge de la reproduction. Seules les filles survécurent et donnèrent une descendance à leur tour. La règle de 3 par votre 3ème fille née dans le berceau de La Révélation d'Arès (entre 74 et 77) parachève un signe donné et montre l'éveil d'une forme de conscience féminine du monde à venir (l'absence de léthargie de la troisième). Qu'est-ce à dire ? Plus de prophète et bientôt tous prophêtes!
La nature possède un programme de sauvegarde plus avancé qu'on ne le pense, dont la femme est la clef de voûte et quelque chose a survécu chez la femme qui ne s'est pas encore manifesté pour influencer au grand jour la marche du monde à grande échelle et la sensibilité nouvelle que doit épouser l'homme pour stopper cette marche vers l'autodestruction.
La meilleure voie de lutte possible contre les habitudes bourgeoises reste de n'enfermer ni la femme, ni l'homme dans des
rôles préparés et joués d'avance mais la difficulté restant de continuer à savoir de quelle force créatrice du dessein du créateur ont hérité spécifiquement chacun des deux genres de l'humanité, car la vraie frontière du futur se trouvera là bien plus que jamais encore par le passé.
C'est la frontière de la paix et de la guerre en l'homme depuis toujours, cette part qu'a su conquérir en lui la femme. Et la part de l'enfant est la remontée de l'innocence en lui. La part de Dieu pourrait plus spécifiquement lui assurer la jeunesse éternelle: lui seul à la source de toute vie. Faust est vrai mais pas rangé dans la bonne quincaillerie, en quelque sorte.
Nicolas


Réponse :
Votre commentaire parle de la place prépondérante de la femme dans l'économie de salut général vue par La Révélation d'Arès. Je ne vois pas le rapport entre la femme et l'entrée 0084 de ce blog, qui évoque notre embourgeoisement, auquel les femmes n'échappent pas, loin de là, étant de grands piliers du formalisme bourgeois, dont elles doivent elles aussi se libérer. Toutefois, dans le dernier paragraphe vous parlez de "jeunesse éternelle", mot qui rappelle que le désembourgeoisé est un humain spirituellement rajeuni. Je publie donc ce commentaire.


06Aou08 84C04
Oui, rajeunissons, désembourgeoisons-nous!
Je l'assènerais autrement: Respiritualisons-nous! Débranchons-nous de l'intellect ratio-politico-religieux pour nous brancher sur le Spirituel, en spiritualisant chacun de nos gestes, comme vous aimez à le dire, et, ajouterais-je, chacun de nos Biens par réflexion sur son sens et élimination de toute vieillerie, et même chacune de nos Impressions vives ou subtiles: Voir, entendre, sentir et ressentir, souffrir et jouir, ce sont des miracles constants du Créateur, "la marque de l'ouvrier empreinte sur son ouvrage" disait Descartes; et, si l'on veut bien y être régulièrment attentif, l'occasion de multiplier ses yeux tout autour de la tête comme les anges pour ne pas quitter le Père du regard (Rév d'Arès 36/2), car il nous l'a dit: Je suis tout proche (Coran).
On ne voit pas Dieu par la théologie mais par les sens, Lui n'y est pas allé par quatre chemins avec le Bâton de Lumière [manifestation de Dieu à Arès en 1977] pour vous le faire entrevoir en chahutant tous vos sens: Un merci infini à sœur Christiane qui vous a invité à le raconter.
Il y en a d'autres qu'il chahutent moins, mais assez pour les avoir ployés sous son genou (Rév d'Arès 12/9) et j'en suis. Et quant au commun des mortels... Dieu est puissant et Il sait.
Fraternellement dans l'effort quotidien de Pénitence et de Mission.
François D.


07Aou08 84C05
Quel superbe texte qui pourrait être le début ou la thématique d'une homélie!
Cette jeunesse, j'en témoigne, La Révélation d'Arès et votre enseignement m'ont permis de la maintenir vivante en moi.
Je ne suis plus jeune, sans être un vieux (j'ai 56 ans), mais je sens en moi une inextinguible jeunesse qui n'aspire qu'à des siècles de vie pour faire pénitence et missionner encore, encore et encore.
Alors comme un jeune, je "poétise"… sur la jeunesse.
J'ai écrit l'année dernière une fable intitulée "Les Pigeons" sur divers aspect de la jeunesse: sa nonchalance et son inconséquence, son ambition et son conformisme (que vous appelez embourgeoisement et à quoi vous donnez une tout autre profondeur) et ses aspirations et capacités spirituelles natives.
Je vous propose une partie de cette fable à quoi votre méditation fait brillamment écho. Avant de vous lire, mon texte me paraissait acceptable, d'un point de vue littéraire comme d'un point de vue spirituel. Après lecture et relecture de votre entrée [0084] qui incomparablement est traversée du souffle prophétique et transporte celui qui s'y plonge, mon texte, s'il reste acceptable sur le plan littéraire, me semble sur le plan spirituel sans relief, sans envergure et comme tout étriqué par les contraintes du genre. Rien ne vaut la liberté du poulain agile (Rév d'Arès 10/10). Mais cela vient de ma propre petitesse, je le sais bien.
Qu'à cela ne tienne! S'il est vrai que jamais la poésie ne sauvera le monde, elle peut contribuer à y glisser un peu de beauté, si les poètes deviennent « meilleurs »…

…Or, dans la bande de pigeons,
Vivait aussi un grand ramier,
Mi estropié,
Que l'on traitait comme un bouffon.

Sans trop savoir pourquoi,
Un petit groupe tout à coup
S'envole n'importe où,
Et au sol choit,

Dix pas plus loin à peine,
Pour chercher deux, trois grains,
Se battre pour du rien.
Le ramier, lui, prend de la peine,

Sur un tilleul va se percher.
"Que l'air est frais et odorant,
Et comme tout paraît plus grand!"
Ressent l'oiseau que ces merveilles ont touché.

Ces congénères n'y voient goutte.
En vaines palabres s'égarent
Pour crier « gare ! »,
Et susciter l'effroi, le doute.

Mais le ramier point ne s'occupe
De tous ces freins ; loin dans l'espace,
Il flaire un ordre sans disgrâce
Où les oiseaux sont doux, sages comme la huppe

Qui servit Salomon, les moineaux de François,
Les preux corbeaux d'Elie, sillonnant le pays
Pour nourrir le prophète et protéger sa vie.
Laissant s'épanouir cette nouvelle foi

En sa propre nature et ses capacités,
Il sentait qu'il pouvait devenir oiseau rare,
S'il travaillait sur lui et dépassait sa tare.
Un monde existait donc en son intimité

Qui ouvrait sur celui d'au-delà l'horizon.
Et ces mondes tous deux s'avéraient à construire.
Pour l'un comme pour l'autre, il lui fallait franchir,
En lui comme au dehors, les portes de prison

Que la loi de son clan avait fermées sur lui,
Et qu'il avait aussi verrouillées sur son cœur.
En haut de son tilleul, le ramier avait peur
Mais ce n'était qu'un peu de pluie

Dans la lumière du soleil,
Tant il avait de l'espérance !
Alors il s'élança, faisant fi des souffrances
Qui avaient jusque là mis son être en sommeil.

Volant de faîte en faîte, il disparut bientôt
Aux regards de la troupe
Qui l'oubliait déjà en quêtant pour sa soupe.
Pourtant l'un d'eux se dit : "Je le suis, il le faut!"

Ainsi parfois va la jeunesse,
Lorsqu'elle entend la voix profonde
Qui parle en elle et qu'elle fonde
Son avenir sur sa noblesse…

D. Faber


07Aou08 84C06
J'ai emmené mes petits-enfants la semaine dernière au parc Disneyland de Marne-la-Vallée et aujourd'hui je tombe sur votre entrée 0084, que je trouve très belle, mais surtout très troublante, parce que nous sommes en plein embourgeoisement sans nous en rendre compte: Ce Disneyland en est un exemple frappant. Je ne sais pourquoi ce que j'ai trouvé merveilleux en passant quelques heures dans ce parc me paraît maintenant plein d'artifice et de danger, pour ne pas parler du vide.
Merci de nous remettre les pieds sur terre. Je me suis dit que si je travaillais à la moisson [mission apostolique] à Disneyland en parlant de La Révélation d'Arès à des visiteurs du parc tout en promenant ma petite famille, je ne trouverais aucun écho, parce que j'aurais l'air aussi bourgeois dans ce lieu bourgeois que ceux auxquels je m'adresserais, comme un lépreux reprochant à d'autres lépreux d'être lépreux dans la Vallée des Lépreux. Je réalise que ceux auxquels je m'adresse dans la rue ne sont pas à Disneyland mais ont une sorte de permanent Disneyland dans leurs têtes et voient bien à travers mes yeux que moi aussi j'ai comme un Disneyland dans ma cervelle.
Je ne sais pas trop comment expliquer tout ça, mais merci encore, frère Michel, de nous réveiller au moins en pensée en attendant qu'on se réveille en actes.
Joséphine G.


Réponse :
Je me souviens, il y a bien des années, d'une lettre d'une des nôtres qui avait comme vous visité Disneyland, mais en Floride, aux USA  et qui avait trouvé cet endroit "merveilleux", et je me rappelle du ton plutôt froid de ma réponse, où je m'étonnais qu'une grande croyante comme elle trouvât quelque valeur à ce "rêve de carton-pâte et de caoutchouc" (je crois que j'avais employé des mots comme ça).
Vous dites: "Je ne sais pourquoi ce que j'ai trouvé merveilleux m'a paru (après lecture de votre article) plein d'artifice et de danger." Réponse simple: C'est parce que mon article parle de rajeunissement, mais pas d'infantilisation ou de "crétinisation," comme disait Lanza del Vasto.
De tout ce qui peut détourner l'enfant en formation des véritables préoccupations de la conscience et de la destinée humaines, je ne sais pas s'il y a pire que Disneyland et ses similaires. Je n'y ai jamais mis les pieds, mais j'ai vu les promotions de ces parcs d'attraction à la télévision:
Être accueilli par Mickey, Donald et Blanche-Neige et trouver ça "merveilleux", c'est vraiment être anesthésié, ne pas réaliser que ce qui est un divertissement acceptable à l'état de bande dessinée ou de dessin animé devient extrêmement pernicieux pour les enfants dès lors qu'on essaie de leur faire croire que de tels personnages peuvent vivre et exister et que ce qu'ils avaient vu en dessin n'était que la photo d'une réalité. Quel renversement dangereux de l'information, notamment du sens des réalités, qu'on doit aux enfants!
Vous allez me dire: 'Mais les enfants ne sont pas dupes..." Je vous coupe en disant: "Allez raconter ça à d'autres! L'effet recherché par Disneyland sur les enfants est justement de leur faire croire que c'est vrai. C'est pour cette illusion immense et dangereuse que des investissements gigantesques en dollars sont faits." Oui, il y a là quelque chose de bourgeois au plus mauvais sens du mot. Quand je pense à la déclaration de M. Cantal-Dupart, urbaniste responsable du "Grand Paris", disant: "Disneyland, quelle chance pour toute la région!" qui est bien un propos de bourgeois, auquel il aurait fallu répondre du tac au tac: "Quelle malchance pour les enfants!"


07Aou08 84C07
Je me souviens d'une brève conversation entre trois pèlerins et vous, l'année dernière à Arès, "entre deux portes" comme vous dites..
Nous vous parlions des problèmes de certaines missions locales et nous soulignions l'effet d'étouffement qu'avait produit sur la mission cette mensongère propagande anti-secte [...] et vous avez répondu, je m'en souviens bien: "N'exagérons pas l'importance des anti-secte. Tout mouvement prophétique s'est toujours confronté à un mouvement anti-prophétique fort, à toute époque. Il faut s'y adapter. Je crois surtout que nos missions se privent d'oxygène en n'attirant pas assez de nouveaux frères et sœurs, parce que l'effet mobilisateur, c'est le poumon de tout apostolat." Je me souviens de ces mots-là par cœur.
Nous vous avons demandé: "Pourquoi à votre avis?"
Votre réponse a été assez sèche, pour ne pas dire ironique: "Parce que vous vous êtes embourgeoisés. Vous avez peur. Si vous restez ostensiblement dans le moule social par peur qu'on pense du mal de vous, pourquoi voulez-vous que d'autres essaient d'en sortir en vous rejoignant? Dans les années 80 vous étiez jeunes, vous n'aviez rien à perdre; vous avez alors attiré beaucoup de monde tout naturellement. Depuis, vous vous êtes installés comme des petits bourgeois qui ne veulent pas d'ennuis."
En lisant ce matin votre entrée 0084, je me dis que vous dites maintenant à tout le monde ce que vous disiez jusqu'ici en privé, peut-être même depuis longtemps, mais vos "reproches" circulent moins facilement que vos "compliments".
Je tiens à conclure en disant que je vous approuve totalement.
G.M.


08Aou08 84C08
La jeunesse se renouvelle par la grâce du sommeil. Curieux paradoxe à l’aube (Rév d'Arès xxxviii/12) de l’éveil n’est il pas?
Mais la jeunesse est  beauté et force de vivre. C’est un mouvement dont la nature est liberté. Et cette liberté-là peut participer de l’amour du prochain. Cette l’énergie passionnée, enthousiaste qui renverse les montagnes de conformismes, trouve les mots qui redonne le courage et goût de l’effort dans la foi qui change et fait le Bien.
Chaque jour, frères, l’on peut faire quelque chose en ce sens.
Dans le mouvement de la vie quotidienne qui déroule le fil du futur qui se crée à tout moment. Saisir la chance de créer ce moment unique, c’est voir les prémisses de l’ Éden à chaque victoire de l’amour qui se doit aux hommes et renforce le cœur de l’ha (Rév d'Arès xxxix/5-11).
Comme le moment de la rencontre avec celui qui vient, le frère s’adressant à ce sourire bienveillant, pur, fort. Cœur qui fraternise avant même de prononcer la Parole, et qui se donne comme un héros, par l’oubli de soi, sacralisant ainsi l’acte qui apprend à mourir pour vivre. L’oubli des coups du sort et des blessures attenantes. Vivre de pardon salvateur et par don rédempteur hors du temps, de l'Histoire s’entend, du poids des maux qui ajoutent à l’engourdissement qui ride et trouble la vie que le Père dispense généreusement depuis toujours par son éternelle création au bout même de notre Main.
Ce moment de jeunesse, cet instant vrai, sincère, plein d’espoir et de fraîche jovialité, dont l’humilité ne laisse la lucidité l’emporter sur l’amour, apprend à mettre ses pas dans les Siens. Apprend à s’embraser de Son Amour pour l’homme, notre frère comme le fît le Bon [= Jésus, Rév d'Arès i/2-9), Celui qui parle face à l’Aurore et le Prophète des temps nouveaux qui brandit la lance étincelante de vérité chevauchant la jument ailée des braves.
Cette jeunesse mûre apprend à honorer le don de la parole, de l’amour, de la liberté et de la vraie individualité dont la joie rassemble, crée le nouveau monde, libère de la descendance d’Adam et ouvrira sur le Jour  de Dieu.
Guy Y.


08Aou08 84C09
Ce qui semble aussi caractériser l'esprit bourgeois est son éternelle insatisfaction, insatisfaction matérielle et insatisfaction sociale. Je connais nombre de gens qui ont tout pour être heureux — tout si l'on se réfère aux valeurs de nos sociétés hyper-matérialisées — mais qui ne le sont pas et qui probablement ne le seront jamais en réalité.
Alors, ils s'aigrissent, se renferment, vieillissent à 20 ans — il y a de jeunes vieux — en pestant contre tout et n'importe quoi et surtout n'importe qui — la Chine, par exemple, c'est la mode en ce moment, demain ce sera peut-être l'Inde ou l'Amérique de Sud — comme dans la chanson de Jacques Brel, vous savez:
"Les bourgeois, c'est commes les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bêtes,.. les bourgeois, c'est commes les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient c...n."
Comment la matiére pourrait-elle apaisée cette soif de monde meilleure, autrement qu'en un cours instant, comme elle étanche la soif de l'âne? (Rév d'Arès 30/2).
La matiére n'est aucunement méprisable, bien au contraire, mais c'est à l'homme de la façonner, de la dominer par ses œuvres, de l'ennoblir autant que possible, ce qui est rarement le cas.
La nature n'est-elle pas elle-même le plus bel hymne à la matière?
Mais cette éternelle insatisfaction chronique de l'esprit petit bourgeois, fait que c'est surtout l'inverse qui se produit: Nos possessions et nos désirs de possession, ainsi que cette fameuse reconnaissance sociale (ah! maudite reconnaissance sociale!), parviennent à nous dominer, à rythmer nos vies dans un seul sens, dans un seul but unique, qui est de posséder pour posséder sans autres raisons que de posséder et d'épater son prochain!
Déjà tout petits, les enfants sont élevés dans ce sens.
Combien de nos concitoyens se ruinent-ils et s'enchaînent toute leur vie pour avoir une belle voiture et/ou une belle maison?
Nous avons vu l'exemple de la crise des subprimes aux Etas-Unis, mais combien en tirent les leçons en France et ailleurs?
Aussi, combien de fois n'ai-je entendu dire: "Dans ce monde, si tu n'as pas d'argent, tu n'as pas d'amis, tu n'es rien aux yeux des autres" ?
Le pire, c'est qu'ils en souffrent, mais qu'ils ne leur vient pas à l'idée d'envisager de changer cette état de choses, en accordant par exemple moins d'importance à l'argent et à l'apparence.
Et la part de Dieu, qui est en chacun, est enfouie au profit de valeurs bassement matérielles, nous ravalant au rang de taupes (Rév d'Arès 23/2) ou au rang de petits bourgeois! C'est selon...
Cette part de Dieu dans le cœur de l'homme et de la femme, cette part donnée par le Créateur grâce à Son Amour, se trouve alors mise aux oubliettes, comme l'on met un produit de moindres valeurs.
Le seul trésor véritable de l'être humain est bradé ou vendu.
C'est certain, il faudra encore longtemps creuser sous le sable de nos pêchés pour retrouver cette part, cette éternelle jeunesse qui nous délivrera de la mort et du périssement, qui est le "jugement" naturel de toute cette matière-ci.
Il faudra encore dire que nos certitudes sont les meilleurs outils de notre propre perte, quand elles ne sont pas équilibrées par la compassion, l'amour, l'intelligence et le pardon.
Tant de choses à dire... ou à ne pas dire !
Tâche surhumaine et démesurée pour l'homme vous dit Jésus!
Certainement, vu l'état actuel de nos faibles lumignons (Rév d'Arès 32/5).
Mais là, justement, cette part de Dieu en l'homme aide le prophète, le rajeunit, le renforce, comme elle a toujours soutenue tous Ses Messagers, ainsi que tous ceux et celles qui travailleront dans ce sens.
La récompense est au bout , mais elle ne se mesurera certainement pas en euros, ni en dollars.
Olivier G.


08Aou08 84C10
Vous êtes sans doute la personne la plus intelligente que je connaisse.
Vous auriez raison de ne pas publier mon dernier message, qui reflète ma pensée, mais qui est loin d'être positif, et je vous en remercie. Du reste je ne sais pas si vous l'avez reçu .
Je suis un peu tout ce qu'il ne faut pas être dans La Révélation d'Ares, mais je travaille quand même aux changements, car je sens au fond de moi que vous avez raison.
Aussi il ne faut pas prendre mes commentaires pour autre chose qu'une tentative de ma part de vouloir m'améliorer, autrement dit je ne suis pas qualitativement au niveau.
Je vois une grande lumière derrière votre texte, cependant dans mon expérience, derrière le terme jeunesse se cache une grande tyrannie, ainsi qu'une grande oppression qui sont à mon sens parmi les grandes causes et par effet de continuité, source de beaucoup des désordres du monde et de ses difficultés.
Vous auriez aussi pu associer beaucoup d'autre mot à celui de bourgeois.
J'aime bien ce que vous dite "la jeunesse se compte en capacité de détachement social et matériel".
Je vois bien derrière ceci que l'amour, le pardon, la paix, la liberté et l'intelligence spirituelles, en découleraient aussi naturellement que la rivière s'écoule de la montagne.
Cela me rappel l'époque, après ma jeunesse, où j'avais pensé me faire prêtre.
Décidément je vous aime bien, ainsi que tout ceux qui vous suivent.
Aminabad.


Réponse :
Oui, j'ai reçu votre commentaire pour l'entrée 0083 et je comptais le mettre en ligne demain ou après-demain, avec deux ou trois commentaires en retard de publication dans ma petite boîte d'Emails, mais puisque vous m'en dispensez, cela me fera du travail en moins. Merci. J'ai actuellement du travail par-dessus la tête, avec mon Pèlerinage à faire simultanément, et je manque de temps pour tout faire ponctuellement.
Je serais la "personne la plus intelligente" que vous connaissez? C'est que vous en connaissez pas beaucoup de monde, alors. Je ne crois pas que mon entrée 84 doive quoi que ce soit à mon intelligence, qui est moyenne, mais elle doit tout aux simples déductions auxquelles aboutit une méditation laborieuse de la Parole du Père, particulièrement de La Révélation d'Arès.

Oui, j'aurais pu associer d'autres qualificatifs à celui de "bourgeois" et d'ailleurs je l'ai fait: formaliste, etc., mais j'aurais associé difficilement d'autres substantifs à celui d'embourgeoisement dans sa signification bien française.


08Aou08 84C11
Il y a quelques temps, grâce à un songe, j’ai pris conscience que la peur, la peur sous toutes ses formes et en particulier celles que vous citez dans cet article [la peur bourgeoise], était l’une des principales pierres d’achoppement de ma pénitence.
Au risque de paraître présomptueuse ou au moins de manquer d’humilité, je dois avouer que j’ai même peur — ce qui est paradoxal pour un pèlerin d’Arès — de réussir ma pénitence et de revenir à l’image et ressemblance du Père — La perspective de pouvoir (re)devenir un demi-dieu me terrorise !
Je me rassure cependant en me disant que, de toutes façons, mes chances de réussite sont minces, faisant partie des premières générations arésiennes, encore si médiocres — notamment, comme vous le dites ici, si embourgeoisées — et donc encore loin du but à atteindre.
Mais j’ai la chance d’avoir quatre petits-enfants et au moins encore deux autres "prévus" dans un délai de deux ans, dont un enfant d’adoption — un(e) petit(e) colombien(ne) — . J’ai aussi de nombreux petits-neveux et petites-nièces. Et je ferai tout mon possible, aussi longtemps que je vivrai (j’espère encore très longtemps) désembourgeoisée et toujours jeune d’esprit — peut-être en battant un record de longévité, cet exploit-là ne me faisant pas peur — pour leur transmettre les valeurs spirituelles et l’existentialistes arésiennes.
Avec mes fraternelles pensées à tous !
S. V.


08Aou08 84C12
Bravo, frère Michel pour cette entrée! Elle est au cœur du défi qui est le nôtre de faire comprendre au monde ce qui le paralyse, avant même qu’il s’enhardisse dans sa propre reconstruction.
Les freins au changement sont énormes, parce qu’ils prennent racine très tôt dans la vie de chacun d’entre nous, au sein même de la cellule familiale. Un enfant apprend de son père et de sa mère par mimétisme les valeurs (peurs) culturelles en vigueur: Ne manquer de rien (la recherche exclusive des biens matériels), faire sa place dans la société, gagner un statut social enviable, avoir la reconnaissance de ses pairs etc., en "vertu" de quoi, il connaîtra une vie heureuse.
Bref ce que vous nommez embourgeoisement peut aussi se traduire par formatage des esprits qui comme vous le soulignez très justement est "la forme la plus pernicieuse du mal déguisé en bien et en raison".
Oui, nos vies sont bâties sur la peur et le mensonge ; ce qui fait bien l’affaire des pouvoirs (rois noirs et blancs, Le Livre, Rév d'Arès) de ce monde qui brandissent devant les peuples, toujours potentiellement récalcitrants, les menaces les plus terribles du chaos, de la chienlit, de la récession ou de la tiers-mondisation, s’ils ne reviennent pas à leurs raisons, et devant les individus les menaces de la marginalisation, des pommes aigres (Rév d'Arès 26/5) ou encore l’asile de fous.
Pour autant, ces puissants sont eux aussi victimes de leurs peurs et de leurs mensonges, probablement plus illusionnés même, car ayant plus à perdre que le quidam.
Toute la question est là: Que vais-je perdre ? Que vais-je gagner ?
Ou plutôt, elle se pose ainsi à celui qui pense devoir faire un choix entre la vie spirituelle, que d’aucun imagine privée des joies et jouissances de ce monde, fondée sur des promesses hypothétiques du Ciel, et la vie encensée par les masses, sécurisée, légiférée, codifiée, exemplifiée de quelques réussites sociales et de promesses non moins hypothétiques de bonheur à la clé. 
L’erreur est de croire que le Ciel est jaloux de nos joies et jouissances de ce monde. [En fait,] le Père a tout donné. Il n’y a rien à perdre, sinon quelques dispositions minables, peureuses, égoïstes, mensongères, et il y a tout à gagner, à commencer par la Vie.
Le prix à payer, celui du choix d’Adam (Rév d'Arès 2/1-5) et de l’humanité à sa suite de renoncer à la vie divine est lourd, tellement lourd que seule l’amnésie de nos origines peut le rendre supportable (par habitude). Si nous pouvions retrouver, ne serait-ce qu’une minute, notre image et ressemblance (Genèse 1/27) avec le Père, la seconde suivante, réintégrant notre humanité réduite à sa simple animalité telle que veulent la circonscrire certains scientifiques et ceux qui tirent profit de leur frère, nous suffoquerions d’effroi tel un poisson privé d’eau. Nous croyons être vivants, nous sommes des zombis*.
Oui, "rien de bien convaincant" ne vient nous arracher à nos illusions. Nous nous accrochons à ce que nous connaissons, parce que qui peut ressentir les bienfaits de l’amour absolu, du pardon absolu, de la paix absolue, de l’absolue liberté et de l’intelligence spirituelle, si ce n’est celui qui commence à les porter en lui?
Mes frères, notre destin est magnifique, mais il ne dépend que de notre soif d’Oasis (Rév d'Arès 24/3-4)!
Francis N.
 
Nota du commentateur: *zombi = mort sorti du tombeau et qu’un prêtre met à son service (Larousse). Au sens large, prêtre de la politique, de la finance, de l’industrie, du mensonge.


08Aou08 84C13
Tout d'un coup vous appelez un chat un chat, vous jetez un pavé dans la mare du marasme missionnaire dans lequel est tombée la mission arésienne (et d'ailleurs en France toutes les missions de tous les grands courants idéalistes, y compris celles des évangélistes [protestants] encore très actives dans les années 90), comme si vous veniez de découvrir au cours d'une méditation récentes l'effet ralentisseur (par opposition à l'effet mobilisateur dont parle un commentaire [84c07]) de l'embourgeoisement. Vous m'avez toujours paru un homme avisé et je parie que vous saviez ça depuis longtemps.
Toute la société française est embourgeoisée. Quand je regardais à la télé Ségolène Royale, candidate de la gauche à la présidence, elle respirait la bourgeoisie, plus bourgeoise que Sarkozy, ce qui explique peut-être l'échec de la première et le succès de l'autre. La tête gouvernante du Front Populaire en 1936 était Léon Blum et plus bourgeois on ne pouvait pas trouver.
Mais, après tout, n'est-ce qu'une affaire d'apparence, de manière de vivre, et pas une affaire de fond?
Si vous suggérez à nos missionnaires de ne plus avoir l'air bourgeois, qui vont-ils missionner? Les chiens et chats? Ce sont des hommes qui missionnnent des hommes et en France ce sont forcément des bourgeois qui missionnent les bourgeois.
En outre, je ne vois pas la rapport entre le désembourgeoisement et la rajeunissement.
Geoffroy F.


Réponse :
Un jour, il y a longtemps, c'était au temps où, seul, je commençai la mission de rue à Bordeaux, de 1976 à 1979, je vis un petit attroupement sur un trottoir. Derrière une huitaine de badauds la regardant pleurer comme des bêtas apeurés, il y avait une femme assise sur les marches d'une entrée d'immeuble, une femme ravagée par un terrible chagrin.

Je demande: "Que se passe-t-il?"

Un badaud pas spécialement bourgeois, pantalon frippé, journaux sous le bras, me dit à voix basse pour ne pas être entendu par la femme: "Une folle qui pique une crise de larmes. Je connais ça ; j'en ai une dans ma famille."
Je demande: "Pourquoi une folle?"
L'autre devient méfiant. Il sent en moi l'individu qui tente de voir au-delà des apparences, le chercheur de complications: "Ça se voit, non?"
Moi: "Non, je ne vois qu'une personne éplorée. Dans la vie on a bien des raisons de pleurer." Je mets mes tracts dans ma poche et m'approche de la femme. "Vous semblez en grande peine. Peut-on vous aider?" Elle abaisse son mouchoir, me regarde avec des yeux tout rouges de larmes, me fait non de la tête.
Elle a dans les soixante ans. Je sens une peine personnelle. Peut-être vient-elle d'apprendre la mort d'un être cher? Je lui prends la main doucement. Je dis encore: "Je suis un homme de Dieu, Madame. S'il est de mon ressort de vous aider ou vous consoler, n'hésitez pas..."
L'un des badauds s'approche et me dit: "Monsieur, ne vous mêlez pas de ça!" Je réponds: "Vous connaissez cette dame?" Il répète plus vivement: "On ne doit pas se mêler de ces choses-là. C'est l'affaire de la police, qui demandera une ambulance." Je regarde le badaud, il a un air encore moins bourgeois que le badaud précédent.

Un autre badaud, pas davantage bourgeois d'apparence, me dit: "Même si c'est pas médical, c'est l'affaire d'un psychologue."
Je dis: "Quand une personne dans la détresse morale ou émotive et a besoin d'aide, c'est l'affaire de tous. Cela a pour nom l'amour du prochain. Du moins jusqu'à la preuve que c'est l'affaire des services publics, médicaux ou psychologiques."

Les badaud, maintenant une douzaine, tous l'air peuple, ordinaire, pas bourgeois du tout, me regardent comme si j'étais un fou dangereux. Nous nous faisons face quelques secondes, puis ils commencent à se disperser.
S'approche alors un homme qui observait à quelques mètres, très comme-il-faut, costume-cravate et pardessus impeccables, un porte-documents en cuir à la main, la main gantée, bref, le bourgeois type. Il me regarde: "Qu'est-ce qu'on peut faire pour cette personne?"

Moi: "Je ne sais pas." Je me tourne à nouveau vers la dame: "Que peut-on pour vous, Madame?"
Ses sanglots l'empêchent de parler. L'homme d'apparence bourgeoise lui parle doucement: "Vous a-t-on fait tort? Avez-vous reçu une mauvaise nouvelle? Vous a-t-on volé quelque chose?"
Entendant ces derniers mots, elle fait oui de la tête, elle ouvre son sac a main, en montre l'intérieur, vide!
L'homme d'apparence bourgeoise: "Habitez-vous loin d'ici?" Elle fait encore oui de la tête.

Sans hésiter l'homme d'apparence bourgeoise ouvre son portefeuille, sort un billet de cent francs: "Voilà, Madame, de quoi rentrer chez vous. Dites-moi si ça suffit." Elle pleure déjà moins. Elle a trouvé une bonne âme. "Oh oui, ça suffit largement," murmure-t-elle.
Nous aidons la dame à se lever et l'accompagnons jusqu'à sa station d'autobus. Elle a trouvé une humanité de cœur. Elle monte dans l'autobus, pleurant à peine maintenant, mais encore bouleversée. L'homme d'apparence bourgeoise se dispense de lui donner son adresse pour être remboursé plus tard.

À votre avis, le plus bourgeois, était-ce cet homme d'apparence bourgeoise ou l'un des badauds d'apparence popu qui avaient trouvé toutes les bonnes raisons de ne pas aider la femme en détresse? Dans ces circonstances du moment, c'était évidemment le monsieur au porte-documents de cuir. C'est ce genre d'homme que la Parole nous demande de moissonner. Le désembourgeoisement est dans le cœur, pas dans l'apparence.


08Aou08 84C14  
Hé ! Toi le jeune ! Tu vas pas te laisser "encoconner", me crie chaque jour la Parole.
Elle ajoute: Après de millénaires de souffrance, ça te dirait pas de quitter enfin la fête des morts (Rév d'Arès xxxv/5)?
Elle ajoute: N'oublie pas... Tu parles, tu ris, ta crache est plus forte (Rév d'Arès XXIII/7) que toute la désespérance et le mal de ce monde. Tu as un autre choix que de plier sous le poids et le sérieux des valeurs terrestres. Tu sais, l'imposant mufle que le monde a fini par croire inébranlable, eh bien! essaie un peu de le taquiner! Ton œil (qui) brille, un petit pas de danse (la rondelle, Rév d'Arès xxiii/5), bref, la joie d'une vie spirituelle, et la grosse bête risque bien de s'effondrer comme un château de cartes.
Cette entrée me rappelle, deux ans en arrière, votre conseil de frère aîné qui m'a beaucoup marqué lors d'une belle rencontre à plusieurs. C'était au moment de commencer notre vie à deux, moi et mon épouse. Vous nous avez dit: "Je vous souhaite d'avoir le besoin de ne pas avoir. Si vous avez, vivez pleinement, remerciez! Mais si vous n'avez pas et que vous avez le besoin d'avoir, alors vous souffrirez toujours."
Aujourd'hui, je n'ai que 27 ans, mais je réalise à quel point "l'embourgeoisement" me guette. C'est vraiment terrible! Autour de moi, j'observe beaucoup de jeunes de mon âge... basculés! Ils perdent leur espérance de changer ce monde, ils se découragent et commencent à se tisser une place au chaud dans la fêtes de(s) hère(s) de(s) hère(s) (Rév d'Arès xxxv/5) quitte à plus tard verser des larmes froides (Rév d'Arès xxxv/6).
J'entends l'urgence de votre appel. Jeunesse! Descendez dans la rue et allez sur les places pour y appeler le monde! Montrez-vous!
Abel


09Aou08 84C15
Cette entrée [0084] arrive et je sens un plan derrière.
Vous avez un plan.
J'ai lu trois fois ce texte (très beau) et je pense comme un autre commentateur [84c12]: Frère Michel savait tout ça depuis longtemps, mais pourquoi n'en parlait-il pas? Pour ménager ses troupes, comme dit un autre [commentateur, 84c01]?
La majorité des Pèlerins d'Arès est embourgeoisée, pour ne pas dire tous. C'est le mode de vie en France. D'ailleurs, vous dites "nous", vous vous voyez vous-même comme un bourgeois.
Vous avez un plan.
Je sais que ce blog ouvert à tous les publics, ceux qui vous aiment et ceux qui vous détestent, n'est pas l'endroit pour exposer votre plan pour les Pèlerins d'Arès, mais je sais qu'il y en a un. Je le sens venir.
R.R.


Réponse :
Mon plan? Je l'ai toujours eu. Je n'ai pas cessé de "l'exposer" depuis 1974. Ça fait 34 ans. En fait, ce n'est pas moi qui ai un plan, mais Celui Qui m'envoie. Celui qui dans La Révélation d'Arès parle à la première personne.
Vos initiales R.R. ne me permettent pas de vous identifier et d'avoir une idée de votre ancienneté parmi nous, mais je sens que vous connaissez très bien le plan en question. Je le rappelle:
Faire pénitence pour ceux qui ont conscience qu'il changer sa vie (Rév d'Arès 30/11) et qu'il faut simultanément travailler à changer le monde (28/7) et, dans ce but, faire la moisson des pénitents — C.-à-d. regrouper le petit reste des hommes et femmes, de toutes cultures et tous milieux, qui changent leur vie dans le bon sens consciemment ou inconsciemment ou qui ont une disposition encore inactive de changement en bien avec la conscience que tout bien qu'acquiert l'individu est un bien acquis pour le monde.
Si tant est qu'on puisse l'appeler un plan.
En fait, sous des formes et des mots divers selon les époques et leurs cultures, c'est l'Appel permanent de la Parole à l'humanité qui a suivi Adam dans ses mauvais choix (Rév d'Arès 2/1-5). Le Père parle d'En-Haut et charge le prophète de parler d'en-bas, c'est-à-dire d'adapter l'Appel général aux circonstances particulières du moment sur terre.
Comme, en ce moment, je sens que l'embourgeoisement ou un certain vieillissement embourbent plus ou moins la mission, j'attire l'attention des pénitents et des moissonneurs sur ce point. Comme il s'agit là d'une circonstance qui me paraît aussi dépasser largement le cadre de l'assemblée des Pèlerins d'Arès pour s'étendre à toutes les plages bienveillantes de notre société, où les Pèlerins d'Arès ne sont pas les seuls capables du Bien, j'ai pensé qu'elle entrait bien dans un blog "ouvert à tous les publics", comme vous dites.
Je n'ai donc pas de plan précis. D'ailleurs, aucun plan plan précis que j'ai eu pour l'assemblée depuis 1974 n'a été suivi: "Sentiers", "La Maison des Faucons", etc. Seuls des plans locaux, ponctuels, ont été suivis parce qu'ils demandaient la participation d'un très petit nombre de frères ou de sœurs, comme les travaux entrepris sur le Lieu du Pèlerinage, dont tout le monde se félicite d'ailleurs. Aussi, concernant l'assemblée en général, je procède non par plans, que l'assemblé n'a jamais suivis comme je viens de le dire, mais par réveils circonstantiels auxquels répondent ou non les consciences individuellement.
Vivant dans une génération qui ne réagit pas comme un seul corps aux appels généraux, je me garde de rêver à des plan généraux précis. Je suis cependant très loin de l'insouciance, les exigences de ma mission restent très jeunes dans mon âme et dans mon comportement. C'est ainsi que je ne laisse pas mes frères trouver quelque repos ou satisfaction dans ce qui peut leur sembler suffisant. Je me garde d'adapter mon propos et mon comportement aux conditions "ralentisseuses" [84c14] de notre existence socialement encoconnée. Je ne me sentirais pas là en communion avec la Parole qui m'a été donnée à Arès. Je reste mobilisateur et si mon entrée 0084 cache un plan, c'est un plan permanent de mobilisation.
Tolstoï était d'opinion que "si un homme pense, peu importe à quoi, il pense toujours au fond à sa propre mort... et qu'elle vérité peut-il y avoir, s'il y a la mort?" Tolstoï pensait aussi à la mort au sens figuré: mort morale, etc. Je partage cette opinion et j'appelle sans cesse mes frères à penser à la Vie, la Vie spirituelle qu'il faut redonner au monde (c'est ça, changer le monde, 28/7) et à prendre conscience que l'embourgeoisement est une sorte de mort. Le pragmatisme ne m'est pas permis. Chercher, soi disant par pragmatisme, des solutions dans le cercueil spirituel qu'est ce monde, comment pourrais-je? Ce serait comme farfouiller dans les ossements et la chair pourrissante du monde. Mais en même temps proposer un plan pour sauter hors du cercueil, ce serait folie, parce que le seul plan valable ici, c'est la résurrection et celle-ci ne viendra qu'avec le temps et beaucoup de générations (Rév d'Arès 24/4-5).
Notre Père est la porte, la porte étroite (Matthieu 7/13), et moi je ne suis que la poignée de la porte, mais une poignée enthousiaste, ce qui est rare pour une simple et modeste poignée qu'en général on ne voit pas, car, si vous avez observé les hommes, quand ils regardent et admirent une belle porte, ils en remarquent rarement la petite poignée. C'est peut-être aussi pourquoi on me reproche parfois mon enthousiasme, peut-être considéré exagéré, mais cet enthousiasme m'a toujours permis de déjouer les forces obscures de ce monde, dont l'embourgeoisement, qui mènent à se croire réaliste quand on n'est que fataliste. Oui, je dis "nous", parce que je vis au milieu d'un monde embourgeoisé dont l'odeur m'imprègne malgré moi comme la tabac dans le fumoir où je dois vivre, mais aussi parce que je ne veux pas ne pas être solidaire de mes sœurs et frères bien plus embourgeoisés que moi.


09Aou08 84C16
........Père, Père, Père!
Luigi


10Aou08 84C17
Cette nuit je ne pouvais pas dormir. J'ai relu attentivement votre entrée 84, les commentaires et vos réponses, aussi riches d'enseignement que votre entrée. Dans tout cela je ne sens pas un plan précis en préparation, comme le sent R.R. [84c15], mais une préoccupation ou une inquiétude.
Je ne sais pas si cette inquiétude est circonstancielle, comme vous dites en voulant dire ponctuelle, ou si elle est générale, mais vous nous invitez à un examen de conscience comme le fils prodigue [Luc 15/11-31] pour que nous comprenions ce que nous avons tous compris, mais ne faisons pas: Il faut vraiment changer et notre état embourgeoisé est aussi concerné.
Dans le Grand Robert je lis cette définition:

S'embourgeoiser: Prendre les habitudes, l'esprit, les préjugés de la classe bourgeoise (goût de l'ordre, du confort, respect des conventions). S'embourgeoiser en prenant de l'âge. - Un socialisme qui s'est embourgeoisé, qui a perdu son caractère révolutionnaire.

Vous semblez surtout envisager l'embourgeoisement sous l'angle de l'âge, puisque vous comparez le désembourgeoisement à un rajeunissement, mais les positions sociales qui imposent la discrétion viennent inévitablement avec l'âge. Il ne s'agit pas de vieillisement de la foi, mais seulement du besoin de gagner sa vie et de défendre sa situation. Vous êtes d'accord avec ça, puisque je vous ai déjà entendu dire à vos pèlerins dans vos allocutions du Pèlerinage, quand vous en faisiez encore: "Vous n'avez pas pouvoir de vous ressusciter et vous ne devez pas vous suicider socialement, parce que ce sacrifice [Rév d'Arès 29/5] ne servirait pas beaucoup La Révélation d'Arès."
Renoncer à ses positions bourgeoises est pour plus d'un Pèlerin d'Arès socialement suicidaire, pour ne pas dire pour tous.
Il semble que maintenant vous nous recommandez le contraire.
Dans ce cadre-là, l'Internet qui permet à chacun de s'exprimer anonymement est un bon medium pour la mission. Je suis fonctionnaire et je ne peux pas signer de mon nom complet, sinon je manque à mon devoir de réserve et je risque des sanctions administratives, qui seraient socialement suicidaires. Je pense que nous ne pouvons pas cesser d'organiser des missions qui préservent l'anonymat

J-J. B.


Réponse :
Pour répondre avec toute la précision satisfaisante à votre commentaire il me faudrait aborder ici entièrement une question intérieure à l'assemblée, ou si vous préférez une affaire de famille sous tous ses aspects privés, et je ne le ferai pas, parce que tout ne concerne pas le grand public auquel s'adresse mon blog. Mais j'en aborderai certains points, parce que — comme je l'ai répondu au commentateur R.R. (84c15) — mon invitation à faire sauter le carcan bourgeois va bien au-delà du milieu étroit des Pèlerins d'Arès. La peur bourgeoise est un phénonème général dans tous les milieux religieux, politiques, philosophiques, humanistes, etc. On est par exemple stupéfait devant les chiffres de la participation aux syndicats (moins de 8% de la population laborieuse, incroyable!) ou de l'adhésion aux partis politiques, ou de la pratique catholique (moins de 4% d'une population qui se dit catholique à 60% dans les sondages anonymes ose se montrer à l'église), etc.
Il est vrai, néanmoins, que les Pèlerins d'Arès, mes sœurs et frères dans la foi et dans l'apostolat, se sentent plus spécialement concernés par mon entrée 0084. Ils se sentent plus concernés, parce qu'ils ont conscience qu'en voulant trop ménager leur confort social, confort typiquement bourgeois, ils se cantonnent — en tant qu'apôtres, puisque tout Pèlerin d'Arès est pénitent et moissonneur — dans un anonymat non prudent au sens de La Révélation d'Arès (35/10), mais hyperprudent au sens de peur, et dans l'exposé public d'idées arésiennes si généralisées, si aplanies, si peu risquées conceptuellement et socialement qu'ils font perdre à La Révélation d'Arès ce relief, cette "insurgeance", qui la démarque résolument de toute la littérature religieuse.
Cette discrétion est loin de résulter, chez tous, de ce que vous appelez une "obligation de réserve". Cette discrétion notamment ne s'explique plus par une "obligation de réserve" chez les retraités qui n'ont plus rien à craindre d'une exposition de leurs espérances intimes. Cette discrétion empêche notamment mes sœurs et frères hyperprudents d'ouvrir grand leurs bras au monde... parce que tout ce qu'ils peuvent garder anonyme et général dans la rue, ils savent qu'ils ne pourront pas le garder dans le cadre du groupe local où les rencontres se font les yeux dans les yeux. Ils manquent donc d'un chaleureux empressemnt à accueillir, donc à inviter. Pourtant, rien d'insolite ou de suspect dans cette invitation! Toute personne, même notre ennemi, qui a ouvert La Révélation d'Arès sait que nous sommes envoyés rassembler le petit reste (Rév d'Arès 24/1).
Ainsi l'embourgeoisement conduit-il même des hommes et des femmes de grande foi à une rétention d'hospitalité spirituelle. Je dis rétention, non parce que leurs cœurs manquent de cette hospitalité spirituelle, mais parce que la crainte bourgeoise les empêchent de l'épanouir comme il faudrait. On retrouve ici cette peur manifeste dans l'épisode évangélique du converti riche (Marc 10/17+, Luc 18/18+): Non la peur de perdre sa fortune (les Pèlerins d'Arès ne sont pas riches au sens de l'argent), mais la peur de perdre son confort social en dévoilant sa foi. Or, je n'ai vu chez personne que le fait de ne pas cacher sa filiation à l'Auteur de La Révélation d'Arès ait fait perdre à quelqu'un ses intérêts sociaux dans des proportions suicidaires.
Concernant l'Internet, ne croyez pas que l'anonymat, généralement un pseudonyme, derrière lequel peut se cacher l'auteur ou le partipant d'un site obtienne des résultats meilleurs, parce qu'il faut bien tôt ou tard se rencontrer ou s'écrire avec ceux auxquel on s'adresse, bref, il faudra se dévoiler. Comment se dévoileraient un jour comme Pèlerins d'Arès des gens de rencontre sur l'Internet devant lesquels vous ne vous dévoilez pas ouvertement vous-même?
La société n'est pas une société de fantômes — les bourgeois aiment plus ou moins, je sais, cette inconsistance ectoplasmique —, mais une société d'humains de chair, d'esprit et d'âme (Rév d'Arès 17/7), d'individus identifiables, parce que c'est dans le sens de cette identité que le Créateur a donné à l'homme seul le don d'individualité (outre l'amour, la parole, la créativité et la liberté), le don d'être une personne déterminée et nommée. Relisez ce que j'ai écrit là-dessus dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas". Que serait ce blog, si je ne le signais pas de mon nom: "Michel Potay dit Frère Michel" sur la page Index? Cette société humaine a hélas perdu beaucoup de ses qualités, mais elle n'a pas encore complètement perdu le courage de signer toute déclaration pour donner du prix à celle-ci.
Les oisillons du faucon (Rév d'Arès xLv/14) ne sont pas des clones anonymes ou des sortes d'alter ego du faucon initital que je suis, mais ils sont appelés à devenir des faucons à leur tour, chacun avec sa personnalité, son nom, sa place dans la société. N'avais-je pas appelé le projet de centre actif des pénitents et moissonneurs "Maison des Faucons"... Faucons au pluriel?

Non, nous ne sommes pas revenus au temps des catacombes, quand se déclarer chrétien était suicidaire pour tout le monde et dans tous les sens du mot. D'ailleurs, à propos de "chrétien", je me souviens d'une discussion avec un groupe de missionnaires locaux dans les années 80 ou au début des années 90. Ils affirmaient que les risques qu'ils faisaient courir à leurs "situations" personnelles étaient considérables s'ils s'avouaient ouvertement disciples de La Révélation d'Arès. Je leur dis: "Si tel est le cas, eh bien! colorez-vous d'une teinte bien vue dans le monde en général, la teinte chrétienne. Nous sommes des chrétiens à l'état pur, chrétiens au sens du Sermon sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7), non au sens des dogmes ecclésiastiques. Écrivez par exemple sur vos panneaux: "Pour un christianisme vrai, où l'exemple passe avant les dogmes." Il y a d'autres formules possibles, dont celle que j'ai utilisée parfois et qui est parfaitement honnête: "Si vous pensez comme nous que le vrai christianisme est encore à faire, rejoignez-nous!" Il y a sûrement d'autres parallèles que le christianisme à utiliser. Je crois que si l'on cherche, si l'on travaille, on trouve des formules qui montrent à quel point notre Révélation d'Arès est enracinées dans les grandes espérances du monde." Le groups missionnaire en question n'a pas suivi mon conseil. L'un d'eux m'a dit plus tard: "Cela aurait été pris par l'église pour de la provocation." Il avait sûrement raison, mais quel courant prophétique dans l'Histoire n'a pas été pris pour de la provocation?
Je m'aperçois que je fais, dans le cadre de cette entrée, des réponses très longues aux commentateurs. Trop Longues? Dois-je les couper? Je ne le ferai pas, parce que les commentaires que je reçois montrent que mes frères ressentent le sujet de l'embourgeoisement bien au-delà des intentions initiales de l'entrée 0084. Je profite de leur état de réceptivité pour m'ouvrir à eux.


10Aou08 84C18
L’autre soir, nous étions tranquillement installés à la terrasse d’un camping d’Arès, quand soudain une énorme détonation fit sursauter tout le monde, tandis qu’une coupure générale d’électricité nous plongea dans le noir et le silence. Pendant quelques instants nous sommes restés figés, silencieux et dans le noir. Puis la vie à repris son cours.
Bien que je l’attendais et pour tout dire l’espérait, votre nouvel article [0084] m’a fait l’effet de cet éclair qui a foudroyé et coupé en deux un pin du val Hanouka (Rév d'Arès xLvii/5) dans le camping, et de cet énorme coup de tonnerre qui a réveillé en sursaut tout le monde et pas seulement ceux qui dormaient!
Je ne m’estime pas meilleur que d’autres, mais qui n’a constaté depuis des années ce phénomène d’embourgeoisement dont vous parlez avec les mots justes une fois de plus? La mission [avait des difficultés ...]. Depuis que je constate et ressens ce phénomène je n’ai pas cessé de m’en inquiéter et d’en parler. Déjà en 2000, [dans l'allocution de] clôture du Pèlerinage, vous nous disiez quelque que chose de similaire. Un passage de votre article m’a particulièrement frappé mais celui-ci semble  échapper (à la première lecture) à la plupart de ceux à qui je l’ai fait lire. C’est pourquoi je me permets de le reprendre ici:

"Seule l'éternelle Parole du Créateur, contre-culture par excellence, reprise par La Révélation d'Arès, peut, si elle est accomplie (35/6, 36/8), vaincre l'embourgeoisement — notre embourgeoisement —, peut-être la forme la plus pernicieuse du mal déguisé en bien et en raison avant qu'il ne survienne sous une autre forme: le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2)."

Cette Parole gronde comme le tonnerre dans ma conscience. J’ai béni le Ciel et j’ai pleuré quant je vous ai lu. J’ai béni le Ciel et je vous ai béni par la même occasion, car il faut bénir le vigile (qui ne dort pas ! Rév d'Arès xvi/14), celui qui vous avertit du danger mortel quant il vous guette. J’ai aussi pleuré sur notre faiblesse — ma faiblesse — et notre auto-aveuglement, notre auto-satisfaction, notre auto-contentement de soi qui nous — qui me... —-  rassure (Rév d'Arès iv/6) sans cesse.
[...]
J’espère que votre Parole déclenchera un déluge de Vie, de rajeunissement, de fraîcheur et d’Eau salutaires sur notre Assemblée. Ceux qui avaient peut être des doutes sur votre perspicacité spirituelle et sur votre lucidité peuvent être totalement rassurés. Votre Œil à la Feu, il voit clair, loin et en profondeur, malgré votre isolement et la charge de travail énorme qui pèse sur vous.
Encore une fois, je bénis le Ciel et je vous bénis, car il n’y a pas de pire cauchemar éveillé que de voir la nuit se répandre au cœur de l’Espérance et de la Lumière révélée à Arès, sans réaction salutaire pour la faire reculer. J’espère de tout mon cœur que votre parole par laquelle passe la Parole du Créateur, va réveiller les forces et les énergies de dépassement, de transfiguration et de résurrection spirituelle en chacun d’entre nous. Ces énergies ne seront pas de trop pour combattre et vaincre nos faiblesses et les ténèbres en nous-mêmes et au delà de nous-mêmes, dans ce monde que le Créateur de L’univers, notre Père (Rév d'Arès 12/4), nous à chargé de changer en bien. Merci encore à vous.
Gardien de l’Eau, tu es le lieu haut, l’angle à quatre renforts ;
tu es la lèvre, l’œil, l’oreille, la main fermée sur Ma Parole.
Le frère bénit Mikal.
Tu donne la Vie (Rév d'Arès xix/25/26)

Daniel C.


11Aou08 84C19  
La mission d'Arès a dû être embourgeoisée dès le début, car c'est un bourgeois qui a reçu La Révélation par Dieu.
Pourquoi aborder des sujets importants comme celui-ci maintenant, 34 ans après que Dieu vous a visité?
Pourquoi n'en n'avoir pas parlé beaucoup plus tôt, voire 20 ou 30 ans plus tôt?
Si l'embourgeoisement existe, les dogmes religieux doivent avoir la vie belle, car l'on sait bien que l'esprit bourgeois est solidaire de l'esprit religieux. C'est peut-être pour cela que, ne voyant aucun progrès missionnaire et ayant peur que tout stagne pour longtemps, vous vous inquiétez, n'est-ce pas?
Des frères et sœurs ont dû vous parler de ces inquiétudes, car tous ne sont pas aussi bornés que vous semblez le croire et beaucoup ont dû, comme vous, craindre ce stagnement qui est là aujourd'hui apparemment.
Pourquoi ne pas les avoir écoutés, s'ils ont parlé, et pourquoi ne pas avoir parlé plus tôt?
La jeunesse dont vous parlez est la jeunesse de cœur. Il faut le préciser pour éviter des confusions, ce monde faisant régner le jeunisme qui n'a rien à voir avec la jeunesse dont vous parlez.
Tony


Réponse :
Vous m'avez bien fait rire devant mon écran. Merci pour ça. En cette fin de Pèlerinage, où je me sens très fatigué, ce rire me regaillardit. Me dire que j'ai attendu 34 ans pour parler de désembourgeoisement, c'est comme dire à un vieux cheval de 34 ans qu'il était temps qu'il devienne cheval. J'ai eu un rire de cheval! Le thème du désembourgoisement est une constante évangélique et je n'ai jamais cessé de prêcher l'Évangile. Je le prêchai même avant que Jésus me visite le 15 janvier 1974.
J'ai déjà vu votre signature: Tony, au bas de commentaires, mais je ne sais toujours pas qui vous êtes. Cet anonymat me paraît procéder d'une peur bien bourgeoise. Bourgeois, nous le sommes tous à divers degrés, comme l'entrée 0084 le dit, mais vous le rappelez sur un ton de blâme, qui cache une amertume, peut-être une douleur, qui ne peut pas être de bonne inspiration, parce que votre envie de blâmer dépasse ici votre besoin de réfléchir.
Quand je commençai de recevoir La Révélation d'Arès, en janvier 1974, j'étais un ecclésiastique, un homme de religion et de dogme, oui, mais un bourgeois? Je crois que je n'ai jamais été bourgeois.
Élevé dans une famille rouge qui avait du courage politique, j'ai toujours eu le courage total de mes convictions et des désagrément sociaux qu'elles m'ont causés au milieu d'une société bourgeoise. J'ai toujours eu aussi le courage des changements nécessaires, comme de passer de l'athéisme à la foi, renonçant non sans chagrin ni mélancolie au milieu non-croyant, rationaliste, qui avait été le mien, où vivaient tous mes amis et appuis. Ensuite, et ce n'est pas bourgeois non plus, voulant vivre ma foi avec le plus d'engagement et de courage possible, j'entrai dans le clergé, ce qui exigeait beaucoup de renoncement social dans une société où le sacerdoce non seulement n'était déjà plus considéré, mais prêtait à moquerie. Quant au prophétisme que le Père m'a demandé d'assumer en 1974, je l'ai accepté, et la moquerie dont j'ai été l'objet, aggravée de pénibles soupçons de gouroutisme malhonnête, n'a fait que croître. De plus, dans le cadre religieux où l'on me considérait comme un non-conformiste, un clerc de grande foi mais hors du moule, on me confia des tâches que personne ne voulait, qui demandaient beaucoup de non-conformisme, peu gratifiantes d'un point de vue bourgeois.
Tony, votre désir de blâmer vous fait dire n'importe quoi. Jésus s'est adressé à un homme certes blâmable: un homme plein de défauts, un pécheur, un homme de religion, en 1974, mais sûrement pas à un bourgeois.
Vous vous étonnez que je n'aie pas abordé plus tôt la question de l'embourgeoisement dans ce blog, mais, d'une part, ce blog existe depuis deux ans et demi seulement, et, d'autre part, il est public. Ce n'est pas un endroit pour parler de problèmes internes. Ma méditation sur l'embourgeoisement est certes marquée par des références à La Révélation d'Arès, ce qui est normal, puisqu'elle est toute ma vie, mais elle est générale, elle s'adresse à tous les hommes de bonne volonté dans tous les domaines. Prêcher le désembourgeoisement? Sous divers thèmes et termes je l'ai toujours fait: Mon appel au courage, mon appel à vaincre le respect humain, mon appel à la mission publique ouverte, etc. n'ont jamais cessé depuis 1974. Que mes frères aient réagi à mes appel de manières diverses, chez certains décevantes par moments, c'est le propre de tous les mouvement engagés, prophétiques ou non, dans tous les domaines et à toute époque, comme je le dis ici.

Ceci dit, vous avez raison de dire que je ne vois "aucun progrès missionnaire" et que j'ai peur que "tout stagne pour longtemps," car un mouvement prophétique, universel, de l'importance de La Révélation d'Arès, lancé par le Créateur pour appeler le monde à changer, est toujours au-dessous de ce que le Créateur attend de lui. Des progrès, il y en a et il y en aura toujours, mais je les souhaiterais d'une autre ampleur. Aucun doute sur ce point. Je ne m'en suis jamais caché.


12Aou08 84C20
Tout peux nous arriver à  n'importe quel moment du quotidien, accident, maladie, veillesse, etc, nous sommes en cela égaux, tous des pécheurs.
À l' heure des jeux Olympique où des sommes gigantesques sont dépensées pour le prestige, le faire-paraître du sport et des idoles de l'esprit [la presse? les commentateurs sportifs?], alors que ces sommes pourraient être utilisées pour le Bien de toute l' humanité...
À l'heure où la Russie bombarde la Géorgie et aurait, selon des infos, fait 2000 morts civil qui n' ont rien demander à ses rois noir & blancs qui veulent imposer leur pouvoir qui ne s' arrête pas là, mais à toute l' humanité, à la mondialisation, [ils] jouent sur la peur, les menaces permanente sur les esprits faible, pour les étouffer, rien, non rien n' arrêtera le Bien, car, l' énergie qui rayonne du Bien, de l' Amour Evangélique, universel, est plus fort que le mal. Tous les systèmes qui dominent l' humanité, nous manipulent, nous exploitent et pire que tout, nous conditionnent dès la naissance en se conditionnant eux même. Le bourgeois des bourgeois qui s' affiche, qui se fait médiatiser à outrance en faisant bien voir sa bourgeoisie, sa fortune, etc, pour donner envie. Ces bourgeois font en sorte que l'on devienne aussi des bourgeois à notre niveau social.
On nous maintient dans dans un état ou les plus malins (Rév d'Arès 28/19) s'enbourgeoisisent comme les autres en exploitant leurs semblables, tout est fait pour. Ils nous font croire à des mirages, agissent sur les esprits faiblse autant que sur les forts. Le pire, c' est qu' ils tombent dans leur propre piège. Tôt ou tard, la Vérité jaillira: Des béliers montèrent des ténèbres, ils encornèrent les loups avec fureur puis rassemblèrent Mes Brebis en troupeaux et se les partagèrent, qui au levant, qui au couchant, qui au septentrion, qui au midi... ( Rév d'Arès 22/2-4 ).
La Veillée 26 [Révélation d'Arès] sur le tentateur exprime votre entrée. De plus en plus, je vois la superficialité de l' humanité et la mienne, bien sûr. Nous sommes des animaux pensants, technologiquement évolués, mais vivant encore à la préhistoire de la Vie Spirituelle. La pénitence donc, par le fait même le désembourgeoisement dont vous parlez, Mikal, ne se fera qu'au prix existentiel de nos choix libres (Rév 10/10), dirigés vers le bien, la bonté, la générosité, l'amour, le pardon, le partage, l'écoute, la communication, la simplicité, la naïveté, le retour à la pureté de l’ enfant, en ré-HAnimant [jeu de mot sur l'ha, xxxIX/5-11) notre image et ressemblance (Genèse 1/27 ), en nous créant une âme (Rév d'Arès Veillées 4, 17, 18 etc.) [...]
Je fais un lien avec "conspiration du silence" et la bourgeoisie, depuis 34 ans que Jésus vous a parla, puis Dieu en 1977, beaucoup de personnalités de toute les classes sociales connaissent La Révélation d'Arès et l' existence de Mikal et des Pèlerins d‘Arès, nos moissonneurs en ont rencontrés depuis 1974 [...] Notre champs d'expression est la rue, ils ne nous laissent pas nous exprimer, médiatiquement sur les radios, TV, etc,  comme tout individu qui pourrait par son verbe, son existence, son exemplarité, transmettre la Vie Spirituelle, contribuer a un réel changement de toute l‘humanité à l‘heure ou l’ humanité à des moyens médiatique immense...
[...]
Didier Br.


Réponse :
Votre commentaire a demandé énormément de corrections, de remises en forme, et comme il est extrêmement long, j'ai dû le couper, car en cette période de fin de Pèlerinage, le temps me manque pour remplir toutes mes tâches.
Si je l'ai publié, c'est parce qu'il est typique d'une incompréhension des termes "bourgeois" et "embourgeoisement". Les bourgeois "s'encoconnent" dans le fil du "roi noir et blanc, de la politique, etc.", mais il y a très peu de bourgeois dans la politique de haut niveau (il y en a davantage au bas niveau, notamment parlementaire, communal) et il n'y en a pas du tout dans la politique de force, abusive, dictatoriale à laquelle vous faites allusion: Des monstres politiques comme Hitler, Staline, Mussolini, etc., pour prendre des exemples extrêmes plus faciles à saisir,n'étaient pas des bourgeois, mais ils savaient en grands experts asservir la population encline à s'embourgeoiser. Pour les grands media, même chose (je pense que c'est ce que vous appelez "idoles de l'esprit"), ils ne sont ni exploités ni faits par des bourgeois, mais par des gens qui savent "encoconner" les bourgeois, s'en faire une clientèle. La plupart du temps les journalistes ne croient pas un mot de ce qu'ils écrivent, mais ils sont payés pour faire frissonner le bourgeois de peur, d'indignation, etc. C'est ce qui fait vendre le journal. Le bourgeois-type n'est pas un cynique comme l'est le religieux, le politique, le journaliste ou même le riche, le vrai, qui eux défendent envers et contre toute vérité et évidence leurs boutiques et leurs intérêts bien plus fortement que les bourgeois, dont le seuil d'inquiétude morale est beaucoup plus vite atteint. Ce qui fait de l'embourgeoisement tout à la fois un mal, qui n'est pas extrême, et une victime, pas extrême non plus, c'est cet état moyen, un certain état d'inconsistance morale qui en fait une pâte à modeler ou une sorte d'inertie sous les doigts de la peur comme de l'attachement à une sécurité qu'il croit voir dans la réputation, le respect humain, les lois, les institutions, certaines professions, etc., et cela parfois jusqu'à la collaboration ou la compromission avec le mal, sans être lui-même le mal de fond.
Ceci n'est qu'un blog. Ce n'est pas la place pour développer l'idée comme le contenu social réel de l'embourgeoisement. En même temps, l'homme jeune que vous êtes me rappelle que votre génération n'a pas une notion aussi claire de l'esprit bourgeois que celle qu'eut ma génération, parce que l'embourgeoisement est maintenant beaucoup mieux caché, et caché aux bourgeois eux-mêmes, tout en étant exactement le même sous des apparences beaucoup plus popu, athlétiques, sympas, rock-n-roll, etc.


12Aou08 84C21
Quand j'entendis en Juillet un frère dire que, d'après vous, si la mission n'avançait pas suffisamment (je ne me souviens plus exactement de ses mots), c'est qu'elle s'était embourgeoisée, je ne compris pas ce qu'il voulait dire. Cette entrée m'ouvre les yeux et pousse au dépassement.
Elle vient compléter une phrase qui m'a touchée dernièrement dans l'article "Liberté" du "Pèlerin d'Arès 1993-1996" à la page 400: "Savoir sans peur — la peur noie la lucidité — pour prouver sans peur, clairement, que la Parole de Dieu libérera l’homme du mal, si elle est accomplie, est sans prix pour le moissonneur, l'apôtre."
Votre entrée 0084, comme cette phrase de l’article “Liberté”, me parlent bien. Elles mettent en lumière ce que je dois parvenir à dépasser pour, avec la simplicité du petit enfant (Rèv. D’Arès 33/9), témoigner, monter sur le parvis (Rèv. D’Arès 2/16) sans peur, et donner envie à l’homme de changer. 
Merci d'éclairer notre route.
Madeleine


12Aou08 84C22
Après la lecture de cette entrée et de vos réponses à certains intervenants, que dire qui puisse être mis dans un blog tout public ?
Jusqu'à présent, l'idée de l'embourgeoisement de la mission ne m'avait pas effleurée l'esprit.
Il est vrai que je ressens la présence d'une certaine inertie, la mienne, celle  de mon frère, de ma sœur, du monde [...] Il y a une peur d'entreprendre. Des frères et sœurs de mon groupe local mais aussi d'ailleurs le ressentent et le disent.
Nous savons ce qu'il faut dire à l'homme de la rue [...] Le plus souvent il partage notre espérance sur le moment. Que se  passe-t-il ensuite ?
Sur le plan individuel, en binômes ou en groupes plus importants, la mission est régulière |...]
Je comprends que vous conseilliez à chacun de retrouver la jeunesse, la joie et l'allant du pénitent pour changer sa vie (Rèv d'Arès 30/11) en bien et inviter le monde à devenir une humanité d'amour, de pardon, de paix, des êtres ravivés.
Je souhaite que ce rappel fait durant le Pèlerinage — période particulièrement propice au ressourcement, à la réflexion — réveille nos consciences.
(Par)tout la glace est (maîtresse de) l'EAU.
La tête du frère a l'Eau (Rèv d'Arès xLiv/8-9).

Nicky


12Aou08 84C23
Certains d'entre nous ont eu, à un moment ou à un autre de leur vie, des rapports de détachement social et/ou matériel.
Pour l'avoir vécu moi-même, j'ai le souvenir de la facilité avec laquelle on sait garder ses distances avec les biens et les institutions.
La sensation de vivre libre est forte, les peurs sont balayées d'un revers de main.
Est-ce que l'on peut trouver un quelconque intérêt, voire une utilité au vécu de cette expérience et, plus largement, à toutes celles marquantes de nos vies. Celles qui ont existé avant d'avoir eu connaissance de La Révélation d'Arès qui appelle l'homme au vrai changement ?
Liliane


Réponse :
Si je recommande à chacun de retrouver la jeunesse, ou sa jeunesse, c'est parce que je recommande de retrouver cette "forte sensation de vivre libre, où les peurs sont balayées d'un revers de main." La réponse à votre question se trouve déjà dans l'entrée 0084 de ce blog.


12Aou08 84C24  
Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font! (Luc 23/34)
Cette dernière phrase prononcée par mon bien-aimé prophète Jésus retentit en moi au rythme de mon cœur. C'est le bras salvateur du Père qui me retient par l'épaule pour ne pas me laisser chavirer dans l'affliction, car je ne dois pas m'effondrer.
Les nuages noirs s'amoncellent, s'inscrivent dans un horizon où la lumière du soleil se fait de plus en plus faible.
Le mal a récemment frappé du côté de la Géorgie, pour offrir d'avantages de gages aux projets mortifères de ceux qui gouvernent  les pyramides du pouvoir à la  Maison Blanche, à la Knesset, à Moscou et dans d'autres cités corrompues par le mensonge.
En clair, qu'ils soient Européens, Israëliens, Arabes, Asiatiques, aucun d'eux ne cherche à rivaliser en pureté et en transparence. Depuis quelques années, les jeux stratégiques semblent avoir un seul but, tisser une toile d'araignée pour y attraper l'Iran. Et les choses s'accélèrent en ce sens.
Les satrapes (Rév d'Arès 22/8) ont une seule main lorsqu'il s'agit de se mettre d'accord pour s'accaparer des richesses naturelles. De surcroît, d'une même voix ils réussissent à faire passer les victimes pour des bourreaux et la soldatesque qui les envahit et les opprime pour des défenseurs de la liberté et du droit. En été 2006, ils avaient pillonnés le Liban sous regard le passif d’un monde imbécillisé par son embourgeoisement.
J'ai discuté avec une dame très courageuse, et jeune de cœur, qui venait de rentrer des territoires occupés en Palestine. Le témoignage qu'elle a rapporté sur la  condition des habitants Palestiniens et sur le comportement des troupes d’occupation était terrifiant, et je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec le témoignage de Primo Levi après sa déportation dans un camp de la mort :

Si c'est un homme
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,

Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait pas le repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non
Considérez si c'est une femme
que celle qui a perdu son nom et ses cheveux,
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.

N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

(Primo Lévi, "Si c’est un homme")

Les Palestiniens subissent depuis 60 ans une guerre asymétrique et une colonisation méthodique. Dans ce contexte les chances s'amenuisent pour trouver un terrain d'entente et sortir les enfants d'Abraham de ce cauchemar. Pour le moment je souhaite de tout mon cœur et de tout mon âme qu'il n'y aura pas de guerre déclenchée contre l'Iran. Le risque est considérable, non seulement sur le plan humain, mais aussi sur le plan spirituel, car l'abîme qui s'épare le monde de l'amour est déjà bien grand.
Toutefois, au fond de moi je sens que la réalisation de l'Assemblée de Dieu est le le plus solide et le plus certain des projets. J'imagine une immense tablée ou nos frères et sœurs juifs descendus de Sion, nos frères et sœurs musulmans ainsi que nos frères chrétiens se rassembleraient pour rire et partager ensemble la même destinée, celle de l’ascension de la Montagne Sainte, où l'eau pure coule en abondance. L'ÉTERNEL EST UN. Alors tous unis pour réaliser la Jérusalem Céleste.
Hakima O.


Réponse :
Comme le commentaire 84c20 votre commentaire n'a rien à voir directement avec l'embourgeoisement, car ce n'est pas parce que les Occidentaux ont l'esprit bourgeois que les protagonistes redoutables des drames du Moyen Orient: USA, Israël, Palestine, Liban, Syrie, etc., se dressent les uns contre les autres. On est là dans une autre prospective. Il ne faut pas tout mélanger.
Mais vous évoquez face à ces drames du Moyen Orient (et d'autres ailleurs auxquels vous ne pensez pas: Darfour, Congo, Tibet, etc.) la passivité de l'Occident "imbécillisé par l'embourgeoisement. Il y a là un petit point de réflexion, c'est vrai.
Je réfléchis donc et j'en arrive à une conclusion différente de la vôtre, à savoir que je ne suis pas sûr qu'un Occident subitement désembourgeoisé ou "désimbécillisé", pour reprendre votre mot, arrangerait les choses, parce qu'alors les uns prendraient résolument et sans peur parti pour les USA et Israël et les autres pour l'Iran la Palestine et les nations musulmanes. Non, je ne suis pas sûr que cela arrangerait les choses. Cela pourrait même les envenimer.
Être désembourgeoisé ne signifie pas nécessairement être de votre côté, Hakima. Comme je le dis plus tôt, nous sommes là dans une tout autre prospective où les enjeux sont tout autres que ceux l'embourgeoisement ou désembourgeoisement. Ne mélangeons pas tout.
On peut admettre toutefois, d'une façon beaucoup plus générale, qu'indirectement l'embourgeoisement ajoute à la paralysie de l'opinion occidentale face à des situations difficiles à travers le monde.
Ceci dit; l'embourgeoisement dont parle mon entrée 0084 est surtout celui qui entrave des hommes et des femmes de foi à l'intérieur même de notre société occidentale et engourdit leur volonté de faire bouger les choses.


14Aou08 84C25  
La Révélation d'Arès nous dit: (Rév d'Arèes 30/11) Le pénitent n'est pas le pêcheur qui s'assied dans la poussière, qui se couvre d'un sac, mais l'homme qui cesse de pécher, même vêtu pour la fête, parfumé, chantant au son des flûtes et des trompettes, et même la joie et la parure ne conviennent-elles pas à celui qui a changé sa vie ?
ou encore: (Rév d'Ares 37/8) Ma Protection s'étendra sur les moissonneurs qui travailleront avec toi au Champ.
Le vrai pénitent est missionnaire autant que vertueux. Sans mission comment mesurerions-nous notre embourgeoisement ou notre désembourgeoisement? C'est bien confrontés à l'autre que l'on peut vaincre ses peurs bourgeoises.
Si la mission disparaissait, la vigueur de la jeunesse nous abandonnerait peu à peu, nous perdrions notre foi, notre espérance, probablement notre vertu et finirions de bons bourgeois.

Une remarque à frère Tony, commentaire 84C19 qui dit: "La jeunesse dont vous parlez est la jeunesse de cœur. Il faut le préciser pour éviter des confusions."
J'ai relu les différents commentaires, et à part frère Geoffroy F, commentaire 84c13, qui semble ne pas avoir remarqué les sens non conventionnels donné aux mots "jeunesse" et "bourgeois" par le frère Michel, les autres commentateurs n'ont pas l'air de faire l'amalgame.
D'ailleurs, je ne vois pas trop comment on peut le faire. Si on lit l'entrée du frère Michel, dés la deuxième ligne, les sens sont explicites: "La jeunesse ne se compte pas en années, mais en capacité de détachement social et matériel, dont le contraire, la dépendance sociale et matérielle, cause l'embourgeoisement."
Il y'a quand même à mon avis, chez certains, une relation entre la jeunesse et les jeunes années.
Ne dit-on pas: "Quand j'étais jeune, je voulai refaire le monde!" Il s'agit bien de la jeunesse des premières années. Mais pourquoi perd-on cet élan de la jeunesse des jeunes années?
Peut-être à cause d'une certaine routine qu'on laisse s'établir et/ou de l'inconstance dans l'effort, dans lesquels se glissent le marasme, la paresse, la médiocrité.
De plus, pour les jeunes qui n'envisagent la vie que faite que de matière sans âme (le Dieu en nous), sans esprit, constatent rapidement qu'il n'y a pas de solution purement matérielle à la matière et perdent leurs illusions.
Seul le spirituel retrouvé peut aboutir à la solution.

Une remarque aussi au commentaire de frère Luigi - 84C16 qui dit :
« ........Père, Père, Père! »
Comme ça peut vouloir dire beaucoup de choses, dit comme ça , je le comprend comme une supplication au Père ou une lamentation, qui n'ont jamais vaincu nos malheurs. La Révélation d'Arès dirait plutôt :
Homme, Homme, Homme ! ou
Pénitent, Pénitent, Pénitent ! ou
Moisson, Moisson, Moisson !
Xavier H.


15Aou08 84C26
Il y a une dizaine d’années on me disait: "L’intérim est fait pour les gens qui ne sont pas capables de s’adapter socialement." Je n’ai jamais écouté ces arguments simplistes et réducteurs. Bien m’en a pris puisque [je suis] polyvalente dans mon métier. Récemment, étant en fin de contrat CDD non renouvelé, certains collègues craignaient pour moi notamment par rapport au marché du travail. Je les comprenais et les rassurais. Avec humour je leur dis que désirant vivre jusqu’à au minimum 90 ans, j’avais un bon demi-siècle devant moi pour apprendre encore et apporter.
Ce qui m’avait surpris c’est que, parmi ces collègues, des jeunes sortant des écoles auraient eu peur de se retrouver à ma place. Pour ceux proches de la retraite je comprends, mais ces jeunes! Et j’ai constaté avec stupéfaction qu’ils préféraient supporter n’importe quelle contrainte et horaire déplaisants plutôt que de se retrouver à chercher un autre emploi. Je leur expliquais que leur crainte était irrationnelle quelque part puisque non seulement leur âge était un atout outre leur étude et connaissance, mais également leur jeunesse leur permettait plus aisément de vivre des expériences fortes et enrichissantes pour eux, tant sur le plan personnel que professionnel.
Un autre, âgé de 35 ans, a coupé, dès le lendemain [de son embauche], ses cheveux qu’il portait très longs et bien coiffés lorsque le nouvel employeur (venu un mois avant mon départ) le lui demanda. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire qu’il m’avait grandement déçu malgré sa justification non valable.
J’ai essayé de leur démontrer l’importance de ne pas avoir peur malgré la dure réalité de la vie, je leur ai expliqué que nous avons tout en nous et une capacité à vivre des choses très intéressantes et enrichissantes à tout âge.
Je suis heureuse que ma fille ne soit pas ainsi et me ressemble pour cela.
Il est important d’apprendre aux enfants très tôt et de leur démontrer la puissance que l’on a en nous. C’est vital afin d’éviter que le monde continue sur cette lancée et afin de supprimer tout rapport de force entretenu non seulement par ceux qui n’aiment pas recevoir d’ordre et préfèrent/aiment en donner, mais entretenu surtout par ceux qui acceptent n’importe quoi par peur.
Maryse


Réponse :
Votre commentaire n'a qu'un très lointain rapport avec l'embourgeoisement.
Satisfaire son patron en coupant ses cheveux, s'il le souhaite, ou en acceptant des horaires particuliers ne me paraît pas être de l'ordre de l'embourgeoisement. Lorsque j'étais jeune ingénieur et que l'on me demandait d'avoir une tenue stricte: costume, gilet, cravate, manchettes, à l'époque, ou d'accepter certains horaires difficiles, j'obtempérais non par peur du patron, mais par souci d'harmonie et de paix avec la société dont j'avais accepté l'embauche.
Je ne vois pas très bien le rapport avec l'embourgeoisement.


15Aou08 84C27  
Votre entrée et tous les commentaires accompagnés de vos longues réponses nous éclairent sur les difficultés qu'a tout mouvement à propager un idéal de foi ou de pensées.
Votre conscience spirituelle et votre prophétisme ne se réduit  pas à La Révélation d’Arès et par conséquent aux Pèlerins d’Arès, mais bel et bien au monde entier. Ainsi, vous êtes à ce jour la preuve vivante que le Créateur souhaite un changement mondial avec ou sans son message donné à Arès, mais dit que cela n’arrivera pas sans l’amour du prochain, sans le pardon, sans la bonté, sans le non-jugement, sans la paix, sans la liberté et l’intelligence spirituelles, quelque soit l’idéal et le mouvement de pensée de chacun.
Vous nous rappelez que ce changement peut s’opérer par l’intermédiaire dela pénitence et la moisson d’autres âmes et permet ainsi le maintient d’une force qui équilibre corps, esprit et âme. Il suffit de vous observer lors de votre prière à la Maison de la Sainte Parole, pendant le pèlerinage de Feu à Arès pour en faire le constat. Vous semblez si jeune et libre de vos mouvements malgré vos 79 ans!
L’action prime sur la conviction, tout comme corporellement la fonction crée l’organe. L’arche d’espérance spirituelle dont vous êtes l’ainé navigateur doit sa propulsion à l’effort physique et spirituel de son équipage ou chaque individu rame pour un changement personnel profond créant une  nouvelle navigation spirituelle afin de réaliser la traversée pour un nouveau monde  idéal simple changé. Car La Vérité c’est que le monde doit changer, et une importante part de la population mondiale souhaite ce changement. Mais l’arche ne peut progresser sans l’effort permanent et quotidien de tout son équipage, et d’autres navires devrons rejoindre la flotte Arèsienne car ce changement se réalisera au bout d’un effort personnel et collectif nécessaires de mobilisation, de vigilance quotidiennes, qui n’empêchent ni la joie, ni la fête, ni salaire que Le Créateur réserve à tout homme qui rentre en Pénitence ou qui change sa vie,  mais qui devient embourgeoisement c'est-à-dire peine, tristesse, lassitude à créer ce changement par un découragement ou un immobilisme et ceci quel que soit le navire de chacun: spirituelle , religieuse, humaniste, politique, intellectuelle, sportive, etc.…
Juste une remarque sur cet embourgeoisement qui nous tend les bras au quotidien. Les J.O. inondent nos écrans, les nations restent en paix au bord des terrains, les athlètes méritent tous une médaille:
Une femme, Mme LONGO, 50 ans cette année, (27 ans de carrière ; 23 titres de championne de France ; 6 titres de championne du monde, 1 titre olympique) surnommée "mamie" par ses consœurs participe encore avec sa "foi" de cycliste qui ne tarit pas. Elle semble en dehors de tout embourgeoisement, elle continue laissant les médias et les publicitaires loin d’elle. Bien qu’elle doit gagner sa vie comme tout sportif de haut niveau.
Une autre femme, Mme Manaudou, 22 ans (nombreux titres de championne de France, 12 titres de championne d’Europe, 3 titres de championne du monde, 1 titre de championne olympique) est vue partout dans les magazines, sur les spots publicitaires, se serait-elle laissé embourgeoiser par le système au point de sembler perdre sa "foi" en sa natation? Son œil est vide, il ne pétille plus et ses résultats [nuls] surprennent.
Ne diluons pas notre Foi, le reflet de notre œil doit rester l’essence de notre âme.
L’embourgeoisement dont vous nous rappelez le danger est bel est bien celui de tout être, quelle que soit sa classe sociale, qui se démobilise consciemment ou inconsciemment malgré sa volonté de propager sa foi, de se dépasser physiquement ou d’aider son frère humain. Cette remobilisation quotidienne ne semble donc pouvoir se faire, sans une libération totale et intégrante nécessaire de sa propre existence afin de retrouver cette force de liberté, et cela, indépendamment de sa vie sociale.
Merci de nous aider Frère Michel.
Ferry Hande


19Aou08 84C28
Parlons aux jeunes de non-embourgeoisement. L'embourgeoisement est comme le tabac, il est plus facile de ne jamais commencer, mais il est très difficile de s'en guérir, quand les mauvaises habitudes sont prises et qu'il est devenu indiscernable par ses victimes.
Jeune, j'ai vu ma fratrie tomber dans un embourgeoisement pourtant évitable, car mon père médecin n'était pas vraiment embourgeoisé. Sa peur de manquer était compréhensible, celle d'un Vosgien modeste, qui connut les horreurs de la guerre et les privations de l'après guerre. Il fut un travailleur acharné et économe, peu attaché aux biens ou à la position sociale qui résultèrent de ses efforts.
Puis j'ai vu s'embourgeoiser progressivement la plupart de mes camarades des classes préparatoires, cette génération de 68 qui passait ses soirées à parler de liberté et de fraternité, à rêver de refaire le monde en chambres d'internat. La métamorphose fut parfois brutale, le plus "love and peace" de notre classe avec sa chambre tapissée de posters sur la paix entra ensuite dans le corps de l'armement: Il se mariait, me dit-il, et ce corps lui assurait un poste à vie et un salaire confortable!
Dans la sidérurgie où je choisis de travailler, je connus les cadres supérieurs dont j'étais sensé faire partie, aux rivalités d'autant plus féroces qu'on s'éloignait des usines et se rapprochait des lieux de pouvoir. Je me sentais plus à l'aise avec les ouvriers travaillant nuit et jour à l'aciérie avec le métal en fusion, à la forge où le sol tremblait sous les coups du marteau pilon, ou à l'usinage où les copeaux jaillissaient, arrachés aux barres d'acier. J'aimai le contact avec ces hommes courageux et riches de savoir-faire et c'est à leur cantine que j'allais manger. L'initiative surprit de part et d'autre mais fut tolérée. Plus tard en MBA de gestion, j'ai côtoyé la grande bourgeoisie internationale, entrepreneuriale et opulente, plus détachée de l'argent et des convenances que beaucoup de mes modestes camarades ingénieurs.
Dans ces réunions d'anciens, la grande diversité des trajectoires sociales n'empêche pas la chaleur des retrouvailles, car la réussite des uns ne suscite pas la jalousie des autres comme trop souvent en France.
Avec les années, le fossé s'est creusé avec ma famille et beaucoup de mes amis, d'abord par mes choix de vie décalés, mais surtout quand je répondis présent à l'Appel du Père. Parler ou rêver de changement, c'est acceptable. Vivre différemment, ce l'est déjà moins. Mais s'enflammer pour La Révélation d'Arès, c'est dépasser les bornes du tolérable.
 Ayant vécu des temps plus contrastés et moins embourgeoisés, nous pouvons mieux comprendre les calamités qui s'annoncent et prévenir ceux qui s'asservissent aux positions et à l'argent distribués par l'arbitraire du marché ou celui des allocations. Nous pouvons parler aux jeunes de l'impermanence des biens matériels et des acquis sociaux et des souffrances liées à l'attachement au périssable: Peur de perdre, frustration de ne plus avoir, convoitise... C'est bien la trame de l'économie et de la finance, de l'industrie et de la banque, qui tisse le cocon du bourgeois moderne, mais la clé cachée du système est l'idolâtrie de la norme juridique et il faut apprendre à nos enfants à surfer sur les lois et règlements pour mieux s'en protéger.
Les bourgeois modernes ont peur de l'illégalité comme leurs ancêtres avaient peur du fer, de l'épée du soldat ou du poignard du brigand, ou peur des menaces proférées par les clergés. L'idolâtrie de la loi place au sommet de l'escape (Rév d'Arès xxiii/5) le juridisme qui la fait proliférer jusqu'à la nausée.
En France comme en Chine ou aux USA, une nouvelle génération de juristes, d'avocats, prend le pouvoir réel au détriment des scientifiques et des idéologues. Le fonctionnement des marchés et des allocations publiques étant conditionnés par les normes juridiques, l'argent n'est plus qu'un auxiliaire du système juridique. Mais il permet de conquérir le pouvoir politique par le financement des campagnes électorales, de récompenser le grouillis (iii/2) et de gâter les zéleurs (xxii/18) le temps de leur courte vie.
Dieu nous appelle à abattre les idoles de l'esprit comme l'idée d'une quelconque légitimité de la loi locale.
J'apprends aussi à mes enfants à se préparer à l'inconfort matériel, mais surtout à l'inconfort mental d'être différents en ayant des références tout autres que l'argoule (xxxvii/3). Pour les motiver, le plus convaincant est qu'ils constatent la joie du pénitent, force concrète qui accompagne mon choix de vie et que rien ne peut m'arracher.
C'est aussi cette joie dans l'audace candide du témoignage public et privé de notre vie avec Dieu qui peut faire envie aux jeunes que nous croisons et missionnons et ouvrir une petite faille dans leurs certitudes pas encore figées. Envie de quitter la fête des morts (xxxv/5) pour la joie de la rondelle (xxiii/5).
Milang Gompeng


19Aou08 84C29
Oui, frère Michel, toutes les réponses à mon interrogation (084C23) sont dans votre sujet.
J'ai 55 ans et votre appel à la jeunesse me concerne.
Je saisis cette occasion pour vous dire ma reconnaissance pour tout ce que vous exprimez parce que la Vie y est palpable.
Notre réflexion y trouve une nourriture pour creuser toujours plus profond et nous aider à aller de l'avant et à prendre conscience qu'il y a urgence à vivre le vrai changement pour être, enfin, "crédible".
Liliane


19Aou08 84C30  
Je suis venu, cet été, au Pèlerinage d'Arès, par admiration pour vous que j'avais découvert à travers ce blog, ce qui m'avait incité à lire attentivement La Révélation d'Arès, puis enfin, je l'avoue, par curiosité.
J'ai été frappé par le rayonnement de votre personne, assis là au milieu des autres, sans rien pour vous distinguer et pourtant on ne s'y trompe pas: C'est le Frère Michel et ça ne peut être que lui qui est là, avec ses livres comme les autres, mais quelle lumière sort de vous!
En sortant j'ai échangé quelques phrases avec deux pèlerins au-dehors, qui semblaient bien vous connaitre. J'ai demandé: "Mais pourquoi cet homme, dont on découvre à travers quelques livres et ses sites sur l'internet, en particulier ce blog, l'extraordinaire, la sainte, puis-je dire la sacrée (au sens propre) intelligence de la situation morale du monde, est-il tout seul là, inutilisé?" Ils m'ont répondu en gros: "C'est lui qui a voulu ça." Je ne me souviens plus de leurs mots exacts. J'ai protesté, j'ai presque gesticulé devant une telle bêtise! J'ai dit: "Comment avez-vous pu confondre la discrétion et l'effacement à laquelle les recommandations de Dieu le contraignent et le refus d'être à la disposition de tous et de les guider si tous le lui demandent avec force et insistance?" Ils m''ont regardé comme des abrutis ou comme si j'étais, moi, un abruti (je n'ai pas pu vraiment distinguer les alternatives).
Dans plusieurs de vos réponses dans ce blog, j'ai vu combien vous regrettiez "l'échec" d'un projet dit de "La Maison des Faucons", mais je crois avoir immédiatment compris le gros dilemme auquel vous devez faire face: Vous savez la Vérité, vous avez l'Inspiration de l'action, mais personne, pas même les vôtres, ne vous les demande ou, si vous préférez, le Père vous a désigné au peuple comme le prophète de ce temps, mais le peuple ne vous a pas plébiscité comme prophète actif. Résultat: Vous restez une icône, mais rien de plus. Une icône sagement assise sur son siège au Pèlerinage d'Arès.
Votre mission est comme condamnée par les frères embourgeoisés — c'est là que j'en viens à votre entrée 84 — comme les grands résistants de 1940-45 ont été condamnés par les Français embourgeoisés restés dans leurs maisons et situations bourgeoises, des Français croyant bien faire, mais n'ayant rien compris à la situation historique se développant sous leurs yeux. Bref, ceux que vous appelez les Pèlerins d'Arès ne vous ont pas donné les moyens, que vous auriez acceptés, j'en suis sûr, rien que de vous avoir vu rayonnant sur votre siège, si la demande était venue d'eux et non de votre initiative, impossible puisque Tu ne sera le chef de personne (Rév d'Arès 16/1). Bref, nous avons discuté de ça dix bonnes minutes avec ces deux pèlerins, mais partions de deux compréhensions diamétralement opposées de La Révélation d'Arès.
Ce n'est pas la première fois dans l'Histoire qu'un peuple ou un groupe de partisans ou de disciples écarte "l'homme dont l'ombre s'étend sur elle et l'empêche de respirer" (François Mauriac). C'est une opposition parfaitement bourgoise à l'homme de la providence.

C'est comme ça que Socrate et quelques autres grands Athéniens ont été écartés, parfois condamnés. Les Athéniens qui n'étaient probablement pas plus nombreux que ne sont les Pèlerins d'Arès, qui tous connaissaient bien le philosophe — pour ne parler que de Socrate — étaient tristes à l'idée que la république se sépare d'un esprit aussi brillant et sage, mais ils voulaient pouvoir dire: "C'est lui-même [Socrate] qui par ses prop