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6 août 2007

 

#0065

dieu?

"La création de l'homme", Michel-Ange

Avec de telles représentations de Dieu, la religion ne pouvait que rester primitive et superstitieuse et amener l’athéisme. De plus, ici (chapelle Sixtine, Michel-Ange, Vatican), on se demande si c’est Dieu qui crée Adam ou si c’est Adam qui crée Dieu.

En 1974, quelqu'un me parle par l'intermédiaire de Jésus (2/15). En 1977, quelqu'un — qui se présente comme le Retour (I/1), il s'agit donc du même — me parle sans intermédiaire cette fois. Il y aura 30 ans en octobre. Quelqu'un qui a généré toute la terre, toute vie, tout homme (4/10) et même l'univers (12/4) et que dire de sa paternité sur moi qu'il a réduit à rien (40/6) pour laver mon cœur (L/1)! Quelqu'un qui craint si peu qu'on le confonde avec un autre qu'il se désigne simplement par Moi ou Je (2/13, XXXVIII/3, etc.). C'est Dieu, oui! Et non. Dès que des mots humains paraissent, le mot Dieu notamment, tout se brouille: Jésus fut fait un Dieu (2/13), mais n'est pas Dieu (32/2), et le flou s'accroît… C'est un Christ qui est Dieu né de Jésus, ce qui, pris au pied de la lettre, paraît dire que Dieu est né de l'imagination d'un homme nommé Jésus d'une femme nommée Marie (32/2). En fait, il s'agit d'autre chose, que l'intelligence d'homme, faible lumignon, ne peut plus comprendre (32/5).

Sages étaient donc les chrétiens antiques avec leur intuition que Jésus avait quelque chose à voir avec Dieu, mais qui se bornaient à cette intuition. Insensée fut donc l'église qui changea l'intuition, où nage la Vérité vivante, en dogme — trinité (23/7, XVIII/1, croix rédemptrice (XXXI/1) —, où la Vérité n'est plus qu'épave attendant son renflouage. Le renfloueur est arrivé, c'est La Révélation d'Arès. Si l'église, la plus belle récolte de Dieu (14/2-3) avant qu'il moissonne les Pèlerins d'Arès, entend l'Appel (4/4), elle ramènera lentement à la surface l'intuition, la foi d'Abraham, de Jésus, la foi dans le Bien (XXXIII/1) et dans sa servante, la beauté des propos et des actes (12/3). Nous croyons que le Créateur n'a pas vainement parlé à Arès et que la religion s'abandonnera, d'une façon ou d'autre autre, aux mille soleils du Souffle qui fondent (2/14) l'obscur langage du dogme en un langage d'intelligence (23/4), la Vie qui pour l'heure se cache encore sous le désert des mots (24/3-5). L'idée même de Dieu, aujourd'hui largement réfutée, est la première concernée par ce renflouage. En attendant, nous allons voir qu'il n'est pas toujours faux de dire que Dieu sort de l'imagination, mais que Dieu n'en est pas moins vrai.

Avant 1974 je croyais savoir ce qu'était et qui était Dieu. Depuis que j'ai reçu La Révélation d'Arès je ne sais plus. Je sais seulement, à travers ma faible jugeote spirituelle (32/5), certaines choses qu'il dit comme: La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7), et certaines choses qu'il fait comme trop aimer l'homme (12/7) et créer l'univers sans s'arrêter: Je cours (encore et tout en courant) Je fais mille nouveaux soleils (XXII/12), mais je le soupçonne d'être, de faire et de pouvoir nous donner beaucoup plus.

La Révélation d'Arès emploie souvent le mot Dieu avec le pomposo religieux ou un sotto voce sceptique, pour nous reprocher de dire "Dieu" à tort et à travers. On comprend que La Révélation d'Arès préfère le mot Père: Père de l'Univers, Toi seul est Saint (12/4). Dieu se désigne aussi par J'ai, Je suis (Rév d'Arès II/1)… c'est Je qui parle (XLVIII/3), qui correspondent exactement au Tu diras: Je suis m'envoie (Exode 3/14). "Où dans sa Parole, me demandent certains, J'ai-Je-suis donne-t-il la liste de ce qu'il a et de ce qu'il est, afin qu'on puisse plus sûrement l'identifier?" Je réponds: "Il n'y a pas de liste, parce que, possesseur et être absolu, le Père a et est absolument." Cette réponse, je le sais, sent l'argument plus que la lumière. Elle rappelle les arguments ontologiques ou téléologiques des théistes et déistes. Par exemple celui-ci, aussi creux que fameux: "Dieu existe parce qu'il est nécessaire," que j'estimais faux quand j'étais un communiste athée, puis vrai après que je fus devenu chrétien vers 1962, et que depuis 1974  je pense vrai et faux, Dieu étant pour moi nécessaire, puisque je l'ai vu (37/3), mais restant non nécessaire pour les très nombreux qui disent que j'ai eu la berlue.

À propos de communiste athée, mes enfants se souvenant que j'avais beaucoup affectionné René Char dans ma jeunesse m'ont offert, pour mes 78 ans, ses œuvres complètes (La Pléiade). J'y retrouverai sûrement, quand j'aurai le temps de relire Char, quelques protestations de son athéisme, que je partageais. J'en cite une de mémoire: Les hommes se sont cuisiné Dieu et l'ont garni — plutôt mal que bien, notait-il — de leurs phantasmes... Char fut quand même un très grand poète, une intelligence et une sensibilité de haute qualité, preuve qu'on peut être un homme de bien, quoiqu'on ne reconnaisse pas la Voix de Dieu (28/1-12).

Heidegger et Sartre, à l'existentialisme de qui La Révélation d'Arès ajoute et ajoute décisivement, étaient-ils athées? Oui, répond le prêtre, le pasteur, le rabbin, l'imam. Non, répond le Pèlerin d'Arès. Heidegger et Sartre réfutaient le Dieu de la religion, mais La Révélation d'Arès, qui n'est pas athée tant s'en faut, le réfute encore plus. Heidegger parlait d'une réalité ultime, mais atteignable: l'Être. Sartre, lui, s'il jugeait impossible l'idée religieuse de Dieu maître et providence de l'homme, parce que cette idée nie l'évidence du libre choix humain, n'aurait pas réfuté le Dieu qui confirme cette évidence en disant: Adam a choisi… (2/1-5). La Révélation d'Arès ne contredit pas non plus chez Sartre l'idée que l'essence ne peut pas avoir été créée avant l'existence — "L'Existence Précède l'Essence" —, parce que l'homme peut à tout moment "décider de son projet fondamental," qui pour les Pèlerins d'Arès est le salut personnel et celui du monde, et peut même "décider de son propre caractère," ce que s'efforcent de faire les Pèlerins d'Arès par la pénitence.

Hegel disait — dans sa "Petite Logique," je crois — que ce qui fait la finité des choses et des êtres, c'est que leur existence se distingue de leur notion, mais que, s'agissant de Dieu, la pensée et l'existence, la notion et l'être, sont inséparables. Je crois que Dieu se reconnaît à ça et se reconnaît à ça dans l'homme même. À défaut de preuve de Dieu, Hegel donna ce que je crois être la bonne façon de le repérer, sa juste image (Genèse 1/26-27), le Tout indivisible qu'est l'être et la pensée de Dieu, ce tout que le pénitent retrouve en retrouvant l'image de son Créateur. Dieu, finalement, est d'abord expérience.

Dieu est expérience pour moi, le témoin de La Révélation d'Arès, mais il l'a été, il l'est, il le sera, pour beaucoup d'autres de multiples façons, prodigieuses ou très discrètes. Seulement voilà, la plupart ont caché leur expérience (2/16-18) à un monde d'idées reçues psycho-socio-politiques où parler librement de Dieu passe pour aussi "irresponsable" et "insupportable" que de parler d'amour entre les hommes ou de liberté absolue. C'est pourquoi La Révélation d'Arès rappelle en substance que ne pas prouver Dieu est sans importance, parce que le but, c'est le Bien. D'ailleurs, qui court après le Bien court après Dieu, même inconsciemment. Les Pèlerins d'Arès recherchent le Bien par la pénitence, mais en dehors d'eux une myriade d'hommes n'en ont cure et les croyants parmi eux ne réalisent même pas qu'ainsi ils font moins qu'ignorer tout de Dieu, ils vivent dans le vide — De là le besoin de théâtre religieux pour remplir ce vide et l'angoisse devant le vide de la mort —. Expliquer ou prouver Dieu n'apporte rien à l'homme qui ignore le Bien. Le petit reste de pénitents qui moissonnent d'autres pénitents ne peut mieux remplir sa mission qu'en testant chez les hommes leur intérêt pour le Bien. La conscience de Dieu viendra ensuite et la connaissance de Dieu plus tard encore.

© Copyright Michel Potay 2007 ————————————————

 

 

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24 juillet 2007

 

#0064

pub

À Bordeaux, près du palais de justice, on voyait encore voilà peu, sur le mur d’un vieil immeuble, une monumentale peinture murale de Montesquieu avec une citation du grand personnage sur les préjugés qui ne sont que présomptions gratuites et sources d'erreur. Ironie du hasard, la pub, un des plus puissants vecteurs de préjugés que l'homme s'est inventés, a recouvert Montesquieu d'une gigantesque affiche qui annonce le chantier d'une "adresse d’exception pour un nouvel art de vivre."

Cet immeuble de rêve sera peut-être utile, mais s'il est utile, pourquoi une publicité? Cette question m'amène à méditer sur la publicité, pas spécialement immobilière, la pub qui partout et à propos de tout substitue le tentant à l'utile, car tout le problème est là, dans l'hyperbole. Des gens sans souci ni  déshonneur peuvent se trouver accablés de souci et de déshonneur, quand ils sont surendettés pour quelque chose que, par préjugé qu'induit la pub hyperbolique, ils crurent propre à transfigurer leur vie.

Je sais que si l'on cessait soudainement de vendre le superflu, entre 50 et 75% de l'industrie, donc de l'emploi, cesserait immédiatement. Voilà le grand hic social de notre type d'économie, que compensera seule la vie spirituelle en se répandant et fondant un autre type d'économie par naturel changement de logique et naturel transfert des valeurs et des désirs. En attendant, est-ce mal faire que critiquer la pub? Globalement, ce que la pub suggère aux hommes d'acheter est au-dessus de leurs moyens. Sinon, il n'y aurait pas besoin de pub. La disproportion entre la somme des offres et la somme des moyens fait que la tentation se fragmente, se pulvérise en millions de poussières acheteuses, qui font oublier mais non disparaître la disproportion. La pub ne s'adresse qu'aux pauvres, parce que les riches sont trop rares pour expliquer les énormes budgets publicitaires et les riches savent ce qu'ils veulent simplement parce qu'ils peuvent l'avoir.

pub

La pub n'est pas qu'hyperbolique, elle est innombrable. Une affiche de promotion immobilière ayant escamoté Montesquieu, l'intelligence, j'ai porté pendant quelques jours mon attention sur la publicité en bloc. Elle fourmille; elle ne peut que troubler une myriade d'esprits. On croit ne plus la remarquer, mais elle est là, taches sans nombre, chacune dans son cadre, son affiche, son panneau déroulant, sa page jaune, son écran de télévision ou sa page internet. Elle est là comme un bijou dans son écrin, comme un joli mannequin ou un bel athlète dans ses dessous moulants, vous disant que c'est à vous qu'elle ou il songe jour et nuit, c'est vous, oui, qu'elle ou il attend. Les considérables progrès de la couleur, de l'imprimerie ou de la photo rendent ces tentations quasi palpables, font de ceux qui les convoitent quasiment des violeurs. Le pauvre acheteur perd la tête. Soudain saisi d'une folle confiance en soi, il va s'endetter, voire même voler… De l'instabilité ou de la déception résultantes le monde souffre au-delà de ce qu'on imagine.

Nous Pèlerins d'Arès avons beaucoup à faire pour réveiller dans l'homme la conscience que la vraie beauté (Rév d'Arès 12/3) n'est pas celle que vante la pub.

© Copyright Michel Potay 2007 ————————————————

 

 

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10 juillet 2007

#0063

qu'espérer?

La Révélation d'Arès ne distingue pas politique de religion. Or, politique et religion gouvernent le monde. Aucun changement contraire à leurs visées n'a la moindre chance de succès universel. Qu'espérer alors?

Paul Klee, En lutte contre soi (1939)

Les princes sont ceux du culte politique comme du culte religieux. Outrage au pape ou outrage au président, même magnicide. Discours politiques ou sermons religieux peuvent changer de langage, les actes qui suivent restent les mêmes. La politique ne fait rien de plus que ce que les hommes qui l'acceptent ou qui l'élisent feraient sans politique comme la religion n'entérine rien de plus que les erreurs, superstitions et espoirs simplistes des pécheurs qui l'adoptent. La politique et la religion forment depuis toujours le théâtre où devant le peuple joue ce robin des bois de chiffon, matamore justicier et consolateur, qui paraît défier les grossiums, dont en réalité il a émané en coulisse. Religion et politique se sont perpétuées par les rates jamais vides qu'engrossent d'âge en âge les rats qui font la loi (Rév d'Arès XIX/24). Leurs prêtres d'église ou de gauche, de droite et du centre, rivalisent de projets jamais vraiment réalisés, qu'écoute le peuple, l'oreille poliment tournée vers les hauts-parleurs et pensant: "Si les choses pouvaient changer, ça se saurait." De là l'absence millénaire de révisions radicales, l'incurable incapacité à voir la vérité en face, la poursuite du mal, de l'erreur, du mensonge, du médiocre, le système verrouillé par où rien de neuf ne passe. Rien de neuf et surtout pas un changement.

Qu'espérer alors? Le changement par l'individu! Et dans l'individu le changement par la seule force qui échappe au système: La force, perfectible par surcroît, du cœur et/ou de l'âme, de la volonté d'être, d'être quelqu'un d'autre. C'est la Voie hautement existentielle qu'indique La Révélation d'Arès.

Paul Klee, En lutte contre soi (1939)

Ouvrir La Révélation d'Arès, qui, comparée à l'Histoire millénaire, sonne après 33 ans aussi frais qu'elle sonna en 1974, vous donne d'abord l'illusion d'ouvrir une brèche dans la citadelle du mal (Rév d'Arès 13/7-8). Vous sautez avec passion de mot en mot comme vous démantèleriez pierre par pierre la muraille du péché, rêvant d'y ouvrir devant le monde un trou large, par où pleuvrait le soleil du Ciel, et de crier aux hommes: "Évadez-vous!" Puis vous déchantez. Moi, très vite, parce que Jésus la nuit du 14 au 15 janvier 1974 m'avait scruté avec compassion et amour triste, je sus que le malade du péché, c'était moi. Vous, vous garderez peut-être vos illusions un peu plus longtemps avant de ployer en sentant votre propre misère, mais comme moi vous saurez qu'il y a une muraille, plus épaisse et plus dure que religion et politique, c'est votre propre péché. C'est bien pourquoi quiconque vainc son péché n'a plus besoin de religion et de politique, dit en gros La Révélation d'Arès. Cependant, la citadelle du mal une fois évanouie autour du pénitent, le monde ne lui paraît pas plus enclin à la pénitence et il doute encore qu'espérer soit raisonnable.

À force d'avoir cru en des paradis qui ne se sont jamais ouverts, la masse ne croit plus en Dieu ni en un monde nouveau. De plus, ne plus croire en rien occupe la conversation, fait sérieux, donne une contenance. Si par exception quelqu'un croit encore, mais veut garder l'air cohérent, il doit au moins parler de l'Himalaya, et encore, en ayant l'air plus ou moins camé pour qu'on lui pardonne sa folie. Sinon, il est "victime d'une secte." Monter les marches de la basilique st-Pierre ne concerne plus qu'une poignée d'humains qui, d'ailleurs, rentrés chez eux, se gardent de parler de leur pèlerinage. Même les bonnes sœurs ne s'en confient qu'aux murs de leurs couvents vides. À force de se cacher de leurs secrets espoirs, tous les espoirs passent aux hommes. Voilà le monde que je trouvai en 1975 quand je commençai à me missionner dans la rue, monde qui m'apparut spirituellement mort. Paradoxalement, l'espérance me vint en réponse à cette idée de mort, après que j'eus soufflé les lamperons blafards, illusion protectrice, des icônes dorées de mon église et que j'eus commencé de faire pénitence, à installer le bien en moi qui avais été sans le savoir spirituellement mort de même — C'est alors que des hommes de religion, au lieu de réfléchir un peu à cette mort spirituelle du monde, me traitèrent, les pauvres, de blasphémateur et d'imposteur —. Je me mis alors à prêcher dans un univers qui me parut sans soleil ni lune, ni diurne ni nocturne, inexistant comme l'homme vous apparaît inexistant quand vous découvrez que ce qui le distingue de l'animal est le spirituel, mais que le spirituel a été anéanti (Rév d'Arès 4/4).

Mon espérance ressuscitée par la pénitence, je sus que le spirituel anéanti pourrait renaître dans tout individu. L'évidence de cette possible renaissance grandit quand la pénitence grandissant en vous ramène dans votre cœur la Sainteté, la Puissance et la Lumière (Rév d'Arès 12/4) et permet à votre âme d'éclore.

© Copyright Michel Potay 2007 ————————————————

 

 

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25 juin 2007

#0062

le pèlerinage d'arès

(reprise de #0031)

En quittant la maison d'accueil le pèlerin longe la galerie sous l'auvent et entre au fond à droite dans le déchaussoir où il quitte chaussures ou sandales et revêt une tunique, qu'on lui prête s'il n'en possède pas une personnellement. Il passe ensuite du déchaussoir dans la salle où le Créateur se manifesta en 1977 (La Maison de la Sainte Parole surmontée d'un clocher à gauche sur l'image) où il prie ou médite librement.

Chaque été à Arès en France (33740, Gironde),
46 avenue de la Libération,
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet
et du 2 au 15 août.

La Maison de la Ste-Parole (lieu où se manifesta le Créateur en 1977, image) est ouverte
le vendredi, de 08h30 à 11h30,
le samedi, le dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,
les autres jours de 18h à 21h.

Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.

Qui vient en pèlerinage à Arès?

Des personnes à l'âge de la conscience libre (Rév d'Arès 10/10),
qui
ont reçu la Parole (Bible, Coran),

qui connaissent leur désobéissance, c'est-à-dire qui distinguent le bien du mal,

La Maison de la Ste-Parole

qui distinguent l'amour de l'indifférence et de la haine, le pardon de l'esprit de jugement (36/16), la paix du conflit, l'intelligence spirituelle (32/5) de l'intelligence intellectuelle,

qui ont entendu la demande du Père et se sont converti à La Révélation d'Arès, la lumière qui chasse l'ombre des interprétations religieuses, qui ont résolu de ne plus pécher et d'entrer en pénitence, autrement dit, de pratiquer le bien et ne pas faire le mal, bref, des homme du temps qui vient (Rév d'Arès 30/13).

Mais aussi n'importe qui d'autre, même incroyant, pourvu qu'il ne vienne pas en curieux et donne un sens à sa visite s'il déclare son respect du saint lieu d'Arès, de La Révélation d'Arès, de la Bible et du Coran, et s'il admet que l'amour du prochain et le pardon des offenses sont les clés du bonheur.

 

Que vient faire le pèlerin?

Prendre le Feu de la Main même du Créateur qui se manifesta et prononça La Révélation d'Arès sur ce lieu, qu'il ne quitte jamais (Je suis ici... Rév d'Arès XLI/1-8, XLVIII/9).

Comment prendre le Feu? Chacun procède comme il le ressent, pourvu que ce soit dignement et discrètement. En général, le pèlerin frappe du front (XLI/4) et baise (sa lèvre prend... XLVIII/9) l'endroit, marqué par un simple cadre elliptique en bois, où s'éleva la Lumière centrale lors des théophanies de 1977. Ensuite, il va s'asseoir quelque part dans la salle où il avive ou ravive par la prière et/ou la méditation ses raisons et sa volonté d'entraîner l'humanité, à commencer par sa propre humanité, à retrouver ses sources spirituelles (Rév d'Arès 24/4).

Pourquoi recommande-t-on au pèlerin de se déchausser et de porter une tunique (prêtée sur place à qui n'en a pas)? On se déchausse comme Moïse sur un lieu où le Créateur parle (Exode 3/5). La tunique fait oublier les sexes, les beaux ou pauvres vêtements et le respect humain (ce qui fâche ou fait rire le monde), par quoi se divise le monde social (Rév d'Arès 10/13-14). La tunique, qui devient la coute ou kitoneth (XLVI/1-4) quand elle sert de linceul, rappelle aussi qu'il faudra mourir tant qu'un petit reste n'aura pas battu le péché (28/12).


À quoi pense le pèlerin:

La religion abrahamique: judaïsme, christianisme et islam, n'est plus que bruit qui a remplacé la Parole de Dieu à Jérusalem (Rév d'Arès XLVII/2). Le Père a donc élu domicile ailleurs, en France. Le Père aimant (Rév d'Arès 12/7) cependant ne voue pas la religion à l'enfer (N'en déduis pas que ces hommes se sont perdus... 16/13), mais il la critique sévèrement. La religion a notamment faussé la notion du salut. Elle a prêché le salut personnel, alors qu'il est indissociable du salut universel. Elle a prêché le salut comme dépendant d'un jugement du Ciel, alors qu'il dépend seulement et existentiellement du comportement de l'homme. La pénitence (pratique du Bien et refus de pécher) seule sauve. De plus, de même que le Père ne peut vivre sans sa créature humaine, son fils, aucun pénitent ne se sauve sans s'efforcer (dans la mesure de ses moyens) de sauver d'autres hommes, ses frères (Sauve! Ne juge pas! Rév d'Arès 27/3). Comme dit La Révélation d'Arès, tout pénitent est moissonneur (de pénitents). Le pèlerin en son for intérieur déclare ou renouvelle son engagement à réveiller la vie spirituelle, c.-à-d. le Bien, en lui-même comme en d'autres hommes.

On ne vient pas à Arès mendier un miracle. On y vient au contraire s'offrir comme miracle, le miracle de sa foi en l'effort autosalvateur (pénitence) auquel La Révélation d'Arès appelle l'homme. Tout homme peut être fait un Dieu, comme Jésus l'a été, s'il met ses pas dans les Pas du Père (Rév d'Arès 2/12-13). Ce ré-enracinement spirituel est plus que jamais urgent en ce début de XXIe siècle. Des problèmes, que l'homme croyait derrière lui après les luttes, les guerres et les souffrances du XXe siècle, resurgissent devant lui, sociaux, politiques, économiques et même simplement humains. Le Père revint parler aux hommes à Arès en 1974 et 1977, parce qu'il savait, lui, les périls: rivalité, mensonge, haine, violence et guerre, qu'on allait revoir. Il est venu rappeler à l'homme qu'il est image du Créateur (Genèse 1/217) et donc producteur de sa propres grâce, de son propre miracle, s'il le veut. Le pèlerin affirme qu'il le veut.


Si chaque année, le 21 juin, n'était pas revenu le Pèlerinage d'Arès depuis 1974, un sentiment d'échec aurait fini par me gagner, même en étant le témoin du prodige surnaturel survenu là en 1974 et 1977. En 32 ans j'ai vu des milliers et des milliers de croyants venir à Arès pleins d'espoir, puis ne plus revenir, déçus, sans s'avouer que perdre la foi est trop facile, et que refuser de comprendre que le responsable du mal est l'homme, pas Dieu, c'est laisser les choses empirer. Je vois tant d'hommes ailleurs, juifs, chrétiens, musulmans, humanistes, qui
espéraient que le Bien s'implanterait enfin sur terre, désespérer que ce monde tire jamais les leçons de l'effroyable XXe siècle. Je vois tant de sottises et d'injustices commises par ceux qui prétendent diriger le monde, bref, je vois tant de choses qui portent la foule à penser que le mal restera le plus fort, oui, je souffrirais d'un terrible sentiment d'échec, s'il n'y avait pas ce saint lieu d'Arès où je ressource mon espérance. Je sais que le monde de demain est déjà né sur ce mètre carré où se dressa le bâton de lumière en 1977.

Non, le mal ne sera pas indéfiniment plus fort que le Bien. Non, il n'y aura pas une perpétuité de violence, d'injustice, de domination et spoliation. Oui, l'homme trouvera le bonheur perpétuel. Voilà le sens profond du Pèlerinage d'Arès.

© Copyright Michel Potay 2007 ————————————————

 

 

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20 juin 2007

 

#0061

la france cherche, le monde cherche à changer...

Les Français n’ont rien changé le 17 juin.

Le monde non plus ne change pas.

"Le monde menace même d'exploser," déclare Abdallah d'Arabie.

Les Français neutralisent en juin le président qu’ils ont élu en mai. À l'exception d'Alain Juppé et de quelques autres, les Français réélisent le gros des députés qui, de gauche ou de droite, n'ont jusqu’ici rien fait de vraiment créatif et décisif pour changer un pays en péril, et il me semble que personne ne l'a remarqué. Les Français continuent de chercher une politique qu’ils ne trouveront jamais tant que le système restera ce qu’il est. Dans le même moment Abdallah d’Arabie fait une déclaration dont l’importance, à mes yeux, est infiniment plus grande. Il pousse un cri d’alarme, qui est aussi un cri du cœur, concernant la situation dramatique en Moyen Orient qui pourrait s'étendre à la planète.

Abdallah, actuellement en visite en Europe, dit (selon la presse): "Je crains que les détresses de ma région ne dégénèrent en explosion universelle. L’instabilité s’aggrave en Irak, au Liban, en Palestine — et n’oublions pas le Darfour —. Autant d’amorces d’une possible déstabilisation générale du monde."

Abdallah, souverain d'Arabie, se serait dit "curieux du Pèlerinage d'Arès, où on lit le Coran autant que la Bible," et aurait souhaité s'y rendre depuis l'Espagne où il se trouve actuellement (information recueillie sous toute réserve). De toute façon, les complications diplomatiques qu'un pareil souhait royal soulèverait en France, rendraient l'éventualité de ce pèlerinage hautement improbable.

Abdullah, king of Arabia

Bien que les événements de France et du Moyen Orient ne se ressemblent pas, j’en tire une leçon unique. Je me dis que sur les bases du système que l’humanité s’est donné depuis des millénaires, vaine est toute recherche de changement assez important pour assurer au monde paix et bonheur.

Depuis des années, la France cherche à se sortir de difficultés et dangers socio-économiques, mais, malgré les grandes espérances soulevées par les discours de mars à juin 2007, elle a depuis le 17 juin plus de chances de retomber dans ses ornières que d’en sortir. Le reste du monde cherche des issues vers la paix, le progrès et la concorde, mais ceux qui essaient de changer quelque chose à ce monde, par exemple les Américains par leur intervention au Moyen Orient, non seulement ne changent rien, mais ils aggravent la pauvreté et les tensions.

Jamais l’avertissement solennellement adressé aux hommes par La Révélation d’Arès en 1974 et 1977 n’a été aussi significatif. Le changement ne peut pas venir de la politique ou de la religion, parce que l’une et l’autre étant exercées par des rivaux en viennent toujours aux mains.

Comme on n'amènera jamais les gros bonnets de la terre à des rapports d’amour, de pardon, d’écoute, ni même de réflexion générale honnête sans arrière-pensée, c'est le menu fretin — moi, vous  — qui doit les déborder par une action intérieure personnelle, qui n'a besoin ni de chefs (Rév d'Arès 16/1), ni de loi, ni d'argent, ni d'armes. Cette action, c'est la pénitence, la pratique du bien à la modeste échelle individuelle. La pénitence multipliée aura un effet universel sans égal, puisqu'elle recréera le monde. Par la pénitence seule le monde changera (Rév d'Arès 28/7)… changera de fond en comble, dit en gros le Créateur.

Courage, mes frères! Vous vous sentez comme d'insignifiants anticorps dans la grande chair malade du monde, mais si vous ne perdez ni votre paix ni votre courage dans de vaines pensées et dans le découragement (Rév d'Arès 13/8), vous vaincrez le mal. Que La Révélation d'Arès vous donne la foi juste est très important, mais il y a plus important encore, elle fait de tout homme qui entre en pénitence (33/13) un recréateur du monde.

© Copyright Michel Potay 2007 ————————————————–——————

 

 

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16 juin 2007

 

#0060

Révélation d'Arès… quand l'existentiel déferle

La Révélation d’Arès est persiflée ou ignorée par qui croit que l'homme sait déjà tout ce qu'il peut savoir.

Elle est force pour qui veut retrouver la Vie (24/5) en ranimant notre désert de monde par l'amour (7/5, 12/7, 32/3), l'intelligence (32/5) et la liberté (10/10) spirituels, absolus.

La Révélation d’Arès est ce qui inspire aux Pèlerins d’Arès (#0017) leur foi et leur mission. C'est vrai, mais c'est trop peu dire. La Révélation d'Arès doit être vue sous sa lumière existentielle.

Inquiétude (parfois effroi), plainte (parfois gémissement), déception (parfois désespoir), douleur (parfois torture ou mort), voilà les haies d’épines et pierrailles stériles (14/1) qui blessent et tuent l’homme depuis qu'Adam préféra son système (2/1-5) à la Force créatrice (VII/5). Seulement, l'homme du XXIe siècle plus conscient de ses problèmes en souffre davantage. La Révélation d'Arès en a donné la solution. Non le livre d'un penseur, mais un livre venu du Destin initial et suprême de l'univers, Celui même qui donna à l'homme la liberté de bien et de mal. Un livre de la grande famille spirituelle à laquelle appartiennent le Veda, la Bible, le Coran et d'autres. Dès 1974, quand parut sa première partie, La Révélation d’Arès montra pourquoi les maux de l'homme restent invaincus et passent faussement pour une fatalité insoluble, que la religion et sa consœur athée la politique, les pouvoirs et leurs lois entretiennent consciemment ou non. La solution est simple, mais demande la renaissance de l'âme (17) ou de l'ha (XXXIX/5-11), la remise à flot d'un vaisseau apostolique créatif et audacieux (17/3, 18/1-4), non lancé et consacré par une institution, une religion ou une politique, mais lancé par la seule espérance de l'homme.

Frère Michel juin 2007

À ce vaisseau, depuis longtemps disparu sur la Mer qui sépare l'homme d'Éden, du monde à redécouvrir, La Révélation d'Arès donne le nom de son équipage: le petit reste. Un petit reste d’hommes et de femmes (26/1, 29/2), aussi nombreux que possible, croyants ou non, qui changent leurs vies volontairement (30/11) en s’obligeant à être bons, droits, vrais, peut se passer du système, retrouver liberté, bien, paix, intelligence et l’allongement infini de la vie devenant Vie par ressemblance avec le Créateur (Genèse 1/27-28). Par effet de voisinage ce petit reste peut changer le monde (28/7).

Ainsi La Révélation d’Arès ramène-t-elle dans le monde la seule recette de victoire sur le mal, victoire nécessairement spirituelle, non religieuse, ni politique, ni scientifique. Pourquoi, dans ces conditions de nécessité, La Révélation d'Arès reste-t-elle quasi invisible au monde? Plusieurs causes à cela, sur lesquelles un blog ne peut s'étendre, mais deux principales. Un, ce livre est d'origine surnaturelle dans une société où le surnaturel déclenche les rires ou les haussements d'épaules. Deux, il est apparu en nos temps de dénigrement, de zapping et d’impatience, de recherche d’effets rapides et de résultats sans efforts. La Révélation d’Arès n’est pas un livre difficile, mais il a émergé profond en des temps superficiels où l’homme abrège tout, même le souci de son propre destin.

Quand les moqueurs auront bien ri, un fait demeurera. Un fait que les douteurs obstinés, qui souvent seront des religieux contrariés dans leurs théologies, ne pourront jamais prouver faux. Parce que je fus seul témoin, on parle d'illusion, mais y aurait-il eu vingt témoins on parlerait d'illusion collective, et aurais-je filmé le fait surnaturel, on parlerait de trucage, etc. À Arès, petite localité de Gironde maritime, du 15 janvier au 13 avril 1974 Jésus me visita, tout à fait inopiné et dans un lieu tout aussi inattendu : un chantier de réparation. Il me livra un long message du Créateur. Puis du 17 septembre au 22 novembre 1977 le Créateur se manifesta lui-même dans une chapelle proche et me communiqua la suite du message, dans une totale continuité de sens mais un style radicalement différent. En 1982, après une attente de cinq ans, quand il me parut probable que le fait surnaturel était clos, je publiai mon témoignage sous le titre de La Révélation d’Arès. Trente-trois ans après la première visite de Jésus, j’ignore toujours pourquoi un homme comme moi sans mérites, ni mystique, ni talent pour propager un tel message, fut élu témoin de cet Appel.

De toutes les Écritures qui forment la vaste révélation du Créateur depuis la Genèse quelques unes ont une universalité exceptionnelle. La Révélation d’Arès en est. Elle peut rejoindre le Veda, la Bible et le Coran et même, d'une certaine façon, se placer au-dessus de ces livres millénaires, parce qu'elle les éclaire d’une Lumière oubliée. Elle les anime ou réanime, d'une Vie très forte, plutôt qu’elle ne rectifie leurs interprétations. La Révélation d’Arès ne détruit rien; elle fait évoluer la Vérité.

En lisant en diagonale La Révélation d’Arès paraît faite de redites religieuses, mais en devenant plus attentif, on découvre ses originalité et universalité surprenantes. Le lecteur traverse une forêt de concepts, qui sont autant de mini-révélations, certaines passionnantes lues séparément, mais l'ultime sens du livre n'est compris qu'une fois La Révélation d'Arès entièrement lue: Le salut, personnel et universel, la solution du mal, est dans la pénitence du pénitent et nulle part ailleurs. Au mot pénitence, rébarbatif parce que la religion l'a déformé en remords et autopunition, La Révélation d'Arès restitue son vrai sens, exaltant, dynamique: la recherche du Bien et du bonheur. Le mal peut reculer puis disparaître (la Bête agonisera, 22/14), si le Bien absolu réapparaît peu à peu par l'amour, le pardon, la paix, absolument voulus et pratiqués par chaque homme ou femme du petit reste dans son absolue liberté (10/10) courageusement voulue de même, sans laquelle son absolue intelligence spirituelle (32/5), tout aussi nécessaire, ne pourrait pas renaître. Chaque pénitent est aussi moissonneur. Il recherche et récolte tout individu semé (6/2, 14/1) de la graine du Bien et le pousse à être à son tour pénitent et moissonneur et ainsi de suite, de proche en proche, le monde changera (28/7). La Révélation d'Arès induit donc un apostolat ou prophétisme actif, créatif et patient (quatre générations ne suffiront pas 24/2). Le processus peut durer des siècles, mais il assure à tout homme de bien, croyant ou non (28/11), passé, présents et à venir, la lumière et la tiédeur (33/32) et même une gloire (37/9) dans l'au-delà (28/11). Ainsi le  monde des individus libres remplacera-t-il peu à peu le monde de la masse jusqu'où Jour (31/8) où même la mort sera vaincue.

La Révélation d'Arès a déjà inspiré à des milliers de changer leurs vie (30/11), de devenir les êtres bons et nouveaux, que la religion ou la morale n’avaient pas pu faire d’eux. D'un autre côté, comme toute Écriture, qui garde son mystère, La Révélation d’Arès, a porté d’autres hommes à des erreurs d’interprétation, mais même ces erreurs ont aidé à sa diffusion à travers conclusions réductrices et amalgames et en faisant passer son témoin pour un sot qui "n'y a rien compris" ou qui " a abusé de sa position." Dans tous les cas,  La Révélation d’Arès n'a jamais laissé indifférent, elle a fait bouger quelqu'un ou quelque chose. Officiellement, personne ne mentionne La Révélation d’Arès pour sauvegarder "l'ordre des choses," garder aux grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam) autant qu'aux grands courants athées humanistes ou politiques leur vénéré sérieux. Il n’empêche qu’en 33 ans elle a influencé l'expression de l’espérance générale, qui lui a emprunté bien des mots qui aujourd'hui parsèment discours et sermons.

La Révélation d’Arès ne fonde pas de religion. Contrairement à ce que prétendent ses critiques de mauvaise foi, La Révélation d’Arès ne dit pas que seuls sont sauvés les hommes qui s'y convertissent. Tous les hommes bons, même athées, sont sauvés et sauveront le monde. Ce livre n’est pas "intéressant" au sens de "plaisant," parce qu’il fait sans cesse penser, mais par là il redonne à l’homme le goût de la profondeur. Il ne va seulement à rebours des propos rationalistes et simplificateurs de la presse, il va ailleurs, il est toute autre chose, il nous transporte dans un autre monde d’idées. Parole spirituelle s’il en est, La Révélation d’Arès n’utilise pas le mot spirituel et n’emploie qu’une fois le mot foi (10/8) et pas dans le sens d’adhésion ou d’appartenance, mais dans le sens d’espérance active, créatrice.

La Révélation d’Arès parle à chaque homme, à l’individualité, qu'elle divinise en quelque sorte en la libérant de la médiocrité des idées reçues, idées de masse, et en lui redonnant le sens de la grandeur libre. De là les mensonges et contre-vérités que répandent sur elle et son témoin ceux que cette force libératrice n'arrange pas et qui la détestent, ou qui détestent son témoin, ou qui détestent les deux. La Révélation d’Arès dit à  l’homme qu’il est parfaitement libre de s’enfoncer toujours plus dans le mal ou dans la soumission au mal ou dans la médiocrité, mais qu’il ferait mieux de songer à changer sa vie (30/11) et ainsi changer le monde (28/7) avant que ne pleuve le péché des péchés (38/2). Le monde, rappelle-t-elle, va d’autant plus mal que le danger du mal disparaît sous l’idée que le mal sera résolu par la science et par la loi (qu’elle appelle loi des rats XIX/24), voire même par la guerre. Le mal ne sera jamais vaincu hors du cœur de chacun.

La Révélation d’Arès est d’origine surnaturelle, mais son réalisme fait oublier le surnaturel. Si elle nous rappelle les prophètes et les évangiles, c'est pour nous projeter dans l'avenir. Elle déstructure, dédogmatise, délégalise. Elle propose une dialectique qui permet à chacun de refaire en toute liberté sa propre individualité dans l’amour et le respect des autres individualités. L’homme ne peut vraiment aimer son prochain = toute l’humanité, qu’en étant vraiment lui-même. En nos temps d’inquiétude et de confusion, où nous sentons comme la fin de l'Histoire, La Révélation d’Arès commence une autre Histoire.

© Copyright Michel Potay 2007 ————————————————–——————

 

 

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