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5 novembre 2006 (0049)
la barbarie se porte bien
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AUJOURD'HUI DIMANCHE SADDAM CONDAMNÉ
À MORT.
Il hurle aux juges (photo): "Vive le peuple irakien et mort à ses
ennemis!
Vive cette glorieuse nation et mort à ses ennemis! Allah est grand!"
Allah
a bon dos. Le Christ aussi, que George W. Bush aujourd'hui à l'église
remercie de punir le bourreau de l'Irak. Et le système continue en
invoquant ses dieux, qui ne sont pas notre Dieu, notre Père redescendu
sur terre à Arès pour appeler l'homme à l'amour, au pardon,
à la paix, à la vraie justice qui
se se
passe pas dans les tribunaux.
Saddam va être pendu. Aussitôt on comprend pourquoi les mesures de
sécurité ont été renforcées dans tous les aéroports des USA et d'Europe
depuis quelques jours. Cette condamnation à Bagdad et sa plausible
conséquence: l'accroissemnt de la violence en Irak et dans le monde,
étaient attendues par tous les gouvernements occidentaux.
On comprend aussi pourquoi cette condamnation survient aujourd'hui, à
la veille des élection américaines. Le parti républicain, très mal
placé pour gagner, en espère un regain d'estime des Américains pour
l'engagement de George W. Bush en Irak.
De toute façon, personne ne croit que la condamnation de Saddam Hussein
puisse soulager l'Irak des épreuves dans lesquels la guerre l'a plongé.
Par surcroît, en ce qui concerne les Pèlerins d'Arès, ils ne croient
pas que la condamnation à mort de qui que ce soit et où que ce soit
dans le monde puisse jamais être un acte de justice. Ce n'est
jamais que la barbarie appliquée à un barbare. Rien qui puisse jamais
faire reculer la barbarie. Toute mise à mort est une atteinte évidente
à la Sagesse qui lança à l'homme cette Supplication solennelle: Tu
ne tueras pas! (Exode 20/13)
Nous
ne sommes pas des partisans de Saddam Hussein, mais nous pensons que le
gibet auquel il sera pendu ne sera qu'un jalon de plus sur la triste et
longue route de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9) qui
accélère le crime bien plus sûrement qu'elle ne le freine.
Pourquoi Saddam Hussein est-il condamné à la pendaison? Dans le présent
procès — un autre procès devrait s'ouvrir, nous dit-on, avant son
exécution (on se demande bien à quoi servira de juger encore Saddam) —
il est condamné pour avoir fait exécuter 148 personne en 1982 après
qu'il eut échappé à un attentat dans la ville de Dadjaïl. Quand on
pense aux 600.000 civils irakiens morts à cause de l'invasion de leur
pays par l'US Army et de ses alliés! On se demande à quoi il faudrait
condamner les responsables de cette invasion.

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4 novembre 2006 (0048)
la Vérité dans la rue à Londres
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"Dieu
n'a pas de religion" à Paris est devenu "Dieu n'a sa place dans aucune
religion ou politique" à Londres. Les 28 et 29 octobre un détachement
d'apôtres venus de France arpentaient Piccadilly Circus, Trafalgar
Square et st-James Park. Les Londoniens ont sympathisé.
Non,
ce n'est pas du "populisme," dont quelques E-mails accusent notre
mission. Le populisme est cette démagogie qui crie que pour résoudre
tous les problèmes du monde il suffit d'éliminer telle ou telle chose
ou personne, en l'occurrence la religion, la politique, leurs princes,
leurs élites, leurs lois et institutions. Les Pèlerins d'Arès
ne voient pas les choses sous cet angle simpliste. Si
"Dieu n'a sa place dans aucune religion ou politique," c'est parce
qu'il est ailleurs. Il est dans le cœur et dans l'âme du pénitent.
Dieu
réapparaît en ce monde dans l'homme droit (Rév d'Arès XXXVI/19,
etc.), bon (30/7, etc.) et libre (10/10), qui seul crée
son âme et recrée le monde heureux (Rév d'Arès
28/7). Alors, pourquoi ne pas l'écrire sur la bannière? Parce
que la pénitence, mot
aujourd'hui mal compris ou même incompris, ne rencontre plus le regard
de l'homme de la rue qui a perdu le sens de sa transformation
intérieure pour son bonheur et le bonheur du monde. Il faut
le lui expliquer et pour cela provoquer le dialogue, même bref. D'où la
bannière!
Néanmoins, l'argument "Dieu n'a sa place dans aucune religion ou
politique" n'est
pas un attrape-mouche. C'est une vérité profonde. Après les premières
impressions d'une lecture en diagonale, le lecteur qui plonge dans La
Révélation d'Arès
pour une lecture plus sérieuse s'aperçoit vite que le Père ne distingue
pas entre religion et politique. Pour le Père la politique est fille de
la religion. L'une ou l'autre, bien qu'usant d'un vocabulaire
différent, impose sa doctrine: dogme ici, constitution et loi là; l'une
ou l'autre impose sa hiérarchie et punit les rebelles comme sacrilèges.
L'une ou l'autre fait des promesses magnifiques. Les princes du
culte , les prêtres et les docteurs de la
religion sont, outre les chefs religieux et leur personnel,
les présidents, ministres et grands commis de l'état de la politique.
D'ailleurs dans Le Livre le Créateur ne les différencie que
par la couleur, parce qu'ils exercent le même pouvoir sur l'humanité: Le
roi blanc , le roi noir, même cuisse! (XXXVII/14). Et le Père d'un
bout à l'autre de La Révélation d'Arès ne se reconnaît ni
dans l'un ni dans l'autre.
Nos apôtres apportent en Angleterre la foi telle qu'elle doit être
envisagée. Non l'attente passive de la Miséricorde et du Paradis en
échange de fidélité à sa religion, mais la construction active d'un
monde bon.

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24 octobre 2006 (0047)
faiblesse immense (36/5)
et "ambiguïté constructive"
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Il
arrive que la politique a causé de tels dégâts, qui présagent de dégâts
pires encore, que la Miséricorde doit composer avec le mal
pour sortir l'homme de sa bourbe (Rév d'Arès XLIII/12).
Si le Père nous demande de ne pas en appeler
à sa
Miséricorde à tout propos (16/15),
c'est, entre autres raisons, parce que le genre de miséricorde que
l'homme espère est rarement celle que le Père choisit. Ainsi,
aujourd'hui, la Miséricorde pourrait-elle survenir au Moyen
Orient grâce à un homme, James Baker (photo), d'autant plus inattendu
qu'il ne fut pas spécialement bénéfique ou providentiel comme membre du
gouvernement Reagan ou du gouvernement Bush père. "Jim" Baker est
peut-être le sage qu'écoutera George Bush fils pour dénouer la
catastrophique situation en Irak.
Le nombre de victimes civiles de la guerre en Irak
entre
2003 et 2006 vient d'être calculé: 600.000 — en fait
une fourchette entre 400.000 et 760.000 —
par des organismes humanitaires et médicaux qu'on dit intègres. Énorme
au point d'être incroyable! George W. Bush a déclaré ce chiffre "faux
et délirant"; selon lui le chiffre des victimes irakiennes civiles
serait de 30.000 tout au plus. Qui a tort? Qui a raison?
Nous n'en
savons rien. Nous savons seulement que l'Irak a été mis à feu et à sang
à tel point qu'on entend quelques "voix autorisées" murmurer qu'il
faudrait rappeler Saddam Hussein seul capable de remettre de l'ordre et
de sauver entre un million et un million et demi d'Irakiens encore en
grand risque de mort.
Par surcroît, les pertes militaires américaines et britanniques (pour
ne pas parler des pertes inavouées) s'alourdissent de façon alarmante,
de sorte que le général Richard Dannat, chef d'état major de l'armée
britannique, déclarait le 13 octobre que le retrait des troupes
britanniques devenait urgent, parce qu'elles ne faisaient plus
qu'exciter la haine des Irakiens.
Le président Bush fait encore par-ci par-là quelques discours
triomphalistes, aux accents sincères: "Nous serons victorieux en Irak.
Il nous faut seulement changer de tactique." Victorieux de
quoi? Du
terrorisme? Mais l'Irak n'était pas engagé dans le terrorisme et n'a
jamais donné asile à Al Quaeda et à Ben Laden.
Nous voyons dans cette situation assez d'obscurité et de malheur pour
espérer que les pressions qu'exercent, ou tentent d'exercer, maintenant
sur George W. Bush des Américains raisonnables deviendront impérieuses.
"Jim" Baker, celui dont la Maison Blanche suivra peut-être les
conseils, se range dans l'école réaliste en politique étrangère. Il
incarne tout ce que George W. Bush déteste le plus et veut combattre
dans le monde et qui se résume en deux mots: "l'ambiguïté
constructive." Cette doctrine de James Baker (photo) signifie ce que le
Père
lui-même sait: Il y a des moments où il faut parlementer avec le mal
pour éviter un mal dix fois plus grand, moments tragiques où il faut tenir
compte de la faiblesse immense (Rév d'Arès 36/5) qu'est
la méchanceté chez certains hommes. Encore loin est le temps où notre
mission aura assez changé le cœur humain pour lui éviter de
composer avec le mal, mais en même temps nous mesurons combien notre
mission est capitale.

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1er octobre 2006 (0046)
darfour
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Non,
le Moyen-Orient n'est pas seul à me tourmenter. Je pleure sur d'autres
martyres, comme celui du Darfour, où pour une fois les Occidentaux ne
sont pas fauteurs de guerre.
Le Darfour, c'est
l'ouest du Soudan. Dans les conversations je constate que peu de gens
situent bien le Soudan. Schématiquement, un vaste pays d'Afrique
Orientale. Il commence à l'Éthiopie et à la Mer Rouge juste en face de
La Mecque. Il longe l'Égypte au nord. Il s'étend à l'ouest jusqu'au
Tchad, frontalier du Darfour justement, et jusqu'à la République
Centrafricaine. Au sud il longe la République Démocratique du Congo
(ex-Zaïre), l'Uganda et le Kenya. Puis il remonte le long de l'Éthiopie
et de la Mer Rouge à l'est. Ainsi tourne-t-il sans fin autour du Nil
qui le traverse du sud au nord, sa capitale Khartoum, fameuse par
quelques épopées hollywoodiennes, plantée au confluent du Nil Blanc et
du Nil Bleu.
Le
problème du Soudan est moins sa vasteté (5 fois la France) que sa
pauvreté économique et surtout la complexe diversité de sa population.
Jadis déjà multi-culturelle mais entièrement noire, la population fut
plus ou moins chrétienne du 6e au 13e s. Ensuite, le métissage et
l'islamisation par les Arabes atteignirent des proportions telles qu'on
peut dire qu'à partir du 15e s. le Soudan a été arabisé et musulman.
Néanmoins, une minorité soudanaise non négligeable est restée
chrétienne ou animiste (religions africaines), en rebellion presque
permanente, surtout au sud, contre le gouvernement musulman depuis des
siècles.
L'arabe est la langue officielle, mais 32 langues
africaines inintelligibles entre elles y sont également parlées. On
imagine facilement les conflits qu'une humanité aussi hétérogène, où
les rancunes et les peurs sont ancestrales, peut engendrer. Et
pourtant, au Darfour, ce n'est pas une rebellion de non-musulmans
contre le gouvernement mulsulman qui cause la désolation, mais une
guerre entre tribus musulmanes à laquelle se superpose une guerre entre
ambitieux musulmans locaux, ces tribus et ces ambitieux locaux
combattant en même temps le pouvoir musulman de Khartoum... Une
situation islamo-islamique tellement compliquée qu'elle est
indescriptible dans l'espace minuscule d'une entrée de blog. Je ne peux
que résumer ce que les témoins, hélas et unanimement, rapportent du
Darfour: massacres, ruines et déportations.
J'ajoute, à propos du Soudan en général, que la partie arabe ou
arabisée de sa population colonise littéralement la partie noire encore
attachée à ses racines africaines. Ainsi Al-Qaeda, dont l'idée-clé est
qu'il faut par tous les moyens empêcher l'Occident de procéder à la
re-colonisation des pays musulmans, est-elle prise en flagrant délit
d'hypocrisie au Soudan, où l'Islam colonise les peuples non-islamisés.
L'image de la paille et de la poutre (entrées
0042 et 43) s'applique à l'Islam comme à Rome et partout ailleurs. Pour
comble de contradiction, ou peut-être simplement parce qu'il est en
panne d'argument pour empêcher un parachutage de casques bleus qui
stopperaient (rien n'est moins sûr) le martyre du Darfour, Khartoum
accuse l'Occident de vouloir re-coloniser le Soudan. Résultat:
l'ONU lui-même, dont le secrétaire général est un noir, Kofi Annan
(ghanéen), hésite à intervenir et le Darfour continue d'être ravagé.
Khartoum a quand même tenté d'arrêter cette guerre du Darfour, mais n'a
pas pu y parvenir. On dit même qu'il arme de kalachnikovs les milices
Janjawid (en arabe: cavaliers du diable) qui tuent et persécutent les
pauvres civils darfourites. Mais on dit aussi que c'est faux, que la
situation est à ce point obscure qu'il est impossible de déterminer
d'où viennent armes et munitions et qu'en fait, tout cela arrive
simplement et tragiquement du fait de brigands ivres de sang qui
s'abritent derrière le Coran. On en a vu d'autres s'abriter derrière la
Bible, ou Marx... Le péché parcourt le monde sous des parapluies de
toutes les couleurs.
Peut-être cette triste affaire finira-t-elle
quand tous les Darfourites seront morts ou retournés à l'esclavage? Le
Soudan comme l'Irak, l'Afghanistan, le Liban, la Palestine, Israël,
m'empêche de dormir.

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27 septembre 2006 (0045)
par la seule foi accomplie vaincre le mal
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La
nuit je me réveille, communiant dans la douleur des peuples du Moyen
Orient. D’Irak j’entends les femmes pleurer leurs époux et enfants
massacrés et les hommes gémir sur leurs familles mutilées ou disparues.
Jésus, d’ailleurs, fut martyrisé dans la région. Jérusalem n’est pas si
loin de Bagdad — la distance de Paris à Nice —. L’Islam sanguinaire,
cité par le pape à Ratisbonne, n’existait pas alors. Jésus n’avait tué
ni menacé personne, mais il avait prêché l’espérance de remplacer la
religion et le gouvernement par l’amour, le pardon,
la paix et l'intelligence libre.
Pour les puissants c’est toujours un terrorisme, une folie contre
"l'ordre des choses" passible du pire châtiment qui, pire que la mise à
mort, est la privation des droits de la justice humaine — Voir du côté
de Guantanamo où doivent bien croupir, parmi de vrais criminels,
quelques magnifiques idéalistes.
Mais
il peut y avoir pire que la justice déniée à un crucifié vite
expédié :
La seconde mise à mort que la religion infligerait à Jésus, trois
siècles plus tard, en le clouant non à une croix, mais à un énorme
mensonge. La religion, bien que d’apparence nouvelle : l’église,
n’avait pas pu effacer le souvenir révoltant d’une inique et horrible
crucifixion perpétrée par la religion. Des hommes d'église pensèrent
qu’il fallait faire croire, par une fable inouïe, que la passion de
Jésus n’avait pas été l’énième triomphe du mal, mais avait été bien au
contraire le bien extrême, le plan divin pour sauver tous les hommes,
sinon le peuple finirait par accomplir le message de Jésus
d’amour et de liberté et c’en serait fini des dominateurs (27/9,
28/21, 29/2), de
leurs pouvoirs, richesses et privilèges. Cette fable, qui stoppa
l'expansion du vrai christianisme, est celle du Dieu incarné et
crucifié pour expier le péché du monde une bonne fois pour toutes, mais
des fables similaires à celle-là il y en a bien d'autres dans ce monde,
religieuses, politiques, culturelles.
Nous
avons
accepté la gageure non d’engager une polémique sur ces fables, mais
simplement de reprendre l’accomplissement du christianisme au
point où le peuple l’avait abandonné au IVe
siècle. Nous sommes le toujours tout petit David face au gros Goliath
toujours debout, mais notre fronde ne lance pas la dispute et la
violence. Elle projette l’amour, le pardon, la paix, la liberté,
les armes qui, nous rappelle La Révélation d’Arès, donnent
non le mal et la mort, mais le bien et la Vie.

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24 septembre 2006 (0044)
dieu n'a pas de religion
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À
Paris une nouvelle mission des Pèlerins d'Arès.
Frère Didier Br. m'envoie l'information et l'image jointe avec cet
eMail:
"Paris cet après-midi, voici Frère Alain M en mission avec la banderole
"bille en tête" DIEU N'A PAS DE RELIGION. "
"Une
mission
très forte, visuellement... et des réactions du public!
"Alain M. (photographié portant la banderole) m'a dit vous en avoir
déjà fait part. La photo a été réalisée par Frère Christophe M. Image
très intéressante prise à côté de l'affiche de " Grand Corps Malade,"
qui nous fait penser à chaque homme comme grand corps malade du péché...
Frère Didier"
La Révélation d'Arès dès son introduction rappelle
que la religion ne représente jamais Dieu: Il est facile [à
la religion] de parler en Mon Nom loin de Moi... mais [Je
n'emploie pas d'entremetteur et] tout homme, même celui qui n'a
jamais reçu Ma Parole... sait Qui Je suis quand Je lui parle [directement]
(1/8-9). Un peu plus loin: Je ne Me suis pas
donné de masque, Je n'ai pas établi un rang de princes... et leurs
docteurs serviles [religions et clergés] pour Me cacher la
Face (3/4). Plus loin encore: Les hommes... ne Me connaissent
plus dans les masques [les religions]qu'on m'a façonnés
(28/3). Etc., etc. Notons en passant que La Révélation
d'Arès considère la
religion et son miroir laïc ou athée: la politique, comme étant d'une
seule et même nature. Ainsi pourrait-on aussi bien appuyer la mission
sur le slogan: "Dieu n'a ni religion ni politique," mais ce serait
probablement frapper trop fort d'un seul coup. La Parole ne dit-elle
pas: Tiens compte de la faiblesses immense du public (36/5)?

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22 septembre 2006 (0043)
la foi et la raison
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Faisant
suite à mon entrée 0042, ma messagerie s'est remplie d'âpres ou
sourcilleux e-Mails, reproches personnels plutôt que commentaires. La
réponse qui suit convient à tous, je pense.
Si
j'annonçai sans délai que Benoît XVI venait de tenir à Ratisbonne des
propos blâmant l'Islam pour sa violence et que le monde musulman avait
déjà réagi avec colère, ce fut pour donner à mes lecteurs la primeur de
la nouvelle. Mon entrée 0042, en effet, parut le soir du 15 septembre,
jour même de l'exposé papal incriminé, mais pour autant je n'étais pas
sans avoir une idée de l'exposé lui-même. Au cours de la journée un
frère
musulman m'avait appris l'événement et les premières réactions de
l'Islam; à son eMail était joint le texte incriminé en anglais — À
notre époque, les nouvelles vont très vite —. C'était le texte d'une
longue conférence théologico-philosophique lue par le pape, dans lequel
je ne sais qui avait souligné les quelques phrases déplacées.
L'exposé
parlait du perpétuel dualisme de la foi et de la raison. Je le savais
le 15 septembre, mais je prends aujourd'hui le temps d'en dire quelque
chose — parce que je ne prends pas "les raccourcis commodes des media
pour m'éviter de penser." Je pense, je vous prie de le croire, oui, je
pense, mais dans ce site, un blog et non un recueil de réflexions
métaphysiques, je m'efforce de rester à la portée de tous. Je fais une
exception ici pour montrer à mes critiques que j'ai des opinions.
Ce souci de raison évoqué par Benoît XVI à Ratisbonne, je suis d'avis
que la chrétienté traditionelle, qu'elle repose sur les idées de Nicée
(325), de Rome ou de Jean Calvin, en aura bien besoin pour abroger un
jour (un jour qui viendra inexorablement) divers dogmes comme la
trinité — le Dieu à trois têtes (Rév d'Arès 23/7) — ou le
sang — vide est la sang (XXXII/9) —
versé sur la croix pour le rachat des péchés du monde. Je me réjouis
donc de ce souci qu'a Benoît XVI de garder raison en tous domaines pour
que son église et d'autres églises relisent l'Écriture dans sa
simplicité et la ré-interprètent.
C'est tout autre chose que je
regrette dans l'exposé de Benoît XVI à Ratisbonne, c'est qu'il le lut
en Professeur Joseph Ratzinger — en effet, il avait été professeur à
cette université même — et non en pape chargé de responsabilités
internationales. Il aurait dû s'en souvenir et se dispenser de citer
dans sa discussion sur la raison, une autre discussion, vieille de plus
de 600 ans, entre un lettré persan musulman et l'empereur byzantin
chrétien Manuel II, lequel aurait conclu par "... Dieu n'aime pas le
sang (versé par Mouhamad, ce qui) n'est pas agir avec raison (et qui
est donc) contraire à la nature de Dieu." Le choix de cette citation
avait-il été totalement innocent lors de la préparation de l'exposé?
N'aurait-il pu citer des propos similaires concernant le sang
abondamment versé par les Chrétiens au cours de l'histoire? Sans faire
à Benoît XVI un procès d'intention, je maintiens qu'il illustra
parfaitement à Ratisbonne l'image de la paille et de la
poutre dans le Sermon sur la Montagne.
Non, je n'ai pas défendu ceux qui dans l'Islam avaient tiré parti de
l'exposé du pape et fait brûler des églises et causer la mort d'une
pauvre bonne sœur en Somalie. J'ai seulement dit que Benoît XVI aurait
dû penser que ses propos pouvaient provoquer et "justifier" les méfaits
d'émeutiers islamistes, compte tenu des tensions existant entre
Occident et Orient.

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15 septembre 2006 (0042)
la paille dans ton œil, la poutre dans le mien
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En
allemagne le pape fustige l'islam pour sa violence.
Il doit rentrer à Rome précipitemment sous un tourbillon de
protestations internationales.
Si
encore il avait fustigé toute violence: celle du christianisme et celle
du judaïsme (Israël) comme celle de l'islam, son discours n'aurait plu
à personne, mais aurait renvoyé chaque religion à ses péchés. Tandis
que là, Benoît XVI s'est montré l'illustration parfaite du verset
fameux du Sermon sur la Montagne: Qu'as-tu à regarder la paille
dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil? ...
Hypocrite!
La Révélation d'Arès reprend les avertissements lancés par le
Père à ceux qui se croient autorisés à juger (Matthieu 7/1-5)
sous des termes un peu différents, mais d'un poids égal: Mais
tu ne jugeras personne, ni publiquement ni en secret. Pas le plus petit
jugement au fond de la tête, car tu ne le piégeras pas plus qu'une
puce. À ton insu, il sautera sur la langue (36/16).
Les Pèlerins
d'Arès sont des pécheurs parmi toute l'humanité pécheresse,
mais au moins ils s'efforcent d'aimer tous les hommes, leurs
frères, de faire la paix avec eux (Rév d'Arès 28/15), de
se dispenser de violence, même seulement verbale, même contre leurs
plus violents détracteurs: Adfi, Miviludes... et l'Église. Celle-ci
depuis 1974 a noirci, parfois diffamé, le mouvement issu de La
Révélation d'Arès et particulièrement son fondateur. Je souhaite
que l'islam pardonne à l'Église comme nous lui pardonnons.
Ce monde n'a vraiment pas besoin qu'on attise les
rancunes.

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3 septembre 2006 (0041)
irak: le désastre |
Le
Pentagone, la direction générale des armées US, a publié hier 2
septembre un rapport officiel sur l'Irak. Ni plus moins que l'aveu d'un
désastre.
Le
nombre de morts dépasse maintenant 3000 par mois. Le chaos, les ruines
et même la faim s'étendent.
Pas
besoin d'être politologue pour comprendre que les USA et leurs alliés
constituent en Irak un mal beaucoup plus profond que ne l'était Saddam
Hussein. Les shiites et les sunnites s'entretuent. Bombes et rockets
explosent partout. Le marché noir règne. Le gouvernement irakien
"démocratiquement élu" ne gouverne rien.
L'Appel de La Révélation d'Arès ne cesse d'être justifié.

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2 septembre 2006 (0040)
la leçon de new-orleans |
New
Orleans engloutie sous les vagues du péché
planétaire (Rév d'Arès 33/22), noyée comme les fils de
Noé (2/7). Chacun
de nous finit ainsi, quelle que soit sa mort, en moins claironné, c'est
tout. L'Atlantide ne fut pas reconstruite, mais New Orleans le sera. La
belle affaire! Simple question d'époque et de technique. C'est
reconstruire l'homme bon qu'il faut. New Orleans
continuera de vivre dangereusement sous le niveau des eaux comme le
monde vit dangereusement sous le péché (Rév d'Arès 30/2).
Le
29 août, le maire de New Orleans sonna la cloche qui commémore la
rupture des digues un an plus tôt et Marlon Jordan sonna aux morts
(photo), puis joua pour les milliers qui avaient tout perdu. Ce sont
comme toujours les plus démunis, qui n'auraient rien à perdre en
partant s'installer ailleurs, dans un lieu plus sûr et même plus beau,
mais, dans leur immense majorité ils veulent rester là. Voilà à quoi je
me pris à méditer ce 29 août.
Pourquoi cette répugnance universelle à changer d'habitat comme à changer
sa vie (Rév d'Arès 30/11)? Parce que, depuis des milliers de
générations soumises au mal, l'intelligence est réduite à un
faible lumignon (Rév d'Arès 32/5), la tête est
remplie du vent des doctes maîtres du système (23/4),
la raison dort, l'habitude du péché a rendu les hommes si frêles
qu'ils
pensent que mal, malheur et mort sont une fatalité et que la meilleure
façon de vivre est de vivre comme on a toujours vécu. Nous Pèlerins
d'Arès devons leur rappeler que le Créateur est revenu sur terre
en
1974 et 1977, non pour s'incarner et mourir sur une croix, mais pour
demander aux hommes de le laisser enfin souffler dans leur sang
et de laisser courir, courir leur sang (Rév d'Arès
XVI/12) sous la pénitence pour reconstruire bien
et bonheur, qui valent mille fois la plus belle des grandes
villes.
Pourquoi l'homme, qui se croit libre et qui ne l'est pas, agit-il comme
un fauve qui au moment de se coucher tourne en rond pour trouver la
meilleure position, laquelle se trouve être pratiquement la même chaque
soir? Cette routine est comme la constance maniaque de la religion et
de son rejeton, la politique. La religion et la politique ne sont pas,
contrairement à ce qu'elles prétendent, les champions du bien dans une
lutte constante contre des forces opposées (qui d'ailleurs prétendent
la même chose). Elles ne forment qu'une routine, mais qui s'en rend
compte?
Inconscients du fait qu'il faut chercher le Bien
ailleurs, les hommes gardent âprement leur religion — les athée,
contrairement à ce qu'ils disent, ont aussi leur religion, celle de
leurs idées —, si âprement que nos missionnaires, qui sont des
libérateurs, ont un mal fou à leur rappeler qu'ils devraient se
libérer. Se libérer du mal qui est la source de toutes les routines,
surtout les routines religieuses qui croient arrêter le mal comme des citadelles
sûres (Rév d'Arès 13/7), alors que, nous dit La
Révélation d'Arès, c'est tout autrement qu'il faut agir. Ce n'est
pas en se retranchant, mais c'est se mettant à courir comme le
sang (Rév d'Arès XVI/12) ou comme le poulain agile (Rév
d'Arès 10/10) qu'on met en marche la foi constructive, l'amour
créatif, qui vaincra mal et malheur, si l'on y met aussi de l'intelligence
(32/5).
Oui, il y a de quoi méditer sur la ruine de New Orleans et sa
reconstruction en attente d'une nouvelle ruine par la mer, ou par
d'autres furies de l'histoire, ou simplement par le temps. New Orleans,
miroir du monde qu'il faut convaincre d'un seule Vérité: changer
(Rév d'Arès 28/7).

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24 août 2006 (0039)
sous le clocher propos sur la foi |
Dans
les derniers jours du Pèlerinage, un pèlerin inconnu m'aborde sous le
clocher.
Je lui dis gentiment: "Je ne fais plus la conversation, sauf nécessité
du service. Mon cardiologue dit que je parle trop passionnément, que ça
éprouve mon cœur. "
Il
approuve de la tête, mais parle quand même: "On ne se connaît pas... Je
suis seulement de passage. J'ai voulu voir l'endroit où La
Révélation d'Arès a réveillé dans le monde une foi très
simple. La foi dans le Bien,
la foi qui conduit à Dieu, même si au départ Dieu n'intéresse pas,
comme la simple abeille conduit finalement à la ruche. Je voulais aussi
vous exprimer mon respect. Vous avez pendant trente-deux ans défendu
sans concession cette simplicité qui dissout la religion. De plus,
quelle navigation difficile contre le vent de la déchristianisation..."
Moi: "...et de la déspiritualisation, ce qui est pire. J'espère qu'en
retrouvant les idées simples qui forment cette Parole sur le
lieu aussi simple où le Créateur l'a redonnée, votre volonté de
poursuivre le Bien sera
renforcée! Ici l'homme retrouve la capacité et le plaisir de l'enfant
d'entendre indéfiniment une histoire qu'il connaît déjà. "
Lui: "La Révélation d'Arès répond à toutes les questions. Pas
besoin d'interprétations discutables, de théologie, de dogmes. Il n'y a
qu'à lire et accomplir."
Moi: "J'ai quand même dû rappeler le vrai (Rév d'Arès II/8-9,
XX/2, XXXIV/1-4), c'est-à-dire annoter abondamment, parce que la
culture religieuse ou les habitudes de penser brouillent ou déguisent le
vrai, mais peut-être êtiez-vous athée ou agnostique, sans
préconçus. "
"Non,
je suis juif." Il lève les yeux vers le clocher. "Depuis des siècles,
les religions que vos écrits appellent abrahamiques voisinent sous le
même clocher, le même minaret ou le même tabernacle sans se tourmenter
de ce qui les désunit. J'en ai pris conscience en découvrant La
Révélation d'Arès."
Il devient emphatique: "Là est le crime, le déicide!" Il a un geste
large et las vers l'Orient. Il pense au Liban, c'est sûr. Sa voix
s'adoucit: "Et pourtant, le Coran n'est jamais qu'une bible arabe, au
fond, comme la bible chrétienne n'est jamais que la bible juive."
Moi: "La finalité de la foi n'est pas la Parole. La Parole,
c'est la philosophie du Père, le virtuel. Au pèlerinage on
philosophe
légitimement sur le salut, le bonheur, la fin des soucis et des
douleurs terrestres, la vie changée (Rév d'Arès 30/11) et le monde
changé (28/7), mais sitôt fini le pèlerinage, le réel nous attend.
C'est accomplir qu'il faut. Par là se jouent vraiment le
destin de l'individu par la pénitence et le destin du monde
par la multiplication des pénitents. C'est là que tous les hommes
bons, même ceux qui ne reconnaissent pas la Voix du
Père (Rev d'Arès 28/12) et même ceux qui le haïssent
(28/14) contribuent au changement du monde, à la
Vérité finale (28/7). Ce clocher n'évoque pas que les religions
abrahamiques. Il évoque le monde entier."

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18 août 2006 (0038)
la vierge en chocolat sera-elle bâillonnée? |
Après
un pèlerinage parmi les plus fervents à Arès, dont aucune presse ne
parle, les nouvelles du monde pêle mêle me sautent dessus comme les
puces du chien noir (Rév d'Arès XLIII/11, XLV/1):
Au
Proche Orient aucun problème de fond n'étant résolu ni près de l'être,
ce n'est qu'une trêve, c'est déjà ça. Dame Violence, qui n'aime pas
s'ennuyer, se déplace à Colombo, Sri Lanka; bagarre monstre "de cause
inconnue" entre manifestants pour la paix et moines bouddhistes;
défroques jaunes en lambeaux; centaines d'amochés à l'hôpital. Qumran
(où furent découverts les rouleaux bibliques de la Mer Morte) n'était
pas un monastère essénien ou proto-chrétien, mais une antique tuilerie
ou une décharge publique, tout bêtement. Au beau milieu du Pacifique on
trouve trois naufragés, pêcheurs mexicains dérivant des mois durant,
moteur en panne, vivant de pluie et de poisson cru, dont apparemment
tout le monde se foutait complètement: personne n'avait signalé leur
disparition. Miracle à la chocolaterie Angiano, Fountain Valley,
Californie: Une "sainte Marie en chocolat" s'est miraculeusement formée
sous une cuve à cacao; le "portrait tout craché" de la vierge de
Lourdes, paraît-il (photo). Detroit, Michigan, un juge fédéral déclare
illégales les écoutes téléphoniques ordonnées par le président Bush
pour lutter contre le terrorisme. Londres, l'inverse de la nouvelle
précédente: L es ministres de
l'intérieur se réunissent pour discuter
rien moins que l'effacement autoritaire sur l'internet de "tous les
sites favorables au terrorisme."
Ici
je repousse les journaux et je ferme les yeux. Il est clair que, comme
tous les pouvoirs depuis l'aube des temps ont contrôlé les idées et
l'information, la politique actuelle voit dans le terrorisme le
prétexte pour filtrer l'internet et en effacer ce qui lui déplaît.
Il y a cinq minutes, je l'avoue, ma vieille, stupide humeur railleuse
reprenait le dessus devant la vierge en chocolat, mais la nouvelle des
politiciens discutant de la censure du web fige mes lèvres. Et si cette
un peu niaise vierge en chocolat devenait une martyre de la liberté?
Si, comme ça s'est déjà vu, un mouvement d'opposition aux pouvoirs du
monde prenait pour emblême Marie?
Cette Marie de chocolat serait considérée comme dangereuse et interdite
sur le réseau. Les politiciens à Londres disent bien que, "sauf
l'encouragement au terrorisme, l'expression normale de la conscience ne
sera pas menacée sur l'internet," mais comme ils ne précisent pas ce
qu'ils entendent par "encouragement au terrorisme", allez savoir!
Depuis qu'existe l'internet
je me suis attendu à ce qu'il fût censuré. On me disait: "Sur le web il
est techniquement impossible de contrôler la circulation des idées.
Elle restera libre à jamais." Je répondais: "Les puissants
ont toujours cherché à contrôler la conscience de l'homme. Ce sera la
même chose sur l'internet." Sur ce point comme sur d'autres notre
mission est importante. En même temps qu'elle montre les sentiers
du salut et du bonheur par la pénitence, elle rappelle qu'il
n'existe pas de bien absolu sans l'absolument libre expression de la
conscience, qu'il faut libérer des harnais que lui met le
système (Rév d'Arès 10/10).

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30 juillet 2006 (0037)
l'âme souffre; des blogs soufflent l'espoir |
Si
je
suis assez pénitent pour m'être fait une âme, mon âme
souffre (Rév d'Arès 4/5). Cette voile
qui m'éloignera des rivages de la douleur aussi longtemps que
mes os pilés (Rév d'Arès 17/4, 18/4) attendront
de revivre (Rév d'Arès 31/11), la douleur la griffe comme une
peau. Je
comprends mieux le mécanisme de sentiment chez Jésus quand, devant moi
en 1974, il semblait parfois tellement indisposé. Même lui ressuscité
et transfiguré, son âme souffrait, mais elle, elle souffrait
d'amour et noblesse écoeurés par la crasse et le remugle de mon pauvre
cœur de "chrétien" autosatisfait.
Ma petite âme à moi souffre moins glorieusement du remords de
n'avoir pas encore moissonné (Rév d'Arès 6/2, 31/6) assez de pénitents
pour avoir pu éviter à 34 enfants la peur et la mort sous les bombes
aujourd'hui à Cana, Liban. Je connus aussi la peur sous les bombes
en
1943 et 1944. Je sais cette horrible anxiété que même un enfant éprouve
sous le vrombissement de la force aveugle qui va tuer au hasard, on ne
sait qui, on ne sait quand, on ne sait où.
J'aurais voulu que ce
blog fût souvent, disons, une fois sur deux, une joyeuse alternative au
parfois trop grand sérieux de la foi et aux inquiétudes que nous
donnent les dures réalités terrestres, mais en ce moment? Au Moyen
Orient ce concentré de douleur et de mort en Palestine, en Israël, au
Liban, en Irak, en Afghanistan, ce maelstrom de problèmes pour l'heure
insolubles entre des mentalités encore incompatibles culturellement,
tourmentent mon âme. En
créant ce blog je cherchais seulement à partager mes pensées avec mes
sœurs et frères sans leur prendre la tête, je visais à rester présent
dans l'assemblée tout en laissant une fenêtre ouverte sur moi
pour les étrangers de passage (Rév d'Arès 25/3-4).
Je me disais que, puisque le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7),
il faut aussi lui laisser le temps de s'y décider, ne pas le rebuter en
lui reprochant ses péchés sans cesse, lui nourrir l'esprit avec mesure
et douceur (Rév d'Arès 25/9)
sans oublier de l'amuser parfois. Hélas, je n'y arrive pas. Aujourd'hui
30 juillet Israël a bombardé Cana au Liban et y a tué d'un coup 54
frères humains, dont 37 enfants. Comment faire un choix équilibré entre
entrées graves et entrées divertissantes? Une fois encore, j'ai
pleuré...
Mais,
si triste je suis, je ne suis pas désespéré. Je ravaude ma voile,
mon âme se gonfle du vent de la foi et de la raison. Elle ne
se laissera pas pousser trois pattes et trois ailes comme la
grue qui ne peut plus courir ni voler — la religion et la
politique, Néro, quoi! — (Rév d'Arès XXII/1-2). J'ai un
blog, un blog qui ignore les distances, non? Mon âme
de blogger rejoint les bloggers qui, là bas entre le Liban, la
Palestine et Israël s'envoient non des bombes et des missiles,
mais des
messages. Tous ces messages ne sont pas aimables, mais beaucoup,
paraît-il, ne sont pas négatifs. Oui, des bloggers dans leurs forums et
leurs tchattes échangent des messages d'espoir, par-dessus ces pauvres
cocons plastifiées que sont devenus les enfants de Cana (photo). Des
bloggers par centaines se disent leur espérance d'une cohabitation
possible sur la terre que les religieux et les politiques se disputent.
Alors, quoiqu'un peu frustré de ne connaître ni l'arabe ni l'hébreu
pour parler avec mes frères du Levant, je suis rassuré d'apprendre que
des bloggers juifs et arabes là-bas voient les choses avec plus d'intelligence
que leurs chefs.

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23 juillet 2006 (0036)
s'il est un lieu où l'homme doit changer... |
Moyen
Orient: Âcres odeurs de la poudre et de la détresse! Aucune solution
durable en vue tant que les ennemis ne changeront pas un tant
soit peu leurs perspectives.
Les combats au Liban et en Palestine ne résoudront rien, sauf (et sans
certitude) les positions politiques d'Ehud Olmert et de Mahmoud
Ahmadi-Najad, parce que leurs électeurs respectifs espèrent encore dans
la violence.
Côté israëlien, Sharon, vieux, moins aiguillonné par
l'ambition politique, aurait sans doute évité une attaque armée de
pareille ampleur. Côté islam, Ahmadi-Najad, qui par sa lettre à Bush
(voir #0026) s'était montré ouvert à une solution morale et pacifique,
si la Maison Blanche y consentait, ne peut pas ne pas soutenir les
musulmans.
On est revenu au point insoluble du problème que David Ben Gourion —
qui serait premier ministre d'Israël trente ans plus tard — perçut
clairement en 1919, quand il militait déjà pour la renaissance
d'Israël: "Il n'y a pas de solution! Il y a un gouffre sur quoi
personne ne peut jeter un pont. Nous, juifs, comme nation voulons ce
pays, et les arabes [musulmans] comme nation veulent ce pays." Comment
ne pas penser aux mots du Père: Les nations reviendront vers Moi
(Rév d'Arès 28/21), c'est-à-dire, disparaîtront comme divisions
religieuses et politiques pour ne plus former qu'un seul peuple,
Mon Peuple?! Comment ne pas penser à l'unique Voie que
le Père montre à tous: la pénitence, pour arriver à l'amour,
au pardon, à la paix, aux solutions intelligentes,
qui chasseront le mal de la planète?
Le mal naquit du projet — le système — que le peuple d'Adam en
créatures libres fabriqua et a depuis lors opposé au plan de son
Créateur (Rév d'Arès 2/1-5). À cause de ça, l'homme passa de
l'immortalité à la mortalité (la fosse 2/1), quoique
bénéficiant longtemps d'une grande longévité — Métushelah
(Mathusalem) vécut 969 ans (Genèse 5/27) —.
L'homme n'en profita malheureusement pas pour retourner en Éden. Sa
longévité se réduisit au fur et à mesure que s'étendit le mal et
aujourd'hui la vie d'un homme ne lui permet plus de résoudre d'une
seule opération les terribles problèmes que le mal a engendrés. C'est
pourquoi quatre génération ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2)
pour retrouver le chemin d'Éden, la Voie. La
solution reste possible, néanmoins. Peut-être la démonstration quasi
caricaturale du mal et des malheurs qu'il engendre actuellement au
Moyen Orient aidera-t-elle l'humanité à entendre La Révélation
d'Arès et à commencer de l'accomplir.
En 1988, lors d'un grand meeting public au Cirque d'Hiver à Paris, je
lançais l'idée d'un nouvel "Exodus", un bateau virtuel pour le Moyen
Orient, non pour fonder une nation qui causerait des grands problèmes
dans la région, mais au contraire pour fonder l'entente entre les
occupants antagonistes de ce sol. L'appel spirituel et moral de La
Révélation d'Arès
aux Israëliens et Palestiniens n'était pas sans espoir alors, mais les
Pèlerins d'Arès n'avaient pas les moyens de se lancer dans l'entreprise
en 1988. En 2006, la rage s'est répandue partout au Moyen Orient, la
folie y semble irrésistible. Du pied à latête plus rien n'est sain
(Isaïe 1/6) et seule l'extrême douleur fera entendre raison aux
hommes enragés. S'il est un lieu où l'hommes doit changer,
mais où il est plus incapable que jamais de changer, c'est
bien celui-là. Je pleure.

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13 juillet 2006 (0035)
foteballe |
Des
messages dans ma mail-box disent: "Dites-nous deux mots du mondial ,
surtout de la finale..." Deux mails ajoutent: "Et le coup de boule de
Zizou?"
Ma grand-mère maternelle appelait ça le foteballe.
Quant au "coup de boule", elle ne
savait probablement pas ce que c'était, mais si elle avait visionné la
scène, qu'aurait-elle vu? Sur la fin du dernier match d'un long
championnat, des joueurs épuisés — La fatigue ôte l'esprit à
l'homme (Rév d'Arès 35/8) —.
Un foteballeur blanc frappa de la tête (pas si sauvagement d'ailleurs,
j'avais vu beaucoup beaucoup plus efficace au cours des bagarres de mon
enfance) le sternum d'un foteballeur bleu, qui fit semblant de tomber
sous le choc avec le regard (hagard, très photogénique) de
circonstance. L'arbitre ne vit rien, mais les cafteurs, peut-être rusés
compères de la provocation (pardi, le foteballe est un spectacle),
virent tout. L'arbitre envoya le foteballeur blanc au piquet,
spectaculairement, d'un bras impérial. Ma grand-mère avec sa petite
voix d'oiseau (mais elle avait son côté Ma Dalton) aurait dit:
"C'est
tout? Mais si le grand a insulté le petit, il méritait qu'on
l'assomme!" (Assommer, c'était son mot). D'une génération où on ne
faisait pas toute une histoire pour un coup de manche à balai ou un
crêpage de chignon, elle aurait ajouté: "Ça vous fouette un peu le
sang," sur le ton de "C'est bon pour la santé." Mais j'apprends à
l'instant que Materazzi (la victime) avait insulté trois fois les
femmes de la famille Zidane (l'agresseur). Ma grand-mère aurait donc
plutôt dit: "Cet Italien méritait d'être assommé trois fois." Comme
vous voyez, j'ai été très mal élevé.
Seulement, le Créateur m'a
rééduqué à Arès, mais tout aussi mal rééduqué, parce que dans le coup
de boule de Zidane quelque chose me plaît — quelque chose de différent
de ce qui aurait plu à ma grand-maman, toutefois —. Je ne parle pas de
la violence: Zizou aurait mieux fait de tendre l'autre oreille aux
insultes de Materazzi comme on tend l'autre joue, mais
la violence était très mesurée... Il n'écumait pas de rage et la
"victime" ne semblait pas beaucoup souffrir. Je parle du côté libéré,
de
l'homme qui choisit librement son destin. Par ce coup Zidane disait:
"Après tout, ce n'est que du foteballe... Le règlement, je m'en fiche."
De la part d'un champion, c'est grand! Cet homme ferait peut-être un
bon pénitent, dont la première tâche consiste à renoncer à
beaucoup de principes. Zidane, Le foteballeur déculturé. Alors, ne
soyez pas étonnés si je vous dis qu'à mes yeux il n'y a pas dans tout
ça de quoi fouetter un chat.
De toute façon, le foteballe étant un spectacle, il développe, c'est
normal, tous les trucs de la comédie.

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8 juillet 2006(0034)
le prix de la gloriole idéologique |
Le
1er
juillet, les Britanniques commémoraient l'énorme prix humain payé sur
la Somme le 1er juillet 1916 et je me pris à méditer le prix
exorbitant de nos combats socio-politiques.
Il
y a 90 ans, au petit matin, 13 divisions d'infanteries britanniques
sautaient les parapets de leurs tranchées à l'attaque du front
allemand. À découvert. Elles allaient payer le prix le plus lourd payé
par une armée, toutes guerres confondues, en une seule journée: 40.000
blessés et 20.000 morts, dont seulement 30 officiers — On a beaucoup
épilogué sur cette disproportion —. Mais les dommages causés par nos
glorioles idéologiques: patriotisme ici, socialisme et capitalisme là,
christianisme, judaïsme et islamisme, etc., n'élargissent pas que les
cimetières, elles élargissent les problèmes économiques, les
législations, les emprises administratives, les déceptions.
Combien
de glorioles, sources de douleurs ou de problèmes, au nom d'idéologies
en "isme", allons-nous encore imaginer? Même si les 35 heures, la
grande attaque socialiste sur "le front du travail" n'a pas coûté de
vies humaines, elle a dans le même esprit idéologique abîmé notre outil
de production et les perspectives de créativité, donc d'emplois — "pour
avoir les patrons" comme c'était "pour avoir les boches" (1916), "pour
avoir les aristos" (Russie, 1917), "pour avoir les riches" (France,
1936), "pour avoir les juifs" (Allemagne, 1937), "pour avoir les
amerlos" (New York, 2001). Aucune de ces fausses gloires, quand elles
n'ont pas apporté que des méfaits, dans la brutalité d'armes ou de lois
de fer, n'a résolu de problèmes qui ne se seraient tôt ou tard résolus
dans la paix! La seule vraie gloire (Rév d'Arès 37/9) sera
celle d'Éden retrouvé, non retrouvé dans la vengeance sans fin
(Rév d'Arès 27/9), mais retrouvé dans l'amour, le pardon,
l'intelligence et, ne les oublions pas, la mesure,
la patience (Rév d'Arès 35/7) et le travail (37/8).
"Oui, mais nous ne voulons pas d'économie de marché concertée entre
riches," me dirent récemment certains, peut-être bien
altermondialistes. Je leur répondis: "Si vous êtes pressés, si vous ne
pouvez attendre que le monde en changeant — forcément
lentement: plus de quatre générations, 24/2 —
fasse disparaître naturellement l'économie de complicité, vos luttes
coûteront toujours plus qu'elles n'apporteront. Qu'a gagné la jeunesse
émeutière des banlieues par la violence en novembre 2005? L'exutoire
bref d'un moment de folie, rien de plus (J'ai connu ça dans ma
jeunesse). Ç'aurait pu leur apporter le CPE (voir 0014 et 0015), qui
fut conçu pour eux, mais d'autres jeunes, les étudiants, qui n'ont pas
besoin de CPE pour trouver du boulot, le firent abolir. La folie mène à
plus de folie. " J'ajoutai: "Tout comme le système avait les moyens de
tuer 20.000 soldats britanniques et d'en envoyer 40.000 à l'hôpital en
une seule jounée, le 1er juillet 1916, sans compter les milliers de
soldats allemands qui moururent ou souffrirent ce jour-là, le système
(par la rue comme par la bureaucracie) aura toujours les moyens de
casser tout changement d'allure trop audacieuce. C'est
pourquoi le Père par La Révélation d'Arès
nous donne des armes incassables. Celles qu'aucune usine ne forge,
qu'aucun marchand de canons ne négocie, qu'aucune compagnie de CRS ne
brandit, qu'aucune loi ne peut appliquer: l'amour, la paix,
la miséricorde, l'intelligence, la liberté
spirituelle absolue, données à l'homme pour la simple peine d'une
pénitence personnelle (Rév d'Arès 28/25). L'avenir
heureux est forgé dans le cœur." Ceux qui m'avaient écouté me
regardèrent comme on regarde un vieux baboin s'épouiller, puis ils
repartirent errer dans ce monde vide, dont tous les ressorts spirituels
et même moraux ont été cassés, sauf leur ressort à eux, croyaient-ils.
Moi, je crois qu'ils auront l'occasion de repenser à ce que je leur ai
dit.

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