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24 septembre 2008 (0086) 
amour du prochain

Aimer est utilisé seize fois, mais amour deux fois seulement dans La Révélation d'Arès. Rareté curieuse de prime abord dans un Message venu de l'univers, qui de bout en bout vibre d'Amour pour l'homme. Cette rareté, en fait, veut marquer le sens très fort que la Parole donne à amour:

Au verset 7/5, qui recommande que la Volonté qui sauve et l'anéantissement (l'auto-extinction) des âmes rebelles ne soient jamais rappelées à l'humanité avec menace, mais toujours avec amour, dans une perspective de renaissance du bonheur perpétuel, parce que
Volonté qui sauve
désigne seulement ce qui fut voulu dans la Création: une humanité rendue heureuse et invulnérable par la Vie spirituelle,
anéantissement des âmes rebelles n'a pas de sens tragique, mais signifie que, conformément à l'évolution et déjà depuis des millénaires, une humanité qui a choisi librement la raison du plus fort (Rév d'Arès, Adam, 2/1-5) contre la Vie (Rév d'Arès 24/5) spirituelle et l'intelligence du cœur (32/5) n'accouche plus que d'enfants sans âme (17/3), une âme que chaque individu adulte doit maintenant recréer pour lui-même par la pratique du bien.

Au verset 25/7 pour souligner que l'amour est sagesse, sans laquelle le monde ne trouvera pas le bonheur, mais n'est pas sagesse de prince, n'est pas une ruse (Rév d'Arès 4/3) pour avoir l'air d'aimer le désapprobateur ou l'antipathique afin de mieux le capturer ou l'éliminer ensuite.

Amour du prochainL'amour du prochain n'est pas sélectif.
Il n'est donc pas amour d'instinct, de tendresse ou d'attirance comme l'amour parental, l'amour romantique ou l'amitié.
C'est amour de sagesse, un amour d'immense portée civilisatrice.

Aimer tout humain, proche ou lointain, ami ou ennemi, est sage, parce que la sagesse consiste à changer le monde en bien (Rév d'Arès 28/7), à chercher en tous domaines équité (Rév d'Arès 28/10), consolation et paix (28/15). Pour y parvenir il faut que l'amour et l'intelligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5) contrebalancent l'intelligence intellectuelle, dont les pires formes — contrairement aux affirmations rationalistes — ont fait régresser l'humanité, comme l'apriorisme, le légalisme, le juridisme, le scientisme et même la morale, parce que la Parole du Créateur n'est pas faite de morale, mais d'amour. C'est ce sens-là que La Révélation d'Arès donne à l'expression Père trop aimant (12/7).
Le Père, pas plus que l'homme, son image (Genèse 1/27), n'est naturellement attiré vers des créatures malfaisantes. Mais le Père, pour voir renaître le fleuron de sa Création: Éden, doit décider l'homme à changer sa vie (Rév d'Arès 30/11). En toute justice, il ne peut retirer à personne, même au malfaisant, le droit d'entrer en pénitence (Rév d'Arès 8/6, 31/2, 33/13). Question d'absolu! Comme la liberté absolue de l'homme (Rév d'Arès 10/10), l'Amour absolu du Père ne peut qu'être absolument voulu.

"Le Pèlerin d'Arès 1993-1996" parle longuement de l'amour (p.460). Ce blog 0086 souligne seulement l'aspect existentiel (ou existentialiste) de l'amour du prochain, qui résulte nécessairement d'une détermination libre d'échapper à l'égocentrisme aujourd'hui fatal de naissance. Sauf chez certains êtres doués, notamment certaines femmes (j'y reviens), l'amour du prochain n'existe que choisi, voulu, puis graduel, perfectible, sans jamais s'égarer dans la passion réservée à l'amour romantique, parce que la passion frise le dérèglement, que seul l'amour romantique peut atteindre sans dommageL'amour du prochain, lui, est mesuré (Rév d'Arès 7/6, 25/9, etc.), sa mesure est fixée: Aime ton prochain comme toi-même (Lévitique 19/18).
Tout comme la pénitence — l'effort d'être bon — commence par une décision, se développe par la pratique du bien, mais ne devient naturelle qu'avec le temps, l'amour qu'on donne même à l'homme répugnant ou dangereux — celui qui a le pus ou le ver ou l'hameçon à la lèvre (Rév d'Arès xxii/8) — doit être construit et expérimenté de toutes pièces.
Un croyant, quand il n'est pas qu'un mouton, a besoin de l'idée juste de vérité, mais ne l'acquiert qu'avec le temps, parce que la vérité ne se réduit pas à une formulation ou une énumération de principes, mais a besoin d'un vécu. A fortiori dans le domaine de l'amour.
Des femmes — pas toutes, loin de là — développent cette vérité, donc aussi l'amour du prochain, relativement vite, parce qu'elles sont maternelles, ce que les hommes devraient être aussi, mais ont oublié (Rév d'Arès 2/3). De ce fait, l'intelligence spirituelle de la femme est un moins faible lumignon (Rév d'Arès 32/5). La plupart des hommes doivent être beaucoup plus existentiels qu'elles. Ils doivent capter au fond d'eux, avant de pouvoir aimer le prochain, les voix de la sagesse, qui dit que l'humanité ne connaîtra jamais le bonheur sans ombres, ni guerres, ni maladie, ni mort, aussi longtemps qu'elle séparera ses éléments déplaisants ou négatifs de ses éléments plaisants et positifs, qui tous ensemble constituent cet absolu — le Grand Tout — dont fut fait et dont sera fait Éden.
L'amour du prochain
ne se soucie pas du descriptif et des qualifications de l'aimé, puisque l'aimé, c'est tout le monde. N'importe qui vaut n'importe qui dans l'absolu, mais on ne peut s'étonner qu'il faille progresser longtemps avant d'en arriver à ce point de conception du monde, qui confine au point de conception de la Création initiale.

La foule, innombrable, programmée par le battage politique, que relaient sans cesse les media, croit qu'on peut vivre sans amour du prochain, simplement dans la paix des lois, du contrat social, des débats "démocratiques" et du réalisme économique. La masse ne voit pas que, comme manger ne va pas sans boire, vivre ne va pas sans vivre spirituellement. Sinon c'est rêver en s'imaginant que des codes, une police, une administration suffiront à faire le bonheur du monde. Rêver à une société sans amour est même rêver dangereusement. La preuve en est que la guerre entre les peuples n'est jamais très loin. On l'a vu au XXe s. dans deux guerres mondiales épouvantables au cours desquelles il a été incroyablement facile de vêtir d'uniformes et d'envoyer des millions s'entretuer... et même se haïr. Et ça continue hors d'Europe.
Si, tous les jours, on veut nous convaincre que nous ne pouvons pas vivre sans consentir à des lois, des impôts et d'autres contraintes de plus en plus pressantes, c'est de peur que nous nous apercevions, un beau jour, que les lois, les impôts et les autres contraintes ne sont plus nécessaires quand l'amour du prochain est là, et que la politique et la religion n'ont plus qu'à disparaître.
La vie est capable de beaucoup plus que s'efforcer de durer et s'organiser. Avec l'amour elle est capable de se recréer, de s'épanouir et de se développer sans cesse, individuellement comme socialement. Si vous voulez être autre chose et même beaucoup plus que ce qu'il vous est ordonné d'être, faites confiance à l'amour. Choisissez cette voie et, même si elle est ingrate et rocailleuse (Rév d'Arès 25/5) au début, obstinez-vous dans cette voie-là.

De votre amour du prochain naîtra une autre planète.
Non, le christianisme ne sera pas un échec interminable.


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8 septembre 2008 (0085)  

triste politique et pauvre Giordano Bruno

J'engage ma voiture dans un étroit raccourci, petite rue habituellement déserte. Un motard m'enjoint de m'arrêter, calot gaillard, bottes cirées miroir, son cheval (race BMW, superbe!) sur béquille à proximité. Un peu plus loin sont garées des voitures bien chamoisinées autour desquelles piétinent des hommes en uniforme noir ou complet-veston gris croquemort.
Le motard se penche vers moi: "Êtes-vous des invités, Monsieur?" Il doit s'agir d'une cérémonie d'inauguration.
Je ris: "Le vent de la République ou de la politique ne m'apporte jamais d'invitation, sauf l'invitation à payer des impôts."
Un chauve en civil, brossé-repassé, s'approche de nous: "Qu'est-ce que vous dites sur la République ou sur la politique?"
Giordano BrunoJe souris large: "La preuve du vent, c'est l'agitation des arbres, la houle sur la mer..." D'un geste large mais sans la moindre irrévérence je désigne le rassemblement d'autorités dans la rue. "Mais nous devons payer pour le vent. Je n'ai rien dit de plus"
Lui, subitement énervé: "Sortez de la voiture! Montrez-moi vos papiers."
Moi (sans sortir de la voiture): "Je vais chez mon coiffeur, j'ai probablement oublié mes papier..." Je farfouille. "Vous avez de la chance! J'ai mon permis." Je lui tends un porte-carte transparent.
Lui: "Sortez le document du porte-carte!" Je m'exécute. Il saisit le vieux carton rouge, ramolli, écorné par les ans. Le vieux photomaton sur le permis et le vieux barbu devant lui ne se ressemblent plus vraiment; ça le fait tiquer. Manipulant le document comme un laborantin une crotte de chien il essaie de déchiffrer mon nom: "Vous vous appelez..?"
Moi: "Michel Potay."
Ça lui rappelle quelque chose. Quelques secondes il fouille sa mémoire. "Nous nous connaissons," demande-t-il?
Moi: "J'en serais tellement heureux. Hélas, je ne crois pas."
Il se remet à déchiffrer mon permis. "Vous êtes né en 1929?"
Moi: "Exact. Vais-je être fiché, quoiqu'il y ait très longtemps que je n'ai pas eu 13 ans (Je pense à Edvige, le nouveau fichier de police)? Des fiches administratives ou des feuilles d'impôt, c'est à peu près tout ce que le vent m'apporte comme preuve de son existence."
Lui, tranchant: "Pour vous la République est du vent? Vous devriez vous taire, Monsieur!"
Moi: "Si vous appelez République, ou politique, la bise que vous soufflez sur moi ici, inopinément... J'en déduis que ce n'est que du vent. Giordano Bruno disait: 'Prenons l'évidence pour unique juge du vrai, et sans évidence sachons douter.' On regrette que Giordano Bruno fût réduit en cendres, lui, une évidence de la sublimité humaine, une évidence que la grande évasion de l'âme loin des ténèbres religieuses et politiques est possible. Mais qu'est-ce qui souffla sur son bûcher sinon le vent?"
Lui: "Qui? Jordo quoi..?"
Moi: "Giordano Bruno, XVIe siècle. Les forces de sécurité de son temps en tourmentant ce bonhomme croyaient agir pour la sécurité du peuple, mais comme notre Père du Ciel je doute que les pouvoirs aient jamais assuré autre chose que leur propre sécurité. Ne voyez pas de mépris dans ce que je dis!" Il bout. J'ajoute, pour détendre un peu l'atmosphère: "Puis-je savoir à qui j'ai l'honneur?"
Il se détourne, me rend le vieux carton rouge fatigué. "Il faut faire refaire ce permis!" Il claque dans ses mains: "Allez! Circulez!" avec la souveraine condescendence du confesseur qui absout (à regret) le grand pécheur.
Je démarre, fixant anxieusement dans mon rétroviseur ces prêtres du prince du culte politique que La Révélation d'Arès ne distingue pas des prêtres du prince du culte religieux.
La politique et notre sécurité? La politique, cause des gigantesques massacres de 1914-1918 et de 1939-1945, qui ajoute à sa liste d'abattoirs ceux d'Iraq, d'Afghanistan, de Géorgie? La politique qui ne peut rien contre la hausse des prix ou contre la crise économique, mais qui, par contre, fiche les citoyens "susceptibles de troubler l'ordre" (personne ne sait ce que ça signifie exactement) dès l'age de 13 ans?
Certes, les hommes sont violents, mais leur violence ne disposerait jamais, sans la politique, des pharamineux moyens de guerre, de conquête, de destruction ou de répression massives que nous déplorons. Certes, les hommes sont menteurs, voleurs et querelleurs, mais ne pourraient jamais donner à tous ces péchés commis individuellement les fantastiques dimensions que la politique seule peut leur donner institutionnellement.
La Révélation d'Arès dénonce le roi noir comme le roi blanc, parce qu'ils s'autorisent les pires péchés pour lesquels, par ailleurs, ils condamnent l'individu qui s'en avise. Outre son souci de garder aux hommes leurs défauts et faiblesses pour mieux les manipuler — de là son incapacité à faire le bonheur des hommes —, la politique a hérité de sa mère la religion la sacralisation du pouvoir et de la loi, l'incarnation du tout puissant, l'excommunication ou l'inquisitionnement des détracteurs. La Révélation d'Arès dit que, même quand la politique fait le bien, les hommes feraient ce bien sans la politique, et feraient même beaucoup mieux. Comment ne pas douter du bien-fondé de la politique?
Quant aux victimes de la politique et de sa mère la religion, mille pages de ce blog ne suffirait pas à en faire la liste, mais pourquoi ne pas au moins dire quelques mots de Giordano Bruno, puisque je l'ai cité — pure contingence — à l'officier de police (peut-être un commissaire)? Je ne partage pas toutes les idées de Bruno, mais son méfait, je le partage, à savoir chercher la vérité et la dire.
Giordano Bruno était prêtre et docteur en théologie en 1578, à Naples. Il eut alors le courage de penser. Il en vint à dire et écrire que beaucoup de ce qu'il était sensé croire et chargé d'enseigner était faux, n'était que dogmatisme, le trône ancien, le vieux truc "sacré" sur lequel s'était assis tout pouvoir depuis toujours (Rév d'Arès 22/5-6). Comprit-il que le vrai siège du bonheur des hommes était ailleurs, dans l'amour, dans le Bien libre? Oui, mais il était moins doué pour la spiritualité, chez lui imprégnée "d'émanatisme" néoplatonicien, que pour la logique. Il eut ainsi l'intuition logique des infiniment petits et des infiniments grands s'enchaînant, innombrables, pour constituer tout ce qui existe, y compris l'homme. Il comprit alors l'infinitude de l'univers. Des concepts contraires à ceux alors enseignés par l'église. Giordano Bruno dut fuir l'inquisition catholique. À Genève il crut trouver des vrais croyants libres, mais ne trouva que l'inquisition protestante. Il fuya à Paris, Toulouse, Londres. Il enseigna dans chacune de ces ville, puis, sans doute par mal du pays, il revint en Italie, où il mourut sur le bûcher de l'Inquisition d'une mort atroce, à Rome en 1600. Quand, avant d'allumer les fagots, un moine éleva vers lui une croix pour qu'il l'embrasse, il s'en détourna avec colère, ayant depuis longtemps compris que cette croix-là n'était que le bâton de commandement des princes (Rév d'Arès 3/6).
Augusto Guzo, qui étudia la vie et l'œuvre de Giardano Bruno, dit: "[On peut discuter des idées de Giordano Bruno, mais] ce qui demeure indiscutable, c'est la force de l'enthousiasme intellectuel avec lequel il célébra, comme divine, l'infinie diversité de la nature universelle."
Depuis le bûcher de Giordano Bruno, la politique semble avoir triomphé de l'obscurantisme, en laissant librement s'exprimer croyances et pensées. En fait, l'obscurantisme a seulement été réencadré. La politique consiste toujours à prendre le pouvoir, à le garder et, pour ainsi faire, à empêcher d'agir toute contradiction attendue ou inattendue. En politique la seule chose qui a évolué, ce n'est pas le fond, c'est l'expérience. La politique a appris qu'il ne sert à rien d'empêcher de penser pour penser, parce que quiconque pense pour penser — on appelle ça l'activité intellectuelle — allume un feu dans le désert. Vu de loin, c'est même joli et la politique laisse dans le désert se multiplier les feux dont le spectable évoque les effusions de la sainte générosité de l'État. Mais qu'un de ces feux — c'est rare, mais ça arrive — déborde du désert, poussé par le Souffle du Créateur, éclaire, réchauffe et produise de la vapeur qui actionne la machine humaine, l'obscurantisme réémerge aussitôt. L'obscurantisme réapparaît dès qu'une pensée "incorrecte" s'active concrètement, s'accomplit (Rév d'Arès 35/6).
Au temps de Giordano Bruno, l'obscurantisme, c'était la théologie. Toute rediscussion des dogmes était considérée comme pensée active, le penseur était flétri et mis à mort. Ça paraissaît tout naturel à la masse moutonnière. Aujourd'hui, la valeur "sacrée" de la théologie s'est changée en valeur "sacrée" de l'opinion, laquelle est savamment actionnée comme un instrumnt de torture, voire d'exécution. Plus besoin de tuer l'homme, faire douter de son honorabilité suffit. Ça paraît tout aussi naturel à la masse rendue, par le moyen des media, tellement plus moutonnière qu'au XVIe siècle.
Je crois que la police au service de la politique sait tout cela, mais, que voulez-vous? il faut bien gagner sa vie. C'est une souffrance que d'expérimenter, au détour d'une petite rue, la distance qui nous sépare de ces hommes, nos frères, parce que la dureté de l'existence les force à choisir d'ignorer l'évidence. Cette évidence dont parlait Giordano Bruno. C'est aussi une raison de plus pour intensifier notre mission, faire de mieux en mieux connaître nos grandes espérances.


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6 août 2008 (0084)  

hé! jeunesse! fais rajeunir le monde! (méditation)

Hé! Jeunesse! Fais rajeunir le monde! Spiritualise-le! Désembourgeoise-le!
La jeunesse ne se compte pas en années, mais en capacité de détachement social et matériel, dont le contraire, la dépendance sociale et matérielle, cause l'embourgeoisement.
Chaque jour l'embourgeoisement s'étend, vieillit et déspiritualise le monde, si tant est qu'il y reste quelque spiritualité notable.
Chaque jour, La Révélation d'Arès devient l'emblème plus évident du désembourgeoisement.


meditationL'embourgeoisement ne résulte pas d'un complot social, il n'est ni une philosophie matérialiste ni un vice. C'est un tissu autogénéré de peurs spécifiques: peur de manquer, peur d'être méjugé, peur de sortir du moule social, etc. C'est par ces peurs-là que la politique, les mass-media et la religion nous dominent. Riches ou pauvres, nous sommes presque tous embourgeoisés.
C'est pourquoi des insondables fonds de l'éternellement jeune Création, où n'existent ni temps ni peur, est descendu l'Appel libérateur: Changez!
S'il est au moins un échelon de l'insurgeance (Le Pèlerin d'Arès 1989, p.236), pacifique, sympathique, mais courageuse, que tout vrai croyant doit atteindre, c'est son désembourgeoisement. Une sorte de métamorphose à l'envers, le retour à la foi du conquérant spirituel qui réendosse sa jeunesse passée autant qu'il s'inspire de la jeunesse autour de soi.

Personne ne naît bourgeois. Shelley, le poète, citait la mère élevant son nouveau-né à bout de bras et lui criant: "Parle, mon bébé! Révèle-nous ton immortelle vérité!" Le Créateur ne rappelle-t-il que l'homme doit toujours croire en sa vérité native? — Faites-vous aussi jeunes que ce petit enfant... (Matthieu 18/4-5, 19/14), N'accumulez pas les sécurités sur terre, assurez votre sécurité spirituelle... Ne vous inquiétez pas pour votre vie... Regardez les oiseaux du ciel... (Matthieu 6/19-26) —. Nous naissons vrais et nous resterions vrais, si le péché ou le mal, bien sûr, mais aussi leur environnement, dont l'embourgeoisement, n'éteignaient pas notre intelligence (Rév d'Arès 32/5). C'est ainsi que, vite vieillissant, vite faible lumignon, chacun de nous doit se créer une âme (Rév d'Arès 17/4) pour survivre.

Se désembourgeoiser n'est pas renoncer à la vie, aux joies et aux biens du monde, une abnégation qui n'a pas de sens en soi Les clergés qui font vœu de célibat et de pauvreté n'ont guère changé le monde en bien (Rév d'Arès 38/7-8).
Se désembourgeoiser, c'est se délivrer de la peur de perdre et d'être méjugé, c'est raviver en soi la fête permanente de la jeunesse (Rév d'Arès 30/11), c'est s'enhardir à s'envoler au-dessus de la citadelle (Rév d'Arès 13/7-8) du monde pour faire lever les regards vers les faucons (Rév d'Arès xLv/14-26) prophétiques.
Pourquoi l'embourgeoisé est-il si difficilement crédible quand il appelle d'autres embourgeoisés à changer? En appelant à la pénitence il appelle l'homme à être bon, à pardonner, à faire la paix, à être spirituellement libre et intelligent. Ces valeurs sont apparemment propres à plaire, qui semblent simplement morales, dématérialisées, sans compromission sociale, pleines de beauté (Rév d'Arès 12/3)... Mais c'est comme un tremblement de peur bourgeoise dans l'appel que le public sent. Le désembourgeoisement n'est pas dans les mots, pas sur le tract. Il est dans le mystère du tout qu'est la chair, l'esprit et l'âme (17/7), l'homme de bien vivant quoi! L'homme de bien jamais aussi homme, aussi vivant et aussi vrai qu'en étant jeune!
Retrouvons le mystère de la jeunesse!
Jeunesse! Prends les commandes, car pour les rejeter loin derrière l'horizon avec la Bête (Rév d'Arès 22/14), il faut bien les prendre d'abord! Révolution? Non. Insurgeance? Oui (Le Pèlerin d'Arès 1989, p.236).

L'embourgeoisement s'encoconnait dans le fil de la religion et de sa sœur la politique. Il s'encoconne maintenant dans le fil de l'industrie et de sa sœur la banque. Ce cocon s'enroule déjà autour des Asiatiques, qui s'imaginent y rester bien au chaud. Les peurs qui tissent l'embourgeoisement s'universalisent: Notamment, la peur de perdre l'énergie et les gâteries dont la modicité dépendait jusqu'à présent de la misère des producteurs qui, par effet d'imitation, s'embourgeoisent à leur tour. Mais plus encore la peur que "l'Ordre" disparaisse et avec lui le bon rapport de l'argent, la sécurité sociale, la retraite, qui passent pour des "acquis" de la lutte sociale ou de la civilisation — les Égyptiens, Grecs et Romains antiques eurent leurs propres acquis, depuis longtemps évanouis —, mais qui ne sont qu'aubaines menacées d'extinction par l'instabilité du matérialisme, par nature grossier, instable et volcanique, que personne dans l'Histoire n'a jamais pu maîtriser.
Après les rivalités religieuses et politiques, voilà celles qu'organise le monde industriel et bancaire à son tour. Leur enjeu est tout autant incertain: Il n'y a jamais la bonne voiture, jamais le bon avion, jamais la bonne machine, jamais la bonne politique, jamais la bonne loi, jamais le bon taux de change, jamais le bon stock-exchange ; il faut toujours et toujours créer du nouveau, supposé meilleur, et qui naturellement coûte encore plus cher et ne satisfait personne.
L'impossible ne devenant jamais réalité, c'est l'impossible qui gouverne le monde. Alors, il n'y a pas d'avenir, les chevaux du "progrès" galopent vers rien, rien, rien. Seule la vie spirituelle peut raffiner, renforcer, stabiliser la vie, mais de vie spirituelle il n'y a que quelques frémissements dans la société, très dispersés ou même inaperçus, comme ceux que provoque La Révélation d'Arès.

Certes, au milieu de ce monde embourgeoisé, des religieux prient et prêchent, des humanistes philosophent, des écologistes manifestent, mais leur défaite est déjà évidente, parce que l'idéal ne suffit pas, il faut aussi une force matérielle, concrète, pour combattre le matérialisme bourgeois, dont le réalisme submerge tout — À quoi rêvent même les "travailleurs", les classes populaires et plus encore le misérable tiers monde, sinon d'avoir des privilèges bourgeois bien concrets?
Concrètement, le seul moyen de vaincre l'embourgeoisement, dit La Révélation d'Arès, c'est que chaque homme change sa vie objectivement, dans les faits, de sorte qu'il découvre dans l'amour, le pardon, la paix, la liberté et l'intelligence spirituelles, les plus hautes causes de joie et de fête (Rév d'Arès 30/11), de bonheur (37/9, xxvi/12) et même d'intérêt matériel (26/8-9). Le changement personnel effectif, réel, des pénitents (= tout bonnement ceux qui changent en bien) engrènera le changement du monde (Rév d'Arès 30/11, 28/27), ce que des technologies, des discours, des lois, des traités, des accords, n'ont jamais pu faire..

Seule l'éternelle Parole du Créateur, contre-culture par excellence, reprise par La Révélation d'Arès, peut, si elle est accomplie (35/6, 36/8), vaincre l'embourgeoisement — notre embourgeoisement —, peut-être la forme la plus pernicieuse du mal déguisé en bien et en raison avant qu'il ne survienne sous une autre forme: le péché des péchés (Rév d'Arès 38/2). Comme un coin dans une souche pourrissante, nous devons par notre changement pénétrer cette récente, mais déjà trop vieille culture industrielle, qui, bien que répétitivement désillusionnée comme l'avaient été de précédentes civilisations, s'accrochera longtemps à la terre, parce que rien de bien convaincant ne vient l'en arracher.
Même si le prochain président des USA est Barrack Obama, qui ne sait que, malgré ses qualités, il ne sera jamais qu'un politicien et un bourgeois de plus, c'est-à-dire un espoir de moins pour le monde? Provisoirement c'est bien, mais idéalement c'est faire du surplace. Aucun espoir de justice, d'égalité, de richesse et de santé pour tout le monde sur terre, tant qu'une minorité prospère vivra sur une majorité sacrifiée. Aucun idéal général n'est réalisable par la politique, laquelle est toujours partisane. L'idéal général sera réalisé par l'homme de bien, croyant ou non, toutes races confondues, toutes frontières effacées, tous préjugés oubliés. C'est à cette aune qu'on mesure l'ampleur de l'utopie qu'est La Révélation d'Arès, qui ne peut venir que d'un Père dont l'Univers sans fin (Rév d'Arès 12/4) est une utopie, que la science hier encore estimait impossible: quelque chose sans dimension ni fin et pourtant bien réel. Les télescopes l'attestent. Nos âmes sont les télescopes infaillibles de la vie infinie (Rév d'Arès 17/3, 32/3).

Dans la jeunesse fleurit la plus forte espérance! Cette espérance — l'espérance que chaque homme et que le monde des hommes peuvent changer — le Père lui-même l'alluma en moi comme un Feu en 1974 et 1977. Ce même Feu que chaque été des pèlerins viennent prendre à Arès (Rév d'Arès xLi/7), mais que tous les hommes de bien du monde allument en eux partout, chaque jour, par le Bien qu'ils poursuivent.
Jeunesse! Celui qui vous parle est un vieux auquel le Créateur dans sa Bonté redonne chaque jour la jeunesse! Être jeune, ce n'est pas sacrifier ce qu'on a. C'est ne pas avoir peur — typique peur bourgeoise — de perdre ce qu'on a, qui le plus souvent n'est rien d'autre que sa réputation, plutôt que de renoncer à ce qui fait la gloire (Rév d'Arès 34/2) de l'humanité.
Jeunesse! Appelez le monde à entrer en pénitence!
Difficile? Bien sûr. Et même très difficile! Mais ce monde n'a pas été créé pour des bourgeois qui n'attendent plus rien d'un idéal, quand ils attendent encore quelque chose d'eux-mêmes. En tout bourgeois dort l'anti-bourgeois. Réveillez-le!
Jeunesse! Descendez dans la rue et allez sur les places pour y appeler le monde! Montrez-vous! Chantez, poétisez, écrivez, faites-le comme vous voulez, mais appelez ce monde à redevenir jeune, à redevenir jeune avec vous, à refaire naître et cultiver l'amour, le pardon, la paix, la liberté et l'intelligence spirituelles!

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1ER JUILLET 2008 (0083) 

bientôt le moyen-âge

Le Pèlerinage d'Arès 2008 a commencé, comme chaque année, le 21 juin. Tous les jours nous y allons depuis Bordeaux, sœur Christiane et moi, en voiture (aller et retour: environ 104 km). Nos finances étant plus limitées que celles des émirs d'Arabie, ce trajet quotidien nous coûte cher et, comme à Wall Street on parle déjà du baril de pétrole à 200 Dollars, nous nous disons qu'un jour nous n'irons plus à Arès qu'un jour sur deux ou sur trois.
Et puis, le pétrole se raréfiera, le carburant sera hors de prix, et "nous irons à Arès en brouette, Christiane ou Michel dans la brouette et l'autre la poussant tour à tour, 10 kilomètres par 10 kilomètres, parce que nous serons trop vieux pour faire le trajet complet à pied," disons-nous, à grands éclats de rire, comme deux bons vieux fous à lier. Nous ajoutons: "À condition qu'il reste encore quelques points sur nos permis de conduire les brouettes, parce que les politiciens, qui ne reculent plus devant l'absurdité totale — comme leur loi des 35 heures voulait donner du travail en empêchant de travailler, leur permis à points veut faire des Français des conducteurs modèles en leur interdisant de conduire —, les politiciens, disais-je, traient à pleins seaux de lait-amende+punition chaud et bien gras les voyageurs les plus raisonnables! Dernièrement, 95 au lieu de 90 km/h... Paf! Un point de moins. 54 au lieu de 50 km/h... Paf! Encore un point de moins. Comme vous devez regarder la route et pas seulement le compteur (enfin, moi, je conduis en regardant la route de temps en temps... pas vous?), je vous mets au défi de déceler à l'oreille la différence de régime-moteur entre 95 et 90 ou 54 et 50 km/h. Le plus raisonnable conducteur est refait de quelques points et Euros à chaque radar! Nous vivons des temps où les politiciens et les marchands du pétrole deviennent plus bêtes et méchants que les bons vieux ne deviennent fous à lier. Je ne juge pas (Rév d'Arès 35/9), je constate par moi-même, c'est tout.
Je me demande tout aussi légitimement ce que l'avenir nous réserve.
sphères à gazPeu de gens savent que la Chine détient plus d'un quart des réserves mondiales de change. Un état qui paie ses employés 30€/mois est forcément très riche. Chaque jour, tandis que nous Occidentaux essayons d'acheter le pétrole un peu moins cher, l'agent de la Chine à New York renréchit, parce que la Chine veut avoir la première industrie du monde et ne recule devant rien pour la pourvoir de l'énergie nécessaire. Alors, chaque jour le prix du pétrole monte un peu, il ne baisse jamais. Cette course à l'énergie va refouler des milliards d'humains de base vers un nouveau moyen-âge.
Je me souviens d'un temps, pas si lointain, — les années 80 — où Jacques Ellul écrivait "Le Bluff Technologique." Je lui avais fait porter un exemplaire de La Révélation d'Arès. Le commissionnaire me rapporta, je ne sais si c'est vrai, qu'Ellul se moqua durement de ce saint livre. Eh bien, aujourd'hui, nous voyons bien qu'il n'y a pas à prendre les technologues pour des bluffeurs. Ce sont eux qui boivent toute l'énergie de la terre. Le temps n'est peut-être pas si loin où le bec de fer (la technique à son point le plus dangereux) essuiera même la mer comme la sueur (Rév d'Arès xii/8). Cette mer, qui perd déjà tous ses poissons surpêchés, qui est déjà polluée, dont on captera les forces de marée et dont on extraira l'eau douce et l'hydrogène. C'est à la mer qu'on tirera d'une façon ou d'une autre l'énergie que le pétrole ne pourra plus fournir.
Remarquez bien, la mer ne sera pas la seule exploitée. Il y aura l'air. On parle aussi de rouvrir les mines de charbon. Peut-être bientôt les usines de brouettes?

Je me demande si l'on ne rouvrira pas les loges et quartiers d'esclaves, si l'homme n'entre pas en pénitence.

Image: un château-fort du futur moyen-âge

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20 mai 2008 (0082) 
lévi-strauss

La semaine dernière, dans le salon d'attente de mon médecin, je feuilletais un magazine. Qui attendrait d'une publication vulgaire, même écornée et salie comme un vieux livre, qu'elle évoquât Claude Lévi-Strauss, le philosophe ethnologue? Et encore, elle le fît par une ânerie. On y lisait: "Lévi-Strauss sera en Mai 2008 le premier écrivain vivant édité dans La Pléiade." Je ronchonnai au-dedans: "Faux! Ces journalistes disent n'importe quoi. La Pléiade édita Julien Gracq plusieurs années avant sa mort. Mes enfants me l'avaient offert alors..." mais ma pensée s'éleva vite. Je regardai le plafond. C'est fou, les souvenirs qu'on retrouve au plafond! Le long des stucs salis et pelant accouraient mes vieilles impressions de lecture de "Tristes Tropiques," dévoré à Lyon vers 1958.

Ce grand mécréant de Lévi-Strauss — je fus moi-même un mécréant jusqu'à trente ans et quelques — a beaucoup réfléchi et nous a fait beaucoup réfléchir.
Toute pensée qui moud et remoud la vie doit quelque chose à cet homme-là.
Ainsi ma pensée sans talent, que le Père utilise quand même pour s'exprimer, doit-elle beaucoup aux grands penseurs, Lévi-Strauss entre autres. Il a poussé ma génération à reconnaître la relation structurelle — d'où un grand mot un peu pédant: structuralisme — entre nature et culture, que "l'intellectuellement correct" avait jusqu'alors considérées comme strictement étrangères l'une à l'autre.
Lévi-Strauss serait-il surpris ou même irrité de nous voir, nous Pèlerins d'Arès, justifier par ses conclusions notre retour de la culture vers la nature entre lesquelles il a montré les engrenages permanents? Je ne sais pas, mais qu'il le veuille ou non, cet incroyant extrême fournit un argument de poids aux croyants extrêmes que nous sommes, contre nos détracteurs. Parce que nous avons renoué avec la vie spirituelle naturelle, parce que nous sommes les sauvages renaissants dans le plus noble sens du mot — les sauvages de Dieu —, la religion, qui est toute culturelle, voit dans notre foi naturelle un grand danger et, de concert avec trois cents gueules, les autres vieilles voix culturelles (Rév d'Arès xLv/2), nous dévalorise, mais, oui assurément, contre elles Lévi-Strauss nous a donné l'argument qui rassure la raison.


Lévi-StraussLévi-Strauss me gratifie sous deux aspects:
Son aspect négatif. Lévi-Strauss est de ceux qui me fournissent l'envers d'un nécessaire contraste, dont La Révélation d'Arès est l'endroit. L'athéisme total de Lévi-Strauss est une de ces ombres dont j'ai besoin pour mieux voir la Lumière. Toute réflexion, toute méditation est débat et en tout débat, même intérieur, j'ai appris que les contradicteurs, surtout bons et intelligents comme Lévi-Strauss, contribuent autant que les approbateurs à faire réfléchir. À moi, chargé d'un prophétisme universel par Jésus, le Créateur et quelques anges, que j'ai rencontrés comme Lévi-Strauss a rencontré les Indiens du Mato Grosso et d'Amazonie, c'est-à-dire sans l'avoir cherché... À moi, gribouilleur et philosophard, qui n'écris que parce que le Père me l'a demandé (Rév d'Arès 33/10), un talentueux Lévi Strauss, athée et même, dit Lévinas, plus qu'athée, complètement indifférent à la notion de Dieu, me fournit la nuit nécessaire pour qu'apparaissent l'Aube, puis le Jour.
Autre aspect négatif de Lévi-Strauss: Il a taxé l'existentialisme de Sartre, également incroyant, mais penseur plus sensible à la complexité humaine, de "métaphysique pour midinettes" comme il taxerait probablement La Révélation d'Arès de mythologie pour gobeurs. Cette sorte d'anti-existentialisme ou même d'antihumanisme de Lévi-Strauss — qui n'est pas inhumanité — au sens où, parallèlement à Derrida, il a déconstruit les convictions morales... et spirituelles, tant de réalités intérieures de l'homme sur quoi repose mon espérance, renforce le contraste dont j'ai besoin pour expliquer au monde ce que je crois et pourquoi je le crois.
Son aspect positif est lié à celui déjà évoqué. Lévi-Strauss a exhumé une vérité capitale: La pensée sauvage — qui est aussi le titre d'un de ses livres, "La Pensée Sauvage" — n'est absolument pas une forme débile ou infantile de la raison. Dans les sociétés dites primitives, la pensée et toutes les opérations intellectuelles ne sont pas différentes des nôtres, si tant est que notre pensée soit vraiment brillante. Merci, Claude Lévi-Strauss, d'avoir démontré que la foi des Pèlerins d'Arès, foi sans théologie ni intellectualisme, vaut les convictions de la religion ou du rationalisme cultivés.

Il faudrait des pages et des pages pour seulement résumer l'intérêt de l'œuvre de Lévi-Strauss, notamment sa critique d'une humanité technique aussi acharnée à détruire la terre qu'incapable de générer la vertu. Hélas, ceci n'est qu'un blog dont la nature est de brièveté. Toutefois, avant de finir, je bats ma coulpe pour avoir pensé du mal d'un magazine, qui, parce qu'il est vulgaire, dit à tort que Lévi-Strauss serait le premier vivant que la Pléiade éditerait. En ouvrant, tout à l'heure le moins vulgaire des livres, la Webster's New World Encyclopedia (éd.1992), je lus ceci: "Lévi-Strauss, Claude, 1908-1990..." Or, Lévi-Strauss, loin d'être mort en 1990, aura cent ans en novembre 2008. Nous lui souhaitons longue vie encore! Ce qu'on trouve dans les livres les plus sérieux —  une encyclopédie! — peut toujours être mis en doute.

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