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30
juillet 2010 (0110) le
silence des media
| Le
silence des media : Complot
ou paresseuse sagesse des nations ?

Que nous vivions dans
une société de communication, tout le monde l'admet... Et pourtant
notre
société a basculé dans la communication de rien... On n'a jamais tant
donné la
parole aux gens — mais à des gens qui n'ont rien à dire... Des gens...
qui ont des
choses extraordinaires à dire n'ont jamais la parole... Et moi, simple
designer
dont les faits d'armes sont une brosse à dents, un hôtel, une fusée ou
une
moto, j'ai l'impression de vivre dans une bulle de totale
impuissance... C'est
pourquoi quand "Télérama" m'a fait l'honneur de m'inviter à la
confection de ce numéro anniversaire (numéro fêtant les 60 ans du
magazine) j'ai
répondu : "D'accord, mais écoutons ceux que l'on n'entend
jamais..."
Sortons des idées préfabriquées, ouvrons l'horizon. Invitons les
scientifiques
à nous parler de leur discipline…
Philippe Starck, designer,
éditorialiste du n° 3155
de
"Télérama" du 3 juillet 2010.
D'abord,
je fus enchanté
qu'un média de masse ait laissé un créateur mondialement connu déplorer
que les
gens "qui ont des choses extraordinaires à dire... n'ont jamais la
parole." Je pensai : "Irait-on vers un journalisme
impartial et généreux ?" Puis
je réalisai que l'éditorial invitait "les scientifiques à nous parler"
sans ajouter "les scientifiques entre autres gens qui ont des choses
extraordinaires à dire." Il semble donc que Philippe Starck tend,
consciemment
ou non, à faire comme les media son tri du publiable
et de l'impubliable.
Je me remis à réfléchir au silence des media sur La
Révélation d'Arès depuis trente-six ans. Même
s'ils préfèrent
le
silence à l'inféodation aux pouvoirs, à l'intellectuellement correct,
au
religieusement correct et au scepticisme populaire, les media ne
pourraient-ils
pas introduire La
Révélation d'Arès sous forme de questions comme :
Ce livre
est-il un gros
bobard de plus ou un événement majeur de l'Histoire ? Michel
Potay est-il un
imposteur, une crapule, ou un prophète biblique ? Mais c'est peut-être, entre autres raisons,
parce que de telles questions me permettraient de répondre
publiquement, au nom
du droit de réponse, que les media ont choisi d'ignorer La
Révélation d'Arès.
On me dit : "Les mass media ignorent La Révélation d'Arès et son témoin, mais
hors media on entend dire sur
eux beaucoup de niaiseries et calomnies. Vous ne pouvez pas y répondre
tant que
vous êtes condamné à l'isolement, exclu des conversations, sans prise
sur les
rumeurs, mais l'Internet… Là vous pourriez répondre, en tout cas plus
que vous
ne le faites."
Voilà ce que j'en dis : "Sur l'Internet mes réponse aux
vilipendeurs
ne font pas plus d'effet que ne font les vilipendeurs eux-mêmes.
L'Internet héberge
quelques mass media, mais l'Internet n'est pas en soi un mass media.
L'Internet
n'est qu'un immense bavardage. La nature d'un mass media est de
fonctionnement,
donc d'ordonnance des thèmes et des idées. L'Internet, c'est tout
différemment l'emmêlement
de propos en tous sens, c'est le brouhaha de la rue ou d'un hall de
gare. S'il
en était autrement, les pouvoirs auraient partout mis l'Internet sous
contrôle.
Dire tout et le contraire de tout à bâtons rompus neutralise tout, n'a
jamais fait
ni mal, ni bien, ni rien fait avancer, ni rien reculer. Si les pouvoirs
ne bâillonnent
pas l'Internet, c'est parce que son influence sur les esprits est
statistiquement
insignifiante."
Mais il y a autre chose concernant le silence des media.
Parfois survient un événement comme La
Révélation d'Arès qui décontenance ou qui fait penser ou
rêver, assez inattendu
pour être longtemps inassimilable. Il tient du coup de cœur ou,
inversement, du
coup de colère ou de désarroi. L'inadéquation entre la modernité
matérialiste
et un événement surnaturel de cette altitude peut embarrasser même des
journalistes cyniques, taupes habiles
à fouir, mais pas aigles pour deux
sous, au point que, pour un temps, ils ne peuvent le traiter. D'où
peut-être un
trouble du comportement journalistique face à un événement si gros que
les
media se diraient : "Et si le public mordait à cette Révélation d'Arès après qu'on l'eut
dénigrée ?
Et si le public la rejetait après qu'on l'eut ménagée ?"
Incertitude totale ! La
Révélation d'Arès provoque des émois contradictoires. Qui n'a
pas rêvé un
jour de changer le monde (Rév d'Arès
28/7) et de changer la vie de
l'homme (30/11) pour le bonheur
définitif ?
Qui, inversement, n'a pas rêvé de régler leur compte aux idéologies,
aux
espérances folles et à la foi ? D'où,
pour finir, le silence prudent des media,
qui ne reflète peut-être que la paresseuse sagesse des nations. D'où
notre ingrat
travail, notre apostolat pour secouer cette paresse et tous les
préjugés qu'elle
prend pour excuses et rallumer le Feu
au cœur de l'homme. Tout bien considéré, nous seuls, Pèlerins d'Arès, pouvons briser le silence de la bonne
façon.
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18 juin 2010 (0109)
victoire de l'existentiel
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La chapelle
aujourd'hui appelée Maison de la Sainte Parole
où le
Créateur se manifesta et parla du 2 octobre au 22 novembre 1977

Juin !
Le Pèlerinage
d'Arès
commence (voir entrée 31
et entrée 62).
Méditons ceci :
Il y a 70 ans, le 18 juin 1940, Charles de Gaulle lançait de
Londres son appel maintenant fameux, mais à l'époque
totalement ignoré
de la
politique, de la masse et même de la religion — Nulle mention
nulle part n'en
fut faite en chaire.
Aujourd'hui L'Appel
de La
Révélation
d’Arès (2/21, 4/4) est aussi ignoré de la religion, à plus
forte raison de la
politique et de la masse.
Bien qu'incomparables entre
eux, ces appels ont un point commun. Dans des circonstances tragiques
pour toute l'humanité, tous les deux évoquent plus que
l'espoir, la
certitude que rien n'est réglé, que la victoire du bien — Ma
Victoire, dit le
Père (10/7) — est toujours inévitable, si les
hommes de
bien la veulent.
Pourquoi le Pèlerin d'Arès
est-il un pénitent moissonneur ?
Parce que c'est en cherchant lui-même les
pénitents et pénitentes en puissance,
qui peuvent changer
leur vie (Rév d'Arès 30/11) et changer le monde
(28/7),
que le Pèlerin d'Arès passe la montagne de
silence (31/6) que met le maître
de la terre (2/1-5, 18/1) entre l'humanité et le Maître
(18/3) de la Vie
(24/3-5).
Mais pourquoi une montagne
de silence en nos temps où tout et n'importe quoi semble montré et
divulgué ?
Parce que la Parole
d'Arès, aussi divinement libre
que l'homme
est existentiellement libre
(10/10), n'est pas contrôlable et que le corps social rejette
ce qu'il ne contrôle pas.
Parce qu'elle échappe ainsi à ceux qui conduisent
Dieu
comme l'éléphant au cirque (36/10).
Parce que La
Révélation d'Arès peut rendre le monde
heureux, ce que n'ont jamais fait
par leur loi (xix/24) ceux qui croient détenir
les solutions morales
et
sociales finales.
La
Révélation d'Arès rappelle qu'une
autre existence, celle des Heureux (28/15-22), est
possible.
Par elle l'existentiel prend son essor, l'existentiel qui, parce qu'il
est individuel par nature, ne
peut être ni religieux, ni politique, ni rien qui repose sur un système
de masses.
La
Révélation
d’Arès fut donnée pour moitié par
Jésus, messager du Créateur en 1974 (L'Évangile
Donné à Arès), et pour moitié par le Créateur lui-même en 1977
(Le
Livre).
Les croyants qui ne voient dans La
Révélation
d’Arès qu'une sorte de
Bible ou de Coran ne l'ouvrent jamais.
les incroyants qui considèrent que
l'homme
sait déjà tout ce qu'il peut savoir et fait déjà tout ce qu'il peut
faire ne l'ouvrent pas non plus.
D'autres la
lisent, sont convaincus de sa Vérité,
mais l'écartent, craintifs
(2/16), parce
que La
Révélation
d’Arès n'est pas un livre pour étonner, mais pour dynamiser,
impliquer et engager.
Autrement dit, La Révélation
d’Arès est faite pour être accomplie.
Elle
ne
débouche pas sur une religion, mais sur l'existence au sens le plus
personnel, possessif, créatif et libre
du mot.
Ainsi réveille-t-elle dans le croyant
l'existentiel — ou l'existentialiste.
Par là, pour ceux comme les Pèlerins d'Arès qui
sont engagés dans son accomplissement,
elle est source de grâce, de
salut et même de miracle. Des vies changent en bien
(30/11), des âmes se créent, le désert
des cœurs renaît par l'amour (7/5, 12/7, 32/3),
l'intelligence (32/5) et la liberté
(10/10) spirituels, absolus.
Un jour c'est le monde
même qui changera (28/7).
L'inquiétude et la peur, la souffrance et la plainte, la déception et
le désespoir, la mort pour finir, voilà les
haies d’épines et les pierrailles stériles (14/1) qui
blessent et
tuent l’homme depuis qu'Adam
préféra
son système (2/1-5) à la Force créatrice
(VII/5).
L'humanité
du XXIe siècle souffre même davantage, parce que mieux informée et plus
consciente de ses
problèmes.
La
Révélation d'Arès donne à cette souffrance sa solution :
C'est la force irradiante du bien accompli.
Non le livre d'un penseur, mais un livre venu du Destin
initial et
suprême de l'univers, le Destin même qui donna à l'homme la liberté de
bien
et de
mal.
La Révélation d'Arès sans nul doute se
rattache à la grande famille
spirituelle des Écritures : Veda, Bible, Coran et
quelques autres, mais en rappelant qu'aucune de celles-ci n'a
jusqu'alors été accomplie.
Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas parce que le mal est
plus fort que le bien, mais parce que le bien n'as pas été accompli,
que le
mal s'est maintenu dans le monde.
Tout reste à faire.
La
Révélation d'Arès est un point de départ.
Les rationalistes disent, en se moquant, qu'on n'a pas
besoin de La
Révélation d’Arès pour savoir que la religion et la
politique entretiennent le mal qui est leur fonds de
commerce : "Faudrait-il la consolation, la loi, la gouvernance,
si elles
n'atténuaient les
maux ?"
Mais le Dessein
de La
Révélation d'Arès n'est pas de ressasser des évidences.
Le Dessein de La
Révélation d'Arès est positif et double :
Elle nie l'idée
moutonnière que le mal est fatalité et que seules la loi
(28/8,
xix/24)
et/ou la Miséricorde
(16/15) peuvent le rendre supportable,
Elle rappelle l'enseignement
des prophètes,
dont le summum est le Sermon sur la Montagne
(Matthieu 5 à
7) autour duquel les Évangiles synoptiques se développent. Cet
enseignement
peut
se résumer ainsi :
L'homme, contrairement à ce qu'il croit, n'a pas de génie intellectuel.
Le meilleure de ses lois,
produit intellectuel, ne dépasse guère la jugeotte d'un rat
(xix/24), n'a
jamais vaincu et ne vaincra jamais le mal.
Par contre, l'homme, enfant
spirituel du Créateur, a un puissant génie spirituel, qu'il a laissé
s'éteindre comme un lumignon (32/5) dans un coin de
son être, oubliant que par ce génie spirituel il est image
du Créateur (Genèse
1/26/27) et possède un pouvoir
d'auto-recréation en changeant
sa vie en
bien (30/11).
C'est seulement en changeant
sa vie que l'homme peut réellement et entièrement vaincre
le mal.
Être pénitent n'est autre que changer
sa vie en bien.
La foi n'est pas attente, mais dynamique
créatrice, la volonté de faire renaître l'âme (17) — aussi
appelée
l'ha
(XXXIX/5-11) — qu'Adam autrefois anéantit (4/8) en
lui.
Avoir la foi, c'est par la pénitence
remettre à flot ce vaisseau d'homme qui a l'âme pour
voile (17/3, 18/1-4) et
partir à la redécouverte de la Vie ;
c'est l'aventure spirituelle que
s'efforce d'incarner le Pèlerin d'Arès.
Du premier vaisseau de la Flotte appelée
à
sillonner une Mer (18/4) de possibilités disparues,
insoupçonnées, à l'horizon de laquelle Éden réapparaîtra un
jour, La Révélation d'Arès
nomme l'équipage: le petit
reste.
Ce petit reste
d’hommes et
de femmes (26/1, 29/2), pour
le moment rares, maladroits et dissemblables, mûrira, grossira de
génération en génération et pour finir, essaimant de proche en proche, changera
le
monde
(28/7)
en un lieu d'où le péché,
le malheur
et même la mort auront disparu.
Quel superbe idéal !
Mais alors, pourquoi La
Révélation
d’Arès, livre d'une aussi haute tenue spirituelle et
humanitaire ou, au pire, inoffensif poème, est-elle toujours
passée sous silence, contraignant son témoin à l'auto-édition et les
Pèlerins d'Arès à l'auto-diffusion?
Aux causes déjà mentionnées s'ajoutent celles-ci :
D'abord, ce
livre est
d'origine surnaturelle, ce qui le rend hautement controversable dans
une société où le surnaturel provoque les
rires ou
les haussements d'épaules.
Ensuite, il est apparu en nos temps de
dénigrement, de
zapping et d’impatience, de préférence pour les effets rapides et les
résultats
sans efforts.
La Révélation d’Arès n’est
pas aussi difficile à lire qu'on le prétend, mais c'est un livre
profond en des temps superficiels
où
l’homme standardise presque tout, même le souci de son propre destin.
La Révélation d’Arès ne fonde
pas de
religion. Critiques et chicaneurs, ignorants ou de mauvaise
foi, prétendent que La Révélation d’Arès dit que
sont seuls sauvés les hommes qui s'y convertissent. C'est tout le
contraire.
Tout homme bon,
même athée, est sauvé à l'instant où il meurt et sa bonté, qui n'a duré
que quelques années ou décennies, contribue au changement du
monde qui, lui, prendra beaucoup plus de temps — Quatre
générations ne suffiront
pas (24/2).
Que lit le pèlerin à Arès ? Avant tout La Révélation
d'Arès, qui
prend un tout autre relief quand elle est lue sur le lieu même où elle
fut donnée au monde.
Ce livre n’est pas
"intéressant" au sens de "plaisant," parce qu’il force sans
cesse à penser, mais par là il redonne à l’homme le goût de la
profondeur.
Il ne va pas seulement à rebours des propos rationalistes et
simplificateurs de la
presse, il va ailleurs que partout où va "l'intellectuellement
correct", il est toutPersonne n'est capable d'engagement autre
chose, il transporte
dans un
autre monde d’idées.
Parole
spirituelle s’il en est, La Révélation
d’Arès n’utilise pas le mot "spirituel" et n’emploie qu’une
fois le mot foi (10/8) et pas dans
le sens d’adhésion à une croyance, mais dans le sens d’espérance
active, créatrice.
La Révélation d’Arès parle à
chaque
humain, à l’individu et à son individualité, qu'elle presse de se libérer
de la
médiocrité des idées reçues et des préjugés et de retrouver les
grandeurs libres.
Le mal n'a pas de solution de masse. Le mal ne
sera jamais vaincu hors
du cœur de chacun.
La Révélation d’Arès est
d’origine
surnaturelle, mais son réalisme fait oublier le surnaturel. Si elle
nous
rappelle les prophètes et les
évangiles,
c'est pour nous projeter dans l'avenir.
Elle déstructure, dédogmatise,
délégalise.
Sa dialectique permet à chacun de refaire
sa propre individualité en
toute liberté dans l’amour
et le respect des
autres
individualités, dans le pardon,
la paix et l'intelligence
spirituelle, autrement dit dans la pénitence.
Il semble paradoxal que l’homme ne puisse vraiment aimer son
prochain,
toute
l’humanité donc,
qu’en étant vraiment lui-même, mais c'est le droit fil du salut,
individuel
comme universel.
En nos temps d’inquiétude et de
confusion, où
nous sentons comme la fin de l'Histoire, La
Révélation d’Arès commence une autre Histoire.
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13 mai 2010 (0108)
port-royal, contre-exemple et exemple
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Une religiosité aux
antipodes de
La Révélation d'Arès,
mais un courage insurrectionnel spirituel à méditer.

Méditer sur des gens et des idées
qu'on aurait plutôt le réflexe de fuir, voilà un bon exercice d'amour,
de respect des autres et même d'intelligence.
En ce
jour où la chrétienté d'église fête l'Ascension de Jésus, aspiré
là-haut où
l'homme sauvé ne boit plus l'air (Rév
d'Arès vi/1), j'entre en communion avec les Catholiques,
non communion de dogmatisme mais d'immanence — des frères et sœurs
humains de part et d'autre de ce qui les distingue — en méditant sur un
point de leur histoire : Port-Royal.
Oui, Pèlerin d'Arès en effort permanent d'être libre
(Rév d'Arès 10/10), libre de
tous préjugés et en quête de liberté
absolue, puisqu'étant existentiel je refais mon destin (Rév
d'Arès
30/11) et le destin du monde (28/7), je trouve matière à
réflexion dans
Port-Royal comme dans
n'importe quelle
autre expérience de la foi en quête de liberté à
l'image et ressemblance du
Créateur :
irréductible.
Même disparu depuis trois siècles, Port-Royal n'en
finit pas de
proclamer de concert avec tous ceux qui en appellent à la conscience
universelle, qu'aucune loi des rats (Rév
d'Arès xix/24) ne soumettra jamais, la dignité et la liberté
absolues de l'homme
face aux pouvoirs
du monde, religieux, politiques,
intellectuels, anciens, présents ou futurs.
J'entends d'ici les
habituels protestataires : "Quoi
encore ? Vous
méditez sur ce couvent catholique, de surcroît janséniste
(prédestinationniste),
où la foi s'était égarée aux antipodes de La
Révélation d'Arès ?"
Ne me
jugez pas étourdiment ! Je me désole des excès d'erreur commis
par les religieuses de
Port-Royal pour fuir les péchés et corruptions de leur siècle et de
leur propre église,
ainsi
je me prémunis contre les étranges radicalismes
qui tentent ceux qui
désespèrent de voir le monde changer en bien
et je
trouve une occasion nouvelle de louanger le Père qui à Arès a rappelé
aux hommes que les
plans
théologiques ne servent à rien, parce que seuls les actes bons — la pénitence
— sauvent,
mais en même temps
je médite le superbe courage de Port-Royal dans
l'insurrection spirituelle.
Libres d'oublier Port-Royal
sont tous
ceux et celles que Port-Royal révulse ou n'intéresse pas, mais c'est
pour moi,
personnellement, aujourd'hui l'occasion d'une méditation personnelle
sur deux
point :
Port-Royal, le contre-exemple :
Ne nous y trompons pas, le contre-exemple absolu du Pèlerin d'Arès
n'est pas la religieuse de Port-Royal ; c'est Adolf Hitler. Mais comme
contre-exemple de foi, Port-Royal se posait là ! On y suivait
les dogmes catholiques :
Dieu-trinité (le dieu à trois têtes, Rév
d'Arès 23/7),
la rédemption par la mort de Dieu lui-même sur la croix, le magistère
incontournable
de l'église et du pape, etc., des croyances dont La
Révélation d'Arès
nous éloigne. Mais l'erreur des nonnes était plus grave encore. À
Port-Royal on croyait à l'enseignement de deux ecclésiastiques,
Cornélius
Jansénius (le cerveau) et l'abbé de st-Cyran (la flamme prêcheuse du
précédent),
selon lesquels le salut dépendait non seulement du bon vouloir de Dieu,
mais aussi d'une une certaine prédestination. C'est tout le contraire
de
ce qu'enseigne la Parole d'Arès qui rappelle que le salut
de l'individu et du monde dépend uniquement du bon vouloir humain et
que n'importe quel homme est promis au
salut pour
la simple peine d'une pénitence qui est
une joie pour l'homme pieux (Rév d'Arès 28/25).
Port-Royal, l'exemple :
Port Royal fit preuve d'une résistance pacifique mais résolue aux
pouvoirs
religieux et politique. Sa force spirituelle insurrectionnelle, tant
celle des
religieuses que celle de leurs amis, pourtant dépourvus de toute
puissance
temporelle comme nous, Pèlerins d'Arès, le sommes, est un exemple
"d'insurgeance"
(Le Pèlerin d'Arès 1989, p.236) et d'extrême courage à méditer.
Port-Royal a fini effacé de
la société
par les princes, mais pas effacée
des
mémoires, ne serait-ce que pour avoir donné asile à des caractères
d'une trempe
exceptionnelle autant qu'à des grands esprits libres
comme Blaise Pascal, auteur de "Pensées" qui allaient
jusqu'à aujourd'hui nourrir les cœurs croyants libres.
Là où Port-Royal échoua, parce que cette communauté de foi partait d'un
rigorisme sec, pas du tout orienté sur le changement
du monde (Rév d'Arès 28/7), nous réussirons. La
Révélation d'Arès nous fait partir d'une tout autre base
spirituelle
et sociale, d'assemblées souveraines
d'elles-mêmes (Rév d'Arès 8/1), parce que faites de
pénitents qui n'attendent pas leur salut et
le
salut du
monde de la Miséricorde et d'une Loi de
prédestination, mais d'eux-mêmes
en activant dans
leurs vies l'amour, le pardon, la paix,
l'intelligence du cœur et en se rendant libres de tous
préjugés, se rendant ainsi capables de poser
sur l'homme et les
choses un regard neuf et créateur.
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7 avril 2010 (0107)
moi, papou enchanté
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papou
désorienté (avant d'être enchanté)
au milieu des
musiciens hilares
Samedi
3 avril. La mission parisienne
des Pèlerins d'Arès donne
une fête au son de "Pious Gens" (Pieuse
Gente, Rév d’Arès xLv/12-16), groupe créé par Daniel, l'un
de nos frères, qui
chante La Révélation d’Arès sur une
musique et des rythmes très dans le vent qui, pour finir, vont
m'enchanter ce
soir.
"Pour finir," dites-vous ?
Oui, parce que la préparation de
cet
événement puis cet événement lui-même ont fait de moi successivement un
papou
primitif et naïf en 2009, un papou surpris et désorienté le 3 avril
2010 à
19 h 15 et
un papou enchanté le même jour à 22 h 30.
J’avais été, depuis plusieurs mois déjà, invité à rejoindre "Pious
Gens"
par Daniel son leader et par Jeff, un de ses supporters. Deux frères de
foi. L’idée
de départ : Une mission spirituelle mettant en commun musique
et chansons
sur le thème de La Révélation d’Arès +
petit(s) laïus par le Frère Michel.
Me sentant tout à fait inadapté à
pareille aventure,
je dus y réfléchis plusieurs mois durant.
D'un côté, comme mes frères ne m'avaient jamais invité à parler en
public dans
un cadre convenant à la nature sacrée de mes propos, je me dis qu'être
invité à
parler depuis les guitares, saxos, piano, batterie, chanteurs et
chanteuses, à
un public venu s'amuser valait mieux que d'attendre de mourir tout seul
dans
mon coin sans parler au monde.
D'un autre côté, je ne jouais d’aucun instrument, ni ne chantais, ni ne
dansais.
Que pourrait faire au milieu d'une soirée olé olé ou branchée (comment
dit-on?)
un vieil homme de Dieu ?
Je finis par souffler l’idée d’une fête musicale expérimentale avec
public
restreint : les Pèlerins d'Arès de Paris et à leurs invités.
Expérimentale…
une prudence de chasseur de kangourou, que me souffla Aguéla
(Rév d'Arès xxxi/13), mon ange accompagnateur qui savait
bien, lui, que je restais un vieil archaïque isolé dans la prière, la
méditation et le courrier spirituels, inconscient d'un fait capital, à
savoir
que je ne pouvais pas plus me représenter une soirée de concert
vroum!-vroum!
qu’un papou au fond de sa forêt de Papouasie ne peut se représenter les
USA à
la seule vue d’une carte postale de New York.
Samedi 3 avril, 19 h 15. J'entre dans la salle et recule aussitôt d'un
pas :
"Pas de chance ! Une panne d'électricité !"
marmonné-je. On
me rassure: "Mais non, c'est comme ça. Ça
se fait dans le noir." "Ah bon ?" J'avance à tâtons au
milieu d'ombres caquetantes. Le papou primitif surpris par une éclipse
du
soleil. Dieu serait-il tombé sur la tête ? On me fait asseoir
dans
l'obscurité et soudain, du fond de cette forêt noire une escadrille
vrombissante
de jets, les tuyères en feu, les mitrailleuses en action, surgit en
rase-mottes
sur ma forêt papoue. La musique est partie. Le chant suit, dont pour
commencer je
ne distingue aucune parole. La salle, elle, semble tout piger, aussi à
son aise
qu'un agglomérat de vers de terre dans leur tunnel. Dans cette forêt
papoue sous
éclipse je devine que certaines ombres me saluent, que je ne saurais
identifier. Mais comment m'identifient-elles ? Comme robotisé
je rends aux
ombres leurs saluts.
Après un premier entracte, on a baissé un peu le son et je comprends
les
paroles, qui commencent à m'enchanter tandis que la musique commence à
me
plaire. Beaucoup. Je me sens bientôt un emballement de jeune homme sage
qui découvre
la vie du monde, en l'occurrence, un potentiel artistico-spirituel (il
y a
sûrement un meilleur mot: rock-spirituel ?). Je sens dans ce
divertissement une expression artistique certes très spécialisée, faite
pour un
public ciblé, jeune, par là pas vraiment le "tout public" que cherche
l'apôtre, mais je devine que je vais y réfléchir.
Après le deuxième entracte on m'invite à dire quelques mots au public.
Je monte
sur scène, désorienté, parce que rien de ce que j'aurais pu préparer à
dire n'a
sa place ici. Alors j'improvise un petit speech qui me semble coller à
l'esprit
de fête, ce qui me passe par la tête et qui, j'espère, ne passe pas
au-dessus des
têtes nombreuses dans la nuit noire face à moi.
Pour finir, donc, je suis sorti enchanté de cette expérience. Si sœur
Christiane, mon épouse, ne m'avait pas tiré dehors à
22 h 30 sous
prétexte que ma santé ne me permet pas d'en supporter plus, je serais
bien
resté jusqu'au bout et j'aurais même dansé... enfin, je me serais avec
tout le monde agité, trémoussé, tortillé — Je ne sais comment
dire ; dans
ma jeunesse il fallait connaître parfaitement les pas de
valse, de
tango, de fox-trot, ou s'abstenir... De là vient que je m'abstiens de
danser depuis
80 ans.
Bref, je n'ai vu aucun mal à cette façon de danser, ni à la musique, ni
à rien
qui a fait cette belle soirée de fête. Bravo, mes frères parisiens,
vous avez
bien réussi cet événement. Vous m'avez permis de vérifier ce que je
soupçonnais
un peu déjà, qu'il y a dans un divertissement populaire un moyen de
diffuser la
Parole du Créateur.
Après tout, les psaumes du roi David ne furent peut-être en leur temps
rien
d'autre que ce que sont aujourd'hui les chansons de Daniel dirigeant
"Pious Gens", excellent groupe.
"Pious Gens", un nom à retenir ! Allez-y quand vous voyez ce
nom
à l'affiche!
Que le Père, le Grand Espérant, bénisse tous ceux qui chantent
l'Espérance d'une
façon ou d'une autre, alleluia!

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9 mars 2010 (0106)
un christianisme simple et vrai
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Les
Pèlerins
d’Arès
sont
des
chrétiens
au
sens
originel,
existentiel,
du
mot
chrétien.
Depuis le 4ème siècle le mot chrétien a
malheureusement changé de
sens. Il qualifie aujourd’hui un credo qui revendique le salut
éternel pour celui-là seul qui confesse que le
sang de Jésus, considéré comme Dieu en
personne, roula sur la croix (Rév d’Arès
xxxi/1) pour le rachat des pécheurs. Ce credo est contesté
par La Révélation d’Arès qui, tout
différemment, rétablit le Fond du
prophétisme de Jésus, à savoir que c’est n’importe quel homme
ou
femme qui change sa vie (en bien) (Rév
d’Arès 30/11) qui, quoi qu’il
pense ou qu’il croie, se sauve (36/23) et de surcroît contribue
à changer,
donc à sauver le monde
(28/7).
La Vérité, c’est que le monde doit changer (Rév
d’Arès 28/7).
Toute La Révélation d’Arès se
développe autour
de ce verset saisissant, parce que le mot Vérité,
habituellement conceptuel et dévotionnel, y désigne de façon inattendue
un objectif
factuel, pratique : le changement
(en bien) comme seul moyen de salut, individuel
et universel. "Homme,
non ce que tu crois, mais ce que tu fais te sauve !"
C’est une dynamique purement et vraiment chrétienne au sens originel.
On sort de la religion ; on entre de plain pied dans la vie
spirituelle,
qui pour le Pèlerin d’Arès est la vie tout court. Cette vie
spirituellement plus
forte que la dévotion, je la sentis dans ma chair pour la première fois
le 9
octobre 1977 quelques minutes après que j’eus été témoin de la seconde
Théophanie, quand je sortis de la chapelle, aujourd’hui Maison de la
Sainte
Parole (lieu du Pèlerinage), et me tins debout dehors sous le ciel du
matin,
" subitement seul dans
cette église
naturelle et libre que l’homme n’a pas pu clore et ne clora
jamais."
J’eus " l’impression d’entrer le premier dans ce lieu pur et
libre de la
foi " (Récits, Notes et Réflexions du Témoin, La
Révélation d’Arès éd.1995 dite
"bilingue", p.384).
La foi du Pèlerin d’Arès n’est pas une foi de credo et de culte. C’est
une
foi
d’accomplissement.
Le sens du sacré n’y est pas moins élevé, bien au contraire, puisqu’en
s’efforçant d’accomplir le Bien le
Pèlerin d’Arès sait qu’il
reforme en lui l’image et ressemblance de
son Créateur (Genèse 1/27). C’est
une
foi existentielle, donc vraiment
chrétienne,
au sens où Jésus recommandait l’accession à une existence autre —autre
que
celle courte et souvent douloureuse de l’homme animal qu’avait voulu
rester Adam (Rév d’Arès 2/1-5) —
par la
pratique ou accomplissement de l’amour,
du pardon,
de la paix, d’un
esprit libre de tous préjugés, à
quoi La Révélation d’Arès ajoute la
pratique de l’intelligence
spirituelle.
Par suite, qu’est-ce qu’un Pèlerin d’Arès ?
C’est un chrétien pour qui le salut
est
un miracle causé par des faits, non par des mots ou des dévotions, un
miracle comme
beaucoup d’autres miracles à la portée de tout pénitent, de
tout individu croyant ou même incroyant qui cesse
de pécher (Rév d’Arès 30/10 = qui cesse de mentir, de juger et de
préjuger, de haïr, d’envier,
de faire violence,
etc.) et qui accomplit le Bien
que prescrit La
Révélation d’Arès, elle-même miracle.
Comme le salut est communicatif par
nature, puisque fondé sur l’amour
qui
est échange par nature, le pénitent
est
aussi moissonneur de
pénitents. C’est par cette moisson que le monde
changera en
bien (Rév
d’Arès 28/7). La foi du Pèlerin d’Arès est donc aussi
hautement apostolique
et, par là, bien chrétienne.
L’acceptation mentale de la Parole : Bible, Coran, Révélation
d’Arès ou autre Écriture, est
un adjuvant ou stimulant
recommandé de l’accomplissement (Rév
d’Arès 35/6), mais elle n’est pas par elle-même cet accomplissement.
On
voit
ainsi,
une
fois
de
plus,
que
le
salut contrairement
à ce que prêche la
religion ne vient pas par une acceptation mentale, mais par l’accomplissement
du Bien.
On sait qu’on a appelé christianisme — mot dérivé de chrétien
dans Actes des
Apôtres 11/26 et 26/28, Pierre1 4/16 — l’ouverture au monde
de la foi
biblique (jusqu’alors confinée au petit peuple juif) après la
prédication en
Palestine de Jésus, prophète
du Créateur. Le christianisme initial pur
fut hélas
assez vite mythifié (dogmatisé), réglementé, hiérarchisé, sous
l’influence des
religions d’alors et est resté jusqu’à nos jours dans cet état
d’aberrance plus
ou moins momifiée (Rév d’Arès xLix/7). L’attachement
d’un homme moderne à ce qu’on appelle aujourd’hui "christianisme" est
le miroir religieux de l’attachement des masses à la politique, aux
pouvoirs et
à la loi et c’est pourquoi La Révélation
d’Arès ne distingue pas entre les princes
religieux, politiques, juridiques, financiers, etc., qui tous ensemble
maintiennent
ce monde spirituellement mort, à tout le moins l’empêchent de vivre
sa Vie
(Rév d’Arès 24/3-5). Le monde doit changer (28/7) signifie doit
se mettre à vivre
spirituellement,
chrétiennement enfin.
La mise en marche spirituelle du monde, le déclassement et la
désagrégation des
idées générales, voilà pour les Pèlerins d’Arès la difficulté, voilà
une tâche déroutante
tant pour eux-mêmes que pour la foule qu’ils évangélisent, tous
agglutinée à une
idée encore païenne de l’homme et de "l’ordre". Mais un changement
hautement risqué pour Jésus
et ses disciples et qui pour finir échoua dans une vieille société
compulsivement
superstitieuse et brutale pourra réussir dans la société moderne, même
bornée.
C’est probablement une des raisons pour lesquelles la Sagesse réapparut
sur
terre
en
1974-1977.
Tout humain, même le plus simple, le plus humble, peut contribuer à ce
miracle de
haut-vol : Le retour (Rév
d’Arès
i/1) du génie chrétien initial. Pas besoin d’être confit en dévotions.
N’importe
qui peut se ressusciter spirituellement par la
pénitence et contribuer à la résurrection du cimetière
spirituel du monde par la moisson de
pénitents et ainsi
trouver le salut et la gloire sacrée (Rév
d’Arès 37/9) en plus. Notre foi doit être un mouvement
créateur à
l’image du Créateur toujours en mouvement (Rév
d’Arès xxii/10-12), un mouvement continu de
l’esprit et de l’âme vers
le Bien dans une
société qui s’imagine aller de l’avant, mais qu’il faut délivrer de
l’hypnotisante
peur d’abandonner ses "raisons". La foi n’est
vivante que libre (Rév d’Arès 10/10)
de tous a
priori et préjugés, ce qui était typique du christianisme simple et
vrai de
Jésus — Le Jésus dans sa chair transfigurée qui m’apparut et me parla
en 1974,
le Bon ou Yëchou
dont me parla le Père en 1977, le Jésus de Marc,
Matthieu et Luc, une fois leurs livres purifiés au Feu
(Rév d’Arès xLi/1-10) de La
Révélation d’Arès (Le Jésus de Jean et
de Paul n’est pas reconnu par La
Révélation d’Arès, 16/12, 35/12).
Le christianisme vrai, c’est la Voie
de Salut défrichée par Abraham, qui
ensuite se développa avec des hauts et des bas, dans la honte comme
dans
l’honneur, pour enfin culminer avec le Sermon
sur la Montagne (Matthieu ch.5 à 7), ce qui eut été
impossible si Abraham
avait fixé et étouffé sa foi sous une religion.
Oui, l’homme et Dieu se passionnent l’un pour l’autre,
mais pas à travers
un credo qui déclare que Jésus serait Dieu incarné immolé en
rançon pour une multitude (Marc 10/45,
Matthieu 20/28) et supposé
sauver tous ceux qui confessent ce dogme. Toute victime de l’injustice
et de la
méchanceté terrestres est, partout et à toute époque, donné
en rançon pour tous ceux qui se résignent à la paix par la
soumission et le silence. Ce genre de sacrifice n’a jamais sauvé
personne et la
terre tourne toujours portant le mal.
Le Bien remplacera le mal sur
terre et, par une extraordinaire
conséquence, dans l’univers et
l’homme sera éternellement sauvé par
le
fait, tout simple et tout chrétien, d’être bon
et de refuser d’être mauvais.
Le salut, celui de l’individu qui
meurt aujourd’hui ou celui du monde au Jour
lointain où la Lumière du Bien couvrira
tout sans cesse (Rév d’Arès
31/8) ne dépend pas du Créateur, mais d’une conjonction entre
créature et
Créateur. Les invités du grand banquet
final (Matthieu 22/1-10, Luc 14/15-24),
peut-être toute l’humanité pour finir (Rév
d’Arès 31/12), ne seront pas les convives passifs de la Miséricorde,
mais
les
cuisiniers
mêmes
qui
l’auront
préparé.
Notre humanité est une grande maisonnée qui accroche à ses murs de
superbes vieux
tableaux religieux, mais qui n’a rien accompli
des idéaux qu’ils iconisent. Voyons-nous acceptés et pratiqués
universellement l’amour du prochain, le
pardon des offenses,
la paix sur terre, la liberté
spirituelle et civile absolue ? Non. Tout cela ou presque
reste à accomplir. Le Pèlerin
d’Arès est l’homme
ou la femme qui se propose de rejoindre les rangs des chrétiens portés
disparus
depuis les débuts mêmes du christianisme, mais qui sont toujours
vivants dans
les cœurs et dans l’espérance universelle.
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21 février 2010 (0105)
il n'est de vraie foi que sceptique
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Ce qu'on lit ci-après, je l'ai noté cette nuit
vers 4 h 30.
Je ne l'ai pas noté pour le publier. L'idée de le publier m'a passé par
la tête tout à l'heure en m'installant devant mon ordinateur pour
rédiger
l'entrée 0105 sur un sujet très sérieux. Je me suis ravisé : "Pourquoi
toujours enquiquiner mes lecteurs avec un "déballage
intellectuel" (commentaire 104C17) ? Ce blog étant personnel,
pourquoi ne pas partager avec
tous un peu de mes petites pensées brutes, ces nains qui trottinent
avec
moi sur le sentier
de ma petite vie ?"
Donc, aujourd'hui, un peu de mon cogito brut de fonderie : la dernière
note de
mes carnets.
Des carnet j'en ai eu des tas, des gros, des minces, de formats
différents selon
les tailles de mes poches, les lieux et les circonstances (au bureau,
au lit, en voyage, etc.) J'en ai perdu, j'en ai oublié ici et là et
j'en
ai retrouvé quelquefois. Le destin de mes carnets ne me tracasse pas.
Ceux qui m'ont laissé dans mon coin — vox
populi
vox
Dei
(voix
du peuple, voix de Dieu), mais est-ce vrai ? —, avec raison ne me
considèrent pas comme un penseur. Pour les autres, curieux de ce que je
pense malgré tout, voilà ma note de la nuit dernière :
Cette
nuit, je priai, écrasé sur moi-même, les
cous-de-pied et le front plaqués au sol de mon appartement, à ce béton
enfoncé quelques
étages au-dessous dans cette terre que le Créateur m’a
donnée : « Fais-en
ce que tu veux ! » (Genèse ———)* et je me
déniaisai une fois de
plus. Chez certains la prière est un moment d’illusion mystique, de
rêve
éveillé. Chez moi c’est le contraire, le moment où je me déniaise, où
j’atteins
le scepticisme qui depuis 1974-1977 me sauve !
Dieu ? J’ai entendu une Voix s’élevant au milieu d’un carnaval
de lumières
et de coulées de lave de lumière et d’un concert effrayant de
craquements de
charpente. J’en suis même resté un peu sourd. Jésus ? Il était
de chair,
oui, mais s’habillait-il de chair uniquement pour me parler ou bien la
gardait-il
là où il allait chaque nuit en me quittant ? Comment
vit-il ?
Respire-t-il ? Mange-t-il ? Je n’en sais rien. J’ai
seulement entendu
son Message. Autrement dit, je ne sais pas grand-chose des choses
auxquelles je
crois. Je suis donc un croyant sceptique.
J’ai la foi, mais je ne crois qu’à ce que j’ai vu et entendu.
Communiste, je
croyais déniaiser la morale bourgeoise autour de moi. Puis la Bible me
fit
déniaiser mon communisme, puis Jésus et le Père me firent déniaiser ma
Bible (interprétée par mon église) et
la théologie.
Je suis un sceptique. Pas un incrédule, un sceptique.
Alors, sortant sur mon balcon dans l’intense froid humide de février
j’ai vu
par un trou dans le voile opaque les étoiles et je me suis émerveillé
de ce que
je vive au milieu de ces espaces infinis et j’ai vu, constaté, que je
ne
pouvais être qu’un tabernacle de Dieu, voire même Dieu lui-même, fait Dieu par Dieu…** Je suis un homme,
une merveille. Si je n’étais pas sceptique je ne pourrais pas
comprendre ce
tout petit peu qui fait de moi — un petit homme — tout et Tout.
*
Genèse 1/28-30, 9/1-3
**
Révélation d’Arès 2/13


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15 janvier 2010 (0104)
La
peur comme obscurité
dans
l’âme (Coran 113)
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Le pénitent éloigne,
outre le mal
identifiable,
ses masques et ses catalyseurs. la peur
du monde entre autres.
Le
sens
général
de
La Révélation d'Arès est
bien connu. C'est le Fond,
que voici résumé :
Le salut individuel ne vient pas
par la foi et la prière,
mais par l’effort d’accomplir le bien, et le
changement
du monde en
bien ne résultera que de la
propagation des saluts individuels.
Mais c'est par le Fond des Fonds, le non-dit, que les pénitents
acquièrent
l'Œil (Rév d'Arès xxxiv/6) par
lequel ils distinguent le spirituel de l'éthique et comprennent que,
oui,
le bien
est
au mal ce que le blanc est au noir,
mais
attention, l’homme bon, image du Sublime
(Genèse1/7) se lassera du bien s’il ne
le sublime pas, s’il
n’y
introduit pas les couleurs, qualités et forces, qui donnent à l’Univers
cette sublimité, cette Sainteté, que le Père
l'invite à partager (Rév
d’Arès 12/4).
Corollairement, un similaire approfondissement
de l’idée de mal affine la
perception qu'en a le pénitent ;
le Fond des Fonds
attire son attention sur des
remous et des ombres, qui ne
sont pas le mal,
mais de dangereux catalyseurs du mal
comme la peur (Rév d’Arès
xxiv/3, xLv/6).
Que celui qui a des yeux pour voir
voie ! Celui qui retrouve l’intelligence
spirituelle voit que, si la foi et
la prière ne donnent pas le salut,
elles
instruisent et fortifient puissamment l’irremplaçable ouvrier du
bien qu’est le pénitent et qu’elles aident
notamment
à éloigner de l’âme la
peur qui rode autour comme un loup rusé (Rév d’Arès
22/2).
Je n'entends pas par peur l’effroi,
souvent un salutaire réflexe.
La peur
d’aimer et de pardonner des personnes et des actes réputés détestables
et
impardonnables ou la peur de témoigner dans des
circonstances qui
permettraient le témoignage sont des peurs qu'il
faut
vaincre absolument, mais ces peurs-là
tracassent assez le pénitent
pour ne jamais être
inconscientes.
Je parle ici de la peur
permanente non perturbante et même
confortable, parce qu'elle suit la normalité du quotidien. Je parle,
par
exemple, de
la peur
de la morale en vigueur, des chefs et des lois.
Cette peur-là, vous ne la vaincrez
pas en vous par la révolte — la révolte n’est qu’imprudence et violence
—, mais par la
délivrance intérieure, la
sérénité, la force, qui vous maintiennent conscient de la mission
civilisatrice que vous confie La
Révélation d’Arès et prêt à changer quelque
chose dans le monde quand les
occasions s’en présentent.
Le bien n’a rien à voir avec la
morale
— Et de quelle morale sortirait-il ? De la morale catholique,
républicaine,
fasciste, communiste, eskimo, papoue ?.— Le bien
n’a rien à voir avec la loi, non plus — Et quelle loi parmi
toutes celles en vigueur sur terre ? — Le bien
a à voir avec la création. Il devrait être création continue de
l’homme comme l’Univers est
création
continue du Père (Rév d’Arès 12/4,
xxii/12), mais chez l’homme, depuis Adam
(Rév d’Arès 2/1-5, vii/13), cette création s’est annulée ici,
a
rétrogradé là, s’est dénaturée ailleurs sous la patte des princes et
de
leurs
personnels
serviles (Rév d’Arès 3/4), des hypocrites(12/8,
21/3, 28/8) et rationalistes aujourd’hui triomphants qui
réduisent l’humanité
à une animalité pensante sans honneur ni magnanimité et maintenue en
état de peur.
Certes, mieux vaut pénitence peureuse
que pas de pénitence, comme mieux
vaut
avancer essoufflé que ne pas avancer, mais la pénitence
sans peur trouve la plénitude de sa puissance.
Prenons la peur des princes du culte (Rév
d’Arès 1/4, 2/9-17… 36/21), la peur des princes
du culte de la religion, du culte
de la politique, du culte de la
loi,
etc. de tous les cultes que La Révélation
d’Arès ramène à une seule
et même engeance (1/7, 4/2)
génératrice
du pouvoir et de la peur qu’il inspire.
Les princes ne disparaîtront pas
demain,
mais la peur que nous en avons peut
disparaître aujourd’hui si, soufflant sur la braise de notre intelligence
spirituelle (32/5)
pour la raviver, nous comprenons quelques
réalités fondamentales, par exemple celle-ci : L’agriculture
nous nourrit,
la menuiserie nous meuble, la maçonnerie nous loge, la musique nous
égaie, la
médecine nous soigne ; c’est leur consistance venue de
savoirs, prouvés et inchangeables, qui n’ont pas besoin de faire peur
pour exister, mais la
politique,
la loi, la religion ne sont nulle part prouvées et de ce fait ont
continuellement
changé ; ainsi inconsistantes,
elles se réduisent à un seul savoir, celui qu’ont les princes pour
être princes, pour
faire peur à des hommes qui en
savent
cent fois plus qu’eux sur la vie.
Le pouvoir et la loi visent à notre « sécurité » et
notre
« bien », non à notre soumission, déclarent nos princes aujourd'hui
plus bruyamment que
jamais. Donc,
plus
l’homme, assagi par l’expérience des siècles, s’améliorerait,
s’éduquerait, se pacifierait, se policerait, plus il engendrerait
d’insécurité ?
D’où, pour son « bien », les interdictions,
obligations,
surveillances,
répressions, contrôles, les dramatisations et criminalisation des
débordements
de vie, le
laminage qui uniforme tout et menace génie, créativité, conscience… Qui
croira jamais que le voile ou la burqa
de
certaines de nos sœurs humaines ou que trois mètres carrés de plus que
le COS —
coefficient d’occupation des sols — ne le permet dans votre nouvelle
construction menacent notre « sécurité » et notre
« bien » ?
Mais le plus préoccupant pour nos âmes est
un paradoxe fondamentalement pernicieux. Alors que, pénitents,
nous sommes censés retrouver notre intelligence
(Rév d’Arès 32/5), nous abandonnons à la politique le
pouvoir de prévoir pour nous les contingences de l’Histoire, autrement
dit
l’avenir, ce qui est inintelligent. Nous attribuons à la politique le
pouvoir même
du Père ou de son image (Genèse 1/27), que
la politique n’est
pas. À preuve les circonstances
innombrables
où la politique s’avère incapable de prévisions justes. Au XXe siècle,
deux guerres mondiales — 80 millions de morts et d'énormes ruines — et
le
communisme dictatorial réduisant en quasi-esclavage 400 millions
d’Européens sont
deux exemples titanesques et dramatiques de l’incompétence politique.
Des
peuples non politisés peuvent se montrer belliqueux, mais seuls les
peuples
hautement politisés peuvent réunir des moyens de répression et
destruction
massives.
Nous ne changerons pas le monde (Rév
d’Arès 28/7) en nous
confiant
à ses pouvoirs. Par ailleurs, l’anarchie n’a pas dans l’Histoire prouvé
ses
capacités. Pourtant, le Père dit : Tu
ne seras le chef de personne (Rév d’Arès 16/1), et prophétise
que c’est
d’un noyau spirituel sans pouvoirs que viendra le salut universel. Nous
avons
donc à beaucoup faire réfléchir nos cerveaux pénitents,
à beaucoup aimer le monde et faire évoluer nos concepts
pour trouver la troisième voie. Commençons par préparer notre terrain
intérieur
en éteignant en nous la peur de la morale, des chefs et des lois.
En
1987
eut lieu la première mission « L’Œil S’Ouvre » à
Bordeaux conclue par
une grande conférence publique à L’Athénée. Je commençai mon allocution
par : « N’ayez pas peur ! »
Le
public me fixa, interloqué. Je
poursuivis : « Homme, n’aie pas peur
de changer
ta vie (Rév
d’Arès 30/11 et de te créer une âme.
C’est elle, l’âme, qui par ta
bouche
appellera le monde à la vie spirituelle, la seule solution quand
surviendra la
crise des crises. Car elle surviendra […] La
Révélation d’Arès n’appelle pas l’homme à se révolter,
contrairement à ce
que disent les rumeurs, mais à remplacer le culte de
ses chères idées religieuses, philosophiques et
politiques par l’accomplissement du Bien. La
révolte engendre
seulement de
nouveaux pouvoirs pas meilleurs que les précédents, mais par la pénitence d’un
petit reste d’humains bons, aimants, libres et assez intelligents pour
rester vigilants même quand la Bête disparaîtra derrière l’horizon faute de raisons
d’exister (Rév d’Arès 22/14), l’horloge
du temps
et même la mort s’arrêteront (Rév d’Arès
31/8-12). N’ayez pas peur ! Le mal
dont vous cessez d’avoir peur est
déjà comme vaincu au fond de vous ! Où meurt votre peur
renaît la Vie.
Le monde n’est jamais loin de changer dès que
vous n’en avez plus
peur ! »
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19 décembre 2009 (0103)
bon noël à tous
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Une fois de plus notre mission de Paris a réalisé
une
brillante vitrine de
Noél.
En 2009, comme en 2008 déjà, le terme de pénitence
apparaît dans les vœux lancés à la population parisienne.
La vitrine de Noél des Pélerins d'Arés de Paris
comprend aussi un panneau de
méme style
portant le verset 12/4 de La Révélation
d'Arès :
Père de l'Univers.
Je me sers de ces beaux panneaux
pour adresser aux lecteurs de mon blog
mes vœux de grande année de pénitence,
au sens arésien du mot,
dans la joie
et dans la fête (Rév d'Arés 30/11).
BON NOËL ET BONNE ANNÉE
à tous les lecteurs de freesoulblog.net
et à tous mes fréres humains du monde
entier !
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5 décembre 2009
(0102)
je suis un pénitent...
|
| ...et
même un pénitent joyeux
(Rév d'Arès 30/11)
Question rêve, je suis
un affreux rationaliste. Je ne m'intéresse pas aux rêves qu'on me
raconte et moins encore à mes propres rêves. Mais,
la nuit
du 28 au 29 novembre, exception ! Je fais un songe amusant.
Me
voilà au Vatican,
accompagné de gens
indéterminés. Dans l’antichambre de l’oratoire privé du pape, une voix
: « Sa sainteté va entendre vos confessions et
vous donner
lui-même l’absolution. »
Le pape — un pape indéterminé — du fond de son oratoire m'aperçoit
habillé de
blanc comme lui (ma tunique sans
doute), m'identifie. Son regard devient méprisant, l'air de dire: "Il
ne manque pas de culot, celui-là, en venant ici !"
Un flou. Ensuite, les gens
indéterminés qui m’accompagnaient sortent, l'un après l'autre, de
l’oratoire papal sans me regarder — pensez, un type aussi dédaigné de
sa sainteté!
—, les
mains
jointes, dans une sorte d'hébétement.
Quand il ne reste plus
que moi, le pape me reçoit. Il n’est plus
le pontife méprisant de tout à l'heure. Respectueux et même ému, il
m'ouvre ses bras, me dit : « Pas de chichis, pas de
confession
entre nous ! Seule la pénitence
sauve. À vous Dieu a donné le sublime bonheur de relancer la pénitence
dans le monde, la simplicité du salut. Moi, hélas, on m’a placé au
sommet
d’une organisation si
compliquée qu’aucun retour à la simplicité n’y est possible. Mais
vous, continuez d'appeler le monde à la pénitence ! »
Moi : "C'est ce que nous faisons, moi et
mes
compagnons, tous les Pèlerins d'Arès, depuis trente-six ans, mais
si vous voulez donner un coup de main, vous êtes bienvenu à l'assemblée !"
Lui
: "Bigre ! Je peux être pape et Pèlerin d'Arès ?"
Moi :
"Vous le
pouvez, bien sûr ! Il ne manque déjà pas de coquins parmi
nous : quelques banquiers, magistrats, flics, militaires,
politiciens et hommes d'affaires... Pourquoi pas des
papes ? Nous sommes tous pécheurs."
Je me réveille.
Le
25 décembre, depuis des temps immémoriaux, l'homme fête la renaissance
de la lumière ; or la pénitence — c'est
comme ça que La
Révélation
d'Arès appelle la mort intérieure du mal et la renaissance
intérieure
du bien — en se moissonnant
elle-même de pénitent
en pénitent
rallumera la lumière originelle du monde : le bonheur
perpétuel (Rév d'Arès 36/23 xxvi/12) ; Noël
fête la pénitence, donc !
La pénitence
m'a tout
donné. Elle m'a donné tout ce qu'un homme ne peut ni acheter, ni voler,
ni hériter : mon âme, mon
salut, la force d'aimer, de
pardonner, la paix, l'intelligence
du cœur et la liberté
absolue, en ceci
qu'elle m'a rendu libre des préjugés
et des peurs qui m’empêchaient de changer ma vie (Rév d'Arès
30/11) et
de contribuer à changer ce monde (28/7). La pénitence
a été, ce
faisant, mon
école de volonté, de sagesse, de liberté, d’équilibre et de
caractère.
Être pénitent,
c’est d'abord aimer. Tout mon changement
de vie (Rév d'Arès 30/11) en
découle.
J’aime mon prochain — tout humain — au sens absolu, c.-à-d.
je ne l'aime pas
par
sentiment, mais par raison et devoir, par sagesse en somme. La sagesse
seule déligote l'amour, le laisse courir libre,
l'universalise, le divinise. Retour à la Source.
Ainsi
dois-je même aimer trop comme le Père trop
aimant (Rév d’Arès 12/7), donc aimer même mon
ennemi et prier pour
accomplir (31/6) sans haine et
avec mesure (7/6, 25/9, 35/7, 39/3)
ma défense contre les persécuteurs
(Matthieu 5/44), parce que — ô dilemme du pénitent
! — je
dois aussi me défendre,
puisque je n’ai pas
pouvoir de me ressusciter
(Rév d'Arès 29/5) de la mort sociale ou de la mort
physique, je
dois durer pour accomplir
le Bien.
L'amour-sentiment
peut m'égarer, mais l'amour-sagesse (ou amour-devoir) me
rend lucide.
Mais
ma pénitence fait plus encore. Elle résout en
moi une insoluble contradiction.
Elle entremêle ma racine humaine et la racine sacrée de l'univers
(Rév d'Arès 12/4),
fait remonter à mon cœur la
sève
génésiaque
et reverdir en moi l'image du
Créateur
(Genèse
1/27).
Pénitent,
je suis
le saint des
saints
(Exode 26/33), le
cœur de l'indestructible Temple au contour
duquel
je
suis moulé
(Rév d'Arès 1/11-12). Le temple
de Jérusalem
était destructible et fut détruit. Aucune importance ! Nulle autre cage (Rév
d'Arès
xxxvi/3)
que l'Univers
ne peut contenir
le Père (12/4)
— Tu ne feras pas de cet endroit un sanctuaire (40/2).
Dans
le temple de Jérusalem le saint des saints représentait
la contradiction absence-présence du
Créateur. Nos frères juifs savaient qu'on n'enfermait pas le Père dans
une cage de
pierres et des tuiles plus que Jean-Baptiste n'enfermait le saint
esprit dans l'eau de
son baptême (Rév d'Arès 20/3-7), mais ce même Jean
Baptiste prêchait aussi la solution de la contradiction :
"Faites pénitence, car le Royaume des Cieux qui est proche entrera en
vous!" (Matthieu 3/3). C'est ce que me rappelle La
Révélation d'Arès, qui m'a ainsi amené à la
pénitence. Pénitent, j'ai une âme, où le Père n'est pas,
parce qu'on
n'enferme pas
le Père même dans une âme,
mais où il est
aussi, parce qu'elle est son image.
C'est
en priant que je rétablis le plus consciemment, le plus objectivement,
ce va et vient entre Créateur et créature en moi. En priant je prononce
la
Parole que j'oublie sans cesse au quotidien, mais que
je choisis
d'accomplir
(Rév d'Arès 31/6) et que l'ancêtre Adam avait choisi
de dénier (Rév d'Arès 2/1-5). Il engendra le
malheur et la mort. Je contribue à engendrer le bonheur
et la Vie. Tout
ce qui
me resterait du Dieu vivant qui me parla à Arès, si je n'accomplissais
pas ma pénitence
— ma
renaissance spirituelle — serait un livre de papier, censurable et
déguisable,
inflammable ou pourrissable.
La pénitence a réveillé en moi l'homme
existentiel.
Seule escalade
praticable vers la Lumière, la pénitence
m'a
permis de fuir l'obscur tombeau
métaphysique de l'homme spirituellement mort.
J'ai
découvert alors que
je
n'étais pas le justiciable d’un juge
céleste ou terrestre. La pénitence
m'a donné des yeux intérieurs et j'ai vu que je portais en
moi mon propre jugement, mon propre tribunal.
Maintenant
je sais que je peux, pénitent,
me sortir
du péché
et me justifier par moi seul. Je suis porteur de formidable espoir. En
me multipliant je fais
la race (Rév d'Arès xii/5) qui changera le monde
en bien (28/7).
Plus
d'espace vierge, plus le
moindre interstice dans le tissu social moderne pour y réinstaller
Éden. La loi
des rats (Rév d'Arès xix/24) contrôle tout géopolitiquement.
La pénitence seule permettra à un peuple
rédempteur, dont l'amour et la sagesse seront plus forts que
le système, de se constituer sans territoire propre. Parce
que la liberté
absolue (Rév d'Arès
10/10) qu'exige une telle perspective ne se trouve plus
qu'au fond de l'âme.
Désormais, c'est toi pénitent,
toi seul, toi multiplié, multiplié par la moisson,
qui
empêchera le péché des
péché (38/2) de plonger l'humanité dans les ténèbres.
La pénitence
m’a fait prendre conscience du temps. Comme la larve
se transforme
lentement je dois accomplir
mon temps (Rév d'Arès 24/2) — Le Père seul est hors
du
temps (12/6).
La
conscience du temps, que donne la pénitence,
n'interdit pas la joie
et la fête
de la vie (30/6). Elle les rend
au contraire plus délicieuses en les entrecoupant de plages d'exaltante
vitalité intérieure: la vie spirituelle. Aucun chef d'œuvre n'est chef
d'œuvre sans bon dosage des contrastes.
La religion est en passe d'échouer parce qu’elle fait parler les
morts. Elle se réfère toujours à des morts de l'Histoire ou de
l'au-delà et prépare les vivants à la mort.
La pénitence, elle, fait parler la vie.
D’elle
réémerge la Vie. Tant que vous n’avez
pas
ressenti ça, vous n’êtes pas complètement pénitent. Plus
hardie votre quête de l’image vivante du Saint,
la Vie,
plus exacte votre pénitence.
ô l'Amitié
exquise du Souffle qui vous
caresse, du Regard qui
se porte sur votre pénitence
et des foisonnantes ressources de l’Intelligence qui les accompagne et
se
communique à vous !

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5 novembre 2009
(0101)
la pénitence est l'extrême écologie
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et ne sauvera pas la
planète
Vivre pénitent,
c'est gratuit
et sauvera
la planète
Tapotant "La Dépêche
du Midi" du 30 octobre, il me revient une
discussion que j'eus avec une écolo bon teint : Salsifis. Ce n'est pas
son nom, mais je ne veux pas gêner Salsifis.
Pour commencer elle
gouailla :
— Votre Révélation ? De la
bricole, s'exclama Salsifis. Et plus
dépassé qu'elle, tu meurs ! Dieu était à côté de ses pompes en
écrivant
ce
message. L'avenir de la planète, c'est pas la religion, c'est
l'écologie.
— Il
faut, répondis-je, réduire
le carbone et les quanta morbifiques dans l'air, les toxiques dans les
terres, les rivières et les aliments.
C'est aussi sage que se laver les mains, se brosser les dents et
balayer les rues, mais la pollution dont vous parlez
n'est pas fatale. LA SEULE POLLUTION
FATALE À L'HUMANITÉ : LE PÉCHÉ.
Salsifis haussa les épaules. Je
poursuivis :
— C'est
le mot péché
qui vous fait hausser les épaules ? Disons
alors le mal ! Ou disons mensonge, égoïsme,
individualisme, mépris,
cupidité, vol, etc., qui tous ensemble
constituent le péché ou le mal, et
qui ensemble sont bien, du point de vue écologique, quelques causes de
la pollution planétaire.
— Admettons, fit Salsifis !
Mais n'allez pas croire que la loi, la
police et la justice vont empêcher le mensonge, l'égoïsme, le
je-m'en-foutisme et autres vices des pollueurs. Seules la loi et la
justice peuvent empêcher la pollution de la planète en punissant et
taxant lourdement les industries pollueuses...
Je coupai Salsifis :
— Et les industriels pollueurs
récupèrent ces taxes sur les détaillants
et les consommateurs ! Vivre
écolo, c'est cher (j'anticipai de quelques années la manchette de "La
Dépêche du
Midi"). La loi et l'impôt accroîtront le coût de la vie, mais ne
dépollueront pas la planète, parce que la pollution ira toujours plus
vite que la dépollution. UNIQUE FORCE
DÉPOLLUANTE ET UNIQUE VOIE DU BIEN :
LA VIE SPIRITUELLE.
— Encore la religion ?!
— Mais non ! La vie
spirituelle, c'est simplement avoir une âme. Une âme
est belle ou
elle n'existe pas. Si des hommes en nombre influent ont une âme
personnelle, le monde changera (Rév d'Arès
28/7).
— J'ai une âme comme
tout le monde, répliqua
Salsifis.
— Peut-être avez-vous une âme,
je ne suis pas juge de cela. Selon La
Révélation d'Arès il n'y a qu'une façon d'être sûr qu'on
a une âme,
c'est de renoncer consciemment au péché
et de faire consciemment
le bien, autrement dit, être pénitent. LA SEULE
DYNAMIQUE DU BIEN EST
PERSONNELLE ; C'EST LA PÉNITENCE.
Salsifis ricana.
— Le
mot pénitence, ajoutai-je
sans approuver le ricanement, est
généralement mal compris, parce qu'on y voit seulement ce que la
religion lui a laissé : une certaine force contre le mal par
le remords
et la contrition, parce que la religion a surtout la mort en vue. Mais
ce que la vie spirituelle a en vue, c'est la vie. La foi, pas la loi,
est la meilleure longue-vue pour balayer l'horizon de la terre heureuse
et la pénitence la
meilleure marche vers ce bonheur. Je
parle de
la pénitence
créative, que réhabilite La
Révélation d'Arès. Par cette pénitence-là
l'homme retrouve
beauté (Rév d'Arès
12/3), joie et fête, changement
heureux de la vie
personnelle (30/11) comme du monde (28/7).
La pénitence redonne au Dieu dont
est fait tout homme de bien (2/12)
l'image et ressemblance de son Créateur (Genèse
1/27). Autrement dit,
c'est par la pénitence,
mais non par l'écologie, que l'homme peut se sauver personnellement,
sauver le monde et même le
recréer.
— Faire le bien ?
C'est le programme de l'écologie. Votre pénitence rejoint
donc... quelque part... l'écologie, dit
Salsifis.
— Non, déclarai-je, parce que
l'écologie ne croit pas en l'homme
spirituel, lequel est aussi un homme libre (Rév
d'Arès 10/10). L'écologie dit au citoyen :
"Moi, Écologie, j'ai décidé de l'environnement qui t'est bon et de
celui qui t'est mauvais et, comme tu pourrais bien en décider
autrement,
je
te l'impose par des lois, des impôts..." L'écologie, c'est de la
politique. Elle ne voit en l'homme que
matière psycho-biologique qu'il faut autoritairement protéger de ses
démons délétères immédiats (dans la mesure où ces démons délétères ne
sont pas ceux-là mêmes des autorités en place, bien sûr).
— Mais
aucune loi ne peut forcer un homme à être spirituel. L'écologie, elle,
peut
forcer un homme à se protéger des poisons de l'industrie.
— L'industrie dont vous parlez
est l'industrie humaine, c'est
l'humanité elle-même. Vous ne pouvez empêcher l'humanité d'inventer et
de produire toujours plus, parce qu'elle s'accroît en nombre, et de
produire à des prix abordables pour ses pauvres,
donc de produire en polluant. Je ne parle même pas du coût
démesuré du
peu que fait l'écologie. Il n'y a pas de solution absolue du bonheur
planétaire par une gestion particulière des procédés
industriels, agricoles, etc., même en y mettant le temps, parce que la
pollution croît toujours plus vite que la dépollution. Seule solution
absolue : Créer une autre société humaine,
spirituelle, ce
qui contrairement aux opinions répandues est possible en y mettant le
temps : Quatre
générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2). Après
Samuel, Isaïe, Jérémie, Osée, Joël, Zacharie, c'est Jean
le Baptiste qui, il y a deux mille ans, relança le projet Pénitence : Soyez
pénitents
et
le
royaume
du
Bien,
qui
est
tout
proche
de
vous
(puisqu'il est dans votre
cœur) viendra (remplacer le système) ! (Matthieu
3/2). Tant
de simplicité court-circuite les lois, le contrôles, l'écran de
complications derrière lequel tout pouvoir vit et prospère en Palestine
comme ailleurs.
Le pouvoir fit arrêter (Luc 3/19) et
éliminer Jean le Baptiste (Matthieu
14/1-11). Quelques mois plus tard, Jésus qui prêchait de
même le retour direct au Bien
par la pénitence
fut à son tour arrêté et éliminé (Matthieu
26/47-27/55, Marc 14/43-15/39, Luc 22/47-23/44). Or, vous
écologistes, auriez siégé dans les conseils d'Hérode, du sanhédrin et
des Romains en ce temps-là.
— Cela
démontre, dit Salsifis, la
supériorité de la loi
et de sa force sur la foi et l'amour dans l'immédiat, mais que
se passe-t-il vraiment
en dehors de l'immédiat ? Que valent le courage et le
sacrifice
de l'homme de foi et d'amour
dans une perspective lointaine de salut ?
— La
foi a autant de valeur que la vie : Tant qu'il y a de la vie
il y a de
l'espoir ; de même, tant qu'il y a de la foi il y a de
l'espoir. Mais
la foi prend valeur absolue, quand elle suit le choix
absolu, c'est-à-dire conscient, du bien, qui
rectifie
l'antique choix
du mal que fit Adam (Rév
d'Arès 2/1-5). Il n'y a pas d'autre foi que la foi dans
un avenir lointain ou invisible. C'est de la foi la
grandeur et l'héroïsme
(Rév d'Arès
xxxv/4-12), pour lesquels nous devons réveiller les
consciences du monde. Hérode,
le sanhédrin, Pilate, ces pouvoirs par leur peur de deux
prophètes, dont la seule arme était la Vérité (Rév d'Arès
28/7),
montraient seulement l'incapacité de la religion et de la
politique à voir au-delà des faits immédiats comme les loups sont
incapables de voir la vie autour d'eux au-delà de leur faim et autres
impulsions.
Les politiques et les écologistes ne font pas mieux aujourd'hui. Les
pouvoirs de la terre opposent leur temps très bref
au temps
sans dimension de la Vie
spirituelle qui vise au règne hors du temps (Rév d'Arès 12/6)
du Bien. Voilà
pourquoi le Créateur assure aux hommes de bien, ceux
qui ont une âme, la survie qui leur permet de
contribuer, même morts aux yeux des terriens, au changement
lent du monde (Rév
d'Arès 28/7) jusqu'à ce qu'ils ressuscitent (Rév
d'Arès 31/11-13)
au Jour où
le Bien
triomphera de
la Bête (22/14). Jésus
apparu à Arès en 1974 est la démonstration éclatante de cette survie,
de cette
contribution des âmes
à l'ascension
du monde vers les
Hauteurs Saintes. En résumé, la pénitence
est
l'écologie extrême.
L'écologie,
la vraie, est la connaissance du milieu où vivent et se reproduisent
les êtres vivants et des rapports de ces êtres avec le milieu. Par
extension, l'écologie est la recherche
de la meilleure adaptation du vivant à son milieu naturel et à la
protection de ce milieu, soit pour l'homme d'abord et avant tout
l'entier milieu humain.
Qui ne voit alors que la protection
et le
bonheur par excellence de toute l'humanité sans distinction de race, de
classe, de lieu, devront commencer par l'amour, par la vie en parfaites
intelligence
et liberté
entre tous, parce que de l'amour entre les hommes dérive sans effort
l'amour de l'environnement... et même la découverte du Créateur de cet
environnement et la fusion avec Lui ? Par la pénitence donc.
La pénitence
est l'extrême écologie.

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16 octobre 2009
(0100)
faisons le point !
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Le monde
doit changer (Révélation d'Arès 28/7),
parce que l'homme est créé pour le bonheur.
Si
le monde de Bien ne
remplace jamais le vieux monde de Mal
surviendra le péché des
péché (38/2), l'extrême malheur.
Mais
l'homme traite ce danger à la légère,
parce qu'il voit le visage du péché et du Mal
aussi doux et séduisant que le visage du Bien.
Quand,
en 1974 et 1977, le
Créateur délivra son
plus grand Message à la suite de la Bible et du Coran : La
Révélation d'Arès,
j'en compris le sens général, mais sur le moment je
ne compris ni sa nécessité ni les nature et profondeur organiques de son
Dessein.
La nécessité de l'Appel
m'échappa, parce qu'en ces jours-là, les affaires du monde et celles de
la religion —
l’œcuménisme
battait son plein — allaient plutôt bien. L’heure était à
l’optimisme.
Les nature et profondeur organiques du Dessein m'échappèrent
de même,
parce que, pour les voir, il m'aurait fallu réaliser que j'avais déjà
en moi
ces nature et profondeur organiques.
Or, héritier d'Adam, qui avait choisi d'être
son maître sur la terre plutôt qu'un simple
Fils en Éden (Rév d'Arès 2/1-5), je ne me connaissais
plus comme héritier
de l'Immortelle Transcendance (Rév
d'Arès xxii/10-12, xxxix/1).
Ma foi en 1974 se conformait aux idées, morale et règles de la
religion, mais non à la
conscience existentielle et créatrice qui active la Vie
spirituelle
Pendant assez longtemps, c'est seulement par l'intellect,
par l'idée
biblique (Genèse 1/27), mais
non
par la Vie,
que je me vis l'image du Créateur, jusqu'à ce que
je
réalise en toute conscience que
j'étais organiquement, et existentiellement, le co-créateur de mon âme,
de
mon destin (Rév d'Arès 30/11)
et, à long terme, d'un nouveau monde (28/7)
en devenant un pénitent
tel que La Révélation
d'Arès le définissait.
Même si, en 1974-1977, le sens général de La
Révélation d’Arès m’inspirait déjà des images audacieuses
comme
"Exode général
de
la
vieille civilisation religieuse et politique vers une civilisation
spirituelle
nouvelle", j’attribuerais assez longtemps à La
Révélation d’Arès l’objectif limité d’une
"insurgeance".
Par "insurgeance" j'entendais le
redémarrage du christianisme du Sermon
sur la Montagne, stoppé par les
théologiens, la reprise de l’ascension vers
les Hauteurs
Saintes, j'entendais une super-réforme de
la foi par la simplification — le bien accompli
suffit pour sauver l’homme — et par la renaissance spirituelle — la pénitence
ou pratique du bien — dans un
esprit d'alliance
fraternelle avec toute la progéniture du Bien primordial (Rév
d'Arès 35/11).
C'était une juste mais insuffisante
interprétation.
Après que mon propre optimisme eut fini de me cacher non le sens de La
Révélation
d'Arès,
on l'a vu, mais son éminente libéralité : son invitation à
transcender ce monde sans le mysticiser, sans mépriser le matériel et
le charnel qui sont créés, donc saints
comme le Saint (Rév
d'Arès 12/4, xxv/11, Lévitique 19/2), je découvris dans un
éblouissement mêlé de crainte
qu'elle visait rien moins que le retour du Fond
(Rév d'Arès xxxiv/7-12,
xxxix/8) sur terre, la vraie, totale et formidable
contribution
humaine au Fond des
Fonds universel (xxxiv/6).
Il était donc à l'évidence possible de restaurer
Éden.
Le monde doit
changer (Rév d’Arès 28/7), mais
ici changer veut dire se recréer.
Changer
n'a pas le sens limité de spiritualiser le mental religieux et
politique. Ce mental même doit disparaître.
Homme, si tu fais l'ascension
des Hauteurs (25/4-6), n'emporte avec toi que ta foi pure en
ta destinée de Bien
et ton savoir pur des bases de la vie et de la nature !
Si tu puises trop à ton intellect, tu perds ta force de foi pure ! Si
tu ne changes
à ton humanité
que ce que tu en comprends, tu changes
peu. Tu ne peux changer
de toi-même que ce que tu vis ; alors tu changes
beaucoup.
Rappelle-toi que comme la
vie seule transmet la vie, la Vie
spirituelle seule transmet la Vie
spirituelle.
C'est pourquoi
le Père parle de changer
sa vie.
L'homme qui change sa vie (Rév d'Arès 30/11)
puise à son
humanité profonde, à l'image et ressemblance du Père
et donc au Bien
(Genèse 1/26-27) au fond de lui, il amorce sa
transfiguration —
petite ou grande, sur terre c'est à chacun selon ses moyens — qui
s'achèvera le Jour (Rév d'Arès
31/8) où le Bien aura triomphé du
Mal.
Notre kérygme est moins fait de mots que de
formidables frémissements de Vie: Souvent un baiser de toi
fera plus qu'un discours ! (Rév d'Arès 23/6)
De la fin des années 80 au début des années
90, j'observai le durcissement de l'autorité, de l'égoïsme, de la
cupidité, du cynisme, de l'hypocrisie, et le
raffinement des mensonges politiques, sociaux, médiatiquex et même
religieux comme le fondamentalisme chrétien et l'islamisme nés d'un
détournement du sens de l'amour, du pardon et de la paix dans la foi.
Je réalisai
que l’Appel d’Arès concernait la vie
humaine au sens le plus
large : L’humanité semble parfois s'amender, mais cela ne dure
pas. La masse retombe dans la médiocrité.
Malgré quelques
trompeuses plages de paix et d’amélioration dans
l’Histoire, l'humanité comme masse s’achemine vers un mal
extrême : le péché des
péchés (Rév d’Arès 38/2). C'est par l'individu et seulement
par l'individu que la masse
se sauvera. Il faut que des individus en nombre aussi grand que
possible se recréent
bons. C'est le concept rédempteur du petit reste (de
pénitents) (Rév d'Arès 24/1,
26/1, 29/2, 33/12) et, par extension, du reste (d'hommes
bons) ("Nous Croyons Nous Ne Croyons Pas").
Une des causes de l'actuelle montée
du mal :
L'effondrement du bloc soviétique en 1990. Seul Dieu pouvait le prévoir
en 1974.
D'abord considéré comme un bien, cet effondrement allait déclencher un
rapide processus de dégradation morale dans le monde dit libre. Les
politiciens occidentaux ne se voyant plus obligés de se prouver les
instigateurs et défenseurs des
libertés,
de la créativité,
de la largeur d’esprit, face à un communisme d'état oppressif,
se sont mis à
légiférer lourdement, à réduire ainsi les libertés et la créativité, à
augmenter l’impôt, et surtout à resssusciter les critères de classe,
les enrégimenteurs de tous acabits, fondamentalement hostiles
à la Vie
spirituelle fondamentalement libre
(Rév d'Arès 10/10).
Ce
monde se croit irrésistiblement voué au progrès, parce qu'il maîtrise
la science et la technique, mais celles-ci cachent un rationalisme
puissant et aveugle que renforce le rationalisme brutal du juridisme
dont le monde s'enivre tout autant. L'hyperrationatisme qui en résulte
peut tuer ce qui reste à l'homme de vitalité spirituelle et ramener la
barbarie sous le séduisant et doux visage du bien public.
Contre cette menace radicale La Révélation d’Arès
appelle au changement radical du monde
(Rév d’Arès
28/7) : la re-création de l’homme par lui-même,
l’orientation par la pénitence
individuelle de
toutes les perspectives humaines vers le Bien.
C'est la lumière — lumière de la raison, lumière de vie — que notre
mission ne cesse pas de répandre.
Nous ne laisserons pas à l’Histoire de dire ce qu’il
adviendra du Bien et du Mal,
parce que, même si nous ne pouvons pas empêcher directement les
événements, nous pouvons en contrebalancer les mauvais effets
indirectement en changeant
nos vies (Rév d'Arès 30/11) et en rassemblant le
petit reste
(24/1). Le Créateur lui-même nous
dit que contre les ravages d'une puissante déspiritualisation du monde
notre conscience spirituelle collective, la polone (Rév
d'Arès xxxix/12-13)
formera une force recréatrice permanente non moins puissante.
Poursuivons notre mission !
Certes, l'incertitude nous tourmente, parce que la masse est en
majorité athée ou tombée dans l'indifférence
spirituelle.
Mais
les individus qui composent la masse, il ne faut s'exagérer ni leur
désespérance, ni leur imperméabilité aux idées spirituelles, ni leur
soumission aux "raisons"
rationalistes, ni leur confiance dans les institutions profanes.
Chacun de ces individus recèle
l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27).
"Ne
souhaite pas trouver Dieu ailleurs que partout," dit Gide.
Le
Créateur sait que les hommes n'ont pas perdu leur racine divine, leur
nature sacrée. En tout humain il voit un Abraham, père d'une nation
nouvelle, Israël, ou un Jésus, père d'un monde nouveau à peine ébauché,
relancé par La
Révélation d'Arès: le pur Christianisme, non un
christianisme dogmatique.
Le Créateur estime réparable le Dieu apparemment mort dans l'homme (Rév
d'Arès
2/13),
puisqu'il nous envoie sillonner le monde pour y moissonner
le petit reste
de pénitents
qui deviendront à leur tour réveilleurs des âmes libres (Rév
d'Arès 10/10) et conscites (xxii/14)
qui à la longue changeront
le monde (28/7).

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20 septembre 2009
(0099)
démythification,
existentialisation
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L'humanité qui nous a
précédés — Érasme et d'autres — a débroussaillé nos cerveaux.
Ce n'est pas Érasme (image,
1469-1536), loin s'en
faut, c'est La
Révélation d'Arès qui appelle à la démythification et
l'existentialisation de la
foi qui changera le
monde, mais ce grand humaniste est un exemple d'éveil de l'intelligence (Rév d'Arès
32/5)
et de mesure (7/6,
12/1, 25/9, 32/10, 35/7, 39/3), même s'il nous faut les
pousser beaucoup plus loin pour
accomplir
ce qu'Érasme ne fit que rêver.
Le Créateur m'a chargé et, par
suite, a chargé le petit
reste, que je
suis envoyé rassembler
(Rév d'Arès 24/1), de deux tâches :
Répandre La
Révélation d'Arès pour que ceux parmi les hommes qui
seront capables de se
reconnaître en elle découvrent ce miroir de leurs propres espérances et
viennent grossir la Moisson
(Rév
d'Arès 4/12, 5/2-5, 6/2, 15/7, 31/6, 38/2) des pénitents, qui à
leur tour moissonneront d'autres
pénitents, qui changeront
le monde (Rév d'Arès 28/7),
Démythifier la foi et la rendre activement existentielle,
parce que, si le Créateur peut donner La
Révélation
d'Arès, nous autres ne pouvons que montrer notre foi
dans
cette Révélation.
Aussi notre foi doit-elle être particulièrement dynamique et créatrice.
Changeons en vraie foi, constructive et
évolutive, la foi statique et dogmatique des religions.
Donnons
cette vraie foi constructive à ceux
innombrables qui l'ont perdue, parce
qu'ils ont été scandalisés
(Rév d'Arès 28/4).
Donnons aux rationnalistes
de bonnes raisons de
croire et de
repousser les limites du rationnel en y incorporant
ce qu'ils croyaient être irrationnel.
La foi qu'inspire La
Révélation d'Arès n'est pas la traditionnelle soumission,
suppliante
et glorifiante,
à un Créateur qui serait seul Maître
du destin humain, mais un retour des Fils (Rév d'Arès 23/1,
35/11, 36/17) ou des Enfants
(13/5) à l'Héritage
(28/15-24, 31/4), c'est-à-dire au Bien (12/3, xxxiii/11,
xxxviii/3).
La foi arésienne est un
existentialisme ; un existentialisme orienté vers le changement en Bien.
Un syllogisme l'explique :
L'homme
ayant choisi
librement le mal (Rév
d'Arès 2/1-5, vii/7-13) peut
choisir librement
le Bien
qui vaincra le mal ;
le
Créateur respectant la liberté de bien
et de mal
qu'il a donnée à l'homme, sa Miséricorde
refusée par le mal
est devenue aléatoire (Rév
d'Arès 16/15) ;
donc, seul le bien qu'accomplit librement
l'individu le sauve à
coup sûr des ténèbres
immédiates et changera
le monde (Rév
d'Arès 28/7) de malheur en bonheur.
Aucun
mythe n'agit dans cet accomplissement.
L'accomplissement
est existentiel, concret, sans intermédiaire.
La
Moisson consiste
à réunir (xLv/19) les hommes
qui ont la conscience et la volonté d'exister et de faire exister la
société à l'image du Bien
dont l'homme est issu (Bible:
Genèse 1/27). C'est ce que j'appelle existentialisation —
Ce mot ne figure pas au dictionnaire.
Tout homme qui combat
en lui le mal ménage son propre salut
et ouvre le monde à la Vie
spirituelle (Rév d'Arès
24/3-5),
seule voie de changement
et de salut
personnels comme universels.
La
démythification — plus de mythes ! — et
l'existentialisation — faire exister et agir le Bien ! —
fondent la vraie foi arésienne, active et évolutive,
mais elles sont si contraires à la culture millénaire de la foi passive
et statique qu'elles sont difficiles à accomplir.
C'est pourquoi la Sagesse qui
se
suffit à elle-même (Rév d'Arès 10/12), mais qui est bien
consciente qu'elle
ne suffit pas à
l'homme pour qu'il change vite,
sait
que
l'homme
ne
se
démythifie
qu'en
passant
par
le
mythe,
parce qu'il ne se délivre que de
ce qu'il a expérimenté.
Aussi la Sagesse utilise-t-elle paradoxalement des mythes : sacrifice,
Marie, tentateur, etc., dans La
Révélation d'Arès pour donner à
l'homme le temps (Rév
d'Arès 12/6)
qui lui est nécessaire pour se démythifier et découvrir qu'il est son
propre sauveur en faisant vivre en lui le Sauveur (Rév d'Arès 2/12-13).
Une commentatrice de l'entrée de blog
précédente,
Gaby (98C33) dit :
"La foi arésienne, qui
est
absolument "insurgeante", qui balaie toutes les idées (religieuses)
reçues, est une
peau dans laquelle il n'est pas facile de vivre. J'en sais quelque
chose, mais je tiens le coup.
Vous [Frère Michel, vous] ne dites pas que Dieu n'existe pas, mais que
vous ne savez plus
"qui il est et ce qu'il est" depuis les Théophanies [1977, Le Livre]. Vous
identifiez, depuis lors, Dieu à l'image
et
ressemblance
qu'il a dans l'homme. À partir de là, vous dites, en vous appuyant sur
la Parole que vous avez surnaturellement reçue à Arès, que l'homme est
par la pénitence,
soit donc par son retour à l'image
et ressemblance du Créateur, le producteur de sa
propre
grâce.
"Vous
le disiez déjà autrefois, mais pas avec le radicalisme très fort que
vous avez acquis aujourd'hui, qui éclate dans vos annotations de
l'édition 2009.
"J'ai soigneusement noté tout cela et pas
besoin
d'être grand clerc pour voir que ça révolutionne plus fortement que
jamais toutes les idées reçues."
Gaby
résume ici à sa manière toute l'originalité et la difficulté même de la
foi créative, évolutive et sans mythes, que tout lecteur attentif
déduit de La Révélation
d'Arès.
J'ai choisi Érasme pour illustrer ce
propos, parce qu'avant
1974 je le condamnais comme hérétique et que, depuis 1974,
j'ai compris quel effort d'intelligence
(Rév
d'Arès
32/5) ce grand humaniste avait dû faire pour
se détacher du lot.
J'ai attendu une occasion de rendre
justice à son sens de la liberté spirituelle.
J'admire
aujourd'hui son
intelligence
indépendante et son courage — il fut durement dénigré et calomnié
de son vivant —, parce que, avant 1974, je ne serais jamais de moi-même
allé
aussi loin que lui, moi qui allais recevoir pour mission d'aller
beaucoup plus
loin encore. Esprit universel, pétillant et souriant, moderne,
précurseur du
libéralisme. La recherche du bien commun, de la
paix, de l'amour
fraternel, formèrent la base de sa pensée.

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2 septembre 2009
(0098)
stigmates
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Comme la mouette ne fait pas la mer,
le
stigmate ne fait pas Jésus,
le démon ne fait pas le péché,
Marie ne fait pas le salut.
L'édition
2009 de La
Révélation d'Arès a éveillé chez quelques lecteurs des doutes
sur mon honnêteté.
À propos de Marie, des démons
ou du tentateur,
des stigmates et j'en passe.
Par exemple, certains trouvent improbable que
le Père ait
envoyé Jésus à un témoin
aussi peu attentif à l'emplacement des stigmates sur le corps de ce
messager.
Dans le liminaire de 1974 je situai les stigmates
"dans les poignets" ; dans l'introduction de 2009 je les situe
"au
milieu de l'avant-bras". Cette imprécision me vaut d'être accusé
d'erreur suspecte et, par voie de conséquence, La
Révélation d'Arès devient pour certains suspecte
d'inexactitude
ou même d'inauthenticité.
Voilà la réponse que je fis, le 22 août, à l'un des
soupçonneux :
Je sais combien dans ce monde moderne schizophrène le goût
du géométrisme, l'inflexibilité
de pensée, l'importance donnée à des points sans importance vitale sont
devenus
grands, et je sais combien, à l'inverse, je suis insuffisamment
attentif à les
satisfaire, mais ce défaut que j'ai de ne pas m'arrêter ou m'attarder à
des
points sans importance est ici la seule explication.
La précision des détails physiques de Jésus n'a pas plus été mon souci
en 2009
qu'en 1974. Mon seul souci , l'objet de tous mes soins, en 2009 comme
en 1974 a
porté sur ce qui était important, ce qui conditionne le salut de
l'homme et du
monde : La Révélation d'Arès elle-même. C'est accomplir
la Parole
de Dieu
qui sauvera l'homme,
mais pas des détails anatomiques concernant Jésus.
Les stigmates n'étaient ni "dans les poignets et dans les pieds",
comme je l'écrivis en 1974, ni — quoique moins inexact — "au milieu des
avant-bras et à mi-tibia" comme je l'ai écrit en 2009.
Comme chacun sait, en plaçant les stigmates dans les poignets, j'avais
fait
protester les physiologistes et autres professions médicales dès 1975 :
"Impossible ! Le poignet est une articulation complexe qui
éclaterait
traversée par un gros clou… Cela formerait un point de rupture… Le
corps lourd
tomberait… Etc." J'avais écrit "poignets et pieds" en mai ou
juin 1974 (moment où fut rédigé le liminaire) par réflexe
ecclésiastique.
J'étais alors un prêtre, théologien de la tradition, qui comme toute la
chrétienté qui se fonde sur Luc 24/39 et Jean 20/25-27 parlait de mains
ou de
pieds comme on dit qu'on a mal au cœur quand on a en fait mal à
l'estomac.
Façon de parler. Néanmoins, en disant poignets, pour inexact que cela
fût, au
lieu de mains, j'avais quand même signalé que les Évangiles
(Luc
24/39
et
Jean
20/25-27)
étaient
erronés
:
Ce
n'étaient
pas
les mains qui avaient été percées.
En rédigeant l'introduction 2009, je me suis dit : Bon ! Je
vais en profiter
pour rattraper tout ça.
Je me souvins des médicaux, qui avaient protesté: "Impossible ! Le
poignet
est une articulation complexe qu'un gros clou briserait," et de moi qui
avais
dessiné grosso modo de mon index droit sur mon bras gauche la zone où
j'avais
vu le stigmate et d'eux qui alors s'étaient exclamé :
"Mais ce n'est pas le poignet, ça ! C'est l'avant-bras."
Moi : 'Oui, mais plus près du poignet que du coude !"
Eux : "C'est quand même l'avant-bras."
Moi :"J'aurais donc dû dire : Dans l'avant-bras plus
près du
poignet que du coude ?"
Donc, rédigeant l'introduction de 2009 j'écrivis d'abord : "Un
(stigmate) dans chaque avant-bras nettement au-dessus du poignet." Las
!
L'édition ne devait pas dépasser 160 pages. Donnant toute priorité et
tous mes
soins à la Révélation elle-même, je rognais sans trop de soucis dans
les
paragraphes et les phrases de l'introduction pour gagner de la place.
Je réduisis
à "Un (stigmate) au milieu de chaque avant-bras," entendant par
"au milieu" que ce n'était ni dans le poignet ni dans le coude. Cela
me paraissait bien suffire.
Qui donc se damnerait parce qu'il ignorerait où se situaient exactement
les
stigmates de Jésus ? Personne. Pour moi une seule chose
importera
perpétuellement dans La Révélation
d'Arès : La Révélation d'Arès elle-même quand elle
est accomplie, à savoir, accomplie
par la pénitence
et la moisson
des pénitents.
Mais ne voilà-t-il pas que les "chasseurs de stigmates" succèdent aux
"chasseurs de barbe" !
Les "chasseurs de barbe" ? Je rappelle que, dès l'année 1975,
je
reçus ici et là les visites de soupçonneux que turlupinait l'aspect
extérieur
du Jésus dont j'avais été témoin. Entre autres questions — couleur des
yeux,
etc., auxquelles je ne répondais pas de façon plus satisfaisante — ils
me
posaient celle-ci : "La barbe du Jésus que vous prétendez
avoir vu
était-elle longue ou courte ?" Comme je n'avais pas plus
mesuré ou
scruté la barbe que les stigmates de Jésus, dont la haute stature, la
lumière,
le regard et le port nobles et surtout le Message m'avaient autrement
plus
impressionné que ces détails, je répondais en toute sincérité :
"Ni longue ni courte," ou d'autres choses comme ça.
Les soupçonneux s'écriaient alors : "Si cet homme ne sait même pas si
la
barbe de l'apparition était courte ou longue, il n'a rien vu (ou il a
vu Satan)"
et ils s'éloignaient de moi, convaincus d'avoir démasqué un imposteur
(ou un
sataniste).
Il est des
points de Vérité
que vous ne pouvez trancher. Seule
votre
intelligence (Rév d'Arès 32/5)
spirituelle ranimée vous permet de dépasser leurs imprécisions, leurs
contradictions, leur dichotomie.
J'étais
suspendu aux lèvres de Jésus, non à ses stigmates. Je les
voyais ;
je ne les regardais pas. La seule Vérité qui valût était que les
stigmates
existaient bien, qu'on avait bien tué Jésus en le clouant sur une
croix, qu'il
était donc bien ressuscité et que donc tout humain qui pareillement par
la pénitence mettra ses
pas dans les pas du Père (Rév
d'Arès 2/12) ressuscitera.
Quant à l'équivoque autour de Marie dans La
Révélation d'Arès, qu'importe qu'on la voit comme une femme qui
parcourt
la
terre en implorant
pitié (Rév d'Arès 33/13) pour
les hommes ou qu'on la voit comme la face maternelle du
Créateur ! La
seule Vérité qui vaille est que la
force qui miracule vient du seul Créateur, car tout miracle est
création ou recréation
et jaillit du Père de l'Univers (Rév
d'Arès 12/4), le Miracle-Source par quoi tout existe ou
ré-existe.
On peut en dire de même des démons.
Qu'importe que le tentateur vienne
du
dehors ou soit tout bêtement l'homme lui-même, la seul Vérité
qui vaille est qu'il faut résister
à la tentation d'où qu'elle vienne, faire pénitence. C'est
la
seule
voie
de
salut.
Il est temps
que nous sortions de l'antique superstition
(Rév
d'Arès
21/1)
et trouvions
la
maturité spirituelle !
Que Jésus dans sa chair transfigurée vous soit envoyé par le Père, je
vous
assure que vous ne rationaliserez pas l'événement ! L'énergie
motrice de
la Vérité, celle qui met en marche
votre cœur
et votre humanité spirituels, n'est pas dans votre attachement aux
détails, dans le décorticage des mystères ou la mesure au centimètre,
en bref, le filtrage des
moucherons (Matthieu 23/24). Elle est dans votre foi,
dans votre confiance.
La pression sur ma bouche du pouce de Jésus — pouce droit ou
gauche ? je
ne me souviens même plus… les soupçonneux soupirent :
improbable
témoin ! — créa entre lui et moi un lien spirituel plus
durable, profond et fort,
plus vrai, que
mon souvenir visuel
du pouce, dont je ne peux dire s'il était long ou court, bien manucuré
ou non.
J'aperçus juste les sillons de sa peau lumineuse et je sus ainsi la
seule Vérité qui vaille, à savoir
qu'il était
bien de chair et que donc, à mon tour, un Jour,
longtemps après ma mort, je retrouverai ma chair
moi aussi.

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